Professor Marston and the Wonder Women ou l’histoire fascinante derrière le créateur de la super-héroïne

8/10 : une histoire insoupçonnée qui montre bien que les mœurs étaient plus légères à l’époque x’D. Also, Rebecca Hall.

« They have the power within themselves to create their own destiny. »

Franchement, je n’avais pas entendu parler de Professor Marston and the Wonder Women avant le mois dernier. Un teaser était sorti lors de la Comic Con cet été, car même si on est complètement dans le period drama/biopic, le sujet tourne quand même autour du père de Wonder Woman. Ben quel homme ! Il n’avait pas peur de la promiscuité.

Il s’avère que le créateur de la demi-déesse était un professeur de psychologie diplômé d’Harvard qui collaborait étroitement avec sa femme (qui l’a aidé à inventer le polygraphe aka le détecteur de mensonge) et leur maîtresse qui ont servi d’inspiration à Wonder Woman. Et j’emploie le terme « maîtresse » juste parce que les deux premiers étaient unis par les liens du mariage, mais les trois formaient bien un trouple.

J’avoue, je ne me suis pas trop posée de questions sur les créateurs des super-héros de comics car c’est pas mon dada tout simplement, mais les films en costumes le sont, surtout avec Luke Evans et Rebecca Hall. Puis faut dire que le Wonder Woman de DC sorti cet été était plutôt chouette, alors d’une pierre deux coups.

La liste serait longue pour dire tout ce que je ne savais pas sur Wonder Woman, qu’il y avait autant de bondage et d’homosexualité dans les premiers comics (destinés à des enfants), qu’on lui a retiré ses pouvoirs (et le sexe accessoirement) dans les années 70, puis que seuls ses pouvoirs lui ont été restitués par la suite. Déjà, rien que pour en savoir plus sur la genèse de la princesse amazone, Professor Marston vaut le coup.

Quant à l’homme lui-même (Luke Evans), le créateur de l’héroïne de comics est fascinant surtout grâce aux deux femmes qui l’entourent. Sa femme, Elizabeth Holloway (Rebecca Hall) et leur partenaire, Olive Byrne (Bella Heathcote), représentent des versions de Wonder Woman. L’identité secrète qui cache une femme forte, la beauté physique qui cache une innocence. En gros, William Marston se sert des comics comme medium pour transmettre ses valeurs féministes, mais aussi sur ses théories comportementales : DISC (dominance, influence, stabilité, conformité). Très intéressantes également, qui me paraissent plutôt logiques et facilement applicables concrètement, mais c’est une autre histoire.

Gros coup de cœur pour Rebecca Hall qui semble libérée presque insouciante. Je savais déjà que c’était une excellente actrice, mais je trouve que ses rôles n’ont jamais été à la hauteur de son talent. Elizabeth s’assume mais en même temps a peur du regard des autres, et irradie d’humanité (et ses yeux pétillent, c’est important ça x’D). Elle m’a donné le smile tout le long du film. Bref, magnifique, brillante, tous les compliments que son perso reçoit dans le film s’appliquent complètement.

Je pense que Professor Marston aurait pu tomber dans le vulgaire facilement (ou « trop de sexe », et honnêtement, c’est pas ce qu’on attend devant un period drama avec des acteurs anglais) si la réalisatrice Angela Robinson (elle a réalisé DEBS haha) ne maîtrisait pas autant l’atmosphère. Oui, c’est franchement sensuel voire sexuel, mais jamais trop. Elle réussit facilement à faire monter la tension dans une scène notamment de bondage, là où disons-le, 50 Shades of Grey se rate grandement. Y a beaucoup de sensibilité dans la manière de filmer, et du coup, ça touche forcément le public.

Quand j’y pense, ma connaissance en polyamour commence avec la théorie et s’arrête avec la série You, Me, Her *oups*. Donc sur ce point-là aussi, j’étais un peu ignare. Je trouve le concept intéressant, mais c’est déjà difficile de trouver l’équilibre dans un couple, alors je n’ose imaginer en y ajoutant une nouvelle inconnue dans l’équation. Mais j’ai rarement vu autant de respect dans une relation (amoureuse ou autre) que celle dépeinte dans ce film. Au final, y a pas de soumis ou de dominant, mais tout le monde l’est plus ou moins et c’est ce qui rend leur équilibre parfait.

En fait, je savais que j’allais aimer ce film, mais pas autant (j’ai vu Breathe récemment avec Andrew Garfield, Claire Foy et un tas de Brits, et c’était décevant par exemple…) et c’était vraiment une bonne surprise. Je pensais que ce serait un bon moment de culture et d’Anglais en costumes et une jolie romance, mais c’est plus fort que ça, c’est une histoire d’acceptation, d’amour inconditionnel et de foi.

(P.S. : Je crois que je vais vraiment mater tous les drames britanniques qu’on verra jamais en France x’).

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