4 séries plutôt chouettes (et pas très connues) à regarder sur Netflix

J’ai toujours des phases de « je ne sais pas quoi regarder sur Netflix » quand je suis déjà à jour dans mes séries en cours. Là, particulièrement avec la grippe, j’ai passé les fêtes devant ma télé. Donc une fois les téléfilms de Noël épuisés (en passant Pottersville est assez marrant, mais surtout a un cast de ouf), ben il faut bien lancer d’autres programmes.

Ku’damm 56 (mini-série)

Parfois, je me dis que j’aurais été une lumière en allemand LV2 si j’avais commencé à regarder des séries allemandes à l’époque (eh non, je ne parle pas du Clown). Bref, oui, Ku’damm 56 nous vient droit d’Allemagne dans une période post-guerre où les gens ont tourné la page comme ils le pouvaient. Elle a été diffusée sur Arte sous le nom Berlin 56 pour ceux et celles qui l’auraient regardée.

L’affiche ne paye pas de mine, on dirait un énième drame familial ou alors de soap familial. Pourtant, la mini-série elle, présente des points assez intéressants même si elle traite de tous les sujets clichés de l’époque : le viol, l’avortement, l’homophobie, le sexisme, j’en passe et des meilleurs. Bienvenue à Berlin dans une école de danse traditionnelle menée par Frau Scholläck. Ses trois filles lui causent bien du souci, même si l’une va bientôt se marier et une deuxième a une option avec son boss. Mais voilà, la troisième est complètement à côté de la plaque et kiffe le rock. Vous imaginez bien que le vilain petit canard de la famille va défier les règles de sa mère pour vivre sa vie.

Avec quelques scènes chorégraphiées assez sympathiques, des danses de salon à du rock acrobatique, la mini-série a le mérite de couvrir plein de sujets sans oublier son objectif : l’émancipation de son héroïne. On la soutient, on l’admire, on a pitié d’elle, mais surtout, on se dit qu’elle est forte pour aller jusqu’au bout des choses car rien, mais alors rien du tout, ne semble l’aider.

Il n’y a que trois épisodes, donc ça se regarde très vite, et c’est très feel-good. En plus, mine de rien, la période post-nazie me fait toujours de l’effet… Et cet aspect-là est très bien traité.

Love, Nina (autre mini-série)

Quoi, Helena Bonham-Carter a joué dans une série récemment ? Qu’on soit clair, elle n’est pas l’héroïne de cette série, nope. L’héroïne est Nina, interprétée par Faye Marsay (pour les fans de Game of Thrones, c’est Waif de la confrérie des Sans-Visage) qui se fait embaucher comme nanny. Voici Le journal d’une baby-sitter dans les années 80 à Londres.

Nina Stibbe a écrit des lettres à sa sœur pendant près de 30 ans racontant son quotidien dans la capitale, vivant de différentes expériences, et ces lettres ont été compilées dans un livre publié en 2013 qui est ici adapté.

Love, Nina présente la première famille qui l’accueille de sa campagne de Leicester. À sa tête, on retrouve Georgia, la mère (voilà Helena Bonham-Carter) d’une maisonnée de deux enfants, complètement plongée dans le cercle littéraire. Entre discours philosophiques et manque de pragmatisme, George a la tête dans les nuages. Le caractère de Nina est complètement opposé au monde dans lequel elle pénètre.

Le script a été adapté par Nick Hornby (About a Boy) et des changements ont eu lieu. Stibbe par exemple avait intégré une famille dont le voisin était le véritable Alan Bennett, l’écrivain célèbre. Dans la série, son alter ego est un poète qui n’a clairement pas son parlé. Et la famille en question n’est autre que celle de l’ex-femme de Stephen Frears, Mary-Kay Wilmers et ses deux fils.

Du coup, Love, Nina est un peu méta dans le sens où elle fait des références à de véritables gens et elle réussit vraiment à faire rire. Le ton humoristique est très bien retranscrit à l’écran avec des répliques qui font mouche à tous les coups et des élucubrations farfelues. En gros, c’est sassy et très vif, et ça se regarde vite. Puis comme à chaque fois, c’est la touche nostalgique qui va faire plus d’un ravi pour les amoureux des 80’s britanniques.

Lady Dynamite (pas une mini-série)

Mais WTF cette série. Vraiment, ça provient d’une autre planète je crois. J’ai jamais rien vu d’aussi différent. Vous savez, les Haters Back Off, ou même Wilfred, sont absurdes mais elles respectent un certain cadre général. En gros, elles peuvent rentrer dans une catégorie. Mais Lady Dynamite, EUH. Je ne sais toujours pas si j’aime bien ou pas en fait mais cette comédie satyrique tire son épingle du jeu.

Je crois que la série rentre dans la mouvance de Netflix de donner une voix à des comédiens de standup assez inconnus ailleurs qu’aux États-Unis comme c’est le cas de Maria Bamford. Franchement, on a dû la voir dans Arrested Development, et pour le reste de ses crédits, c’est du travail de doubleuse voix. Dans Lady Dynamite, elle joue son propre rôle, mais est-ce que la série est autobiographique ? Des éléments le sont clairement, mais je pense que ça joue énormément du « vraiment ? Non, pas possible… » pour retourner le cerveau du spectateur encore plus. Du coup, ça casse complètement les codes de tous les genres connus et c’est magique.

En fait, tout est tellement over the top que je me suis retrouvée captivée par cette non-histoire. Y a des guests de partout, mais y a 0 continuité car elle parle de son passé, de son présent mais aussi de son futur, c’est du grand n’importe quoi. Que ce soit le premier épisode qui sort de nulle part, et la saison entière un peu chelou qui parle implicitement de maladie mentale (elle est bipolaire) mais vraiment étrangement, ou une histoire de raton laveur dans la saison 2, c’est juste chelou. Mais fascinant. Mais toujours chelou.

Je ne sais pas quoi dire d’autre que de vous faire votre propre avis sur la série qui est vraiment unique en son genre.

Salvation (suggérée car j’ai maté Travelers)

La fin du monde arrive. Si si, un astéroïde va détruire la Terre dans 186 jours et y a une poignée de gens qui le savent. Un type à la Elon Musk va tenter de sauver l’humanité, le gouvernement également mais à sa manière, et des gens plus ou moins lambdas vont faire leur travail pour mener le plan global à bien. Complot, trahison, sauver la Terre ou se sauver, voilà les enjeux de la série.

Salvation est passée cet été sur CBS, dans mon indifférence la plus totale, mais voilà, comme c’est sur Netflix en ce moment… (petit aparté pour dire que je suis la première à m’offusquer quand les co-prods Netflix ou les séries reprises sur Netflix ne mentionnent pas les chaînes d’origine, je pense à The End of the Fucking World qui fait soudainement parler d’elle alors que quand elle a été diffusée sur Channel 4, silence complet… bref)

Des quatre séries, c’est certainement la moins chouette pour être honnête x’D. Un peu convenue, pas très bien jouée (ça fait du bien de voir des têtes pas connues, mais franchement, comme ensemble, y a mieux), à se demander pourquoi j’en parle en fait. C’est tout le côté « et si on devait mourir demain, qu’est-ce qu’on ferait de plus, qu’est-ce qu’on ferait de moins » qui m’a fait tenir jusqu’au bout. Et puis je me dis que pour l’été, ça doit se bouffer très facilement. Puis l’idée qu’un corps céleste puisse entrer en collision avec la Terre, on la ressasse souvent, mais elle ne s’est jamais vraiment avérée, donc bon… Et théoriquement, la NASA a les moyens de détruire l’objet avant que le risque soit vraiment grand.

En fait, le plus grand souci de Salvation, c’est que ça donne l’impression de se prendre au sérieux, et quand t’as un script aussi pauvre, c’est difficile d’y croire…

(P.S. : ça me fait penser que je suis sur le store UK actuellement, donc ça se trouve que tout n’est pas dispo en France…)

A jour dans « Downton Abbey »

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Downton Abbey, elle fait partie de ces séries que je me suis toujours promis de regarder « un jour ». Avec la dernière saison qui va sortir, il est plus que certain que je vais faire l’acquisition du coffret intégral. Je n’avais jamais regardé la série plus loin que la saison 1. Elle m’avait plu, mais pas suffisamment pour qu’à chaque rentrée je sois impatiente de la lancer. Surtout que huit épisodes d’une heure… Le temps passe lentement. Même en regardant l’une des plus belles représentations historiques du paysage télévisuel. Alors oui, dès la saison 1, j’étais bluffée par l’alchimie entre Dan Stevens et Michelle Dockery, j’ai sympathisé avec les domestiques du dessous, j’ai eu pitié et envié les aristocrates du dessus, j’ai été émerveillée par le paysage du Yorkshire. Mais je n’ai pas continué à la saison 2. Et maintenant, quelques années plus tard, alors que la sixième et dernière saison démarre dans quelques mois, j’ai tout rattrapé. Parce que les trois premières saisons étaient disponibles sur Netflix, j’en ai profité. Puis la suite, j’ai trouvé par mes propres moyens x’D. Avec Downton, je ne ressens pas le besoin d’être à jour tout de suite, hebdomadairement, comme j’ai envie de l’être avec The Good Wife par exemple. Ça n’enlève rien de la qualité et de l’affection que je porte à la série, et pendant mon visionnage je suis plongée dedans, mais je la savoure.

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Ce que j’admire le plus en plus de leur diction parfaite, c’est la simplicité de tout ce qu’il se passe. Concrètement, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est impressionnant comment le rien crée plein de petites intrications au sein de l’histoire. Les personnages, la pléiade de personnages évolue, mais tout en gardant leurs caractéristiques propres. Malgré ce clivage des classes, une chose est sûre. La loyauté qui se dégage de chacun, par rapport à la famille, aux traditions, à l’amour, c’est ce qu’il y a de plus authentique. Cette séparation n’est pas remise en cause, okay, on a Branson qui passe de chauffeur à faire partie entièrement de la famille Crawley, et d’ailleurs, je trouve ça chouette que ce ne soit pas acquis mais que tous les jours, cet état de (non-)fait reste un sujet débattable. Les séries où les personnages sont trop nombreux sont subjectivement rayées de ma liste de suite, et Downton Abbey est l’exception qui confirme la règle. Les secondaires ont aussi droit à leur développement, et le spectateur s’attache à tout le monde. Au début, j’avais été rebutée par ça, et du coup, j’avais penché pour la nouvelle version d’Upstairs Downstairs… Bon, on voit bien comment ça a fini, Upstairs Downstairs a été annulée au bout de deux saisons, et Downton Abbey aura droit à une véritable fin.
Paradoxalement, c’est aussi le reproche que je ferais à la série. Cette stagnation qui oblige les intrigues à se répéter, et pour plus de réalisme à se dénouer en un épisode, tout de même (sauf l’histoire avec Bates qui a duré toute une saison, et c’était relou, ou encore avec le retour des amours de Mary qui devrait se décider un jour).

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Le fait que ce soit une série anglaise lui permet une chronologie un peu rocambolesque, sautant des semaines, des mois, ou quelques jours sans qu’on comprenne forcément comment ni quand. Encore une fois, c’est la vie qui se déroule sous nos yeux, avec les problèmes de mariage, d’héritage, de morts… Et cela semble donc tout à fait logique que les employés changent, que de nouveaux visages apparaissent, que les amis visitent puis repartent, bref, comme dans la vraie vie. Sauf qu’il s’agit ici du début du XXe siècle, dans la campagne anglaise avec un comte qui a des difficultés financières et des domestiques des plus fidèles. Les Crawley font de bons héros, leur lutte pour s’accrocher à leurs traditions qui s’étiolent ne fait que rappeler la gloire d’antan pendant que la classe ouvrière, libérale voire socialiste prend petit à petit le pouvoir. Le cœur britannique de la série bat plus fort encore que n’importe quelle autre série d’outre-Manche… Avec le temps qui passe, les thèmes abordés évoluent également. Et même si l’Angleterre a toujours été moins raciste que les autres pays anglo-saxons ou même latins, c’était intéressant de voir que ça signifiait quelque chose. Sans oublier leur approche de l’homosexualité qui est faite avec délicatesse. Tout est très anglais, dans l’élégance et la retenue x’D.

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Puis Downton Abbey, c’est beau. Les costumes d’époque sont magnifiques, les gens sont beaux (enfin, surtout Dockery, je le reconnais), le terrain est champêtre, le décor super bien travaillé. Ce sont les détails dignes de Fellowes, j’ai vraiment hâte qu’il développe sa série musicale. Je sens que ce sera A DES LIEUX de Glee x’D.
En vrac : j’aime pas du tout le personnage de Rose, j’aimerais que Matthew Goode soit un régulier de la saison 6 (même si pour ça il faut qu’il sonne aux abonnés absents dans The Good Wife) pour clore en beauté, Lord Grantham a perdu un peu de sa présence au fil des saisons, Edith n’a vraiment pas de chance dans la vie, Joanne Froggatt a plus que mérité son Golden Globes, Branson fait un peu coincé toujours mais il a hyper bien évolué, leurs accents sont toujours géniaux, la nouvelle coupe de Lady Mary est adorable. Et en plus, ils sont drôles :’D (avec une apparence de Jeremy Piven en Selfridge x’D).

Mes souvenirs de « Parks & Recreation »…

Oui, je sais… Je ne peux pas m’empêcher d’en parler en ce moment… Mais avec cette fin là ><. Voilà ce que j’aurais retiré de la meilleure comédie de tous les temps (oui, pas du tout exagéré). Parks c’est de l’optimisme pur, une comédie avec une « joie de vivre » indescriptible quand la mode est au cynisme, une première saison de 6 épisodes qu’on a tendance à zapper, mais 7 saisons de rires et de pleurs, des messages modernes et exemplaires, des personnages hyper attachants et vrais, de l’improvisation solide sur une base solide de talents solides, Michelle Obama en guest, une belle image du service public, une fin parfaite, et c’est inoubliable. C’est une série qui sait rassurer les gens, leur donner confiance et du courage, les inspirer mais aussi à connaître notre propre valeur, qui nous rappelle qu’il n’y a pas besoin de s’arrêter sur le regard des autres, que les amis sont importants, qu’il faut se donner à fond même pour la plus insignifiante des tâches. Je voulais pas en mettre trop, mais voilà quelques moments de cette belle histoire :’).

La première fois qu’on a vu le « city hall » de Pawnee. Après le générique sous-titrée « triumphant music »

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La fois où Ann était la trophy wife de Leslie :’D. Et que leur amitié est géniale, qu’on aimerait tous avoir Leslie comme amie.

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Quand la saison 2 a repris avec Leslie qui mariait deux pingouins gays dans leur pinguin’s love bubble… et que c’était trop mignon et qu’elle réalise qu’on est tous des animaux.

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Mais c’est vrai, Mark Brendanawicz était là pendant 2 saisons entières x’D ! Bon, ce n’était pas vraiment le personnage le plus inutile, mais presque…

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Heureusement que Chris et Ben sont arrivés et qu’on a fait la connaissance de Chris et ses pointements de doigts pendant qu’il énonce le prénom et le nom de la personne !

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« He’s not a poney, he’s a mini-horse! » Parce que Li’l Sebastian est GENIAL (mais que Ben n’a jamais pigé ça).

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Et quand il meurt et que c’est trop triste mais que ça crée l’un des meilleurs épisodes de la série.

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Et ce moment où Ron a fait tomber la moustache à cause de Tammy 1 x’). Et on n’oublie pas les dreads suite à Tammy 2…

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Parce qu’April et Andy forment le plus beau couple au monde et qu’ils sont vraiment parfaits l’un pour l’autre…

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Oh, bien sûr, parce qu’évidemment Ann est plus grand que Ben puisque Leslie « love you all, but particularly Ann. »

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Quand on a appris à TREAT YO SELF.

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Que Leslie fasse poireauter Ben avant d’accepter sa demande en mariage car tout doit être mémorisé.

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Et le départ d’Ann et Chris :’/, le premier au revoir et le début de la fin…

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Puis cette dernière saison…

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April Ludgate : Elle a des origines puerto-ricaines et « That’s why I’m so lively and colorful. »
Andy Dwyer : Bert Macklin/Kip Hackman/Andy Radical/Tim Buckanowski/Johnny Karate/Johnathon Karate/Sgt. Thunderfist, MD.
Ann Perkins : « beautiful tropical fish. »
Ben Wyatt : Le nerd de service, Sir Ben Lightstorm.
Chris Traeger : C’est literally, le mec le plus impliqué qui existe.
Donna Meagle : « Use him, abuse him, lose him. That’s the Meagle’s motto. »
Gary Girgich : Ou pas :’D.
Ron Swanson : Il n’y a rien sur cette personne dans les données de l’interweb.
Tom Haverford : « good hearted, secretly kind and wonderful tiny little person. »

Et pour finir sur quelques citations de Leslie Knope :

I need to remember every little thing about how perfect my life is right now.
I’ve gone on record that if I had to have a stripper’s name, it would be Equality.
You know my code: hoes before bros. Uteruses before duderuses. Ovaries before brovaries.
We have to remember what’s important in life: friends, waffles and work. Or waffles, friends, work. Doesn’t matter but work has to come third.

Donc merci. Adam Scott, Amy Poehler, Aubrey Plaza, Aziz Ansari, Chris Pratt, Jim O’Heir, Nick Offerman, Rashida Jones, Retta, Rob Lowe.

La crise de « The Affair »

La saison (enfin).

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J’ai mis du temps avant de regarder The Affair. J’avais toujours mieux à faire. Bref, j’avais tout un tas d’excuses pour ne pas la regarder. Mais j’ai fini par la regarder. De presque d’une traite. C’était impressionnant. Impressionnant de réalisme, d’intensité, d’observation. Je crois que c’est l’une des séries les plus intimes que j’aie jamais vues. Non pas parce que ça parle d’une liaison, mais c’est surtout que les points de vue de chacun sont vraiment personnels. Au début, les divergences sont minimes, on remarque qu’il y a des détails qui changent, les vêtements, qui a fait le premier pas… Mais plus on continue dans la série, et plus tout est différent. Noah Solloway, père de quatre enfants, professeur en lettres qui a quand même sorti un livre que personne n’a lu, glisse dans sa vie dans l’ombre de son beau-père écrivain à succès, et sa femme née d’une famille riche. De l’autre côté, on a Alison, qui a perdu son fils très jeune, dont le couple bat de l’aile suite à cette tragédie. Leurs chemins vont se croiser dans la petite ville côtière où elle habite, et voici que la série commence. Quelqu’un est mort, un inspecteur interroge les deux amants qui vont raconter leur été.

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La première fois que j’ai entendu parler de The Affair, je m’étais étonné sur le cast. Pourquoi Joshua Jackson (c’est d’abord Dawson avant Fringe !) ne jouait pas le type avec lequel Ruth Wilson (superbe dans Luther) avait une liaison ? Puis, j’ai compris… L’alchimie entre Wilson et Dominic West (le flegme britannique à l’œuvre chez ces deux-là) se transpose à l’écran comme une complicité formidable. Hagai Levi est le créateur de la version originale d’En Analyse et c’est vraiment la décomposition d’une relation à laquelle on a le droit. Tous les épisodes sont coupés en deux parties, le point de vue de Noah, et celui d’Alison. Il y a une certaine constante tout au long de la série, étrangement, ce n’est pas redondant. La narration en flashback est faite de telle manière que le spectateur se prend au jeu de l’enquête, en engloutissant les miettes d’indices qu’on lui donne à chaque épisode. A vrai dire, l’enquête au début ne présente que peu d’intérêt, elle prend de plus en plus d’ampleur quand on apprend l’identité de la victime, mais aussi les suspects et les mensonges évidents. En plus, tout se passe dans une petite bourgade, Montauk, où tout le monde connait tout le monde… Voilà pour passer inaperçu quand tu commences une liaison ‘-‘.
Les intrications sont telles qu’on se demande quelle version est la vérité… et je ne peux m’empêcher de penser à Agent Carter dans l’épisode 105, quand le Chef dit qu’il existe toujours trois versions à chaque histoire, celles de deux parties, puis la vérité. Cette vérité, on ne la saura probablement jamais car on n’a jamais de regard objectif sur la situation. On sait pertinemment qu’en tant qu’êtres humains, ils sont disposés à mentir. Est-ce qu’ils mentent tous les deux ? Jusqu’à quel point ? Et très honnêtement, le dernier épisode de la saison m’a un peu laissée sur ma faim.

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Au niveau des personnages à proprement parler, les deux protagonistes principaux sont fortement soutenus par des personnages secondaires bien trempés. Que ce soit Joshua Jackson ou Maura Tierney, leur moitié officielle du couple est tellement bien imaginée que c’est difficile de pardonner aux amants. Je me demande même s’ils n’éveillent pas plus d’empathie que les épreuves que traversent Noah et Alison. L’incompréhension, la colère, le déni de Helen, la jalousie, le désespoir de Cole en font des atouts non-négligeables qui viennent apporter un équilibre à cette liaison. Oui, en plus des rendez-vous sulfureux, il y a la véritable vie qui continue d’avancer. Très bon point pour la mère de Cole, qui a plus d’un tour dans sa manche. Grosso modo, l’écriture est géniale, la lenteur volontaire de la narration est la bienvenue, les acteurs sont vraiment excellents (Wilson n’a pas volé son Golden Globe), tout est pensé au détail près. Et c’est ça qui reste le plus impressionnant.

Levi envisage la série sur trois saisons, je suis bien curieuse de voir comment ça va se terminer. Oh, et le générique. QUEL GENERIQUE !!!

La légende de Galavant

Saison 1. 8 courts épisodes.

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J’espère vraiment qu’il y aura une saison 2. Galavant, c’est un peu tout ce qui parle à mon fangirlisme. Merci ABC.

Le Prince Galavant, héros des contes de fées toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est en guerre contre l’affreux Roi Richard qui lui a volé l’amour de sa vie, la belle Madalena. Pour la retrouver et réconquérir son coeur, il doit traverser les royaumes, les montagnes et les forêts, combattre des dragons, déjouer les pièges de son ennemi juré.. et chanter !

Des chansons : Made in Broadway totalement. Des paroles d’Alan Menken (en équipe avec Glenn Slater), le type derrière Raiponce. Raiponce qui amorçait le tournant juste avant La reine des neiges. Où Mandy Moore et Zachary Levi chantaient des sérénades. Mais aussi l’auteur d’Aladdin, nominé aux Tony Awards de l’an dernier, et de bien d’autres. Dans Galavant, les chansons sont modernes, avec des jeux de mots comme on les aime. Les paroles sont d’ailleurs un peu osées parfois x’D. Dans l’ensemble, je trouve que ça manque de duos ou de chansons de groupe, mais l’enchaînement naturel des lignes me plait énormément. On n’est pas non plus à Broadway, mais après le désastre de Peter Pan Live!, Galavant propose des chorégraphies probables pour ces acteurs. Ils prennent en compte leur environnement, font quelques pas, et ça suffit. Pas besoin d’en faire des tonnes.

Beaucoup d’Anglais avec des guests : La majorité du cast est anglais et ça fait toujours plaisir. Ils parlent posh, ils sont parfaits dans ces rôles de gentes dames et damoiseaux. En plus, on a droit à Hugh Bonneville et Ricky Gervais (et même John Stamos, mais il ne chante pas :’O). Vous aurez reconnu Magnitude de Community en écuyer :’D. Ce qui est bien aussi, c’est que ces guests ne sont pas juste là pour dire « tiens, c’est Machin », non ils contribuent réellement à l’avancée de l’histoire.

De l’humour décalé : Oui, ça reprend le point précédent, ce sont des Anglais avec un humour décalé. L’idée était de penser aux Monty Python. Effectivement, ça s’en inspire, mais ça me fait aussi penser aux spoofs du genre Sacré Robin des Bois. Le ton est léger mais ce n’est pas non plus benêt. Le concept en lui-même est déjà assez saugrenu ^^. Des gens qui chantent sur fond médiéval pendant 20 minutes… Qui aurait cru que ça attirerait des téléspectateurs. Ça se passe au Moyen-âge, oui, mais avec un langage comme celui d’aujourd’hui. Avec plein de petits anachronismes rigolos. C’est frais, et même si c’est très « gros » parfois, le manque de subtilité ne change rien au fait que d’autres répliques sont très bien trouvées.

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Des chanteurs-acteurs : L’acteur principal, Joshua Sasse, avant d’être ce chevalier au grand cœur (et le héros de Rogue) a fait ses preuves au théâtre. Tout comme Timothy Omdunson (soit, il est Américain). Leurs voix portent bien, et c’est le style de comédie musicale à l’américaine, pas le ringard à la française. On a droit à un style de variétés, bien sûr, mais aussi un peu jazzy. Okay, être un mordu de comédies musicales peut jouer, mais c’est surtout plaisant à écouter pour tout le monde. Très bon point pour le narrateur/barde/bouffon qui introduit les épisodes ou les clôture, avec une belle voix.

Des personnages clichés mais attachants : On s’en doute dès les premières minutes, quand Madalena se montre sous son vrai jour, loin des princesses de contes de fées, Galavant ne peut pas finir avec elle. Mais son retournement de veste permet de bonnes phrase bien drôles. Le meilleur reste sans doute le Roi Richard, son côté chouineur mais enthousiaste fait penser au roi Jean du Robin des Bois de Disney ^^. Et même les personnages secondaires remplissent bien leurs rôles.

Une histoire simpliste : Dès le pilote, on entre dans le vif du sujet. L’histoire se met en place rapidement. D’accord, ce n’est pas très original, mais ça permet de visiter le royaume, de participer à des tournois, de rencontrer des pirates, un petit village, des magiciens. C’est une aventure digne d’un chevalier pour secourir sa belle. N’oublions pas qu’on a eu droit qu’à 8 épisodes, si prochain saison il y a, peut-être que les personnages seront plus développés…

Et franchement, la fin est une très belle fin. Je ne m’y attendais pas du tout, et j’espère vraiment la saison 2.

Petit retour au « Paradise »

La série n'est composée que de 2 saisons.

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Avec cette série, je réalise à quel point un personnage féminin fort est important pour moi. Pour que j’apprécie une série tout simplement. Ce n’est même pas une question d’identification ou quoi, mais souvent, il y a un équilibre entre les différentes dynamiques des personnages que j’apprécie. En fait, The Paradise, c’est la version un peu cheap de Mr Selfridge. Sauf que Denise est bien plus charismatique que la Agnes de chez Selfridge’s. Et en plus, c’est plus cliché, mais ô combien plus prenant d’avoir une romance avec le directeur des lieux. Mais ça n’a pas marché. Après, ouais, c’est une adaptation du Bonheur des dames à l’anglaise. Sans le petit twist de la femme de « Moray ». La petite campagnarde débarque en ville chez son oncle qui est tailleur, mais il est proche de la faillite à cause du grand magasin qui a ouvert en face, « The Paradise ». Le propriétaire des lieux est un charmeur, un homme d’affaires intelligent et beau parleur. Mais notre héroïne a plus d’un tour dans son sac, elle va se faire embaucher et révolutionner le petit monde du Paradise grâce à ses idées. Elle va donc attirer l’œil du grand patron et avec la jalousie d’autres vendeuses tout comme celle de la fiancée du patron.

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Ça avait démarré une année plus tôt que Mr Selfridge, et ça a été annulé au bout de deux saisons. Je pense que c’est dû aux acteurs inconnus :’/. Enfin, inconnus, façon de parler. Y a quand même Matthew McNulty <‘3, ou encore Elaine Cassidy, même Emun Elliott n’est pas un sombre inconnu… J’ai foi aussi que Joanna Vanderham ira loin :’). Elle m’avait bien plu dans What Maisie Knew déjà. Ce qui est assez étrange, c’est que parfois, j’ai l’impression qu’ils surjouent. Dans la parodie. Ou alors je ne suis vraiment pas habituée aux manières de la fin du XIXe… Comment ça se fait que Mr. Selfridge ait une saison 3 (qui démarre prochainement) ? C’est un peu plus politique, certes, et avec plus de moyens, mais The Paradise avait le mérite d’être plus dramatique. Enfin, bref.

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La personnalité de Denise est assez impressionnante. Je suis admirative, surtout à cette époque, une femme qui a le sens des affaires et qui veut escalader l’échelle sociale… Bien sûr, je me rends compte que c’est très romanesque, et il y a trop de gens bien dans cette série, mais qu’importe, c’est prenant. Concrètement, il n’y a que des gens « biens » en fait x’D. Même les méchants ne sont pas vraiment méchants, ils trouvent toujours rédemption x’D. En soi, c’est une petite ville, des petites gens, alors c’est normal que ce soit aussi simple. Et c’est ça que j’aime bien. La simplicité de leurs problèmes. Pas de prises de tête, juste les relations normales entre les gens, jalousies, ambitions, etc. La classe populaire VS l’aristocratie. Ce qu’il y a de vrai haha. Puis c’est clairement elle le personnage principal de l’histoire, qui aide les personnages secondaires. Alors que chez Selfridge’s, le propriétaire des lieux n’est pas vraiment celui qui aide tout le monde même s’il se prétend proche de ses employés… Oui, The Paradise était définitivement plus sympa à suivre.

Retour sur la saison 1 de « The Good Wife »

En ce moment, The Good Wife est disponible sur CanalPlay, alors comme bien sûr, je n’ai rien d’autre à regarder et que je ne suis pas du tout en retard dans mes séries *pas du tout ironique*, j’ai décidé de revoir la saison 1. Et c’est fou comme les personnages ont évolué. Du coup, j’en ai profité pour relever des choses que j’avais totalement oubliées… Ou pour confirmer des choses que je savais déjà x’). Souvent, quand on revoit les premières saisons des séries qu’on aime, on est souvent déçu, et je dois avouer que le bilan est mitigé là. Il y a une évolution positive, Dieu merci, on ne perdure pas pendant 6 saisons en faisant n’importe quoi. Mais il manque de nouveauté…

Je me rappelle quand j’ai commencé la série, je ne connaissais pas du tout Julianna Margulies vu que je n’ai jamais vu Urgences. Ah si, je l’avais vue dans une série annulée, Canterbury’s Law, où elle jouait également une avocate x’D. Beaucoup plus libérée. Maintenant, c’est juste Alicia Florrick pour moi. Et elle est grandiose. Si je bossais dans le droit, je dirais que je veux devenir elle, elle de la saison 4, pas avant :’D.

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Premier point qu’on déplore depuis des saisons et des saisons… Kalinda était mieux quand même. Elle était sarcastique, elle allait sur le terrain avec Cary ET Alicia, elle servait à quelque chose. Si je puis me permettre, elle avait du swag *sort*. Pas étonnant qu’elle ait remporté un Emmy pour ce rôle. Dire que maintenant, elle va partir… Petit bémol, y avait ce flic (qui ressemble à un pirate) qui servait à rien en revanche… Dans le genre, je suis mal écrit, je suis mal joué et je suis mal rasé, y a pas mieux. Et du coup, ça me fait penser que j’aurais bien aimé voir plus l’agent Delaney au cours de la série…

THE GOOD WIFE

Eli Gold est déjà là O_O. Il était censé jurer comme un charretier, il aurait dû garder son accent irlandais x’D. Mais sa première rencontre avec Alicia « We’re going to be best friends you and I. » Il n’aurait pas pu mieux le dire. Leur relation est certainement l’une des plus passionnantes maintenant. Il a toujours autant la classe en revanche, et c’est vraiment un type sournois haha.

Les épisodes étaient bien plus stand-alone que maintenant. Heureusement, les procès sont toujours sympas. Non pas que maintenant ce soit hyper feuilletonnant, mais il y a au moins une certaine continuité. Ils se cherchaient encore un peu. Mais le talent est bien là, la série la mieux écrite du moment. Enfin, le drama :’p.

Zach était vraiment un petit imbécile. Pourri gâté qui s’octroie des droits, qui sème des problèmes… Toute l’histoire avec Becca ne faisait que prévoir ce qui allait se passer avec Nisa. Et ce n’est pas uniquement à cause de son jeune âge, non, il était juste relou.

diane-kurt-10-20-13Christine Baranski était plus drôle aussi. Les petites touches d’humour de Diane dans la démarche, la relation avec McVeigh. Puis elle était plus combattive avec Will aussi. En fait, Baranski a vraiment vieilli… Après, c’est le contrecoup de la perte de son mari aussi, elle tient le coup. Quant à Matt Czuchry, il a toujours sa jeunesse de son côté et son sourire arrogant frustrant ><. L’âge n’a pas d’emprise sur lui en tout cas, même dans la dernière saison où il n’est pas en pleine forme.

Patti Nyholm et Elsbeth Tascioni font déjà des apparitions. C’est assez admirable d’ailleurs, ils ont vraiment gardé leur « esprit » depuis le début. Que ce soit les manières peu orthodoxes de Patti ou la pointe de folie d’Elsbeth :’). C’est fou combien les personnages féminins sont mieux écrits que les personnages masculins dans cette série. Par exemple, les procureurs sont juste très très mauvais.

Et y avait Pedro Pascal au début :’O. Lors du procès de Peter, il jouait un adjoint du procureur. Je l’avais totalement oublié ! Et un autre type que j’avais oublié, c’était Julius… Il devait pas partir chez Stern ? Et l’assistante de Cary et Alicia au début :’O. Ils l’avaient débauchée du bureau du procureur… Enfin, bref. Une petite piqûre de rappel quoi x’D.

La garde-robe d’Alicia s’est arrangé. Elle s’habillait déjà en power woman, mais là, dans les dernières saisons, ça en impose carrément dans le style femme politique :’D.

Les bureaux pas terribles de Lockhart & Gardner. Je vais devoir regarder la suite pour me rappeler quand est-ce qu’ils en changent *sort*.