5 livres à lire avant (ou après selon vos goûts) de les découvrir au cinéma en 2018

En tant que lectrice assidue (surtout de dystopies jeunes adultes, je l’admets), je mets un point d’honneur à lire les bouquins des films qui vont sortir qui m’intéressent sur le papier.

Haha, j’avais d’ailleurs mentionné à quel point je n’étais pas prête pour l’adaptation de La fille du train. Récemment, il y a eu l’excellent Wonder de R.J. Palacio qui a été superbement retranscrit (et très respectablement) par Stephen Chbosky, l’auteur du Monde de Charlie. Bref, 2018, nouvelle année, et une pluie d’adaptations qui promettent !

Ready Player One, Ernest Cline (sortie prévue 28 mars 2018)

Le bouquin a été un succès assez unanime à sa sortie en 2011. Et pour cause, une aventure quasi intergalactique en restant au chaud derrière le simili d’un ordinateur.

ready player one

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars !
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

Pourtant, certaines critiques ont qualifié Ready Player One de nombriliste et d’autres adjectifs narcissiques. Je vais être claire pour moi, oui, il y a des références, beaucoup, mais ce n’est pas pas du tout too much car ces références sont expliquées. Si tu les as, tant mieux, si tu ne les as pas, c’est pas grave du tout (et Dieu sait que j’en avais à peine les 20%) car l’histoire est assez solide pour faire fi de ça. Et le pire, c’est que ce n’est pas dérangeant de ne pas comprendre la référence car la situation est décrite en sorte à ce que ce soit compréhensible.

La lecture est hyper fluide, le rythme tient bon et malgré les mois qui passent dans la narration, je peux vous dire qu’on enfile ce livre d’un seul coup. Et le côté rétro (car ça se passe dans le futur, n’oublions pas) nous ne nous lâche pas.

Puis qui n’a pas rêvé de jouer à un jeu vidéo comme dans la vraie vie ? La réalité virtuelle est à portée de mains et c’est notre futur ! Voilà ! C’est l’histoire dont vous êtes le héros pour tous les marginaux qui n’ont jamais été populaires, c’est la bible du « geek is becoming chic », et c’est le livre que vous attendiez quand vous jouiez à votre MMO au lieu d’étudier.

J’adore Tye Sheridan et Olivia Cooke, je n’aurais jamais pu imaginer un meilleur duo en têtes d’affiche pour l’adaptation. Même si Sheridan est peut-être « trop beau » pour le rôle, mais on est à Hollywood. Et qui de mieux que Steven Spielberg, l’idole des geeks et de sa génération pour réaliser ce film ?

La bande-annonce m’a captivée, les effets sont super jolis. De toute façon, j’étais conquise déjà, l’auteur mentionne Firefly à un moment, donc bon…

Annihilation, Jeff VanderMeer (sortie prévue 7 mars 2018)

Dans la trilogie de Rempart Sud, chaque livre est très différent l’un de l’autre dans son style et dans son ton. Le premier tome, Annihilation ne fait que décrire la disruption de notre monde.

annihilation

La Zone X, mystérieuse, mortelle. Et en expansion. Onze expéditions soldées par des suicides, meurtres, cancers foudroyants et troubles mentaux. Douzième expédition. Quatre femmes. Quatre scientifiques seules dans une nature sauvage. Leur but : ne pas se laisser contaminer, survivre et cartographier la Zone X.

Le résumé n’est pas du tout parlant, mais il faut avouer que je n’ai pas compris le bouquin en soi. La Zone X est changeante et les styles employés pour écrire la série le sont aussi. À aucun moment je n’ai réussi à imaginer l’endroit précisément. Alors j’étais curieuse de voir comment Alex Garland allait gérer ça. Mais ça lui correspond bien, c’est un mystère complètement opaque, si vous espérez avoir des réponses, vous serez probablement déçus…

Il faut le dire, c’est un univers compliqué, et le style est très fouillis à l’image du contenu. J’ai dû m’accrocher pour finir le premier tome. En revanche, Autorité la suite, a été une lecture bien plus plaisante. Finalement, Acceptance se situait entre les deux, ça faisait du bien d’avoir une conclusion à l’histoire. Quand j’y pense, je me demande si VanderMeer lui-même sait de quoi il voulait parler. Message métaphysique ? Écologique ? Fascinant, certes, mais fumeux quand même.

En voyant la bande-annonce, j’ai plus l’impression que c’est un mélange des deux premiers tomes plutôt que l’adaptation pure du premier. Et qu’Oscar Isaac un rôle bien trop important que ce qu’il en est en réalité. Bref, je suis pas chauffée par ces premières images. De toute façon, Annihilation, ça reste le film avec Gina Rodriguez et Tessa Thompson pour moi haha.

Un raccourci dans le temps, Madeleine L’Engle (sortie prévue 14 mars 2018)

Mon Dieu, j’ai dû m’y reprendre à cinq fois pour lire Un raccourci dans le temps. Sur le papier, tout aurait dû me plaire, des personnages excentriques, un mélange de fantasy et de science-fiction, une grande épopée. Mais bon sang, c’est difficile à suivre. J’avais tenté le coup il y a quelques années car le livre figure sur toutes les listes d’ouvrages incontournables du genre. Mais c’est vraiment il y a deux ans quand le film a été annoncé que je me suis forcée. Je dirais que les 50 premières pages m’ont complètement perdue, et même après…

Un-raccourci-dans-le-temps

Rien ne va plus pour Meg Murry, 13 ans  : son père a disparu, et personne ne s’intéresse à elle ni à ses problèmes. Car qui voudrait d’une fille qui se met tout le temps en colère ? Heureusement, il y a son frère, Charles Wallace, un petit génie de cinq ans qui lit dans les pensées  : lui est toujours là pour la réconforter. Quant à ses nouvelles et bien étranges voisines, les sorcières Mme Qui, Mme Quidam et Mme Quiproquo, elles semblent savoir où se trouvent M. Murry…
Et si Meg avait bien plus d’amis qu’elle ne le pense  ?

En fait, à la fin de ma lecture, je n’ai toujours pas été convaincue par l’histoire mais je comprends qu’il soit mis au niveau de roman culte avec son concept. L’écriture est assez décousue, ce qui a rendu ma lecture particulièrement laborieuse. Et les gamins sont assez lisses, pas très intéressants malgré leurs esprits brillants. Hermétiques ? Mouais…

Pourtant, la créativité est bien là. Ce qui est assez impressionnant c’est que l’univers semble très complexe pour être transposé à l’écran (je pense la même chose pour la saga Les fiancés de l’hiver par exemple) du coup, ça va énormément relever de la vision d’Ava Duvernay.

En voyant la bande-annonce, j’ai trouvé qu’on perdait du charme vintage du livre original et on avait un show spectaculaire (à la Disney) qui m’a rappelé Le monde fantastique d’Oz que j’avais détesté. En plus, j’ai du mal avec Chris Pine partout, mais c’est mon problème. Mais y a du bon, par exemple, le bouquin avait une vieille édition française qui a été remise à jour avec l’annonce de l’adaptation.

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, Annie Barrows et Mary Ann Shaffer (sortie UK prévue 20 avril 2018)

Ouiii ! Mon Dieu, j’avais dû lire ce livre alors que j’étais encore au lycée. Petit coup de cœur pour ce roman épistolaire. À l’annonce de son adaptation sur grand écran, première réaction : enfin, deuxième réaction : ça va être siii anglais. Et ça ne manque pas, Lily James et Matthew Goode (Jessican Findlay Brown et Michiel Huisman) parmi d’autres acteurs trop coolies ? Deuxième réaction : ils ont intérêt à en faire un joli drame britannique comme les Anglais en ont le secret. Avril 2018, je t’attends.

cercle littéraire

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant.

C’est simple, ça va droit au but, et ça donne l’idée du ton. Du feel-good, du vivifiant, une histoire humaine qui va en toucher plus d’un. Enfin, du moins, c’était le livre. La bibliothèque des cœurs cabossés m’a énormément rappelé Le cercle littéraire blabla d’ailleurs. Mais c’est une autre histoire. Donc oui, Juliet va découvrir la vie sur Guernesey (à l’époque, j’apprenais juste l’histoire de ces îles anglaises si proches de la France en passant) à travers une correspondance. Et petit à petit, en entrant dans la vie de ces habitants hors du commun, elle va se découvrir elle-même.

Le bouquin n’est peut-être pas un page-turner en soi, mais il apporte du réconfort, et c’est exactement le genre d’ouvrage qu’on lit quand on a un coup de blues avec son plaid et sa tisane (oui, le livre est interchangeable avec toute autre œuvre culturelle britannique).

C’est très touchant en fait, ça montre à quel point la solidarité peut surmonter l’adversité mais aussi que ce sont des petites actions qui peuvent mener un grand projet. J’ai hâte de voir ce que ça va donner en long-métrage. Il n’y a pas besoin d’un héros parfois pour secouer les choses.

guernesey literary

Crazy Rich Asians, Kevin Kwan (sortie UK prévue 17 août 2018)

Ouais, avec ce titre, il fallait que je le lise ! Alors il s’agit d’une trilogie mais je n’ai lu que le premier tome quand j’ai appris que Constance Wu (et Michelle Yeoh !! Mais Ken Jeong ._.) allait jouer dedans. Ça faisait longtemps que la série me faisait de l’œil mais je n’avais jamais pris le temps auparavant.

crazy rich asians

Lorsque Rachel Chu débarque à Singapour au bras du délicieux Nicholas Young pour assister au mariage du meilleur ami du jeune homme, elle pense juste passer d’agréables vacances en amoureux. Mais Nick a omis de mentionner quelques petits détails… Sa maison familiale est un véritable palais, il est plus accoutumé aux jets privés qu’aux voitures, et surtout, il est l’héritier le plus convoité de toute l’Asie.
Le séjour de Rachel à Singapour tourne au parcours du combattant, où aucune avanie ne lui sera épargnée. Sans parler de Madame-Mère, bien décidée à écarter définitivement la jeune professeur d’un monde auquel elle n’appartient visiblement pas…

Bon, oui, ça ressemble à un Dynastie de mauvais goût, mais en vrai, c’est très rigolo. Avec toutes les références culturelles (oui, on se marie pour l’argent en Asie, et alors ?!) là où il faut, je ne sais pas si en faire un film américain est la meilleure solution, mais bon, on va voir ce que ça donne.

En fait, les productions au casting 100% asiatique ne traversent que très rarement les frontières, il faut le dire. Je crois que le nombre de films communautaires asiatiques que j’ai vus se comptent sur les doigts de la main (contrairement ceux ciblés communautés noires) du coup, ça me fait un peu bizarre. Mais tant mieux si Hollywood veut taper dans la romcom/buddy comedy asiatique, y a des clichés qui peuvent faire marrer.

Le livre se rapproche plus de la chick lit dans le concept un peu soapesque à cause des batailles générationnelles et le tiraillement entre le devoir et le cœur. Petite précision, l’auteur est un homme qui s’inspire de sa propre expérience (venant d’une famille particulièrement installée de Singapour). En fait, c’est la manière acerbe d’analyser les us et coutumes qui distingue vraiment le bouquin. J’ai hâte de découvrir le film en tout cas !

crazy rich asians movie

(P.S. : ouais, je ne vais pas tarder à lire Ophelia maintenant, et possiblement Every Day si les premières pages ne me paraissent pas trop mielleuses…)