The Post VS Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (Oscars match)

Tiens, j’ai eu l’impression cette année que les films nommés aux Oscars sont sortis pour une fois avant la cérémonie en elle-même. Du moins, il y a de vagues efforts dans ce sens. Je commence par les deux films qui réunissent peut-être les noms les plus connus devant la caméra.

The Post

7/10 : un film prévisible soutenu par de brillants acteurs.

Ben… c’était bien. Mais sans plus ? Je trouve ça étrange de sortir d’un film qui réunit les plus grands noms du cinéma avec juste une satisfaction moyenne. Le sujet dans The Post est important, retour sous l’ère Nixon, en pleine guerre du Vietnam début des années 70. À l’époque, le Washington Post a à sa tête une directrice de publication, rôle qui doit assumer toutes les responsabilités quand l’un de tes rédacteurs commet un délit & autres. Mais voilà, on entre dans le domaine du complot quand le public américain découvre que le gouvernement lui a menti pendant des années sur la situation de la guerre. Non, les États-Unis n’avaient aucune chance de la remporter, et pour ne pas perdre la face, le pays a continué à envoyer des soldats au front… C’est là que les journaux décident de frapper, par devoir de la vérité, voilà que le Post est sur le point de publier des dossiers confidentiels. Carrières en péril, possibilités d’atterrir en prison, qui saura prendre la bonne décision ?

J’ai plusieurs soucis avec la narration du film qui manque clairement de tension à mes yeux. Et même d’enjeux en fait, car ça fait passer la décision d’une seule femme comme moment-clé de l’histoire alors que la solidarité entre journaux aurait mérité un moment avec plus de gravité.

Tout ça pour dire que malgré les performances sans fioritures de Meryl Streep (qui joue beaucoup sa Meryl Streep, non ?) et de Tom Hanks, je ne me suis pas sentie engagée dans l’histoire alors que la liberté d’expression devrait être une cause unificatrice. Après, oui, le sujet arrive à point nommé dans la société américaine où le président n’est clairement pas des plus transparents ou des plus honnêtes ou coopératif avec les journalistes (ô doux euphémismes), mais c’est encore pire du coup ! Car Steven Spielberg avait toutes les cartes en main pour réaliser un film percutant qui trouve résonance aujourd’hui et pas juste académique en offrant une scène à des comédiens talentueux. Ma déception n’en est que plus grande… (bon, y a plus qu’à attendre Ready Player One, hein x’)

Dans le genre, le déroulement de l’enquête dans Spotlight happait bien plus le spectateur et toute la tension était largement plus palpable que dans The Post. Et puis l’ensemble ne marche pas du tout, dans toutes les scènes où les journalistes bossent ensemble, y a aucune cohésion j’ai trouvé (also, embaucher Carrie Coon pour dire trois phrases, non merci, et la scène finale était carrément cheloue). Alors que dans Spotlight encore une fois, oui, il y avait un leader, mais chacun avait son rôle à jouer. Là, ça retombe à plat.

(P.S. : seul moment de véritable joie, quand Jessie Mueller apparaît trois minutes haha.)

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

8,5/10 : un scénario original sur lequel on ne parie pas d’avance.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec ce film, mais j’ai eu l’impression d’en entendre parler du jour au lendemain. Un jour son nom était murmuré et le lendemain, il était nommé aux Golden Globes et tout le monde ne parlait plus que de sa position de favori. J’en profite pour dire que la traduction « Les panneaux de la vengeance » me paraît assez à côté de la plaque car en entendant le titre, on pourrait croire à un slasher x’D. Dieu sait où se trouve Ebbing, Missouri, mais visiblement, la police n’a pas fait son boulot quand la fille de Mildred Hayes a été retrouvée morte après avoir été violée. La mère décide de louer trois panneaux d’affichage en prenant à témoin le chef de la police. Dans la petite ville où tout le monde se connait, le quotidien va être chamboulé…

Avant d’aller le voir, j’avais cru comprendre qu’on avait un excellent film décalé à la frères Coen. Après l’avoir vu, je suis relativement d’accord, les dialogues et le style se rapprochent énormément des premiers Coen mais moins d’absurdité quand même. Donc c’est plus réaliste presque. J’étais pas une grande fan de 7 psychopathes, mais j’avais vraiment apprécié Bons baisers de Bruges, et même si on n’aime pas son style, il faut reconnaître que Martin McDonagh sait se démarquer. Et franchement, belle évolution pour le scénariste réalisateur, où un peu moins de dix ans après son premier long-métrage, le voilà avec un film aux Oscars.

De l’humour noir, sans aucun doute, 3BOEM (on va le raccourcir comme ça) en regorge. En revanche, la polémique autour du racisme sous-latent du film, je ne sais pas trop quoi en penser. C’est vrai que les personnages noirs sont secondaires et qu’ils servent à montrer la rédemption du flic raciste, mais est-ce que c’est un traitement trop léger ? En même temps, ce n’était pas le sujet principal du film, mais alors pourquoi l’aborder dans ce cas-là ? J’en sais rien haha.

Après, j’ai vraiment trouvé qu’il n’y avait pas de mou dans l’histoire, et qu’il y avait du jamais vu. Il faut dire que le cast a toujours l’air bourré même quand il remporte les récompenses aux cérémonies donc rien que pour voir leurs discours je suis prête à parier sur le film x’D.

Bref, mon pronostic de victoire de toute façon tend à aller vers 3BOEM pour le meilleur film…

(P.P.S. : je n’ai pas encore vu Lady Bird, mais évidemment j’espère au fond qu’il va remporter toutes les catégories dans lesquelles il est nommé haha. Même si je dois avouer que la présence de Get Out me fait plaisir.)

Seule la terre, encore plus fort qu’un simple Brokeback Mountain en Angleterre

8/10 : le silence vaut mille mots. Et parfois, la coquille qu’on se construit peut commencer à se fissurer grâce à des émotions…

Une remarque qui m’a traversé l’esprit lors d’une scène du film : « Quand même, au niveau de l’hygiène, ils risquent rien avec de la terre partout comme ça ? »

Cette année dans le circuit indépendant du cinéma britannique, deux films ont énormément fait parler d’eux. Lady Macbeth d’une part (un period drama à la réalisation très académique mais qui donne une puissance à la mise en scène), et d’autre part God’s Own Country aka Seule la terre. Celui-là est sorti en salles la semaine dernière en France, et comme j’avais raté sa sortie UK, j’en ai profité pour aller le voir de passage à Paris. Bref, 3615mylife.

Zéro regret, absolument aucun.

Johnny (Josh O’Connor) représente le mec qui a fini le lycée et qui doit reprendre la ferme familiale, après que l’AVC de son père (Ian Hart ou le professeur Qui-quirell de Harry Potter hihi) l’a rendu dans l’incapacité de la gérer. La grand-mère (Gemma Jones) habite avec eux et s’occupe des tâches ménagères. Le jeune homme se sent prisonnier de sa vie, tous les jours les bêtes, le champ, la clôture, la vente, le coup d’un jour, et les soirs une tournée au bar pour se bourrer la gueule jusqu’à vomir ses tripes le lendemain. C’est là que sa salvation débarque en la forme de Gheorghe (Alec Secareanu), un Roumain qui a perdu sa ferme, qui vient aider pour l’agnelage.

Déjà, aucune idée de ce qu’était l’agnelage en bonne citadine que je suis, mais à part ça, y a pas mal de bons points à retenir de Seule la terre (outre la réalisation de Francis Lee qui signe son premier long-métrage ici) :

  • ça se passe aujourd’hui et ça montre un pan de la société presque invisible, ces fermiers du centre de l’Angleterre. On connait ce monde avec les romans de Thomas Hardy, des sœurs Brontë et leurs adaptations, mais de nos jours, peu ;
  • la vie rurale présentée différemment avec des paysages magnifiques, et c’est une véritable source d’inspiration en ce moment pour les Anglais ;
  • le petit nombre de personnages qui permet vraiment à chacun de se développer, et au spectateur de poser son œil partout ;
  • l’homosexualité n’est jamais un problème en soi, il ne symbolise pas un tabou ou autre ;
  • les agneaux qui forment un bon point à eux tous seuls (et vas-y, le coup du dépeçage et tout, je connaissais pas !)

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Tout au long du film, il y a un mystère qui plane autour de Gheorghe que je serais bien incapable, même après avoir vu le film, de résoudre. Exemple : que met-il dans ses nouilles instantanées ?! Est-ce la poudre aromatique d’accompagnement ? Eh bien sachez qu’il faut mettre la poudre avant l’eau, pas après, mon Dieu !

Là où 120 battements par minute pulsait avec ses scènes dans des clubs et leurs cris militants, Seule la terre avance lentement, dans son monde à part, quelque part où la relation entre Johnny et Gheorghe se construit avec beaucoup de réalisme et de tendresse, ils se découvrent l’un et l’autre. Mais de la même manière, les deux films phares de l’année à thématique LGBT sont très forts et très bruts, ils n’ont pas peur de montrer les choses telles qu’elles sont, et le public les remercie pour ça.

J’ai lu des critiques qui comparait le film à Brokeback Mountain, mais honnêtement, à part le côté vie rurale et Tom à la ferme, les deux n’ont RIEN à voir. Dans leurs vies, dans leurs comportements, dans les dialogues et les plans, strictement aucune similarité.

Voici une belle histoire de vie d’un jeune homme qui s’est un peu perdu en cours de route et qui trouve de l’espoir dans l’arrivée d’un étranger dont il tombe amoureux. Ça peut sembler banal dit comme ça, et pourtant Seule la terre est tout sauf banal.

(P.S. : je voulais juste dire au passage tant qu’on est dans le sujet des films LGBT, que Battle of the Sexes m’avait déçue… j’aurais dû adorer ce film, et finalement j’en suis ressortie qu’avec une appréciation modérée… la raison principale étant que je trouve Emma Stone mal castée pour le rôle, voilà)

Film Stars Don’t Die in Liverpool, mais elles y resplendissent !

8,5/10 : un drame britannique indépendant comme on les aime, avec ce je-ne-sais-quoi indescriptible qui charme le spectateur tellement ça respire l’authenticité et l’amour.

Quand je pense à mon top ciné de l’année, 20th Century Women arrive en très bonne position, et c’est avec une joie non dissimulée que je regarde chaque film avec Annette Bening.

J’ai découvert Film Stars Don’t Die in Liverpool avec des affiches dans le métro londonien et j’étais assez surprise car je n’avais pas du tout entendu parler de cette sortie ni d’Ève ni d’Adam. L’affiche est chouette, le titre est super catchy et bon, Annette Bening (je veux dire, elle est mariée à Warren Beatty quoi, elle était faite pour ce rôle !), Jamie ET Julie Walters (réunion Billy Elliot haha), c’est suffisant pour me convaincre de le choisir comme film de la semaine.

La carrière de Gloria Grahame tire sur sa fin en 1981 alors que l’ancienne star approche des 60 ans. Elle était un visage mémorable des films en noir et blanc durant l’âge d’or hollywoodien, mais depuis que l’industrie se regarde en couleurs, elle ne trouve plus grand-chose sauf des rôles dans des théâtres anglais miteux. Véritable ingénue malgré son âge (eh oui, la peur de la vieillesse est bien là), elle rencontre à Londres son voisin, un jeune Peter Turner de 25 ans.

Basées sur les mémoires de Peter Turner au titre éponyme, les dernières années de Gloria Grahame se révèlent extravagantes et passionnées à l’image de la femme elle-même. Car oui, Gloria Grahame a vraiment existé, et c’est bien elle qu’on voit dans les extraits de ces films dans Films Stars Don’t Die in Liverpool. On voyage de Londres à la côte ouest des États-Unis, on s’attarde bien sûr à Liverpool mais aussi à New York, et les couleurs sont magnifiques.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis entourée de Britanniques en ce moment ou si c’est parce que le film se passe à Liverpool, mais y a clairement une sensibilité purement brit dans ce tout joli long-métrage. Des effets de caméra qui rythment bien l’histoire et qui donnent un style affirmé. Par exemple, dans la scène d’ouverture, y avait une tâche sur la lentille de la caméra. Vraiment, ça créait un flare parfois, mais c’était grosso modo juste une tâche en plein milieu qui salissait l’écran. Et là, je me suis dit « la vache, ils avaient vraiment un petit budget » (oui, ça me travaille beaucoup le rapport budget/résultat en ce moment), sauf que c’est revenu à plusieurs reprises, et parfois on voyait carrément un reflet dans la lentille comme si c’était une mise en abyme des persos. D’autres fois, des séquences un peu fantastiques servaient de transitions entre la ligne temporelle du présent et celle du passé, et pareil, super méthode. Le tout rendait vachement bien !

Paul McGuigan n’a pourtant pas réalisé grand-chose d’inoubliable, Docteur Frankenstein récemment, à la rigueur Rencontre à Wicker Park (qui marque l’un des meilleurs rôles de Josh Hartnett de toute sa carrière x’) il y a presque 15 ans, et plusieurs épisodes de Sherlock qui ont dû l’amener à trouver sa signature.

Bref, en plus de la mise en scène, un charme indéniable se dégage de tous les personnages, que ce soit cette « vieille folle en crise existentielle » ou alors ce jeune acteur wannabe très proche de sa mère qui n’a pas sa langue dans la poche. Bien sûr, l’histoire ne se contente pas de raconter la relation improbable entre une actrice en fin de carrière opposée à un nouveau venu, non, ça va plus loin et explore l’idée de profiter de la vie et le sens de l’amour.

Annette Bening est parfaite, tant d’émotions, de fragilité, de classe et de peur dans sa performance. Souvent, en regardant des films avec des acteurs aux longues carrières, je me demande ce que ça leur fait de se voir 10, 20, 30 ans plus jeunes. Je crois que c’est la première fois que je me suis dit en voyant Bening que vieillir n’était peut-être pas si effrayant que ça (même si c’est juste FLIPPANT), alors merci. Et Jamie Bell était très dans la réserve, ça le change, très à l’écoute de l’autre. Il en a fait du chemin depuis le petit Billy Elliot qui cachait mal sa colère ou encore à son violent Abraham de la série TURN à ce rôle de Peter Turner tout vulnérable.

Voilà, c’est un film qui vaut le coup pour tous les amoureux des films en noir et blanc car c’est une belle ode au genre, mais aussi pour ceux qui ne jurent que par les drames britanniques of course.

(P.S. : tout ça c’est bien beau, mais j’ai toujours pas vu Paddington 2 ni La bataille des sexes encore !)

Professor Marston and the Wonder Women ou l’histoire fascinante derrière le créateur de la super-héroïne

8/10 : une histoire insoupçonnée qui montre bien que les mœurs étaient plus légères à l’époque x’D. Also, Rebecca Hall.

« They have the power within themselves to create their own destiny. »

Franchement, je n’avais pas entendu parler de Professor Marston and the Wonder Women avant le mois dernier. Un teaser était sorti lors de la Comic Con cet été, car même si on est complètement dans le period drama/biopic, le sujet tourne quand même autour du père de Wonder Woman. Ben quel homme ! Il n’avait pas peur de la promiscuité.

Il s’avère que le créateur de la demi-déesse était un professeur de psychologie diplômé d’Harvard qui collaborait étroitement avec sa femme (qui l’a aidé à inventer le polygraphe aka le détecteur de mensonge) et leur maîtresse qui ont servi d’inspiration à Wonder Woman. Et j’emploie le terme « maîtresse » juste parce que les deux premiers étaient unis par les liens du mariage, mais les trois formaient bien un trouple.

J’avoue, je ne me suis pas trop posée de questions sur les créateurs des super-héros de comics car c’est pas mon dada tout simplement, mais les films en costumes le sont, surtout avec Luke Evans et Rebecca Hall. Puis faut dire que le Wonder Woman de DC sorti cet été était plutôt chouette, alors d’une pierre deux coups.

La liste serait longue pour dire tout ce que je ne savais pas sur Wonder Woman, qu’il y avait autant de bondage et d’homosexualité dans les premiers comics (destinés à des enfants), qu’on lui a retiré ses pouvoirs (et le sexe accessoirement) dans les années 70, puis que seuls ses pouvoirs lui ont été restitués par la suite. Déjà, rien que pour en savoir plus sur la genèse de la princesse amazone, Professor Marston vaut le coup.

Quant à l’homme lui-même (Luke Evans), le créateur de l’héroïne de comics est fascinant surtout grâce aux deux femmes qui l’entourent. Sa femme, Elizabeth Holloway (Rebecca Hall) et leur partenaire, Olive Byrne (Bella Heathcote), représentent des versions de Wonder Woman. L’identité secrète qui cache une femme forte, la beauté physique qui cache une innocence. En gros, William Marston se sert des comics comme medium pour transmettre ses valeurs féministes, mais aussi sur ses théories comportementales : DISC (dominance, influence, stabilité, conformité). Très intéressantes également, qui me paraissent plutôt logiques et facilement applicables concrètement, mais c’est une autre histoire.

Gros coup de cœur pour Rebecca Hall qui semble libérée presque insouciante. Je savais déjà que c’était une excellente actrice, mais je trouve que ses rôles n’ont jamais été à la hauteur de son talent. Elizabeth s’assume mais en même temps a peur du regard des autres, et irradie d’humanité (et ses yeux pétillent, c’est important ça x’D). Elle m’a donné le smile tout le long du film. Bref, magnifique, brillante, tous les compliments que son perso reçoit dans le film s’appliquent complètement.

Je pense que Professor Marston aurait pu tomber dans le vulgaire facilement (ou « trop de sexe », et honnêtement, c’est pas ce qu’on attend devant un period drama avec des acteurs anglais) si la réalisatrice Angela Robinson (elle a réalisé DEBS haha) ne maîtrisait pas autant l’atmosphère. Oui, c’est franchement sensuel voire sexuel, mais jamais trop. Elle réussit facilement à faire monter la tension dans une scène notamment de bondage, là où disons-le, 50 Shades of Grey se rate grandement. Y a beaucoup de sensibilité dans la manière de filmer, et du coup, ça touche forcément le public.

Quand j’y pense, ma connaissance en polyamour commence avec la théorie et s’arrête avec la série You, Me, Her *oups*. Donc sur ce point-là aussi, j’étais un peu ignare. Je trouve le concept intéressant, mais c’est déjà difficile de trouver l’équilibre dans un couple, alors je n’ose imaginer en y ajoutant une nouvelle inconnue dans l’équation. Mais j’ai rarement vu autant de respect dans une relation (amoureuse ou autre) que celle dépeinte dans ce film. Au final, y a pas de soumis ou de dominant, mais tout le monde l’est plus ou moins et c’est ce qui rend leur équilibre parfait.

En fait, je savais que j’allais aimer ce film, mais pas autant (j’ai vu Breathe récemment avec Andrew Garfield, Claire Foy et un tas de Brits, et c’était décevant par exemple…) et c’était vraiment une bonne surprise. Je pensais que ce serait un bon moment de culture et d’Anglais en costumes et une jolie romance, mais c’est plus fort que ça, c’est une histoire d’acceptation, d’amour inconditionnel et de foi.

(P.S. : Je crois que je vais vraiment mater tous les drames britanniques qu’on verra jamais en France x’).

« Le Crime de l’Orient-Express » ne tourne pas très bien

6/10 : car je peux quand même pas donner moins pour un cast pareil.

Quand on s’attaque à Hercule Poirot dans l’un des plus grands succès d’Agatha Christie, c’est difficile de vraiment se défaire de ses aprioris. Des adaptations du Crime de l’Orient Express, il y en a eu en pagaille mais on retiendra notamment le film de Sydney Lumet de 1974, alors une de plus ou une de moins en 2017, pourquoi pas !

Quand j’ai appris que Kenneth Branagh allait s’occuper de cette nouvelle adaptation et quand la FOX a annoncé le casting qui accompagnait le projet, j’ai mis mes aprioris de côté pour louer tous les dieux *_*, c’est ça la classe à l’anglaise. Il fallait que ce soit une bonne adaptation !

Sir Branagh connait bien ses classiques, il a adapté Hamlet évidemment et dirige sa propre compagnie de théâtre. Récemment il se trouvait derrière la caméra du live action de Cendrillon qui était agréablement plaisant (celui avec Lily James et Richard Madden). Mais voilà, le gentilhomme possède peut-être un défaut, il se met bien trop en avant quand il joue dans ses propres réalisations (et il a pris un sacré coup de vieux, ou alors c’était un très bon maquillage). Et je crois que c’est l’un des nombreux soucis que j’ai rencontrés avec son Crime de l’Orient Express.

Pour les gens qui n’ont pas lu le classique d’Agatha Christie, Le Crime de l’Orient Express reprend la formule magique de ses romans policiers de style « whodunit ». Un mort, un huis-clos, des suspects, et Hercule Poirot le plus grand détective belge pour résoudre l’affaire tout en laissant sa chance au lecteur/spectateur de trouver la solution. Et là, l’enquête se déroule dans un train (en première classe), bloqué pour quelques heures à cause d’une avalanche.

Branagh campe un Hercule Poirot maîtrisé. Il va dans les détails, l’accent est parfait, sa moustache n’en parlons pas, et clairement, le monsieur s’amuse énormément. Avec cette version 2017, on a le droit à une mise en scène vraiment moderne, la vue de l’extérieur du train qui suit les protagonistes à l’intérieur, mais aussi celle qui filme de haut pour garder l’esprit confiné du train. Vraiment chouette pour un huis-clos de vouloir rendre l’espace encore plus petit. C’est sûrement ce que j’ai préféré, l’histoire avance bien, et on capte un indice par-ci et par-là comme dans les romans. Mais à part ça, y a rien de neuf, c’est même un peu plat…

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Je vais quand même mentionner le casting. Okay, bon, nul n’est parfait, y a Johnny Depp, mais le reste ?! Dame Judi Dench, Olivia Colman, la jeune Daisy Ridley, Aaron Burr ou plutôt Leslie Odom Jr. haha, Michelle Pfeiffer, j’en passe et des meilleurs. Et avec un tel ensemble, je me suis dit que le réalisateur saurait les mettre en avant, non ? Même si ce sont des suspects et qu’ils sont nombreux. Ben bof, en fait… Poirot a toujours été ZE héros de l’histoire, mais là, son omniprésence pèse un peu trop. C’est sûr, c’est un génie blabla, mais un film avec un tel casting ne peut pas reposer sur une seule personne. Pire que Sherlock Holmes, c’est pour dire !

Ensuite tout l’aspect dramatique des flashbacks était un peu trop trop surfait et surtout à aucun moment on sympathise avec la tragédie qui est mentionnée (et qui est liée au meurtre évidemment) en passant. En fait, on comprend jamais vraiment ce qui s’est passé et ça reste des bribes d’une histoire décousue.

Bon, même si cette adaptation sera vite oubliée, c’était joli à regarder. Costumes, effets visuels, toussa toussa…

J’attends avec impatience le prochain film de Branagh. Ce sera (encore) une adaptation d’Artemis Fowl, et pour ceux qui étaient des avides lecteurs de fantasy en étant jeunes dans les années 90, je peux dire que c’est l’une des franchises en tête de liste. Me suis souvent demandée pourquoi la saga n’a pas été adaptée avant d’ailleurs. Bref, ce sera chouette (même si on ne connait aucune tête d’affiche pour le moment) !

Sortie le 13 décembre

Goodbye Christopher Robin, le héros de Winnie l’Ourson

Oui, ça fait deux ans que je n’ai pas écrit. Oui, j’écrivais autre part. Enfin, oui, je suis prise d’une velléité soudaine et je vais reprendre. Car pourquoi pas. Et du coup, je change un peu ma mise en forme.

Et la reprise commence avec Goodbye Christopher Robin, ce petit drame britannique sur la naissance de Winnie l’Ourson, le deuxième ours le plus renommé au monde (le premier étant Paddington, selon moi et ma mauvaise foi). Le film ne sortira probablement jamais en France, mais c’est pas grave, il donne chaud au cœur !

Je ne sais pas si c’est l’effet de mon premier film vu à Londres, dans une petite salle indépendante pas très bien entretenue avec un public composé principalement de 10 enfants, ou si parce que la bouille de l’acteur qui joue Christopher Robin me donnerait presque envie de lui pincer les joues (un certain Will Tilston qu’on reverra bientôt j’espère, un Jacob Tremblay d’un autre genre), mais en tout cas, j’ai eu ma dose de pleurs.

Direction la campagne du Sussex des années 30, où Alan Milne (Domhnall Gleeson qui a une tête de méchant) s’est retiré pour trouver de l’inspiration. Il revient de la guerre, il souffre de syndrome post-traumatique, et veut écrire un plaidoyer pour mettre fin au concept de guerre. Dans les bois autour de sa propriété, c’est son fils Christopher Robin, aka Billy Moon qui va lui donner l’idée de l’histoire qui va changer leur vie : Winnie l’Ourson.

Seulement voilà, qu’est-ce qu’un gamin de 8 ans peut bien vouloir ? Pas la gloire ou la fortune, nope, mais l’affection de ses parents. Ce qui semble bien compliqué pour le petit Billy quand sa mère (Margot Robbie qui a été très mal vieillie) prête plus attention à ce qu’elle peut acheter avec les sous engrangés et que son père présente des difficultés pour exprimer ses sentiments. La seule personne qui reste dévouée à Billy semble être sa nounou (Kelly MacDonald, géniale, source principale de mes pleurs).

Et on voit bien combien il est difficile pour ce petit aux fossettes les mieux dessinées au monde de concilier le Christopher Robin (Jean-Christophe chez nous) du livre d’enfants et le Billy Moon de la vraie vie. C’est d’autant plus impressionnant quand l’acteur de 9-10 ans arrive à donner la réplique sur un pied d’égalité à ses partenaires adultes. Je sais que les gamins anglo-saxons sont bons, mais à ce point-là !

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Mis à part ça, j’aurais préféré que Domhnall Gleeson et Margot Robbie finissent ensemble dans Il était temps plutôt que jouer un couple dans ce film-là car le manque d’alchimie fait facepalmer. Disons qu’une liaison avec la nourrice ne m’aurait pas gênée tellement les regards entre les deux personnages faisaient plus d’effet qu’un baiser entre les parents.

Puis y avait clairement un souci de maquillage. Ça ne m’a jamais véritablement dérangée, mais les plans rapprochés sur le visage de Gleeson attiraient plus mon œil sur le ton chelou du maquillage/sa peau, plutôt qu’aux expressions faciales, ce qui est un peu dommage.

Je crois que j’aurais aimé que le film ressemble plus à Miss Potter, le presque biopic sur Beatrix Potter, l’auteure de Pierre Lapin. On y voyait des images d’aquarelle, de l’animation, et ça aurait été une touche fantasque plus que bienvenue dans Goodbye Christopher Robin. En fait, le film était un peu maladroit, à aborder des thèmes adultes comme le post-trauma, mais en même temps à garder un ton très enfantin. Sauf que ça n’allait pas à fond ni dans un thème ni dans l’autre, ce qui donne un sentiment d’inachevé… à tous les niveaux. On s’attache clairement à Billy, mais là où la relation père-fils aurait pu être incroyable, elle finit par laisser un goût amer.

Bref, tout ça pour dire que c’est clairement pas une grande œuvre cinématographique, mais un joli drame qui fait voir le monde par les yeux du Billy Moon, avec en bonus les coulisses de la vie de l’auteur de Winnie l’Ourson. Eh oui, c’est bien touchant.

La flemme habituelle d’aller au ciné…

J’avoue, j’ai toujours la flemme d’aller au ciné. Bon, une fois arrivée, je profite du film, Dieu merci ! Mais se motiver à bouger, ce n’est pas évident… En plus, j’ai eu l’impression que ces deux dernières semaines, il n’y avait rien d’intéressant du tout ><.

before_i_go_to_sleepAvant d’aller dormir : J’ai trouvé ça pas mal du tout. C’était assez intrigant, ça gardait bien le spectateur en haleine. L’adaptation d’un bouquin n’est pas chose évidente, mais j’ai trouvé que c’était intelligent. Par exemple; là où normalement Christine tient un journal intime tout ce qu’il y a de plus classique, ils en ont fait un journal vidéo (vive la taille de la carte mémoire je dis x’D), et l’idée n’est pas mauvaise du tout. Car ça permet d’être plus visuel et donc de choquer encore plus. Je n’ai juste pas aimé les flashbacks colorés, ça faisait ringard comme un mauvais film d’horreur. Kidman et Firth étaient excellents dedans (d’ailleurs, ils ont un troisième film ensemble pour bientôt), et pour une fois, ils étaient dans la bonne tranche d’âge ! On se pose forcément des questions, aux côtés de Christine, et on ne sait plus à qui se fier. Pas mal l’accent brit’ de Kidman et l’apparition d’Anne-Marie Duff :’). Bon thriller psychologique en soi.

horns_ver5Horns : La BA est assez représentative du film. C’est aussi délirant que ça a l’air. Daniel Radcliffe est vraiment bon dedans (malgré quelques connotations d’accent anglais qu’il n’a pas réussi à effacer, d’ailleurs, j’ai trouvé ça idiot d’en faire un provincial alors que lui et Juno Temple sont anglais, mais bon, passons) et ça fait plaisir à voir. Comme on peut s’y attendre, il y a pas mal de gore (j’ai dû fermer les yeux à quelques moments). En fait, c’est assez intéressant de voir comment la fantaisie rentre dans la réalité. C’est sûrement une métaphore pour je-ne-sais-quoi, l’hypocrisie de l’être humain peut-être (tous les mensonges qu’on peut débiter x’), mais c’est limite plus « vrai » que s’il n’y avait pas des touches de fantastique. Et il y a plein de gens connus, oh le papa de Dexter, oh l’hôtesse de l’air de Pan Am, le type de Treme et ainsi de suite (et celle qui joue Merrin jeune est douée)… S’il y a une scène que je n’ai vraiment pas aimée, c’est celle sous drogue qui dérape complètement… Mis à part ça, j’ai bien aimé le processus du film. L’histoire en revanche, c’était grillé d’avance.

hundredfoot_journeyThe Hundred-Foot Journey : Ou comment ne pas avoir envie de manger indien après ça ? Un peu comme The Lunchbox, sauf que comme l’histoire se situe en France, on se dit que c’est plus accessible. Et il était beau le petit Indien là :’O. N’empêche, deux films franco-britannique en un mois (je pense à Gemma Bovery), ça fait beaucoup. On va tous parler franglais si ça continue ! Et j’en profite pour me faire un petit coup de pub, j’ai écrit pour Small Things sur le film pour dire que ça a beau être gnangnan comme sait le faire Halström, ça reste un beau film uplifting ^^. Ah oui, pas besoin de parler de la géniale Helen Mirren (j’ai toujours pas compris si son personnage était censé être français, britannique ou moitié ‘-‘), mais un petit mot sur Charlotte Le Bon (qui est un sosie de Wynona Rider). Il faut qu’elle arrête d’accentuer son accent français quand elle parle anglais. A part ça, elle est vraiment bien !

pride_ver3Pride : Que des bonnes choses à dire sur ce film de ma part. Bon, okay, juste un bémol, c’est trop gentillet x’D. Mais on s’en fiche, c’est une belle histoire de vie, ça apprend l’amitié, l’acceptation, la solidarité et un pan de l’histoire sous un point de vue différent (c’est chouette que ce soit fondée sur une histoire vraie). Ça donne envie de s’engager (ou pas, en fait), de donner un sens à ses actions. Et je ne savais pas que les personnes atteintes du sida étaient annotés au début :’O. C’est un drame anglais comme on en voit de temps en temps, qui réussit à redonner foi en l’humanité (ou à une portion du moins), avec un casting de talents complets (des plus jeunes comme George McKay qui était génial dans Sunshine on Leith aux plus vétérans comme Nighy ou Paddy Considine :’), des plans de la campagne galloise à donner envie d’aller au Pays de Galles et BEAUCOUP d’émotion et de gayté *sort très loin*.

obvious_childObvious Child : Je viens de voir que la réalisatrice s’appelait Robespierre à qui c’est le premier film x’D. En fait, c’est un peu le film de stand-up (on en apprend un peu sur cette discipline d’ailleurs) de Jenny Slate. Je pense qu’elle doit être très authentique dedans. Slate, c’est la fille qui s’est fait renvoyer du SNL pour avoir dit « fuck » en live, qui a réussi en ayant touché le fond x’D. Loin des persos loufoques de Parks & Rec ou de House of Cards, on voit certes un grand enfant mais face à des questions d’adulte et surtout, qui va mûrir. J’avais peur justement que ce soit ridicule et trop absurde, mais au contraire, c’est très bien écrit, c’est moderne, je suppose que c’est à la Girls mais sans Dunham ni autant de références sexuelles. En plus, c’est encore un projet qui a vu le jour à Kickstarter, donc c’est chouette :’D.

welcome_to_new_yorkWelcome to New York : Ohlala. Des *facepalm*. On dirait un téléfilm de France 3 qui veut mêler images d’archives avec docu-fiction. Donc on suit Depardieu avec une caméra à la main qui donne le tournis. Et surtout, on n’a pas envie de voir Depardieu à l’écran ><. Le film dépeint le pervers de base, sans aucune intelligence, en pensant parler de DSK simplement parce qu’il était dans la presse, mais sans le paradoxe de l’image médiatique de l’homme politique et de sa vie privée. C’est vraiment nul… Le début faisait plus figure de film porno qu’autre chose ‘-‘.

Pourquoi ‘Les gardiens de la galaxie’ m’a donné envie de revoir ‘Firefly’…

En vrai, tout me donne envie de revoir Firefly (que ce soit Defiance ou Extant en ce moment). Mais après ma séance des Gardiens de la galaxie, je n’avais qu’une envie, revoir Firefly… Bon, je n’ai toujours pas pu le faire par manque de temps, mais ça va sans doute arriver. Sous peu. En tout cas, oui, ça aurait pu me faire penser également à Star Wars, Star Trek ou même Farscape, mais non, Firefly avant tout. Je ne connaissais pas du tout les comics ou même entendu parler de cette bande avant que le film ne sorte…

GuardiansOfTheGalaxy

Déjà, c’est un bon signe si ça me rappelle Firefly… je pense qu’il n’y a pas de plus beau compliment pour de la science-fiction *sort très loin*. Mais une bande de hors-la-loi dans un vaisseau (qui me fait penser au Serenity x’D) à faire de la contrebande plus ou moins… Il n’y a qu’un pas. En plus, le look de Peter Quill ressemble un peu à celui de Malcolm Reynolds, non ? Juste la veste en tout cas… Puis l’humour un peu sarcastique, de la répartie, un bon cœur, qui ne se prennent pas au sérieux. Ainsi qu’un physique avenant mais pas de beau gosse. Très whedonesque tout ça (je sais pas si Marvel en profite ou quoi). D’ailleurs, Nathan Fillion a doublé la voix d’un prisonnier extraterrestre de Kyln, je ne sais pas si vous l’avez reconnu. Scène qui m’a directement projetée dans Serenity, quand Quill aka Star-Lord persuade tout le monde de se lever pour sauver le monde et récupérer la pierre d’infinité. Il aurait dit « I aim to misbehave« , je n’aurais pas cillé. La scène était d’ailleurs un peu surfaite… Mais ouais, un vrai souci de justesse de ton et de parti pris, la vraie faiblesse du film de James Gunn. Là, où la bande de Firefly s’alliait pour protester contre le gouvernement, là, en tant que « héros », ces Gardiens vont protéger le gouvernement. Mais au début, j’avais pas du tout compris qu’ils étaient aussi gentils et en paix, je pensais qu’ils avaient détruit le monde des Kree pour une raison obscure, donc qu’ils étaient aussi des méchants dans une certaine mesure. Mais pas du tout :’O ! Ça perd un peu le côté « rebelle » ou bad-ass quoi… Des hors-la-loi qui rentrent dans les clous. Ahah.

Ce qui m’a un peu frustrée, c’est que j’ai pas très bien saisi au début le kidnapping quand il était enfant etc. Est-ce que le GotG 2 va se concentrer sur l’enfance de Peter ? Car beaucoup de questions sont soulevées et aucune réponse n’est apportée… Pas besoin de dire qu’au bout de quelques minutes, j’étais pas super emballée par la scène d’ouverture flashback, mélo à souhait avec une mère mourante à qui il ne prend pas la main… Alors que je m’attendais à être dans le film dès les premières secondes. Heureusement, Chris Pratt (il a blondi, il s’est musclé, mais c’est toujours le petit trublion qu’on connait :’) a débarqué sur l’écran, la musique a démarré, et j’étais dedans. Bref, j’aime beaucoup les premières installations du type « je réunis une équipe et on va sauver le monde ensemble ». Et c’est un peu ça Guardians of the Galaxy. On découvre de nouveaux personnages auxquels on va s’attacher, ils vont s’allier, ils vont connaître des défaites mais pour vaincre au final.

Guardians-of-the-Galaxy-Ships-Wallpaper

Tout le monde l’a sûrement dit, la BO du film occupe une place importante dans l’histoire. Awesome mix vol.1 n’est pas une blague. Au contraire, c’est plutôt du solide, des classiques qu’on prend plaisir à découvrir ou à redécouvrir au cours du film. C’est la petite touche rétro avec son walkman. Puis, on a tendance à l’oublier avec toute cette technologie et ces extra-terrestres, mais ça se passe en 2014, à notre époque, hein. Donc c’est pas si has been que ça les cassettes (ou pas)… Et ça me fait penser que la qualité des effets spéciaux qui n’était pas génialissime était largement compensée par l’originalité et le design du film. Les couleurs très vives de Nova faisaient plaisir à voir, leurs vaisseaux étaient plutôt réussis. Les autres espèces aussi. En gros, l’univers est visuellement bluffant. Et c’est ce qu’on attend d’un petit Marvel.

Sinon, les autres personnages sont pas mal en soi. En plus de Pratt, c’est le RATON-LAVEUR qui m’a le plus motivée à aller voir le film. Oui, je sais, c’est bête. Mais il est tellement mignon *_*. Après, il est un peu pervers sur les bords et a un humour décalé avec la voix de Bradley Cooper, mais nul n’est parfait. Concernant Groot, je n’ai pas grand-chose à dire, c’est le plus gentil de tous, il est juste adorable (et je pense mon perso préféré avec du recul x’D, et quand il redevient petit !!!). Dave Bautista était exactement la masse de muscle qu’il fallait pour Drax. Agréablement surprise par la Gamora de Zoe Saldana (je me demande si elle en a pas marre d’être colorée, en bleu ou en vert…). Elle se bat bien, avec des mouvements fluides et un coup de pied dégagé comme le style de combat de River (quand je vous dis que tout m’a rappelé Firefly…). La romance n’est pas importante, Dieu merci. Les méchants avaient de la gueule mais rien de plus, j’ai pas du tout reconnu Lee Pace x’D. Un peu déçue par Karen Gillan, de par son temps d’écran et par son personnage…

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Il me semble que des gens ont dit que c’était le meilleur Marvel à ce jour, ou que ça s’en rapprochait… je laisse cette réflexion au goût de chacun, mais je doute d’être d’accord. Je suis très mauvais public pour tous les films de super-héros, que ce soit DC Comics ou Marvel. Avengers échappe à la règle à cause de Joss ‘Dieu’ Whedon, mais bon… Donc dire que j’ai bien aimé GotG n’est pas banal. Mais je trouve qu’il a un énorme défaut. A force de vouloir faire trop d’humour/de piques/de parodie, on oublie un peu que c’est un film de super-héros, non ? On sent un déséquilibre dans l’épique héroïque et dans la nouvelle vague d’humour noir de Marvel qu’on a pu voir chez Iron Man. Okay, les références à Footloose étaient drôles (Kevin Bacon, il faut que tu apparaisses dans le prochain volet :’D), la scène à la Usual Suspects était pas mal, oui, il y avait de la tension (un peu), de très belles scènes d’action, mais quand même, ça manquait clairement d’intelligence. Et une fin qui aurait dû être émotionnelle qui ne m’a pas du tout touchée… Le sacrifice de Groot était certainement le summum de l’émotion dans le film x’D. On avait plus l’impression que tout était « convenu » à l’avance et que les personnages déblatéraient leurs textes pour nous expliquer ce qui se passait, ce qui s’est passé, comme une leçon (problème de destinataires dans les dialogues comme dans Dominion x’D) sans que ce soit fluide dans les dialogues. En gros, je le trouve un peu plus « jeune d’esprit » et peut-être même qu’il s’adresse à un public plus jeune que celui des autres Marvel.

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Après, oui, j’ai trouvé le film très divertissant et bien meilleur que Captain America qui se passe en hiver, ou même Thor 2: quand tout est sombre, avec un casting des plus éclectiques, donc je ne vais pas me plaindre :’). Je me demande si ça va influer sur la suite des opus de Marvel, comme Avengers 3 etc. Punaise, c’était ANDY DWYER (Parks and Rec hoot hoot) au cinéma quoi. CATCH YOUR DREAMS. En tout cas, oui, je préfère Andy quand même pour des milliers de raison dont la première est certainement qu’il n’est pas un héros. Et si vous avez aimé ce film, regardez ces 14 épisodes de Firefly et le film Serenity.

(P.S. : je vais VRAIMENT aller visionner Firefly. Ou Serenity.)

Vus en juin…

edge_of_tomorrow_ver5Edge of Tomorrow : J’ai du mal à croire que j’ai autant apprécié un film avec Tom Cruise. Le concept était vraiment bon. Je ne parle pas seulement de remonter le temps grâce à la mort, mais aussi des monstres, ces « mimics » que je trouve très original. Bon, j’avoue, on sent bien l’inspiration japonaise là-dedans. All You Need Is Kill est un roman japonais qui a été adapté en manga avant que ce film ne sorte (si ça vous intéresse, dessin du mangaka qui a dessiné Death Note, donc oui, ça vaut le coup). Ensuite, le but de sauver le monde, ça me laisse ni chaud ni froid, mais il faut dire que l’héroïsme voire l’anti héroïsme de départ du personnage de Cruise est assez drôle. Emily Blunt est super canon :’O, j’ai pu lire sur Twitter quelqu’un qui disait qu’elle aurait fait une excellente Black Widow, et même si je n’y avais jamais pensé, je dois y adhérer. L’action est bien faite, ce n’est pas de la super technologie, mais juste accessible dans notre monde actuel. C’est ce qui fait la force du film aussi, l’anticipation, mais pas trop. Alors oui, c’est un blockbuster, mais purée, pour une fois qu’on n’a pas des explosions de partout ! Bien sûr, il y en a, mais le côté science-fiction est très bien amené. On n’est pas lassé, et même s’il s’agit de la répétition de la même journée/période de temps, c’est bien agencé pour qu’on ne s’ennuie pas avec un montage vraiment réussi. Juste la fin qui est assez décevante… On n’est plus au début des années 2000, on a le droit de ne pas faire un happy ending.

other_woman_ver2The Other Woman : Ce que j’ai le plus aimé là-dedans, c’est Nikolaj Coster-Waldau. Il est à des lieues de Jaime Lannister et punaise, il n’a pas peur du ridicule. A un moment, j’ai presque espéré qu’il dise « I always pay my debts » ou un « The things I do for love » pour un petit clin d’œil aux fans de Game of Thrones x’D. Sinon, en soi, petite comédie assez sympathique, un peu lourde mais pas trop en-dessous de la ceinture, des actrices qui ont vraiment l’air de s’éclater et qui forment un bel ensemble. C’est très souvent des comiques de situations, les dialogues ne sont pas très fins, mais ça fait un peu sourire mais c’est surtout dans l’ère du temps. Disons que clairement, ça aurait pu être pire. Ce qui sauve un peu les meubles, c’est la storyline de Leslie Mann. Elle réussit à transmettre pas mal d’émotions en femme trompée. Et pareil, elle est à l’aise dans ses mouvements, même quand elle en fait trop ça ne fait pas surjoué comme Cameron Diaz, mais plutôt burlesque :’D. Et dire que c’est le réalisateur de N’oublie jamais

maleficentMaleficient : Comme je m’attendais à pire, j’ai été agréablement surprise ! Angelina Beurk s’en sort pas mal dans ce rôle qui est un peu du sur-mesure. L’image est très loin d’être moche, que ce soit la forêt, les animaux, les transformations, les décors, c’est vraiment pas mal. Encore très sombre par moment, et encore trop « animation » pour ce qui est des fonds verts, mais ça s’améliore. L’humour aussi est plutôt bien amené. La petite Fanning fait toujours aussi innocente, j’ai l’impression de revoir Twixt quelque part x’D. Avec quelques années de plus. Elle a une douceur que j’apprécie, elle me fait penser à Mia Wasikowska en plus « vivante »… c’est le mot je crois, parfois, j’ai l’impression que Wasikowska va s’effondrer tellement elle est calme. Mis à part ça, encore une fin qui laisse à désirer… Le girl power est vraiment devenu trop à la mode en ce moment. On a bien compris que les princesses n’ont plus besoin de princes charmants, mais bon, ça devient trop facile.

palo_alto_ver2Palo Alto : Je suis très mitigée. En même temps, j’ai bien aimé l’ambiance et les remises en question qui se dégagent du film, mais en même temps, James Franco me révolte (dire que c’est lui qui a écrit le recueil de nouvelles à l’origine du film…). Je trouve fascinant cette idée que dans les petites villes/communautés d’Amérique on puisse être aussi paumés. C’est encore différent de la campagne française où même si t’es bien planqué, en faisant une heure de route tu peux trouver une grande ville. Je pense que c’est différent aux Etats-Unis. Ces jeunes sont piégés dans leur environnement, ils essaient de s’y échapper mais ils reviennent dans le cercle vicieux malgré eux. Emma Roberts peut être typecastée dans ce genre de rôles (de paumées, que ce soit jeune fille modèle ou petite rebelle), ça ne me dérange pas, c’est mieux que son rôle d’American Horror Story en tout cas. Révélation de l’autre petit jeune O_O, c’est le futur Michael Pitt je pense. C’est le fils de Val Kilmer, Jack de son prénom, mais il ne ressemble pas du tout à son père quoi O_O. Bref, c’était un peu dépressif, mais je pense qu’il y a l’aspect artistique des Coppola… en bien et en mal.

sous-les-jupes-des-filles-afficheSous les jupes des filles : Paradoxalement, la réalisatrice/scénariste/actrice est celle qui m’a le moins convaincue. Je l’ai trouvée trop vulgaire, trop en train de réciter son texte, une mauvaise actrice quoi. Les comédies françaises ont la cote chez moi, et du coup, avec toutes ces actrices, je me suis laissée tenter. Y a du bon et du très mauvais. L’ensemble est trop grossier, ils ont voulu faire de l’humour à la Girls en prétendant que rien n’est tabou, mais oui, il reste toutefois la bienséance. Beaucoup de cris pour rien. Mais dans tout le lot des actrices, j’ai été agréablement surprise (notamment par la petite Alice Belaïdi que je ne connaissais pas du tout), Vanessa Paradis est géniale, Sylvie Testud et Audrey Fleurot sont absolument nickel dans leurs clichés, Julie Ferrier délivre une performance digne du stand-up américain. Malheureusement, l’ensemble manque de piquant et d’intelligence mais ça reste un film à tiroirsacceptable…

Et un mot sur The Rover. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce film.

Bon, je suis quand même allée au ciné… (enfin, à moitié)

Need For Speed : Bon, je ne suis pas une grande fan des films de voitures, des cascades en tout genre, mais je dois avouer que Need For Speed m’a plutôt convaincue. Alors, peut-être parce que c’est Aaron Paul (je précise que je n’ai jamais vu Breaking Bad haha, enfin, je ne suis pas allée plus loin que la saison 1) qui est un excellent acteur que ce soit dans Smashed ou la série Big Love :’D. Ou alors c’est le charme britannique d’Imogen Poots (dont j’ai vu tous les films) à qui je ne trouve pas de défaut si ce n’est son air d’ahurie. Ou encore grâce au parti pris largement comique avec Rami Malek (il est super attachant ce petit, que ce soit dans les films indés ou les grosses productions) et Kid Cudi ^^. Ou tout simplement le fait de voir ces voitures aux prix mirobolants qui bouffent du bitume et qui exécutent des cascades qui ne devraient même pas exister x’D. Bref, c’était vraiment divertissant, c’était dynamique, j’ai pas vu passer le film, la musique était bonne, y avait en plus une très bonne ambiance dans la salle. Après, y a sûrement des choses que je regrette, comme le rôle de Dominic Cooper qui était sans intérêt, trop de plans qui font filmés par une GoPro (du coup, ça bouge dans tous les sens et ça donne un peu le tournis), des facilités dans l’histoire prévisible, et ça manque un peu d’explications techniques (qui auraient pu être intéressantes).

The Best Offer : Très lent, un peu étrange, je n’ai pas du tout saisi le sens du film. Alors oui, il y a de très bons acteurs dedans, mais quand l’histoire ne suit pas, ben on s’ennuie quand même. Après, je suppose qu’il y a un véritable sens de la mise en scène, c’est très subtil, ça met en avant des tableaux italiens, des objets d’art, tout le monde est très cultivé, mais euh… On se retrouve un peu perdus du coup. Trop de références, puis rien n’est expliqué, les personnages débarquent comme ça, on ne les cerne pas bien, ils changent mais on se pose des questions. C’est le réalisateur Giuseppe Tornatore de Cinema Paradiso quand même derrière ce film (et on retrouve son style « bizarre »), c’est pour ça qu’il a pu obtenir un casting aussi international à mon avis. Il y a un esthétisme certain, rien que la scène des tableaux le montre, mais c’est un peu malsain et trop étrange. Puis il n’y a pas vraiment de genre défini, est-ce qu’il se veut thriller, suspense ? Ça manque de caractère tout simplement.

Labor Day : J’ignore si c’est parce que je suis devenue difficile en matière de films ou s’ils deviennent mauvais, mais vraiment, quelle déception. Déjà, l’affiche est HYPER trompeuse (bon pas celle-là, mais celle où le petit ouvre la porte tandis que Brolin maintient d’un bras une Winslet paniquée). Sérieux, je pensais que ça allait être un huis-clos ou un thriller flippant, mais en fait, c’est une histoire de vie finalement. Oui, je n’avais pas vu la BA avant de voir le film. Après, d’un côté c’était beau quand même, ce lien entre figure paternelle et le gosse, la dépression du personnage de Kate Winslet (disons-le franchement, elle n’était pas au top de sa forme là –‘)… Mais il ne se passe strictement rien (à part la surprise quand on voit James Van Der Beek en officier de police haha). Pas le rien, on va se contenter d’un film contemplatif (sauf si on considère que le vent dans les feuilles c’est suffisant). Non, non, rien comme zilch sur fond pathétique. La voix off, on se serait cru dans Un jour, une histoire tellement c’était lent. Et la fin est un peu tirée par les cheveux. Je ne sais pas trop où Jason Reitman voulait en venir… D’ailleurs, ça me frustre un peu, je n’ai pas aimé ce film ni son avant-dernier Young Adult (avec Charlize Theron) où est le réal de In the Air et Juno et Thank You For Smoking ?!

Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? : Ben j’ai vraiment bien aimé. Loin d’être la dernière à faire des blagues racistes, j’avais peur pourtant que le film tombe dans les clichés. Et en fait, il bouscule plutôt les clichés. Alors forcément, c’est vrai, tout le monde fait des amalgames et du coup, il y a pas mal de comique de situation. Mais c’est ce qui est amusant aussi. Après, je ne trouve pas que ce soit très bien joué (même si Christian Clavier qui devrait arrêter les UV et Chantal Lauby sont absolument charmants dans leurs rôles ^^) voire très mal joué en fait, mais c’est plutôt l’intelligence des blagues qui m’a plu. Oh tiens, celle qui joue la fille cadette, elle ressemble trop à Mamie Gummer, non :’D ? J’ai vraiment cru que c’était elle… Bref, très bonne ambiance dans la salle aussi, ça fait plaisir de voir des comédies françaises, pas romantiques, pas adressées à la nouvelle génération, mais qui réussissent à fédérer toutes les races *sort très loin*. Bon, ça manquait un peu de face de citron, et c’était très fixé sur le financier des Juifs, mais sinon, ça allait :’D.