Sous le charme d’Agent Carter…

Les deux premiers épisodes.

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C’est la pause hivernale d’Agents of SHIELD, alors Marvel Studios devaient bien sûr décocher une autre corde de son arc. Ils nous offrent Agent Carter, mini-série de huit épisodes, qui s’inscrit dans la continuité du film Captain America sur la vie de Peggy Carter à la mort de Steve Rogers. C’est de la classe des années post-guerre, une femme émancipée devant un parterre d’hommes misogynes, un petit filtre pour faire revivre l’époque. De toute façon, la seule chose à sauver dans le premier de Captain America à mes yeux était Peggy Carter. J’en attribue tout le mérite à la présence de Hayley Atwell. Et une série centrée autour de ce personnage ne pouvait qu’avoir du potentiel. La mini-série a le charme anglais à son avantage, non seulement Atwell mais aussi James D’Arcy. Je veux être claire, je ne m’y connais rien en Marvel. Pour moi, ce sont des super héros un peu trop héroïques, avec des super pouvoirs, parfois pas, je ne connais pas leurs relations ou quoi. Mais ce que j’apprécie chez Carter, c’est sa normalité et son côté Bond au féminin, et j’ai envie de dire qu’on n’a même pas besoin de connaître l’univers de Marvel pour suivre Agent Carter qui est une excellente surprise.

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J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ces deux premiers épisodes. Visuellement intéressant, même si c’est une série d’ABC, on sent qu’il y a une véritable volonté de paraître authentique derrière. Et même les « effets » sont plutôt pas mal, on n’a pas trop mal aux yeux devant les CGI. Ça frôle le film noir, avec des touches d’humour. « Now Is Not The End » résume très bien l’esprit de Peggy après la perte de Captain America, sa reconstruction, ses capacités gâchées, elle cherche à donner un sens à sa vie… Grâce à ça, ils ont inséré des séquences du film, qui jouent bien leur rôle de rail de lancement. Au final, l’épisode était bien trop court ! Il y a de l’action bien pensée (et même sur fond vert, pour la télévision ça reste admirable), une petite touche d’émotion (la fragilité émotionnelle de Carter même si elle essaye de donner le change), et une bonne dose d’espionnage (avec les accessoires d’époque). Rien à voir avec Agents of SHIELD qui a des saisons de 22 épisodes et qui a une tripotée de personnages qu’il faut soutenir. Avec ce début de mini-série, on pose les fondements d’une suite qui s’annonce plus feuilletonnante.

agent-carter-tv-show-poster-01-3949×5000Okay, l’histoire est un peu facile, Howard Stark (toujours interprété par Dominic Cooper qui fait des apparitions) est accusé de trahison pour avoir vendu ses armes à l’ennemi. Il demande à son amie Peggy Carter de laver son nom. Même si c’est simpliste, c’est efficace, c’est la porte ouverte aux inventions en tout genre, à l’intérêt même de Carter. Elle, bien sûr, se retrouve après la guerre, « agent » au sein de la cellule du SSR (Strategic Scientific Reserve) qui la prenne un peu pour… une femme. « I didn’t know our government had such good taste in secretaries. What’s your name darling? – Agent. » Et c’est l’une des autres raisons pour laquelle Atwell est excellente, elle ne se fait pas marcher dessus, mais en gardant cette féminité propre des années 40 (ça fait plaisir de voir un personnage féminin aussi impressionnante). On a pu lire que c’était sûrement l’ancêtre de Sydney Bristow, mais en tant qu’espionne, Carter se démarque par son improvisation plus originale (et ses petits gadgets ont plus de style), et en tant que personne, ce n’est pas une Calimero.
Bon, les personnages secondaires s’annoncent sympathiques aussi, malgré la caricature de celui de Chad Michael Murray en fédéral imbu de lui-même qui se prend pour un beau gosse et qui veut sa femme à la maison. Ça fait plaisir de revoir Enver Gjokaj dans un rôle plus récurrent depuis Extant :’). James D’Arcy apporte l’humour british, et ça allège un peu l’atmosphère. Je sens que Lyndsy Fonseca va avoir un rôle plus important à jouer, parce qu’on n’embauche pas quelqu’un qui sait se battre pour un rôle de serveuse de diner. Et j’ai hâte de voir arriver Bridget Regan.

Bon, sinon, de chez Marvel, il y a Daredevil qui sort en avril…

« State of Affairs » : pâle copie de… tout et n’importe quoi

Episodes 1 et 2.

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Je suppose que c’est chouette de revoir Katherine Heigl sur nos écrans, et elle s’en sort mieux que dans mes souvenirs de Grey’s Anatomy. Peut-être que certains avaient des attentes pour la série mais bon, c’est tout ce qu’il y a de plus classique dans un procedural. Ils veulent tenter de tourner ça à la Homeland pour garder un peu du côté suspens de l’espionnage, on dirait qu’il y a de la Blacklist aussi car ils essayent de capturer les grands méchants terroristes un par un, mais aussi de Madam Secretary de la manière dont ils gèrent les relations internationales, et avec une femme noire présidente (Alfre Woodard) il n’y a qu’un pas pour voir une inspiration Shonda Rhimes. En gros, c’est du revu et c’est un grand bordel :’D. Car ils n’arrivent pas à trouver leur ton, les personnages secondaires sont très faiblards (même si j’aime bien la petite qui a certainement le plus « la tête » à l’emploi, et il y a papa Dexter qui apparait de temps en temps comme un mentor), et l’ensemble est bancal tellement ils cherchent à aller partout.

State of Affairs - Season 1

Charleston Tucker (oui, vraiment, ce serait drôle de la voir danser le charleston un jour *sort*), appelée Charlie, analyste à la CIA, a perdu son fiancé dans un attentat terroriste il y a quelques années blabla. Elle est brisée, souffre de troubles post-traumatiques, se jette corps et âme dans son boulot qui nécessite d’informer la maison blanche blablabla. Du coup, sa vie personnelle se résume à boire et coucher beaucoup blabla. Le pilot est donc un flot d’informations qu’on oublie au fur et à mesure, sauf la principale, le type qu’ils essayent de sauver dans je-ne-sais-quel-pays du Moyent-Orient est le sosie parfait de son feu fiancé. Ah oui, pour sauver ses cibles, elle aurait tendance à violer le règlement aussi, tiens, tiens, tiens… Mais le petit couac derrière ce tableau parfait, c’est qu’il semblerait qu’il y avait une taupe dans l’une de leurs anciennes missions qui aurait tuer le fils de la présidente. Oups. Et Charlie serait mêlée à tout ça inconsciemment ou non.

State of Affairs - Season Pilot

Pour le deuxième épisode, l’histoire du jour était un peu plus intéressante, on a sympathisé avec le monsieur Russe coincé à bord de son sous-marin. Scène très émotionnelle sur la fin, bien entendu. On en apprend plus sur l’attentat qui a tué le fils de la présidente (qui apparait comme de plus en plus inutile, je me demande si c’est aussi le cas dans Scandal ?). Une moralité aussi, Charlie n’est pas toute rose, mais elle a gardé des sentiments malgré son job. Donc du drama et des histoires de politique. Ah oui, je sens que les personnages vont devoir faire semblant d’être polyglottes et ils vont avoir des accents terribles dans un futur proche. Et le petit regard noir de la fin x’D. Bref, l’humanité n’a pas encore perdu espoir dans les blondes car Heigl est vraiment très bien mise en avant, pas très étonnant puisqu’elle et sa mère sont productrices de la série ‘-‘. Mais c’est clairement pas terrible…

La dernière ligne droite de « White Collar »

Jusqu'à l'épisode 603.

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Voilà. C’est bientôt fini de voir Matt Bomer bien habillé, bien coiffé, toutes les semaines dans les rues de New York. On retrouve tout le gang pour une ultime saison, avec un fil conducteur. D’accord, Caffrey n’a pas obtenu sa liberté, malheureusement (même si la série aurait dû s’arrêter sur ça sinon), et ça va être là que réside le petit couac. Cette dernière saison, le grand ennemi sera les Pink Panthers. Soit. J’aime bien cette idée, ils sont réels, ils ont de l’ambition. Ces Panthers tirent leur nom d’Interpol qui les ont nommés ainsi en référence aux aventures de la panthère rose. Ils sont spécialisés dans le vol des bijoux, ou de pierres précieuses et sévissent dans le monde entier :’D. C’est la classe, non ? Je vois très bien Neal Caffrey rejoindre leur rang, mettre des gants en cuir noir et aller faire une mission impossible en volant les joyaux de la Couronne en ayant échappé au FBI. Oui, car du coup, il est un peu sur la défensive avec le marché de la dernière fois qui est tombé à l’eau, il ne sait plus trop s’il peut faire confiance aux suits. C’est pour ça qu’il faut toujours un contrat écrit ! En échange de mettre fin aux Panthers, il gagnera sa liberté.

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Bon, ça aurait été encore mieux s’il y avait à ses bras Rebecca (Bridget Regan, elle est partout sur les écrans en ce moment, Jane the Virgin, bientôt Agent Carter et récemment dans John Wick) ou Sara (Hilarie Burton), mais visiblement, ce n’est pas la direction qu’a voulu prendre la série. Non, ils ont préféré reprendre Ross McCall, aka Keller, qui se trouve à son tour indic pour Interpol. A lui, on ajoute son gardien, un Français qui semble assez relou… Ouais, je comprends vraiment pas ce choix scénaristique, je doute qu’il soit très populaire, mais bon… Moins cher sûrement. En tout cas, niet au niveau romance pour le moment, et ça risque de continuer comme ça. Plus de temps pour se consacrer à sa vie professionnelle et à trouver un plan B avec Mozzie pour échapper au FBI le moment venu. Le season premiere était sympathique pour ça, la dynamique entre Mozzie et Peter changeait un peu de Neal/Mozzie. Et petit twist du côté du mariage de Peter, Elizabeth est enceinte ! Ça fera une belle fin :’).

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Les montages des arnaques sont toujours aussi faux, ahah la tyrolienne du 501 avec le fond vert horrible. Mais le décor est toujours aussi américain. Et on dirait que Neal gagne de plus en plus une conscience. J’espère en tout cas qu’à la fin, il va trouver une certaine rédemption et qu’il ne va pas filer à l’anglaise. Mon sens de la justice me pousse à lui accorder un pardon et qu’il regagne sa liberté, que diable ! Bref, le duo très spécial va donc se désengager… C’était bizarre de voir Tim DeKay dans quelques épisodes d’Agents of SHIELD d’ailleurs. Et j’ai cru comprendre que Bomer a joué dans un épisode d’American Horror Story ? Enfin, 6 ans déjà… J’aurais pas parié là-dessus. Ils vont me manquer :’).

Hail « Jane the Virgin »…

Chapter One.

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C’est rigolo les séries ethniques quand même. Jane the Virgin reprend les clichés latinos d’Ugly Betty en y assumant l’humour à 100%. C’est une petite dramédie très familiale mais à la sauce CW, et y en a pas beaucoup avec leurs superhéros, leurs teen dramas à la noix :’D. Okay, ce n’est pas une série originale puisqu’il s’agit de l’adaptation d’une telenovela (pour rester dans le thème encore une fois), mais ils ont fait l’effort d’étendre leurs genres. En soi, la population hispanique aux US va bientôt dépasser les blancs, donc il y a un bon public derrière x’D. Puis surtout, c’est pas mal du tout. Malgré un titre qui peut mieux faire (ça m’a surtout rappelé Jane by Design, donc euuuuh), la série n’est pas si prude.

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Je vais commencer par une bonne surprise. La grand-mère parle en espagnol à sa petite-fille. Tout le temps. Et c’est peut-être bête à dire, mais je trouve que ça fait plus authentique. Pour tous ceux qui ont une double culture, qui n’a jamais entendu ses grands-parents s’adresser à eux dans la langue maternelle et se voir répondre en français ? Et j’ai riz devant un sous-titre « Latin lover voice » pour décrire la voix du narrateur car c’était exactement ça x’D. D’habitude, je suis rapidement ennuyée par les clichés culturels, ou quand la différence de culture est le sujet principal d’une série. Là, on a la petite famille latine par excellence, avec une grand-mère ultra religieuse et une mère qui a eu sa gamine à 16 ans. Ladite gamine a aujourd’hui 23 ans, Jane (Gina Rodriguez) de son nom, est fan de telenovelas jusqu’à même à halluciner les personnages, et souhaite préserver sa virginité (ça m’a fait penser à un article de HelloGiggles d’ailleurs The 24-Year-Old-Virgin qui était vraiment pas mal) jusqu’au mariage avec son fiancé policier, tout ce qu’il y a de Caucasien. Sa vie est déjà toute planifiée, et rien ne pourrait la faire dérailler.

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C’est là que tout se complique quand un rendez-vous chez le gynéco va la rendre enceinte… Ce n’est pas chose courante, Dieu merci =’D. Et sa première réaction est vraiment pas mal, elle s’esclaffe, normal, ce n’est pas non plus une immaculée conception x’D. S’ensuit alors l’explication et le soap de soap opera, puisque le futur père se trouve être son nouveau patron et un type sur qui elle avait un énorme coup de foudre avant d’être dans une relation stable. On a le côté d’absurde ici, la gynéco étant la sœur du type en question, lui-même n’aime plus sa femme et souhaite divorcer alors la femme voulait lui faire un bébé dans le dos pour pouvoir toucher l’argent du divorce (contrat de mariage bonjour), en même temps elle entretient une liaison avec l’un de ses employés qui est sous l’enquête de la police dont l’équipe est composée du fiancé de Jane. Vous suivez toujours ? Ah oui, et le père de Jane qui avait signé aux abonnés absents vient soudain de réapparaître aussi, et il s’agit de la star de la telenovela dont elle est fan. Ouaip, c’est le jeu des six degrés de connexion, tout le monde est lié d’une façon ou d’une autre x’).

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L’actrice principale s’en sort vraiment bien. Elle est hyper sympathique, elle a une bonne attitude, c’est chouette. L’humour est là avec des touches sérieuses et y a même la blonde bien bitch qui fait sa grande vilaine. Oh, est-ce que j’ai mentionné que Bridget « Mother Confessor » Regan était de la partie :’D ? Pour un pilot, il y a une bonne exposition des personnages auxquels on commence déjà à s’attacher, les histoires que ça va engendrer et une vie pas très facile en perspective.

(P.S. : je vais aller visionner Cristela maintenant, pour rester chez les latinos *sort*)

« Manhattan Love Story » VS « A to Z »

Enfin des formats 20 minutes !

Les deux comédies romantiques du moment. Ça va même plus loin, ce sont deux séries où le mot « romantique » prend tout son sens moderne. J’ai envie d’emprunter la phrase de 500 Days of Summer, « This not a love story, it’s a story about love »… TINTINTIN ! Elles suivent le même format de 20 min, la même légèreté et le but de trouver l’amour. Ce qui est bien, c’est qu’on sait déjà qu’ils vont se mettre ensemble. Dans les deux cas. Sauf que dans ce genre de séries, ce n’est pas la destination qui nous importe mais le voyage x’).

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L’alchimie de couple : Zelda-Andrew (d’où le A to Z hihi, j’aime bien Zelda comme prénom) et Dana-Peter (en fait, rien que la photo est la preuve que les bruns vont mieux ensemble)… Le premier prend le parti d’être à contre-courant en faisant passer l’entité masculine pour un fou romantique tandis que l’entité féminine est la plus blasée. Ça me rappelle d’autant plus 500 Days… En fait, toute cette histoire, de la manière dont c’est traité avec la durée de leur relation toussa fait penser que Rashida Jones (la créatrice et les autres scénaristes) a vu le film avec JGL et Deschanel. Ils s’habillent même pareil ! Oui, leur aptitude à jouer rentre sûrement en jeu. Cristin Milioti (c’est elle dans la version américaine de Once à Broadway et a été nommée pour un Tony ^^) a été tellement populaire dans la dernière saison de HIMYM qu’ils ont créé une fin alternative x’). Le petit Ben Feldman est passé par la case Mad Men, Drop Dead Diva… Quant aux autres ? On a pu voir Analeigh Tipton dans Crazy Stupid Love (mais aussi dans Damsels in Distress) et Jake McDorman dans Greek et plus récemment dans Shameless US. Bref, ils ont tous de l’expérience déjà et jouent vraiment bien leurs rôles respectifs. Mais la timidité un peu provinciale de Dana est un peu irritante… Et de manière générale, Andrew et Zelda ont plus de répartie, merci l’écriture quoi.

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Les sidekicks : Je suis totalement partiale car il y a Lenora Crichlow (Being Human UK) avec tout ce qu’il y a de cliché dans A to Z. Sinon les autres personnages secondaires sont ethniquement parlant très divers (un Indien de Outsourced, une Asiate, un roux). Il y a juste la patronne d’Andrew qui en fait des tonnes et qui n’a pas encore trouvé son utilité et est plus agaçante qu’autre chose. De l’autre, on a également un peu d’ethnicité, mais c’est quand même plus restreint. On a rencontré que deux collègues de travail/amis (dont l’un est commun à Dana et Peter) et ils n’ont pas trouvé le bon ton encore. N’empêche, c’est assez similaire, deux-trois collègues du côté du mec, la meilleure copine de la fille, peu importe leurs caractères, on trouve cette même configuration.

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Le décor : Les deux séries se passent à New York, mais MLS a le mérite de faire les attractions touristiques dans la bucket list de Dana, et ça, je dis oui ! Qui refuserait de voir un peu la statue de la liberté ? C’est peut-être cul-cul au possible, mais pour ceux qui n’habitent pas New York, ben c’est plaisant, voilà. L’utilisation des bureaux opposés dans A to Z est une bonne idée, je sens déjà les petits mots d’amour collés aux vitres ^^.

Le petit + : Les pensées des protagonistes dans MLS ont le mérite d’expliquer aux téléspectateurs ce qu’ils pensent vraiment. Et je dois avouer que j’aime bien le décalage de l’expression faciale et de la légende de la voix-off. Mais c’est aussi un peu dérangeant car ça coupe l’humour de la scène parfois… A voir s’ils réussissent à les faire intervenir à des moments propices. Dans A to Z, on sait qu’il y a une fin dans huit mois, trois semaines, cinq jours et une heure, que ce soit parce qu’ils vont se marier (IL A RENCONTRE LA MÈRE) ou qu’ils rompent, et on a donc une différente approche où on embarque tout de suite dans l’histoire de leur relation amoureuse.

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Pour un pilot, j’ai trouvé celui de A to Z très dynamique, et j’ai bien aimé le split screen du début et les moments où ils ne se rencontrent pas comme par hasard :’). Ce que j’ai trouvé un peu moins bon dans MLS c’est le côté trop terre-à-terre et les larmes à tout bout de champ pour activer le mode compassion des gens. Quand je pense à romance, c’est de l’absurde, du kitsch (même si le speech d’Andrew à Zelda est quand même assez fou même pour son coup de foudre). On sent déjà l’évolution logique des personnages qui vont se laisser influencer par l’autre partie, le Don Juan va se laisser tenter par la stabilité, le romantique va devenir un peu plus cynique etc. Pour que ces séries marchent, il faut vraiment que la dynamique de couple (et Zelda-Andrew fonctionne mieux que Dana-Peter) et les comics reliefs fassent leur boulot. Et pour le moment y en a qu’une des deux qui me semble pouvoir remplir le contrat…

S’amuser à « stalker »….

Pilot.

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C’est ce qu’il y a de plus cliché dans le procedural de network. Stalker tire vers le mauvais, voire le très mauvais. Une enquête principale, une enquête subsidiaire dans l’épisode (et pleeeeins de méchants). La série vient de Kevin Williamson, si ce nom vous dit quelque chose c’est que vous avez suivi The Following ou comment Kevin Bacon et James Purefoy sont tombés dans une série incohérente (et une saison 2 tirée par les cheveux). Encore une fois, le concept de base n’est pas mauvais. Le harcèlement est une situation assez opaque pour les gens, on ne s’y connait pas très bien. On a le harcèlement moral et le harcèlement sexuel, notamment sur les lieux de travail, mais quid de la vie de tous les jours ? Quand sans aucune raison apparente quelqu’un se met à vous suivre, à s’immiscer dans votre vie, à vous gêner jusqu’à vous effrayer ? D’un côté, c’est flippant, la tension psychologique, l’ambiance, l’idée hyper creepy qu’on vous observe à n’importe quel moment et n’importe où donne des sueurs froides.

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L’épisode ouvre sur une Torrey DeVitto qui va devenir notre première victime. Ce harceleur-là tue sa victime. Okay, on apprend dans le petit exposé du début que ce n’est pas toujours le cas. Notre professeur n’a d’ailleurs pas tort quand elle dit que les réseaux sociaux facilitent le stalkage. Tout le monde a entendu dire, ou a même dit qu’il stalkait le profil Facebook ou autre d’un tiers. Je sais que c’est l’un de mes hobbys *sort*. Forcément, ils survolent le stalkage de célébrité en disant que ça n’occupe que 10% des affaires. Puisque le reste, eh ben oui, c’est vous et moi. Des M. et Mme Tout-le-monde. On voit qu’il y a un certain profil type quand même.

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Le duo principal se forme alors, un nouvel arrivé dans l’unité anti-menace de Beth Davis. Ils se cherchent des noises, ils badinent (pas avec l’amour, non x’D) facilement, McDermott (Jack Larsen) débite des répliques qui sont censées faire rire car il fait preuve de malice (et de misogynie bonjour), mais on ne comprend tout simplement pas comment il peut s’adresser de cette manière à sa collègue qu’il vient de rencontrer. Oh bien sûr, petit twist, le type est lui-même un stalker qui suit son ex-femme et son fils. Evidemment, car il n’est pas tout blanc. Leur dynamique marche puisque rien ne leur échappe (même si leur alchimie est assez inexistante, n’est pas Sean West qui veut x’D). J’ai beaucoup de mal avec les inspecteurs parfaits qui voient tout, qui ont un sens de la déduction digne de Sherlock et qui attendent juste que les indices leur tombent sous la main pour résoudre l’affaire. Le coup de l’appartement et l’explication de Jack était ridicule. Du coup, il ne se passe strictement rien d’imprévu, tout suit une trame simple. Bien sûr, le personnage de Maggie Q (Beth Davis) a subi un traumatisme dans sa vie, on saura sûrement ce qui est arrivé à son propre stalker. Les personnages secondaires n’ont pas brillé pour le moment, ils étaient effacés et inutiles.

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L’aspect profilage est certainement celui qui me plait le plus, et encore, ils pourraient l’approfondir. Je n’ai jamais assidûment suivi Esprits Criminels, mais je me dis que ça doit être un peu pareil, rentrer dans la tête du coupable pour mieux l’appréhender. C’est ce qui était un peu ce qui sauvait l’épisode, l’histoire avec les petits jeunes du campus. On nous explique un peu plus tôt comment un transfert de victime peut arriver chez un stalker, et c’est exactement ce qui arrive chez le petit Erik Stocklin (vu dans Mistresses US) qui va commencer à stalker Beth. Heureusement dans les cinq minutes de la fin, on a le droit à quelques moves de Nikita (j’aurais aimé voir la Q dans une autre série plus « d’action » rien que pour ça). Et encore, c’est un peu dommage car elle a des années d’arts martiaux derrière elle, alors j’espère qu’elle aura d’autres occasions de montrer ses talents. Les acteurs ne sont pas mauvais, mais insipides…

Bref, si vous avez envie d’avoir une bonne petite frayeur toutes les semaines avec un type chelou que les gentils policiers vont attraper pour vous, cette série correspondra. C’est assez mal écrit mais on peut facilement la regarder car c’est divertissant, d’une manière un peu perverse. On s’introduit chez les gens comme ça, on immole une pauvre fille qui est déjà terrorisée (et le spectateur est censé se régaler de cette terreur), et je ne suis pas sûre de continuer.

Tout le monde a rêvé de ‘How To Get Away With Murder’…

On l'attendait, et le voilà.

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#HTGAWM qu’il faut abréger #Murder semblerait-il, a démarré à fond les ballons :’D. Audience qui suit comme pour n’importe quelle série de Shonda Rhimes, la case du jeudi soir d’ABC semble plus que conquérante. Mais il faut l’avouer, le pilot de How To Get Away With Murder est certainement l’un de mes favoris si ce n’est mon favori pour le moment. Et Annalise Keating a la classe (enfin, sa veste ne lui va pas génialement bien, mais ça accentue le côté badass)… punaise, « I want to be her » aussi !! Enfin, dans une certaine mesure, car en vérité, je serais juste aussi intimidée que tout son entourage. Ou alors, je me contenterais d’être le personnage de Liza Weir x’). Et en toute honnêteté, même si le cours de droit pénal était aussi intéressant dans nos amphis, je ne suis pas sûre que la compétition ne m’aurait pas tuée avant, et j’aurais quand même fini par abandonner le droit. Mais le côté légal est bien vite enterré par le mystère…

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Prenons du début. Des petits jeunes qui traînent un cadavre en accéléré, on ne sait qui, on ne sait où. Mais visiblement, ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils ont tué quelqu’un x’). Jusque-là, rien de plus normal. Commence alors vraiment la série, trois mois plus tôt, au début de l’année scolaire et du cours de criminal law 101. Ou comme leur cher professeur Keating (vous avez pensé aussi au Cercle des poètes disparus ?) dirait, « comment se sortir d’un meurtre« . Sérieusement, j’espère que ce n’est pas un 101 mais au moins un 201 dans la vraie vie. Car ils ont déjà des points techniques assez compliqués. Mais en tout cas Viola Davis en impose. Sur toute la ligne. Elle a trouvé un rôle où elle va pouvoir briller, et pas briller au même niveau que Kerry Washington, non, bien plus, elle va pouvoir confirmer semaine après semaine son talent. Son personnage est direct, assuré, intelligent mais en même temps avec des défauts humains. Sa plus grande qualité reste qu’elle sait exploiter les faiblesses des autres. Et on aimerait avoir un don de la parole comme le sien. On aura droit à une petite affaire subsidiaire juridique par semaine, que notre avocate pénale résoudra avec ses mignons qui se mettront en valeur chacun à leur tour probablement, et pas toujours de manière élégante, mais avec la trame de fond de la ligne temporelle « actuelle ». Je m’en fais pas trop pour les scénarios, ça fait 11 ans que je suis Grey’s Anatomy

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L’absence d’Asher (oh punaise, autant Matt McGorry est super adorable dans Orange is the New Black, autant il est insupportable là :’D) ne prévoit pas de bonnes choses pour lui, il va sûrement tomber dans le nombre des morts ^^’. Les autres étudiants ne sont pas non plus des inconnus, vous aurez reconnu Dean Thomas de Harry Potter (si, si, il a grandi et a un accent américain, mais c’est lui) dans le rôle de Wes, l’Afro-Américaine lèche-botte avait joué dans Black Box (heureusement qu’elle a décroché ce job là après x’), et le petit gay (pour le quota et les critiques) avec un sourire en coin dans Twisted. Pour le moment, j’ai bien aimé Laurel, un peu emo super timide qui apporte ses talents telle une ninja qui espionne dans les toilettes (nouvelle dans les séries américaines) et la gothique voisine de Wes, qui avait joué la morte de The Killing. Je n’ai d’ailleurs pas très bien saisi son rôle à elle et à son copain dans la suite de l’histoire. Certes, ils semblent connaître la blonde morte, mais est-ce qu’ils sont impliqués ? Ce qui est le plus intéressant pour le moment, c’est la relation entre Wes et Keating. On sent déjà la mentor face à son padawan, mais le fait qu’il détienne un avantage sur elle rend cette situation intéressante si le gamin ose s’en servir. Puis on a quasiment l’épisode du point de vue de Wes pour le moment, alors il faudra voir par la suite…

BACKGROUND: MATT MCGORRY, KATIE FINDLAY, ALFRED ENOCH, KARLA SOUZA, AJA NAOMI KING, JACK FALAHEE, BILLY BROWN, LIZA WEIL, CHARLIE WEBER;  FOREGROUND: VIOLA DAVIS

Alors oui, c’est très irréaliste, malgré le fond criminel, ça reste un bon vieux drama à la limite du soap (moins que Grey’s et Scandal pour le moment) appartenant au Shondaland, ne l’oublions pas. Ce qu’on attend ici, c’est de l’humour, des intrigues alambiquées qui nous baladent (tellement tarabiscotées que ça en tire sur le ridicule), la résolution de l’affaire grâce à la supra intelligence de l’héroïne (c’est la meilleure, et alors ?), un happy ending même pour les criminels, des relations qui se font et se défont (et tout le monde qui trompe tout le monde), des personnages tellement stéréotypés qu’on n’aurait même pas pu les imaginer (et qui ont encore le temps bien définir leurs contours). C’est aussi vrai qu’on sert des plats tout préparés sur un plateau au téléspectateur qui ne réfléchit pas (ah bon, les deux morts sont liées :’O ? Mais comment !) mais qui est diablement diverti. J’ai bien aimé le dynamisme de l’épisode, et si les scènes en accélérées deviennent une signature de la série, ça ne me dérangera pas le moins du monde. L’ambiance un peu noire donne une petite touche d’originalité à l’ensemble. Je pense être très enthousiaste pour le coup, car je n’en espérais pas tant. Sur la forme, c’est une énième série de network à des lieux de l’écriture de The Good Wife ou même de l’humour de Castle, mais il y a tout ce qu’on peut attendre d’une série grand public. Bref, Murder, she said.

Dès la fin de l’épisode on a deux morts, le mari donc, et la jeune étudiante du campus de Middleton. Quelque chose me dit que les cadavres ne vont pas s’arrêter là. Ma théorie reste pour le moment que les élèves croient que leur prof a tué son mari car il l’a trompait. Sauf qu’en vérité c’est la version avocate de Paris Geller qui l’a tué car elle avait également une liaison avec lui, donc crime passionnel. Mais Keating a disparu et ses élèves ne savent pas trop quoi faire, donc ils enterrent les preuves…