Les nouveautés de la rentrée – Partie Tou

Il reste encore quelques séries d’ici quelques semaines, et peut-être que je ferai également un tour du côté des UK (Moon Boy ou Hunted par exemple), mais généralement j’aime bien attendre que ces séries soient finies avant de les marathonner vu que souvent, il n’y a que 6 épisodes. Bref, la partie ouane avait plutôt des comédies, là, ce sont principalement des dramas (même si pour certaines, on se demande :’x).

Arrow (CW) : Le premier très bon point à noter est le costume du héros. Il avait déjà été dévoilé au Comic Con de San Diego cette année (et j’avais été impressionnée), mais il n’est pas plus mal de le répéter, il est plutôt bien réussi. Ce mélange de style moderne et de Robin des Bois (sans les collants x’). Les couleurs sombres ne font pas femmelette pour sûr. Le premier épisode en lui-même a offert pas mal d’action. Suivant un ordre chronologique, le spectateur a bien compris ce qui était arrivé à Oliver Queen aka Green Arrow. Processus logique, et plutôt bien amené. Les autres personnages se greffent peu à peu et on devine un plus grand complot qui va pouvoir servir de prétexte pour voir Green Arrow. Si la relation du duo principal (Stephen Amell vu récemment dans Private Practice et Katie Cassidy la it girl du moment qui retournera dans le dernier épisode de Gossip Girl) se dessine déjà, entre le love/hate, on sent également venir trahison et mensonge. Le grand méchant est là, l’action démarre. Forcément, la comparaison est facile avec Smallville. On ne va pas l’éviter. Mais la différence, c’est que Clark Kent était au lycée quand la série a commencé et là, Oliver Queen est déjà un golden boy presque mûr. Néanmoins, la touche ado est apportée par sa petite sœur, donc on aura toujours l’aspect problèmes d’ados pour garder le public de la chaîne. Puis, j’aime bien les arcs, alors la curiosité me pousse à continuer un peu avant d’abandonner :’).

Chicago Fire (NBC) : Les pompiers. C’est une belle communauté, très différente de celle qui nous est montrée dans Rescue Me mais qui nous rappelle plutôt un peu New York 911 (je ne remonterai pas jusqu’à l’ère d’Emergency!). Ce sentiment de déjà-vu est donc normal. Toutefois, cela n’est pas forcément négatif. En effet, une série traditionnelle peut être la bienvenue parmi toutes celles qui tentent de sortir du lot par leur originalité. Le pilot est très classique, tous les personnages nous sont présentés, le cadre est posé, et tout de suite, on voit les adjectifs qui vont être collés sur la tête de chacun sans oublier la touche émotion du début et de la fin. Il y a là encore une pléiade d’acteurs, et on mise fort sur l’attraction de la testostérone (Taylor Kinney vu dans The Vampire Diaries et pour le côte potins, il est également le petit ami de Lady Gaga, Jesse beurk Spencer qui a vite retrouvé du travail après House…), ou encore des atouts féminins (Lauren German, Monica Raymund dont le saut sur The Good Wife était fort sympathique). La romance est déjà dans l’air en plus des incidents qu’ils auront à faire face. Rappelons qu’il s’agit de la nouvelle série du créateur de New York Police Judiciaire, Dick Wolf, et que le monsieur connaît son travail fort de son expérience avec ses 20 années de Law & Order. Le style ne m’intéresse pas du tout, et j’avoue que je trouve ça plat. Je suivrai pas x’D.

Beauty and the Beast (CW) : Vous vous rappelez certainement de Lana Lang dans Smallville ? (Oui, cette série aura été une grande source de convergences cette année pour la CW x’) La pom-pom girl de service dans les premières saisons, qui deviendra la potiche de service dans les saisons suivantes… Imaginez-la en inspecteur de police dans le département de la Criminelle. Vous n’y arrivez pas ? C’est sans doute normal vu sa crédibilité (comme je le disais sur Twitter, autant que Rachel Bilson en médecin huhu), même si elle semble avoir mûri un peu depuis. La série ne dispose pas de grands moyens, cela se sent de partout (OMG la première scène où elle court devant les lumières de la ville et où ça pue le fond vert à plein nez), tant dans l’affaire à élucider que dans le reste. En plus du côté procédural (qui n’est pas vraiment important, avouons-le), il y a le mélodrame personnel de l’héroïne. Ce premier épisode a bouclé le mystère (qui aurait pu être intéressant) de l’identité de la Bête très rapidement, il reste à voir sur quoi la suite va porter. Le fantastique s’ajoute par touche légère et pourrait peut-être être exploitée d’avantage. Tant que la plastique du héros (car ouais, Jay Ryan n’est pas des plus laids x’) puisse porter la série plus loin et qu’elle ne tombe pas dans le mielleux ce qui risque pourtant d’arriver… Ah si, une chose, Kristin Kreuk s’est fait faire un blanchiment des dents je crois, car je me rappelle que ça me choquait sa couleur dans Smallville, et là, pas du tout :’D.

Nashville (NBC) : Un OST va-t-il sortir ? Car il y a eu plusieurs chansons déjà dans ce season premiere dont plusieurs se sont plutôt bien placées au classement iTunes US. De la country assez classique à une country plus commerciale, avec de forts accents texans. La couleur est annoncée d’emblée, ce sont bien de vrais chanteurs et pas que des drama queens. De surcroît, l’aspect politique ajoute un petit côté de complot à ce drame qui pourrait tirer sur le soap. Et surtout, qui n’aime pas la présence et l’élégance de Connie Britton (car la femme du « coach » dans Friday Night Lights primera toujours devant American Horror Story que j’ai jamais vu x’D) ? Surtout face à la blondasse fadasse et grognasse (kill a cheerleader, save the world, oui je l’adore) qui a détruit Ally McBeal *sort*. Certes, il s’agit d’une série musicale (et par définition, j’aime les séries musicales :’D), mais la country est un genre très apprécié outre-Atlantique (avec l’accent texan, j’aimerais bien qu’ils aient Blake Shelton en guest *sort encore plus loin*), donc je suppose que ça marchera sans doute mieux que Smash (qui est pourtant magnifique à suivre et j’avais préféré le pilot). Toutefois, le but n’est pas encore très net, même si on sent la concurrence entre les deux générations qui annonce des étincelles.

Emily Owens M.D. (CW) : Avons-nous là la série pour prochainement remplacer Hart of Dixie ? En tout cas, la CW a récupéré ses anciens acteurs (Justin Hartley, justement, l’ancien Oliver Queen de Smallville, ou encore Michael Rady vu dans Melrose Place 2.0 et c’est assez ironique car son ancienne collègue, Katie Cassidy, joue justement dans le nouvel Arrow. Bref.) pour travailler sur cette série. Un interne de première année arrive dans un hôpital. Effectivement, ce n’est pas sans rappeler Grey’s Anatomy, mais je crains que la comparaison s’arrête là. J’ai vraiment trouvé le pilot assez ridicule et gnangnan. En effet, Emily Owens (Mamie Gummer, la fille de Meryl Streep donc, qui aurait peut-être dû rester sur The Good Wife… je crois que même Off The Map était mieux ‘-‘) va retrouver non seulement sa rivale du lycée (n’oublions pas qu’on est sur la CW) mais également son ancien amour d’école de médecine. Personnages clichés, du gaffeur maladroit mais gentil au beau gosse assuré en passant par la garce de service. Et tout ce drama dans un hôpital. Ouaip, décidément, j’aimerais bien savoir si ça arrive vraiment.

666 Park Avenue (ABC) : Un œil au casting et tout de suite, on a le droit d’être emballé. Les honneurs reviennent très certainement à Terry O’Quinn et Vanessa Williams (dire que je croyais qu’elle ne savait que faire de la comédie potache avec ces rôles précédents dans Ugly Betty ou encore Desperate Housewives ><) qui nous surprennent agréablement. L’aspect fantastique marche plutôt bien malgré des effets spéciaux un peu légers. Comme l’intrigue se concentre principale sur l’immeuble, c’est intéressant s’ils vont développer l’huis-clos. L’audience malheureusement ne suit pas vraiment pour le moment. C’est la malédiction Rachael Taylor qui frappe en fait x’D. Cette blonde est aussi lisse qu’un parpaing, heureusement qu’elle n’est pas trop moche. Je ne sens aucune alchimie avec Dave Annable (que je n’aime pas en fait, et je sens déjà qu’on me maudit de partout). En fait, même si je n’aime pas la série, je ne comprends pas pourquoi elle ne marche pas (je prends Revolution par exemple, j’aime pas, mais je comprends qu’elle marche), y a du sexe/romance, du fantastique (qui fait un peu peur x’), des acteurs connus (plutôt beaux en plus), pas trop mal réalisé… C’est bizarre. C’est la case horaire du dimanche ?

Made In Jersey (CBS) : Il est facile de faire de l’humour avec les séries de prétoires. On l’a vu avec Ally McBeal (je crois que c’est difficile de ne pas mentionner cette série quand on parle d’avocats x’D), Eli Stone et plus récemment Drop Dead Diva. Cependant, il reste des limites. Des limites comme ne pas faire un mix de La Revanche d’une Blonde et Ugly Betty. Car on peut malheureusement tirer sur le ridicule. Et visiblement, Made in Jersey n’a pas vraiment convaincu vu qu’elle a été la première série annulée. Je ne suis pas sûre qu’elle sera regrettée… En tout cas, le retour de Kristoffer Polaha n’aura pas duré très longtemps.

Chaque année, j’ai l’impression que la conclusion est pareille. « Mais où sont passées les bonnes séries ? » J’avoue, l’an passé j’avais pas trop aimé grand-chose (même si au jour J, là, je dirais que Once Upon A Time a été une petite révélation) sur le coup, alors peut-être que ça viendra plus tard. Mais comme on dit, le « cru » 2012 n’est pas terrible, il y avait pourtant des projets osés… Mon coup de cœur restera Go On, et on verra par la suite ce qui s’améliore (j’en rêve encore…).

Les nouveautés de la rentrée – Partie Ouane

J’ai bien la flemme de faire un post pour toutes les nouveautés (surtout, que je ne continuerai pas la plupart voire toutes sauf deux), alors je fais un post commun pour toutes celles que j’ai vues. C’est en gros ce que vous pouvez lire sur BS avec des remarques plus personnelles ^^’. Un second billet suivra en octobre pour celles qui n’ont pas encore été diffusées :’).

Last Resort (ABC): L’histoire se passe principalement dans un sous-marin. Oui, vraiment. Des termes techniques peu connus, des faits intéressants (par exemple, les femmes Marines ne sont autorisées à servir à bord que depuis 2010 et le passage de l’équateur), un complot. Ce premier épisode n’explique pas grand-chose mais nous plonge bien (jeu de mots gratuit) dans le bain. Toutefois, le foisonnement de personnages rend difficile de suivre la série. Qui est le lieutenant, capitaine, taulier ? Qui sont ces gens qu’on nous montre sur l’île ? Pas besoin de dire que je me suis sentie un peu bête en visionnant l’épi. Et plein d’autres questions que la suite permettra sûrement de répondre. La plupart des gens n’y connaissant rien en sous-marin, il est difficile de savoir si la série est réaliste ou pas. Ce qui est sûr, c’est que si elle continue à avoir plusieurs intrigues parallèles avec ses 50 personnages, elle va finir avortée à la The Event. Mais ce premier épisode intrigue quand même. La série est de Shaw Ryan, créateur de The Shield, donc bien habitué au genre. Après, ce sera des épisodes clôturés, ce qui ne me plaît pas vraiment, et je m’incline devant ce foisonnement de persos. Par curiosité, je regarderai le deuxième épisode (et par appréciation pour Dichen Lachman ^^’), mais ce sera tout…

Revolution (NBC) : Les quelques mots « par le créateur de Lost« , « créé par J.J. Abrams » suffisent généralement à mettre la puce à l’oreille (et pas toujours d’une bonne manière)… Revolution sera-t-elle le nouveau Flashforward ? Une promotion plus qu’étendue pour finir avec une saison de 22 épisodes ? Qu’on aime ou qu’on aime pas Abrams (bon, moi, je ne l’aime pas vraiment, je trouve qu’il abandonne bien vite ses séries et qu’il en profite juste pour créditer sa filmographie ‘-‘, la bonne époque de Felicity est loin derrière…), il faut reconnaître une chose, il n’a pas peur de voir les choses en grand (et les studios n’ont pas peur d’investir). Si on pouvait résumer ce premier épisode, il est divertissant à la manière d’un network, mais rempli d’incohérences et d’absurdités. Les effets spéciaux sont un peu (euphémisme) cheap, et le casting… d’une héroïne qui pourrait profiter de quelques cours de charisme (face à un miroir, comme dans les Sims) à un père (il était très bien dans The Good Wife soit dit en passant) sous-exploité, il semble réunir des visages secondaires du monde de la science-fiction fantasy pour jouer sur la corde « fan » (le type de The Cape, avec le papa de Toilettes…) . Ce mélange de médiévalo-fantasy pourra en attirer plus d’un car le paysage télévisuel actuel est très pauvre dans le genre… Je regarderai tant qu’Elizabeth Mitchell (elle a trop vieilli et elle est trop botoxée :’O, pourtant V ne date que d’il y a trois ans !) sera présente. Ou bien j’attendrai que la saison se finisse et je me ferai un marathon…

The New Normal (NBC) : Ryan Murphy est à la tête du projet, il aime mettre son homosexualité en avant (le côté marketing marche bien en tout cas, j’ai hâte de voir The Normal Heart). Il serait ironique de dire que The New Normal est rempli de clichés, le personnage principal est lui-même un cliché ambulant. Ellen Barkin en mère psychotique et traditionnelle est de plus en plus refaite, et s’il y a un protagoniste qui sauve un peu la série de par sa normalité, c’est Justin Bartha (le futur marié de Very Bad Trip). Encore une fois, un enfant précoce se retrouve au générique d’une série (elle fait un peu penser au rôle d’Abigail Breslin dans Little Miss Sunshine avec les mêmes mimiques, pour ceux qui ont vu le film). Un couple gay se prépare à la tâche ardue qu’est la parentalité en prenant connaissance avec la mère de leur futur enfant. Non seulement il y aura la phase pré-natale, mais si la série est reconduite, la phase post-natale avec l’éducation de l’enfant sûrement. En tout cas, la série ne m’a pas parlé ‘-‘.

Partners (CBS) : A première vue, quand on voit le casting, on se dit que cela peut être attractif (sur les quatre persos principaux, j’aurais regardé leur série par curiosité de toute façon). Ensuite, on lit le synopsis et on prend peur. Enfin, on visionne le pilot et aïe (en oubliant le fait qu’une sitcom en multi-caméra, c’est totalement has been). L’oppression des rires préenregistrés, la sensation des jeux forcés, la non-alchimie des acteurs… Certes, le casting était attrayant, mais de les voir ensemble, quelque chose bloque. Et ce n’est pas simplement la différence de taille entre David Krumholtz et Sophia Bush ! En tout cas, être gay semble être très à la mode dans cette rentrée, ou du moins, c’est le nouveau critère de sélection pour devenir une série. Je crois que plus de la majorité des nouvelles série ont un perso homo x’D. C’est juste que j’ai l’impression que c’est du vu et revu, et c’est franchement dommage… Même si ce n’est que 20 minutes, je ne vais pas continuer.

The Mindy Project (FOX) : Si on oublie la petite voix fluette de l’héroïne qui peut être irritante, cette sitcom a un vrai potentiel (même si je n’aime pas le titre… franchement, vous avez pas pu trouver mieux ?!). Encore faut-il que l’humour de Mindy Kalling vous parle. Si ce n’est pas le sien, peut-être que Chris Messina pourra vous convaincre. Les mésaventures d’une jeune fille romantique narrées sur un ton cynique est monnaie courante de nos jours, on pourrait croire que Bridget Jones s’est réincarnée dans toutes ces jeunes femmes blasées. Le second degré peut quand même être lourd parfois, surtout s’il y a trop de parlote. Car il y en a vraiment beaucoup… Le style à la première personne ne touche pas tout le monde aussi, surtout quand la narratrice est aussi « Mindy »… J’aimerais bien voir le deuxième épisode pour me faire un avis définitif (oui, je sais, c’est pas après deux épis qu’on peut se faire une idée, mais globalement, quand on n’a pas assez de temps, si x’).

Ben and Kate (FOX) : Deux têtes d’affiche totalement inconnues (plus ou moins) qui arrivent à faire rire, ce qui n’est plus si évident de nos jours… Un petit moment émotionnel dans ces 20 minutes d’humour, c’était assez sympa. Je pense que ça peut plaire à un large public, mais il faut surtout accrocher à la relation entre le frère et la sœur dès le départ (d’ailleurs, ça manquait ça, depuis The New Adventures of Old Christine ^^). Petit plus pour la gamine qui n’en fait pas trop, qui n’est pas non plus trop mise en avant mais qui est quand même adorable ainsi qu’à la petite touche anglaise apportée par Lucy Punch. J’ai vu que pas mal de gens avaient bien aimé, je reste neutre pour le moment… On dirait qu’avoir un gamin un peu malin fait aussi partie des nouveaux critères de sélection (bon, même si j’avoue que la petite, je l’avais déjà trouvée super mature dans Nouveau Départ, We Bought A Zoo en VO)…

Vegas (NBC) : Chaque année, un thème prépondérant ressort des nouvelles séries, cette année, on dirait que c’est le western et la mafia, ou en gros, les séries d’époque. Vive les revival \o/. Je suis vraiment intriguée par ce premier épisode. Le mélange des genres est fascinant, et puis le casting vaut le coup d’œil, de Dennis Quaid (encore un acteur qui passe au petit écran), à Jason O’Mara (le papa de Terra Nova, on aurait pu s’en passer…), en passant par Carie-Anne Moss (une revenante, la Trinity de Matrix !), sans oublier Michael Chiklis (No Ordinary Family). Ils ont un accent chelou bien texan x’D. Ce premier épisode, je ne dis pas non, car j’ai beaucoup aimé l’ambiance. A suivre, donc. Même si j’ai peur que ce soit un chouilla trop sérieux pour moi ^^’.

The Mob Doctor (FOX) : Comment mettre au goût du jour la mafia et la médecine ? On est loin des Sopranos (en matière de mafia) et on est loin également de Combat Hospital (pour l’aspect urgentiste). Honnêtement, il est difficile de ne pas penser que la réunion des deux thèmes principaux est un tantinet ridicule… Parfois, il ne faut pas trop « oser »… Beaucoup de regards en coin, de pauses lourdes de sens, de la tragédie pas toujours sensible… Des opérations incroyables couplées à une affaire fédérale. Cela me paraît beaucoup à absorber, mieux aurait peut-être fallu choisir une approche unique, soit médicale, soit procédurale. En plus, l’héroïne, sur une échelle de « Oubliable » à « Whaou », tire vraiment vers le « Débarrassez-moi d’elle »… *à bas les blondes, surtout les fausses* C’est ça d’avoir un cast insipide ‘-‘.

Animal Practice (NBC) : Justin Kirk n’aura pas été au chômage très longtemps. Ce qui est sûr, c’est qu’il est l’élément central de cette nouvelle comédie. Peut-être que plus tard, les autres personnages qui ne semblent être présents pour le moment que pour lui donner le beau rôle, auront une meilleure storyline. L’histoire est assez originale, même si ce nouvel intérêt pour les singes intelligents semble assez incompréhensible (enfin, selon moi). Malheureusement, le côté cynique du héros n’est pas original du tout, du moins, il ne l’est plus. C’est un mix entre House et son ancien personnage d’Andy j’ai l’impression. Il faut voir ce que cela donne plus tard… Après, j’aime bien le casting secondaire (hormis l’histoire d’amour qui se profile), donc ça peut être drôle, et peut-être que Tyler Labine sortira enfin de sa malédiction. Mais vu l’audience de l’épisode 2, ça n’augure rien de bon.

The Neighbors (ABC) : Le plot était WTF ? Le trailer n’expliquait rien de plus. Ou au contraire, il était trop explicite ? Des extraterrestres dans un quartier résidentiel, une famille d’humains qui débarque… Il est difficile de dire si c’est un coup de génie ou du ridicule condensé. En tout cas, c’est assez curieux. Je ne saurais même pas dire si j’ai aimé… Mais on est face à un OVNI pareil (c’est le cas de le dire huhu), il faut se faire sa propre opinion :’). Et encore une fois, le ridicule ne tue pas. Puis je sais pas, c’est peut-être notre monde, mais j’aimerais bien qu’il y ait des extraterrestres parmi nous, juste comme eux, qu’on apprenne à se connaître et tout x’D.

Guys With Kids (NBC) : Les hommes au foyer, ça existe bel et bien. Mais est-ce qu’on a envie de le savoir ? Pas sûr du tout… Le premier épisode manque cruellement d’humour, tout nous est présenté avec un « voilà, riez. » mais on n’en a pas toujours envie… La déception est d’autant plus grande quand on sait que Jimmy Fallon est lié au projet (enfin, ma déception du moins, car je l’aime bien ce petit). La bromance ne fonctionne pas vraiment (les trois papas ne sont pas drôles ‘-‘, puis les voir porter en kangourou leurs gamins… pfff), même si ça fait plaisir de revoir Jesse Bradford sur les écrans. C’est sans doute le pilot que j’ai le moins aimé malgré la présence d’Erinn Hayes

Au final, pas de drama pour reprendre le flambeau de Desperate Housewives, ni pour remplacer House :’/. Beaucoup de formats 20 minutes en revanche, à croire que les gens ont plus besoin de rire parce que le monde est en crise *sort*. En annulation, je vois bien Guys With Kids x’D. On verra bien, mais NBC a vraiment une masse de nouveautés, alors ça va trancher fort…

« You must go on… » [Pilot & Episode 2]

Sur ces deux seuls épisodes.

Synopsis Allociné : Irrévérencieux mais néanmoins charmant commentateur sportif, Ryan King tente de surmonter tant bien que mal sa peine après le décès de son épouse. Son patron l’oblige à intégrer un groupe de soutien. Guère habitué à travailler en équipe, celui-ci, plus troublé que jamais, va devoir se surpasser et sortir de sa zone de confort. Trouvera-t-il une aide inattendue auprès des autres membres de la thérapie de groupe ?

Go On, c’est déjà un titre qui inaugure bien ce qu’on va voir. Une continuité en quelque sorte. Si Mr. Sunshine n’avait pas annoncé le comeback tant espéré de Matthew Perry, peut-être que cette nouvelle sitcom le fera. Ce n’est plus ABC qui est derrière le projet cette fois-ci, mais NBC. Déjà, au niveau des audiences, la série profite du lead-in de The Voice, et a réussi à attirer plus de 9 millions de téléspectateurs pour son deuxième épisode (bon, le premier ne comptait pas vraiment, il avait été diffusé en plein JO…). Pari gagné pour Perry, sa vie de veuf en a intéressé plus d’un. Et je pense que j’ai relativement bien accroché. J’ai toujours trouvé qu’associer un personnage avec un sport rendait une série immédiatement moins attrayante. Donc quelque part, Go On était déjà mal parti… Au début, quand j’ai vu le plot de la série, j’ai soupiré en pensant « Chandler se lance encore dans le sport, ça va faire un flop comme Mr. Sunshine, et ça ne va pas être drôle. » Car bon, Mr. Sunshine avait quand même un cast super sympa (Allison Janney d’A la maison blanche, Andrea Anders de Better off Ted etc.), Go On se récupère quelques visages connus mais pas tant que ça… Puis finalement, j’ai été assez satisfaite.

  • Matthew Perry : Ryan King est commentateur sportif… L’avantage, c’est qu’il n’assiste pas à tous les matchs, ni ne pratique, mais le désavantage, c’est qu’il y a la moitié des références que je ne comprends pas, car elles sont axées sur le sport. Le bon point, c’est qu’il n’est plus aussi caricatural que dans Friends, tout simplement parce qu’il a évolué avec la télé. Mais le hic, c’est qu’on dirait qu’il vient d’une autre époque quand même. Dans ses vêtements, dans ses gestes, dans ses mimiques, dans son humour. Même si son personnage est à des lieues de Chandler Bing, il n’est pas assez loin encore pour le différencier complètement. Et en faisant une pâle copie, jamais il ne pourra égaler son (pseudo) humour. Parfois, je me demande si c’est par sa faute si Studio 60 on Sunset Strip n’a pas marché. Je n’ai pas vu la série, mais il me semble tellement… inadéquat pour un rôle sérieux. Après, je ne doute pas de la qualité de la série en elle-même :’).
  • Laura Benanti : Je dois être l’une des seules personnes à avoir apprécié The Playboy Club (et à mes yeux, la série a été injustement décriée, mais bon…), mais voilà, je l’aimais bien en Carol-Lynne. Et que dire, je l’aimais bien dans Eli Stone également, même si ce n’était qu’un personnage récurrent. Bref, elle est plutôt agréable à regarder sur un écran, elle peut jouer un personnage antipathique comme sympathique, une délurée comme une personne posée. Elle apporte une touche de normalité dans Go On. Enfin, c’est vite dit, car bien que Lauren Schneider soit l’un des protagonistes les plus censés, elle est également celle qui en dit le moins… J’espère que son rôle prendra de l’ampleur par la suite et j’espère également qu’il n’y aura pas une romance rapide avec Ryan (même si l’alchimie est bien là)…
  • John Cho : Un revenant. Mais que fait-il ici ? On a la vague impression qu’il a débarqué au sein du casting sans savoir exactement quoi faire. Franchement, il est assez inutile pour le moment. Le duo comique formé avec Perry n’a pas vraiment de potentiel pour le moment, du coup, ça rend le job de commentateur beaucoup moins intéressant. Peut-être quand la série se concentrera sur cet aspect là, son personnage paraîtra plus drôle, mais c’est pas encore gagné. Son phrasé est toujours inhabituel et il joue toujours avec ses expressions faciales (et ces pauses malvenues en plein milieu de ses répliques), mais il manque complètement d’humour.
  • Allison Miller : Pfff. Mais elle. Ohlala. Comme si elle n’en avait pas assez fait en jouant à presque 30 ans, une ado lisse (de… je ne sais pas, 16 ans ?) dans Terra Nova, où elle ne possédait pas une once de crédibilité, le public a droit cette fois-ci à sa version adulte, Carrie, l’assistante qui veut bien faire et qui est un un peu nunuche. Au moins elle se retrouve majeure avec le droit de consommer de l’alcool après le boulot, mais son jeu reste faux comme son nez *sort*.
  • Le reste de la bande du groupe de soutien : Ils ont des emmerdes, ils ne sont pas particulièrement bâtis avec des airs de mannequins, ils sont influençables et font bêtise sur bêtise… Chacun a sa particularité et je trouve ça attachant. Je suppose qu’au fur et à mesure, chacun va se retrouver au devant de la scène. Dans l’épisode 2, c’était Sonia (Sarah Baker actuellement dans Moi, député), le prochain, certainement quelqu’un d’autre etc. Ils se compensent entre eux et se partagent équitablement les lumières pour le moment, donc il n’y a pas encore de lourdeur à ce niveau là. Toutefois, certains sortent déjà du lot à mes yeux, Annie (Julie White) par exemple, avec sa psychorigidité, elle a su (même avec peu de répliques) de par sa présence en imposer, ou encore Owen (Tyler James Williams), le petit avec l’histoire triste et émouvante qui semble être le gentil du groupe. La diversité est vraiment un critère clé de la réussite. Il faut que la dynamique du groupe fonctionne, et quand la machine commencera à être bien huilée, le spectateur trouvera son compte et s’attachera encore plus à ces petits marginaux. Je reste curieuse pour la suite, comment le groupe changera, avec des nouveaux ou si certains « guériront ».

En soi, il s’agit encore d’une comédie qui se veut cynique vu le fondement : le décès de sa femme. Le souci, c’est que pour le moment on n’a le droit qu’à un style de comique de la part de Perry, le second degré saupoudré d’humour noir. Pour garder la face, il fuit ses problèmes (ah, les mécanismes de défense !), mais au fond, on le sait, il s’agit juste d’un pauvre homme qui a perdu un être cher et qui a besoin d’être réconforté. Il n’y a pas de rires préenregistrés, bien que parfois, il aurait fallu expliquer quand rire… Il faut avouer que de nos jours, le cynisme est très apprécié. Ce trait de caractère semble donner de la spiritualité au personnage. J’ignore si c’est mon antipathie envers Perry qui parle (et même son passage express dans The Good Wife ne saurait me faire l’apprécier même si j’avoue qu’il était plutôt bon dedans) ou mon indifférence face à Chandler Bing, mais quoi qu’il en soit, j’ai l’impression de me retrouver devant un personnage has-been quand je vois Ryan. Mais c’est totalement différent quand c’est son cercle qui apparait. J’ai bien souri et même ri une fois quand les membres du groupe de soutien sont ensemble. Il y a une vraie complicité qui fait plaisir à voir. Et puis c’est bien qu’il n’y ait pas de blagues graveleuses et que l’humour soit plutôt soft.

Au final, un leader un peu faiblard, secouru par des personnages secondaires plus efficaces (en même temps, depuis quand les héros sont les plus intéressants d’une série ‘-‘ ?). La séparation nette entre groupe de soutien et boulot est nécessaire et logique, mais ne passe pas très bien à l’écran. Du coup, on se retrouve avec deux premiers épisodes assez déséquilibrés. J’ai trouvé le pilot un peu facile encore une fois, mais l’introduction des membres du groupe était assez comique. Puis la série reste sympathique à regarder avec de bons sentiments, un petit moment de divertissement sans grandes étincelles. Pour le moment, 13 épisodes ont été commandés, mais une saison complète arrivera certainement. Enfin bref, on verra bien par la suite :’). La série est diffusée sur NBC tous les mardis soirs après The Voice.

(P.S : parlant de NBC, Parks and Recreation reprend dans trois jours :’D !)