Sous le charme d’Agent Carter…

Les deux premiers épisodes.

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C’est la pause hivernale d’Agents of SHIELD, alors Marvel Studios devaient bien sûr décocher une autre corde de son arc. Ils nous offrent Agent Carter, mini-série de huit épisodes, qui s’inscrit dans la continuité du film Captain America sur la vie de Peggy Carter à la mort de Steve Rogers. C’est de la classe des années post-guerre, une femme émancipée devant un parterre d’hommes misogynes, un petit filtre pour faire revivre l’époque. De toute façon, la seule chose à sauver dans le premier de Captain America à mes yeux était Peggy Carter. J’en attribue tout le mérite à la présence de Hayley Atwell. Et une série centrée autour de ce personnage ne pouvait qu’avoir du potentiel. La mini-série a le charme anglais à son avantage, non seulement Atwell mais aussi James D’Arcy. Je veux être claire, je ne m’y connais rien en Marvel. Pour moi, ce sont des super héros un peu trop héroïques, avec des super pouvoirs, parfois pas, je ne connais pas leurs relations ou quoi. Mais ce que j’apprécie chez Carter, c’est sa normalité et son côté Bond au féminin, et j’ai envie de dire qu’on n’a même pas besoin de connaître l’univers de Marvel pour suivre Agent Carter qui est une excellente surprise.

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J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ces deux premiers épisodes. Visuellement intéressant, même si c’est une série d’ABC, on sent qu’il y a une véritable volonté de paraître authentique derrière. Et même les « effets » sont plutôt pas mal, on n’a pas trop mal aux yeux devant les CGI. Ça frôle le film noir, avec des touches d’humour. « Now Is Not The End » résume très bien l’esprit de Peggy après la perte de Captain America, sa reconstruction, ses capacités gâchées, elle cherche à donner un sens à sa vie… Grâce à ça, ils ont inséré des séquences du film, qui jouent bien leur rôle de rail de lancement. Au final, l’épisode était bien trop court ! Il y a de l’action bien pensée (et même sur fond vert, pour la télévision ça reste admirable), une petite touche d’émotion (la fragilité émotionnelle de Carter même si elle essaye de donner le change), et une bonne dose d’espionnage (avec les accessoires d’époque). Rien à voir avec Agents of SHIELD qui a des saisons de 22 épisodes et qui a une tripotée de personnages qu’il faut soutenir. Avec ce début de mini-série, on pose les fondements d’une suite qui s’annonce plus feuilletonnante.

agent-carter-tv-show-poster-01-3949×5000Okay, l’histoire est un peu facile, Howard Stark (toujours interprété par Dominic Cooper qui fait des apparitions) est accusé de trahison pour avoir vendu ses armes à l’ennemi. Il demande à son amie Peggy Carter de laver son nom. Même si c’est simpliste, c’est efficace, c’est la porte ouverte aux inventions en tout genre, à l’intérêt même de Carter. Elle, bien sûr, se retrouve après la guerre, « agent » au sein de la cellule du SSR (Strategic Scientific Reserve) qui la prenne un peu pour… une femme. « I didn’t know our government had such good taste in secretaries. What’s your name darling? – Agent. » Et c’est l’une des autres raisons pour laquelle Atwell est excellente, elle ne se fait pas marcher dessus, mais en gardant cette féminité propre des années 40 (ça fait plaisir de voir un personnage féminin aussi impressionnante). On a pu lire que c’était sûrement l’ancêtre de Sydney Bristow, mais en tant qu’espionne, Carter se démarque par son improvisation plus originale (et ses petits gadgets ont plus de style), et en tant que personne, ce n’est pas une Calimero.
Bon, les personnages secondaires s’annoncent sympathiques aussi, malgré la caricature de celui de Chad Michael Murray en fédéral imbu de lui-même qui se prend pour un beau gosse et qui veut sa femme à la maison. Ça fait plaisir de revoir Enver Gjokaj dans un rôle plus récurrent depuis Extant :’). James D’Arcy apporte l’humour british, et ça allège un peu l’atmosphère. Je sens que Lyndsy Fonseca va avoir un rôle plus important à jouer, parce qu’on n’embauche pas quelqu’un qui sait se battre pour un rôle de serveuse de diner. Et j’ai hâte de voir arriver Bridget Regan.

Bon, sinon, de chez Marvel, il y a Daredevil qui sort en avril…

S’amuser à « stalker »….

Pilot.

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C’est ce qu’il y a de plus cliché dans le procedural de network. Stalker tire vers le mauvais, voire le très mauvais. Une enquête principale, une enquête subsidiaire dans l’épisode (et pleeeeins de méchants). La série vient de Kevin Williamson, si ce nom vous dit quelque chose c’est que vous avez suivi The Following ou comment Kevin Bacon et James Purefoy sont tombés dans une série incohérente (et une saison 2 tirée par les cheveux). Encore une fois, le concept de base n’est pas mauvais. Le harcèlement est une situation assez opaque pour les gens, on ne s’y connait pas très bien. On a le harcèlement moral et le harcèlement sexuel, notamment sur les lieux de travail, mais quid de la vie de tous les jours ? Quand sans aucune raison apparente quelqu’un se met à vous suivre, à s’immiscer dans votre vie, à vous gêner jusqu’à vous effrayer ? D’un côté, c’est flippant, la tension psychologique, l’ambiance, l’idée hyper creepy qu’on vous observe à n’importe quel moment et n’importe où donne des sueurs froides.

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L’épisode ouvre sur une Torrey DeVitto qui va devenir notre première victime. Ce harceleur-là tue sa victime. Okay, on apprend dans le petit exposé du début que ce n’est pas toujours le cas. Notre professeur n’a d’ailleurs pas tort quand elle dit que les réseaux sociaux facilitent le stalkage. Tout le monde a entendu dire, ou a même dit qu’il stalkait le profil Facebook ou autre d’un tiers. Je sais que c’est l’un de mes hobbys *sort*. Forcément, ils survolent le stalkage de célébrité en disant que ça n’occupe que 10% des affaires. Puisque le reste, eh ben oui, c’est vous et moi. Des M. et Mme Tout-le-monde. On voit qu’il y a un certain profil type quand même.

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Le duo principal se forme alors, un nouvel arrivé dans l’unité anti-menace de Beth Davis. Ils se cherchent des noises, ils badinent (pas avec l’amour, non x’D) facilement, McDermott (Jack Larsen) débite des répliques qui sont censées faire rire car il fait preuve de malice (et de misogynie bonjour), mais on ne comprend tout simplement pas comment il peut s’adresser de cette manière à sa collègue qu’il vient de rencontrer. Oh bien sûr, petit twist, le type est lui-même un stalker qui suit son ex-femme et son fils. Evidemment, car il n’est pas tout blanc. Leur dynamique marche puisque rien ne leur échappe (même si leur alchimie est assez inexistante, n’est pas Sean West qui veut x’D). J’ai beaucoup de mal avec les inspecteurs parfaits qui voient tout, qui ont un sens de la déduction digne de Sherlock et qui attendent juste que les indices leur tombent sous la main pour résoudre l’affaire. Le coup de l’appartement et l’explication de Jack était ridicule. Du coup, il ne se passe strictement rien d’imprévu, tout suit une trame simple. Bien sûr, le personnage de Maggie Q (Beth Davis) a subi un traumatisme dans sa vie, on saura sûrement ce qui est arrivé à son propre stalker. Les personnages secondaires n’ont pas brillé pour le moment, ils étaient effacés et inutiles.

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L’aspect profilage est certainement celui qui me plait le plus, et encore, ils pourraient l’approfondir. Je n’ai jamais assidûment suivi Esprits Criminels, mais je me dis que ça doit être un peu pareil, rentrer dans la tête du coupable pour mieux l’appréhender. C’est ce qui était un peu ce qui sauvait l’épisode, l’histoire avec les petits jeunes du campus. On nous explique un peu plus tôt comment un transfert de victime peut arriver chez un stalker, et c’est exactement ce qui arrive chez le petit Erik Stocklin (vu dans Mistresses US) qui va commencer à stalker Beth. Heureusement dans les cinq minutes de la fin, on a le droit à quelques moves de Nikita (j’aurais aimé voir la Q dans une autre série plus « d’action » rien que pour ça). Et encore, c’est un peu dommage car elle a des années d’arts martiaux derrière elle, alors j’espère qu’elle aura d’autres occasions de montrer ses talents. Les acteurs ne sont pas mauvais, mais insipides…

Bref, si vous avez envie d’avoir une bonne petite frayeur toutes les semaines avec un type chelou que les gentils policiers vont attraper pour vous, cette série correspondra. C’est assez mal écrit mais on peut facilement la regarder car c’est divertissant, d’une manière un peu perverse. On s’introduit chez les gens comme ça, on immole une pauvre fille qui est déjà terrorisée (et le spectateur est censé se régaler de cette terreur), et je ne suis pas sûre de continuer.

Tout le monde a rêvé de ‘How To Get Away With Murder’…

On l'attendait, et le voilà.

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#HTGAWM qu’il faut abréger #Murder semblerait-il, a démarré à fond les ballons :’D. Audience qui suit comme pour n’importe quelle série de Shonda Rhimes, la case du jeudi soir d’ABC semble plus que conquérante. Mais il faut l’avouer, le pilot de How To Get Away With Murder est certainement l’un de mes favoris si ce n’est mon favori pour le moment. Et Annalise Keating a la classe (enfin, sa veste ne lui va pas génialement bien, mais ça accentue le côté badass)… punaise, « I want to be her » aussi !! Enfin, dans une certaine mesure, car en vérité, je serais juste aussi intimidée que tout son entourage. Ou alors, je me contenterais d’être le personnage de Liza Weir x’). Et en toute honnêteté, même si le cours de droit pénal était aussi intéressant dans nos amphis, je ne suis pas sûre que la compétition ne m’aurait pas tuée avant, et j’aurais quand même fini par abandonner le droit. Mais le côté légal est bien vite enterré par le mystère…

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Prenons du début. Des petits jeunes qui traînent un cadavre en accéléré, on ne sait qui, on ne sait où. Mais visiblement, ils ne veulent pas qu’on sache qu’ils ont tué quelqu’un x’). Jusque-là, rien de plus normal. Commence alors vraiment la série, trois mois plus tôt, au début de l’année scolaire et du cours de criminal law 101. Ou comme leur cher professeur Keating (vous avez pensé aussi au Cercle des poètes disparus ?) dirait, « comment se sortir d’un meurtre« . Sérieusement, j’espère que ce n’est pas un 101 mais au moins un 201 dans la vraie vie. Car ils ont déjà des points techniques assez compliqués. Mais en tout cas Viola Davis en impose. Sur toute la ligne. Elle a trouvé un rôle où elle va pouvoir briller, et pas briller au même niveau que Kerry Washington, non, bien plus, elle va pouvoir confirmer semaine après semaine son talent. Son personnage est direct, assuré, intelligent mais en même temps avec des défauts humains. Sa plus grande qualité reste qu’elle sait exploiter les faiblesses des autres. Et on aimerait avoir un don de la parole comme le sien. On aura droit à une petite affaire subsidiaire juridique par semaine, que notre avocate pénale résoudra avec ses mignons qui se mettront en valeur chacun à leur tour probablement, et pas toujours de manière élégante, mais avec la trame de fond de la ligne temporelle « actuelle ». Je m’en fais pas trop pour les scénarios, ça fait 11 ans que je suis Grey’s Anatomy

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L’absence d’Asher (oh punaise, autant Matt McGorry est super adorable dans Orange is the New Black, autant il est insupportable là :’D) ne prévoit pas de bonnes choses pour lui, il va sûrement tomber dans le nombre des morts ^^’. Les autres étudiants ne sont pas non plus des inconnus, vous aurez reconnu Dean Thomas de Harry Potter (si, si, il a grandi et a un accent américain, mais c’est lui) dans le rôle de Wes, l’Afro-Américaine lèche-botte avait joué dans Black Box (heureusement qu’elle a décroché ce job là après x’), et le petit gay (pour le quota et les critiques) avec un sourire en coin dans Twisted. Pour le moment, j’ai bien aimé Laurel, un peu emo super timide qui apporte ses talents telle une ninja qui espionne dans les toilettes (nouvelle dans les séries américaines) et la gothique voisine de Wes, qui avait joué la morte de The Killing. Je n’ai d’ailleurs pas très bien saisi son rôle à elle et à son copain dans la suite de l’histoire. Certes, ils semblent connaître la blonde morte, mais est-ce qu’ils sont impliqués ? Ce qui est le plus intéressant pour le moment, c’est la relation entre Wes et Keating. On sent déjà la mentor face à son padawan, mais le fait qu’il détienne un avantage sur elle rend cette situation intéressante si le gamin ose s’en servir. Puis on a quasiment l’épisode du point de vue de Wes pour le moment, alors il faudra voir par la suite…

BACKGROUND: MATT MCGORRY, KATIE FINDLAY, ALFRED ENOCH, KARLA SOUZA, AJA NAOMI KING, JACK FALAHEE, BILLY BROWN, LIZA WEIL, CHARLIE WEBER;  FOREGROUND: VIOLA DAVIS

Alors oui, c’est très irréaliste, malgré le fond criminel, ça reste un bon vieux drama à la limite du soap (moins que Grey’s et Scandal pour le moment) appartenant au Shondaland, ne l’oublions pas. Ce qu’on attend ici, c’est de l’humour, des intrigues alambiquées qui nous baladent (tellement tarabiscotées que ça en tire sur le ridicule), la résolution de l’affaire grâce à la supra intelligence de l’héroïne (c’est la meilleure, et alors ?), un happy ending même pour les criminels, des relations qui se font et se défont (et tout le monde qui trompe tout le monde), des personnages tellement stéréotypés qu’on n’aurait même pas pu les imaginer (et qui ont encore le temps bien définir leurs contours). C’est aussi vrai qu’on sert des plats tout préparés sur un plateau au téléspectateur qui ne réfléchit pas (ah bon, les deux morts sont liées :’O ? Mais comment !) mais qui est diablement diverti. J’ai bien aimé le dynamisme de l’épisode, et si les scènes en accélérées deviennent une signature de la série, ça ne me dérangera pas le moins du monde. L’ambiance un peu noire donne une petite touche d’originalité à l’ensemble. Je pense être très enthousiaste pour le coup, car je n’en espérais pas tant. Sur la forme, c’est une énième série de network à des lieux de l’écriture de The Good Wife ou même de l’humour de Castle, mais il y a tout ce qu’on peut attendre d’une série grand public. Bref, Murder, she said.

Dès la fin de l’épisode on a deux morts, le mari donc, et la jeune étudiante du campus de Middleton. Quelque chose me dit que les cadavres ne vont pas s’arrêter là. Ma théorie reste pour le moment que les élèves croient que leur prof a tué son mari car il l’a trompait. Sauf qu’en vérité c’est la version avocate de Paris Geller qui l’a tué car elle avait également une liaison avec lui, donc crime passionnel. Mais Keating a disparu et ses élèves ne savent pas trop quoi faire, donc ils enterrent les preuves…

Bienvenue dans le cliché de « Gotham » City…

Premier épisode...

Gotham

C’est sombre. Très sombre. En fait, Gotham City m’a toujours rappelé Sin City ironiquement. Avec le vice qui sévit, la corruption de partout, c’est du pareil au même quoi… Puis du Frank Miller de partout, de là, plus qu’un pas pour faire un amalgame. Sauf qu’il y a un JUSTICIER à Gotham, qu’il n’y a pas forcément à Sin City. Je ne suis pas du tout une connaisseur du monde des comics, et j’en sais encore moins sur Batman mis à part les quelques films que j’ai pu voir ces dernières années qui ne m’ont même pas plu, même si j’admire quelque part l’approche nouvelle très dark des films de superhéros de Christopher Nolan, eux aussi ne sont pas tout blancs, et surtout, manquent cruellement d’humour (même dans des tentatives de blagues par des personnages psychotiques). Quelque part, je regrette même qu’on parle de Bruce Wayne ‘-‘.

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J’aime bien la droiture du jeune James Gordon (Ben McKenzie, le petit Ryan a fait du chemin depuis The O.C.), la roublardise du personnage de Donal Logue (on tombe dans le cliché le plus pur, le partenaire ripoux), l’accent bien prononcé de Sean Pertwee (qui n’a pas encore les années nécessaires pour avoir la classe de Michael Caine mais qui a son propre charme provincial), la ressemblance frappante du jeune Bruce à celui du film de Batman Begins (je me dois d’y voir un fait volontaire), la folie indéniable du Pingouin (à éviter de regarder dans les yeux), et l’atmosphère de la ville en général (très beau visuel qui est proche de celui de la trilogie Nolan, mais qui garde un aspect comics que j’ai bien aimé). Car ça n’aurait pas été Gotham sans l’ambiance véreuse. Oui, Ryan… euh McKenzie est pas mal dans le rôle, déjà dans Southland il avait mûri et rendait très bien dans le rôle du flic incorruptible, mais avec un passé assez flou pour qu’il frôle avec les limites du raisonnable.

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A dire vrai, je ne suis pas du tout surprise par ce pilot. Je m’attendais à une série dans la veine de Arrow plus qu’Agent of S.H.I.E.L.D. et n’appréciant pas du tout la première et ayant du mal à entamer la seconde, je n’avais pas du tout d’espérances pour Gotham. Déjà, je n’ai pas compris pourquoi ça ouvrait sur Catwoman. Je veux dire… on parle de la genèse de l’inspecteur Gordon, on ne parle même pas de Batman que diable ! Alors qu’est-ce qu’elle vient tout de suite faire là-dedans ? Et perso, je ne suis pas là pour regarder « Les jeunes aventures de Catwoman », mais bien pour en apprendre plus sur Gordon (en même temps, le prochain épisode est titré « Selina Kyle »…). Pour un premier épisode, il n’y avait pas besoin de mettre autant de références/clins d’œil oO. Ils ont vraiment tout mis, Poison Ivy, l’Homme Mystère… Trop, c’est trop. Et après, il y a toutes les références qui me passent par-dessus de par mon ignorance, les personnages de la brigade criminelle ><. Un peu de références n’est jamais désagréable, et je suppose que ça allèche les fanboys/girls, mais il faut aussi être consistant dans le concept de la série. On se contente de ce qu’on a, pas de mutants, pas de gadgets hyper sophistiqués, non, non.

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Je dois avouer, au final, ça ressemble au procedural de base avec un petit truand de rien du tout qui sera attrapé toutes les semaines… et bien, ça ne me dérange pas. L’ombre de la mafia plane toujours avec un Falcone encore bien jeune, et un nouveau personnage de l’univers Batman en la personne de Jada Pinkett Smith. Malgré un ensemble trop lourd pour un premier épisode, l’idée de le voir attraper des méchants ne me déplaît pas, car Dieu sait qu’il y en a à coffrer à Gotham. Alors oui, le coup monté du départ est un commencement comme un autre pour la croisade de Gordon avant qu’il ne devienne aussi cynique et « lackadaisical » (nouveau mot dans mon vocabulaire, merci x’) que son partenaire de Bullock. Il se place comme protecteur de la pauvre et de l’orphelin, pourquoi pas. Petit point d’interrogation sur sa fiancée quand même, je ne comprends pas du tout son rôle et son passé ^^’, elle est jolie à regarder, certes, mais du coup, en tant qu’ignorante de l’univers, je ne comprends pas du tout la référence. Néanmoins, ce début tombe assez dans le cliché. Dans l’extrême de tout, trop de mafieux sans l’esthétisme de Sin City, trop de phrases moralisatrices sans profondeur « fear is good« … Je vais sûrement donner une chance à la suite sans y porter trop d’espoir car c’est assez vite lassant.

(P.S. : rien à voir, mais je n’aime pas du tout la police d’écriture du titre de la série… ça fait cheap et trop ressemblant à Arrow ‘-‘)

Tout le monde ne peut pas être « Scorpion »…

Piloteuh.

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O-k-a-y. Donc de par le monde, il y a des génies incompris. Walter O’Brien en est la preuve (c’est en fait une personne réelle qui travaille dans la défense américaine x’). Très bien. Et notre héros fait partie des cinq personnes les plus intelligentes de la planète. Très bien aussi. Même plus qu’Einstein visiblement, mais M. Einstein n’avait pas vraiment de difficultés dans les relations sociales (au contraire, c’était un bon vieux coureur de jupons). Je ne vais pas faire de généralités, mais souvent les gens aux QI élevés ont une forme d’autisme, ce qui leur permet d’exceller dans des domaines très précis. Mais dans Scorpion, au lieu de nous faire entrer dans leur monde pour mieux les comprendre, on se retrouve à la porte en étant au préalable prévenus « vous êtes trop bêtes pour pouvoir comprendre ». C’est un peu dommage ^^’.

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Le gros plus de la série est le petit gamin pour moi. Ça met une touche d’humanité dans un épisode dénué de toute émotion. Beaucoup de blabla et de termes techniques pour prouver qu’ils savent de quoi ils parlent. Leur merry band est forcément composée d’un type plus ou moins normal mais supérieurement intelligent surtout en informatique (Elyes Gabel vu dans Game of Thrones ou Body of Proof), d’une Asiate douée en mécanique (Jadyn Wong, car comment passer à côté des génies sans inclure un Asiate), d’un physique quelconque (Ari Stidham qui a grandi depuis Huge) matheux et d’une sorte de bout-en-train pince-sans-rire psychologue (Eddie Kaye Thomas qui restera à jamais le Finch d’American Pie). Kudos pour ça, on n’a pas les origin stories à la noix où on doit se taper les présentations des personnages qui peuvent très bien arriver ultérieurement. On les voit au bord de la faillite avec leur petite entreprise qui ne perce pas malgré des esprits brillants. Ce sera grâce à la sécurité intérieure qu’ils vont avoir leur moment de grâce. Attention, toute communication avec les aéronefs de LAX a été perdue… *petite musique de Mission Impossible* et voilà que la joyeuse bande arrive à la rescousse ! Ils vont s’établir dans le petit diner dont leur chef vient de réparer le réseau, car évidemment comme c’est lui qui l’a réparé donc il est ultra stable, où il y a justement une serveuse qui a un fils qui semble être très précoce.

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Toutes les scènes avec Katharine McPhee (quand est-ce qu’elle chante :’D ?) sont d’un mélo incroyables, avec elle qui a les yeux larmoyants à chaque fois qu’O’Brien délivre une vérité/explication sur son fils. C’est elle aussi qui va servir de point de normalité pour ces marginaux. Pour intégrer la bande, il faut toutefois passer un test, à savoir rouler à toute vitesse dans LA pour rejoindre l’aéroport, choper un câble ethernet d’un avion en plein vol pour l’accrocher à l’ordinateur qui puisse télécharger le logiciel adéquat, presque perdre l’ordinateur car forcément la vitesse d’un avion est légèrement supérieure à celle d’une voiture de sport (oui, le réalisateur du pilot est Justin Lin, celui à qui on doit quelques Fast and Furious huhu) même à pleine puissance, le tout sur un fond vert qui donne réellement envie de pleurer. Elle a bien sûr tout passé haut la main, même si concrètement, je trouve son rôle très siphonné. En échange de ses capacités sociales, O’Brien lui traduira son fils, oui, lolilol. Non, il ne faut pas chercher un semblant de réalité dans cette série.

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Ça m’a plus rappelé Numb3rs que The Big Bang Theory comme j’ai pu le lire. Je veux dire, ce n’est pas parce que ce sont des geeks avec leur petite chemise et jacquard qu’il faut les catégoriser *soupire*. Je l’avais vu en pre-air, et je pense que j’avais vraiment détesté. Mais dans les nouveaux procedurals du moment, il arrive quand même à se sortir du lot malgré les explications où on se sent totalement largués. C’est juste que pour un premier épisode, il n’y a pas trop d’infos ni pas assez, ils n’essayent pas de racoler, mais prônent une approche directe. Chaque semaine, des missiles nucléaires à contrôler, les Etats-Unis d’Amérique à protéger, et bientôt le monde :’D ? Donc bon, c’est pas gégé voire même ridicule, mais c’est assez divertissant (même si ce n’est pas trop mon style)… et ça correspond plutôt bien à CBS. Je ne me leurre pas en disant qu’ils s’y connaissent en procedurals… en plus, le vrai Walter O’Brien va leur filer un coup de main pour quelques scénarios dans le futur, que ce soit tiré de sa propre vie ou juste pour apporter un regard authentique.

Pardon, « Madam Secretary »?

On continue dans les pilots.
Et vivement les formats 20 min car je commence déjà à en avoir marre des 42 min...

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Bon, rappelons juste que leur Secretary of State est un peu notre ministre des affaires étrangères, et en l’occurrence, il est plutôt haut-gradé x’). Evidemment, maintenant qu’on parle de femme politique, on pense à ses précurseurs, comme Commander in Chief… Quand on pense au gouvernement, on se réfère sans doute A la maison blanche ou dans une moindre mesure à Veep. Dans le cas de Madam Secretary, on serait plus coincés entre Commander in Chief et Political Animals pour le côté drama (et les affaires étrangères pseudo superficielles mélangées à des questions de vie ou de mort). Et dans la vraie vie, même si les gens ont dit que ce n’était pas vraiment de la promotion pour Hillary Clinton, je me permets de toussoter un petit peu (d’ailleurs, j’ai presque envie de lire son autobiographie maintenant pour voir s’il y a des ressemblances haha, enfin, j’aimerais aussi lire la bio de Trierweiler… bref, je m’égare). La série serait née suite à l’attaque de Benghazi, on peut donc penser qu’à un moment ou un autre, ils vont en parler… et peut-être que madame la secrétaire d’Etat se retrouve dans les chaussures de Clinton :’). Mais l’avoir couplée avec The Good Wife (non, je résiste avant de regarder la reprise !) est plutôt une bonne idée même si elle n’est sans aucun doute pas au même niveau…

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Je vais être directe, je ne sais pas trop quoi en penser. Ce n’était pas spécialement génial, mais ce n’était pas mauvais non plus. La particularité de cette secrétaire d’Etat ? Son CV semble plus adéquat pour une série d’espionnage que pour une série politique, et en voilà encore une qui contourne un peu les règles pour employer ses propres atouts pas toujours très légaux et qui n’en fait qu’à sa tête. Elle a une aura qui se voit à des kilomètres, Téa Leoni a bien fait d’accepter ce rôle qui lui va comme un gant, elle en impose (c’est ce qui me rappelle principalement Sigourney Weaver dans Political Animals :’). L’épisode est assez anodin pour un season premiere. Le secrétaire d’Etat meurt dans un accident d’avion (complot ?), hop, le président des Etats-Unis d’Amérique (Keith Carradine) désigne son remplaçant en la personne d’Elizabeth McCord, ancienne analyste de la CIA qui prend du repos à l’école où son mari (Tim Daly, Pete qui est devenu ridicule à la fin de Private Practice) enseigne un cours de religion (pourquoi pas, ça lui donne une sorte d’image de vieux sage). Après tout, avoir une vie normale (notamment dans un ranch avec des chevaux) avec deux ados dont l’un est anarchiste, ce n’est pas facile à jongler avec une vie politique. Autour d’elle, on a une pléiade d’acteurs connus qui ont l’air plus ou moins gentils *sort*. Oui, car on sent déjà que le chief of staff (Zeljko Ivanek) ne va pas être une mince affaire. Comic relief en la personne de son assistant Blake (Erich Bergen) et Dieu sait qu’il y en a besoin. La très bonne surprise du cast pourrait être Bebe Neuwirth, j’aimerais parier dessus…

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Ce n’est toutefois pas une série comme A la maison blanche car il n’y a pas cette même intrusion dans le cabinet, c’est beaucoup trop dramatique pour ça. J’espère qu’il n’y aura pas un incident diplomatique chaque semaine à résoudre non plus, car ça va devenir très lassant, surtout sur 21-22 épisodes… Car l’originalité ne repose pas dans l’écriture, donc si ça continue vers des épisodes stand-alone, j’espère qu’ils en ont sous le coude. A part ça, il y l’aspect complot : deux morts « accidentelles » pour un pilot, c’est un peu gros pour ne pas y voir des signes. Du coup, ça pourrait être la trame de fond qui devrait changer la donne. Puis avoir une femme de pouvoir, c’est toujours délicat, reconnaissons-le. C’est vrai que les femmes doivent s’y prendre autrement… quand elles veulent sauver les gamins, ça passe pour une excessive émotivité, quand elles ne veulent pas les sauver, c’est pour prouver quelque chose, quand elles hésitent c’est parce que leur mental ne suit pas… Bref, ce n’est pas évident, leurs décisions sont toujours remises en cause et quand leurs personnages sont bien écrits, elles sont vraiment intéressantes, on le voit avec Alicia Florrick. Pour le moment, je trouve le personne de McCord assez cohérent dans sa façon de se démarquer, je vais donc suivre d’un œil distrait les prochains épisodes :’).

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(P.S. : je ne sais pas si c’était comme ça pour Clinton, mais en tout cas, elle a bien supporté le poste si c’est vrai x’)

« The Mysteries of Laura » – Où ça ?

Pilot...

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Je ne sais pas trop quoi dire. Je crois que je n’arrive pas à prendre Debra Messing au sérieux en tant qu’inspectrice. Clairement, rien que la musique ça se veut comique. La scène d’ouverture est totalement farfelue et les gros signaux « ATTENTION » apparaissent. Okay, Laura Diamond est cool, elle tire sur les gens et leur bousille l’oreille, elle en a dans le pantalon quoi. Le générique, on le dirait sorti des années 90 :’/. D’ailleurs, l’ensemble se veut assez rétro (allô les bureaux du commissariat, et son break, et son col roulé ?). Jusqu’à un point que ça en tire sur le ridicule… Il y a des choses qui ne font juste pas bon ménage, comme comédie à outrance avec un à côté de cop show. Tout le monde n’est pas Brooklyn Nine Nine (et encore, quand on aime bien cette série). On se rappelle The Good Guys, ou justement, on ne s’en rappelle pas :’D. Une dramédie sur fond d’enquête policière qui n’a pas duré une saison. C’est assez lamentable, il n’y a pas de mystère du tout. En fait, l’affaire « criminelle » à côté est carrément plus que tirée par les cheveux.

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Côté bureau, son partenaire est un bon vivant Afro-Américain qui parle comme s’il était de la cité (Laz Alonso qu’on a pu voir dans Breakout Kings) et il y a une petite compétition avec l’autre femme du commissariat, Betty (Janina Gavankar qui m’a surtout marquée dans The L Word mais elle joue également dans True Blood) la lèche-botte de service, deux personnages secondaires dont on n’a rien à faire. Son boss et mentor, c’est le papa de Veronica Mars qu’on ne va pas voir longtemps… Mais bien sûr, les méthodes non orthodoxes de Laura la hissent au top des flics, celle qui sait esquiver les règles (oui, elle est alcoolo aussi) et qui gère (un as du tir). Je trouve ça dommage qu’on n’ait pas pu suivre l’affaire de plus près, que ça en fasse un vrai cop show où au moins on s’intéresse aux suspects et où le spectateur peut émettre des hypothèses. Au moins, il y aurait un intérêt. Là, on est juste ballotés entre sa vie professionnelle et son drame familial qui sont aussi creux l’une que l’autre.

Messing en mère de famille paumée, oui, ça le fait un peu plus. Elle est débordée de tous les côtés par ses gamins et avec un mari (Josh Lucas qui a une ressemblance avec Christopher Eccleston x’) qui ne veut pas signer les papiers du divorce et qui finit par se retrouver COMME PAR HASARD à la tête du district de sa femme (oui, car entre temps, on apprend que le commissaire en charge était en fait le meurtrier de l’affaire, donc évidemment, il a perdu son job avec cette histoire alambiquée que seule Laura a comprise). Son mari, c’est un grand enfant qui est chiant sur tous les points, mais qui cherche quand même à se faire aimer car BIEN SÛR, il fait traîner le divorce car il aime toujours sa femme malgré le fait qu’il l’ait trompée. Leurs enfants sont insupportables, des démons incarnés. Leur storyline avec l’école était à se prendre la tête entre les mains et à soupirer. C’est plus ou moins ce que j’ai fait à vrai dire. De *facepalm* en *facepalm*, calmer ses enfants avec du sirop pour la toux car ils sont complètement hyperactifs (il faut consulter un médecin dans ces cas-là, ma grande), à l’alimentation plus que douteuse, mais il faut lui pardonner, à côté elle a un vrai boulot vous comprenez ?

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Je pense qu’on ne peut suivre cette que si on est fan (à fond) de Debra Messing, mais je préfère encore me refaire les Smash plutôt que d’endurer autant d’absurdité… Ironiquement, après Les bracelets rouges, il s’agit encore d’une adaptation de série espagnole et ils n’ont même pas pris la peine de changer le titre (j’espère qu’elle est meilleure). Encore, si la série était diffusée sur Lifetime, je comprendrais et j’arguerais l’argument de la cible « mère au foyer », mais là, il n’y a pas d’excuse valable pour autant de médiocrité… Donc non merci pour la suite pour ma part.