Et les séries reprennent petit à petit…

Bon, c’est vrai, il y a les nouvelles séries, mais il y aussi les anciennes qui reviennent. Voici un petit méli-mélo de cette reprise 2014 pour les séries que j’ai vues… Ah oui, bien sûr, ça spoile.

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Chicago Fire : FUCK THIS. Pardon pour la vulgarité, mais je ne sais pas quoi dire d’autre. Je n’avais rien lu cet été qui pouvait me donner un indice sur le chemin qu’allait emprunter cette nouvelle saison de CF. Et je m’attendais encore moins à cette mort. Je ne sais pas si je suis juste énervée, affligée ou alors blasée. D’accord, il fallait un mort, et bien entendu, cela ne pouvait pas être un des pompiers qui se sacrifiait (même un secondaire, Mouch, Cruz ou Hermann, ils me sont totalement indifférents ils étaient dispensables x’), mais non, possibilité même pas envisagée. Tuer Shay permet de faire briller Severide, comment il va faire face à la mort de sa meilleure amie. Je ne traiterai pas les scénaristes de misogynes, mais bon, la frontière est proche. Et ils ont osé la remplacer par une pâle copie qui a le droit à sa propre scène pour se mettre en valeur en sauvant une victime… Elles se ressemblent jusqu’au grain de beauté, sérieusement ! Je ne suis donc pas sûre de continuer avec autant d’enthousiasme cette série, car je ne regardais que pour elle (Lauren German était particulièrement belle dans l’épisode x’D), Peter Mills, Dawson (très belle scène où elle exprime son syndrome du survivant) et le Chief… Vous n’êtes pas contents ? Dommage pour vous, car c’est pareil !

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Faking It : Oui, c’est une reprise très logique. Le lendemain du mariage, Amy et Liam au lit, Karma qui tente tout pour se faire pardonner, Lauren et Shane qui fraternisent… somme toute, un épisode divertissant de Faking It ! Le mélodrame actuel, encore un secret d’adolescent (ça s’engouffre dans la veine Awkward. du triangle amoureux impossible), devient de plus en plus impossible à dénouer semble-t-il sans qu’un des trois n’en souffre sérieusement. Sauf si comme dans Awkward. tout se passe miraculeusement bien x’). Et le petit twist de la poubelle était prévisible à des kilomètres à la ronde. Je me demande juste si Lauren était gentille pour un épisode ou si elle va plus ou moins le rester pour le reste de la saison (et petit clin d’œil à Bunheads avec son poster des pointes de danse sur sa porte ^^). J’aurais tendance à prendre le parti d’Amy… mais étrangement, j’ai trouvé la réaction de Liam assez réaliste aussi (même s’il ne sait toujours pas jouer le pauvre). L’épisode est passé rapidement, comme tout dans cette série, il y a plein de maladresses mais on pardonne avec MTV (ça me fait penser qu’il faut que je regarde Finding Carter pour essayer).

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The Good Wife : L’impatience rongeait son frein, mais je dois avouer que j’ai été déçue un peu par cette reprise. Bien sûr, Eli allait proposer à Alicia de se porter candidate pour le poste de state attorney, jusque-là, pas de surprise. Mais la suite…  L’opposition Polmar/Alicia me rend triste, j’espérais qu’ils allaient devenir amis ou du moins collaborer autrement que sur une affaire… En plus, mettre Cary en prison pour faire revenir Bishop, cette idée m’a un peu ennuyée. Concrètement, c’est très bien écrit et pensé, car non seulement c’est un moyen de faire revenir des personnages (genre Kelli Giddish après des années d’absence lolilol), mais ça donne un coup de poussière à nos souvenirs aussi. Le truc reste que je ne voulais voir qu’une chose, comment Diane allait être embauchée par Florrick/Agos (et secondairement, j’ai hâte de voir la campagne d’Alicia) x’D. Okay, l’épisode est très tendu, aucun doute là-dessus, et c’est ce qui est fort car on ne devine jamais où est-ce que ça va mener… Ah oui, Kalinda a l’air d’être sur une meilleure voie cette saison alors qu’elle n’était que l’ombre d’elle-même dans la dernière. Alors kudos pour son perso qui revient un peu sur les rails :’).

MING-NA WEN, LUCY LAWLESS, NICK BLOOD, WILMER CALDERON, HENRY SIMMONS, CHLOE BENNET, PATTON OSWALT

Marvel Agents of SHIELD : Honnêtement, ça s’annonce bien. Ils ne sont pas retombés (encore) dans les travers du début de la saison 1, le groupe se reconstruit, Coulson a vraiment pris son rôle de directeur à bras le corps. Non, je n’aime pas la frange de Skye ni la barbe de Ward, en revanche, la moustache de Talbot est vraiment ringarde à souhait :’D. L’arrivée des nouveaux est un peu survolée mais je suppose qu’ils vont revenir là-dessus plus tard, ils en ont profité pour amener le mystère de cette nouvelle saison. Choix stratégique, ça lance une nouveauté, et on donnera sans doute une chance aux ajouts du cast (même s’ils ne me convainquent pas du tout, surtout la perruque de Lucy Lawless). Comment ne pas mentionner la fin de l’épisode qui est juste émouvante aux larmes ? FitzSimmons :'(… Nul besoin de confirmer le talent d’Iain de Caestecker (vivement Lost River sur nos écrans). Je ne m’en doutais pas du tout, naïve comme je le suis… Et les premières images d’Agent Carter sont très jolies et ont attisé ma curiosité, je l’avoue. Surtout la classe d’Hayley Atwell *soupire*.

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Sleepy Hollow : Beaucoup d’action pour ce nouvel épisode, dans le feu de l’action même. Reprise en trombe, qui n’est pas particulièrement mauvaise mais on dirait surtout qu’il n’y a pas eu de pause (la preuve, ils font même revenir l’Asiate), et c’est un peu déroutant, ça faisait plutôt reprise de mi-saison. C’est également déroutant de se prétendre l’apprenti de Benjamin Franklin… Mais au moins l’histoire avance, on suit bien le fil rouge. Il y a pas mal d’incohérences (je ne parlerai pas de la reconstitution du purgatoire car bienvenue au musée des horreurs x’D), mais bon « as usual, impossible becomes our reality ». Je ne sais pas si je suis la seule à ne pas sentir l’alchimie romantique entre Crane et Mills mais s’ils finissent ensemble (car forcément Katrina va mourir), ça va être bizarre. Et il faut l’ajouter, John Noble est de plus en plus flippant. Pas de surprise de ce côté-là, c’était divertissant et ça continue dans la veine de la saison 1.

 

The Voice US : Quoi, ça compte pas :’D ? Pourtant ça a repris, Blake Shelton est toujours génial, comme à son habitude.

Bienvenue dans le cliché de « Gotham » City…

Premier épisode...

Gotham

C’est sombre. Très sombre. En fait, Gotham City m’a toujours rappelé Sin City ironiquement. Avec le vice qui sévit, la corruption de partout, c’est du pareil au même quoi… Puis du Frank Miller de partout, de là, plus qu’un pas pour faire un amalgame. Sauf qu’il y a un JUSTICIER à Gotham, qu’il n’y a pas forcément à Sin City. Je ne suis pas du tout une connaisseur du monde des comics, et j’en sais encore moins sur Batman mis à part les quelques films que j’ai pu voir ces dernières années qui ne m’ont même pas plu, même si j’admire quelque part l’approche nouvelle très dark des films de superhéros de Christopher Nolan, eux aussi ne sont pas tout blancs, et surtout, manquent cruellement d’humour (même dans des tentatives de blagues par des personnages psychotiques). Quelque part, je regrette même qu’on parle de Bruce Wayne ‘-‘.

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J’aime bien la droiture du jeune James Gordon (Ben McKenzie, le petit Ryan a fait du chemin depuis The O.C.), la roublardise du personnage de Donal Logue (on tombe dans le cliché le plus pur, le partenaire ripoux), l’accent bien prononcé de Sean Pertwee (qui n’a pas encore les années nécessaires pour avoir la classe de Michael Caine mais qui a son propre charme provincial), la ressemblance frappante du jeune Bruce à celui du film de Batman Begins (je me dois d’y voir un fait volontaire), la folie indéniable du Pingouin (à éviter de regarder dans les yeux), et l’atmosphère de la ville en général (très beau visuel qui est proche de celui de la trilogie Nolan, mais qui garde un aspect comics que j’ai bien aimé). Car ça n’aurait pas été Gotham sans l’ambiance véreuse. Oui, Ryan… euh McKenzie est pas mal dans le rôle, déjà dans Southland il avait mûri et rendait très bien dans le rôle du flic incorruptible, mais avec un passé assez flou pour qu’il frôle avec les limites du raisonnable.

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A dire vrai, je ne suis pas du tout surprise par ce pilot. Je m’attendais à une série dans la veine de Arrow plus qu’Agent of S.H.I.E.L.D. et n’appréciant pas du tout la première et ayant du mal à entamer la seconde, je n’avais pas du tout d’espérances pour Gotham. Déjà, je n’ai pas compris pourquoi ça ouvrait sur Catwoman. Je veux dire… on parle de la genèse de l’inspecteur Gordon, on ne parle même pas de Batman que diable ! Alors qu’est-ce qu’elle vient tout de suite faire là-dedans ? Et perso, je ne suis pas là pour regarder « Les jeunes aventures de Catwoman », mais bien pour en apprendre plus sur Gordon (en même temps, le prochain épisode est titré « Selina Kyle »…). Pour un premier épisode, il n’y avait pas besoin de mettre autant de références/clins d’œil oO. Ils ont vraiment tout mis, Poison Ivy, l’Homme Mystère… Trop, c’est trop. Et après, il y a toutes les références qui me passent par-dessus de par mon ignorance, les personnages de la brigade criminelle ><. Un peu de références n’est jamais désagréable, et je suppose que ça allèche les fanboys/girls, mais il faut aussi être consistant dans le concept de la série. On se contente de ce qu’on a, pas de mutants, pas de gadgets hyper sophistiqués, non, non.

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Je dois avouer, au final, ça ressemble au procedural de base avec un petit truand de rien du tout qui sera attrapé toutes les semaines… et bien, ça ne me dérange pas. L’ombre de la mafia plane toujours avec un Falcone encore bien jeune, et un nouveau personnage de l’univers Batman en la personne de Jada Pinkett Smith. Malgré un ensemble trop lourd pour un premier épisode, l’idée de le voir attraper des méchants ne me déplaît pas, car Dieu sait qu’il y en a à coffrer à Gotham. Alors oui, le coup monté du départ est un commencement comme un autre pour la croisade de Gordon avant qu’il ne devienne aussi cynique et « lackadaisical » (nouveau mot dans mon vocabulaire, merci x’) que son partenaire de Bullock. Il se place comme protecteur de la pauvre et de l’orphelin, pourquoi pas. Petit point d’interrogation sur sa fiancée quand même, je ne comprends pas du tout son rôle et son passé ^^’, elle est jolie à regarder, certes, mais du coup, en tant qu’ignorante de l’univers, je ne comprends pas du tout la référence. Néanmoins, ce début tombe assez dans le cliché. Dans l’extrême de tout, trop de mafieux sans l’esthétisme de Sin City, trop de phrases moralisatrices sans profondeur « fear is good« … Je vais sûrement donner une chance à la suite sans y porter trop d’espoir car c’est assez vite lassant.

(P.S. : rien à voir, mais je n’aime pas du tout la police d’écriture du titre de la série… ça fait cheap et trop ressemblant à Arrow ‘-‘)

« Red Band Society » – SOS société, nous sommes là pour vous aider !

Et un autre pilot, un !

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Au moins, c’est dynamique comme pilot, c’est le gros plus. Ça donne le ton, on va prendre sous le ton de la rigolade des histoires pas franchement hilarantes. Les posters promos indiquaient déjà l’humour. Et donc voilà comment ça commence. Le coma boy qui fait la voix off de la série prépare le terrain, enfin, l’hôpital. Et je vais dire, c’est plutôt une bonne idée. Sa voix n’est pas chiante, c’est le petit de Back in the Game qui avait été annulée, il a un air « j’ai pas de chance et je le sais » qui lui va bien. J’ignorais à vrai dire qu’il y avait des ailes où les résidents permanents pouvaient faire comme chez eux… Décorer les chambres etc. Et la petite présentation des personnages fait bien office de pilot. Du coup, c’est ce que je vais faire.

Kara Souders (Zoe Levin) : La cheerleader garce de service. Elle est blonde, elle n’a pas d’amis, elle se drogue, elle est riche et gâtée et c’est probablement une traînée (mais elle a l’air moins paumée que son rôle dans Palo Alto). ET BAM. L’insuffisance cardiaque. ET HOP sur la liste d’attente des greffes du cœur. Grey’s Anatomy nous l’a appris, et avant elle, House ou Urgences, les cœurs, ça ne court pas les rues. Surtout quand on est une gamine qui n’a pas pris soin de son corps (toujours en prendre soin, les jeunes). Mais les chances pour qu’elle meure d’ici la fin de la saison sont faibles quand même, elle est blonde quoi… 10% car on n’est jamais à l’abri d’un arrêt cardiaque.

Nurse Jackson (Octavia Spencer) : Octavia Spencer reprend un rôle qui lui va bien, très bien. La cup Starbucks nous le fait bien comprendre, c’est elle, la « scary bitch » du département pédiatrique. La femme un peu bourrue mais au cœur d’or. Comme dans La couleur des sentiments, comme dans Mom où elle a pu apparaître en guest. Au premier abord elle peut sembler coriace, mais au fond, elle n’a que les intérêts des enfants en tête. Il va pas falloir tomber dans la facilité et le stéréotype :’/.

Jordi Palacios (Nolan Sotillo) : Le petit nouveau de la bande, un Mexicain sans famille qui débarque à l’improviste à l’hôpital pour se faire traiter d’un cancer à la jambe de par sa seule témérité. Une opération de retrait de l’organe atteint (pour dire ça joliment) doit être effectuée le lendemain. Il est censé jouer le rôle du beau gosse, un peu jeunot pour ça, mais il a déjà la coupe de cheveux qui va avec. Je pense pas que l’opération se passe mal, et je doute qu’il fasse une chute éclaire, donc ses chances de rester en vie sont plutôt grandes… 10% aussi de mourir, pour partager un peu les chiffres.

Leo Roth (Charlie Rowe) : Bien avancé dans son cancer, visiblement en chimio, il a déjà été amputé d’une jambe et se déplace en fauteuil roulant. Sa première scène est avec un joint entre les lèvres, ça annonce le personnage. Mais il a une bonne tête, avec un sourire franc, et être chauve lui va mieux qu’avoir des cheveux, ça veut tout dire. En revanche, ses chances à lui sont assez élevées, je dirais 80% d’être remplacé à la fin de la saison x’D.

Dash Hosney (Astro) : Pour le quota ethnique qu’on a pu récemment voir dans Echo. Le type cool qui aime le hip-hop et le rap et qui fume :’D. Par dessus le marché, il a des soucis aux poumons. C’est celui qui a été le plus en retrait dans ce pilot, donc on ne sait pas grand-chose de lui mis à part le fait qu’il est tendance. Le fait qu’il semble être le seul qui ne soit pas défini par sa maladie me fait tilter, il a aussi un sombre destin qui l’attend. J’aurais tendance à dire que c’est du 50/50 pour lui dans ses chances de survie.

Charlie (Griffin Gluck) : Dans le coma depuis quelque temps il semblerait car c’est le premier à être arrivé à l’hosto, à cause d’un stupide accident de voiture. C’est un peu l’œil de lynx de la série, il est omnipotent, il sait tout, et il arrive même à communiquer avec les gens qui se retrouvent « entre deux », dans les limbes, quand ils perdent connaissance que ce soit dû à un malaise ou à une anesthésie. Pratique pour asseoir son rôle de narrateur. Quant à ses chances, il va sûrement se réveiller d’ici la fin de la saison (si saison complète il y a x’D), chances de mourir 10%.

Emma Chota (Ciara Bravo) : J’étais persuadée que je l’avais déjà vue quelque part, mais il semblerait que non… Bref, c’est la gamine avec des troubles du comportement alimentaire. Etrangement, je trouve que c’est bien fait. Les atteints des troubles de l’alimentation sont souvent maladivement des control freaks, et elle l’est clairement :’p. Elle est juive aussi, non (son style vestimentaire crie juive hipster *sort*) ? Ça va bien avec le personnage. Bon, j’aime bien son sens de la répartie même s’il fait moins naturel que celui de Leo et qu’on dirait que ses répliques sont trop apprises, mais elle a encore un peu de temps avant d’être à l’aise avec son rôle, donc son personnage est prometteur. Et pour le moment, je pense que les probabilités qu’elle meure s’approchent de 0%.

Brittany (Rebecca Rittenhouse) : Dont c’est la première série semblerait-il. J’aime bien les personnages un peu trop perky comme elle, elle aurait pu être blonde ça revenait au même :’D. Et ses muffins avaient l’air super bons ‘-‘.

Ruben (Griffin Dunne) : C’est chouette d’avoir un hypocondriaque millionnaire, je trouve ^^. C’est l’élément le plus irréaliste de la série (et y en a d’autres) mais c’est certainement celui qui me dérange le moins. Ce qui serait un peu plus cynique encore, c’est qu’il lui arrive un accident, alors j’ai envie de lui donner 25% de probabilités de mort :’D.

Dr McAndrew (Dave Annable) : Punaise. J’avais beaucoup de doutes sur sa présence, mais le pilot ne le rend ni sympathique ni antipathique, juste un peu inutile x’D. C’est vraiment pour sa belle gueule. Quoi que, j’aime bien son cheveu sur la langue aussi ‘-‘.

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Alors, ouais, ça parle de maladies dans un hôpital chez les jeunes. Et ça a choisi d’en parler avec un peu de cynisme, un peu d’émotion, et beaucoup d’enjolivement. Tant pis ! On fait avec ce qu’on a, on n’oublie pas que c’est une série de la FOX ciblé pour les jeunes adultes. Et la voix off n’a pas tort, c’est une explication plausible que des gens aussi différents ne se seraient jamais parlés de leur vie s’il n’y avait pas eu les circonstances. Et c’est cool. D’avoir un panel de personnages aussi différents. Impossible de penser à des ados malades sans parler de Nos étoiles contraires maintenant… Ben en fait, je trouve que ça y ressemble un peu ^^’. Sauf qu’il n’y a pas qu’un Augustus et pas qu’une Hazel. Mais il y a des ados avec des hormones et qui ont une vraie peur de l’avenir, car ils ne sont pas sûrs d’en faire partie… Même si ça reste bon enfant.

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Alors oui, c’est le remake de la série espagnole Les bracelets rouges (je vous épargne le titre espagnol :’D) que je n’ai jamais vue donc j’ignore si c’est une adaptation libre, si elle est meilleure ou non. Mais en tout cas, pour le moment, ça ne m’a pas décroché de larmes mais juste quelques légers sourires. Et je dois avouer qu’avoir des héros adolescents me frustre un peu, même avec les acteurs adultes de premier rang derrière. Le plus gros reproche que je pourrais faire, c’est que ALLÔ, ils sont malades ou ils pètent la forme ??? Du coup, je suis assez mitigée pour le moment ‘-‘. Ça pourrait être clairement plus drôle si ce n’était pas noyé dans cette morale à deux sous : même quand on passe sa vie dans un hôpital, il reste de l’espoir, ce n’est pas une fin en soi mais un nouveau départ (ah oui, la BO va dans ce sens aussi). La symbolique est belle aussi, chaque bracelet rouge représente un obstacle dans la vie, et ce n’est jamais fini… Mais bon. Je ne suis pas encore attachée à un seul de ces personnages et au bout de 30 min, je trouvais l’épisode un peu long, alors voyons dans les épisodes suivants…

Il y avait « Glee », puis « Glee ».

Spoilers jusqu'au 516 Tested. Mais principalement les 512 et 513.

J’ai arrêté depuis bien longtemps de vraiment regarder Glee. Il y a quelques années, on nous annonçait une autre série pour ados, qui se passait au lycée, et comble du kitsch, ils allaient chanter dans une chorale. Cris de toute part, ce n’était qu’une pâle copie de High School Musical adaptée en série. Oui et non ? Okay, c’était un peu kitsch depuis le départ, mais c’était une nouvelle manière de réentendre des tubes, de découvrir de nouvelles chansons et de s’extasier devant les âneries du lycée :’D. C’est vrai qu’aujourd’hui, je me contente seulement de regarder d’un œil distrait les numéros musicaux, et encore, quand c’est quelqu’un d’autre que Rachel Berry qui chante… Mais ce fameux 100e épisode (et le suivant), le 512 100, c’était autre chose. Traitez-moi de nunuche si vous voulez, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur quand les anciens sont tous revenus, qu’on a eu droit à des reprises des chansons déjà entendues et quand Finn a été mentionné (et Dieu sait que je ne l’aimais pas ‘-‘)… Ce n’était pas meilleur que d’habitude, non, ça rappelait simplement pourquoi on a suivi cinq saisons d’une série qui s’est dégradée au fur et à mesure.

On l’a senti, cette chute vers les tréfonds de la médiocrité. La surutilisation des personnages populaires et les oublis des autres. Les fils narratifs qui ne se terminaient jamais, d’autres qui étaient recyclés à tout bout de champ. Il y a clairement deux positions pour la célébration de ce 100e épisode. Ceux qui vont considérer que c’était un geste commercial, que c’était pathétique d’être tant que ça dans le passé, et les autres qui vont considérer que c’était l’émotion incarnée. Je fais clairement partie de cette seconde catégorie. Toutes les critiques que j’ai pu dire devant un épisode de Glee depuis la saison 3 aux épisodes 512 et 513… ben ils ne s’appliquaient plus. Car j’avais retrouvé le glee de Glee *sort très loin*. C’était des chansons que j’aimais même si on les avait déjà entendues, c’était le beau message d’espoir que même les losers pouvaient réussir à s’intégrer, c’était le rappel qu’il faut travailler dur pour arriver à réaliser ses rêves… C’était du bon kitsch pur et dur. Ils auraient pu donner plus de solo à la Chenoweth plutôt qu’à Paltrow d’ailleurs… Bon, les suivants m’ont bien vite fait déchanter. Ridicule sur ridicule…

En fait, leurs reprises me déplaisent, elles deviennent de plus en plus « pop » avec des boîtes à rythmes et des sons électroniques à outrance (il est possible tout de même que j’ai particulièrement apprécié la reprise de Toxic *sort*). Ne parlons pas de la retouche des voix… Alors qu’avant, c’était plus « sobre ». Je sais qu’une chanson est censée exprimer les émotions du chanteur, mais ça s’adresse à tout le monde, non ? La musique est universelle ? Elle n’est pas seulement chantée devant tes camarades de la chorale ou devant un pseudo amphi vide… J’aurais voulu que le sens de la chanson soit plus utile au déroulement de l’histoire comme dans une comédie musicale. Tiens, d’ailleurs, leurs reprises de chansons de comédies musicales ont été peu nombreuses ces dernières saisons (si on ne compte pas Funny Girl car ils en parlent tout le temps) et en tant que Broadway nuts, j’étais un peu triste… Disons que j’aurais voulu un parti pris, soit tout à New York, soit tout à Lima. Qu’ils changent totalement le casting de ceux à McKinley (comme le processus de Skins) car si tout tournait réellement autour de Ryder, Marley et je sais plus qui, je pense que ça ne m’aurait pas dérangée même s’ils n’étaient que des copies conformes des anciens. Mais pas qu’ils fassent une série dans la série… Du coup, là, en suivant uniquement ceux à New York, j’ai l’impression que c’est un deuxième abandon de la chorale à McKinley O_O.

Aussi, j’aimais bien la série quand les acteurs ne faisaient pas la une des tabloïds parce qu’il y a encore eu un clash entre eux. Non seulement les personnages deviennent vite fatigants, mais en plus il n’y a aucune histoire qui dégage un intérêt. J’ignore si c’est parce que Ryan Murphy fait trop de choses à la fois (même si j’ai hâte de voir The Normal Heart) et du coup, la qualité se dégrade, mais en tout cas, ça ne va pas… Bref, j’en ai marre tout simplement, donc vivement la fin de la série. Mais comme j’ai particulièrement apprécié les 512 et 513, il fallait quand même que je le fasse remarquer. (oh, ça me donne envie de revoir Britannia High tout ça).

« Secte : Ensemble de personnes qui se réclament d’un même maître et professent sa doctrine. » – The Following

Encore une saison 1 :').

Un avertissement. Ne vous attachez pas aux personnages car de toute façon ils vont mourir. J’aurais voulu qu’on me donne ce conseil. Cette série est une petite torture émotionnelle. Oui, c’est une série et donc du divertissement. Il ne faut pas chercher à ce que ce soit réaliste… Ayant regardé sur le tard, j’avais eu plusieurs échos assez divers « c’est super ! », « il se passe rien », « c’est trop du n’importe quoi ! »… Ben moi, j’ai vraiment beaucoup aimé. Et pas uniquement parce que Kevin Bacon fait face à James Purefoy (subite envie de revoir Rome). Non, j’ai bien aimé car alors qu’on avait une énième série d’agent fédéral désabusé dans l’alcool et les femmes et un psychopathe supra-intelligent qui s’évade (oui, c’était obligé), ils ont réussi à les rendre charismatiques et intéressants. Ils ont flouté la ligne des gentils et des méchants, laissant au spectateur le loisir d’embrasser largement l’idéologie des bad guys. Eh oui, je m’en fiche que ce soit cliché, niais, prévisible et ce que vous voulez. Dès que ça parle de secte, de gourou, de personnes socialement inaptes, je suis captivée. J’admets, certaines situations étaient plus que ridicules… j’ai même riz plusieurs devant le nawak :’D. Mais en globalité, les séries feuilletonnantes me manquent tellement que dès qu’il y en a une, j’adhère x’D. Mais malgré touuuut, le divertissement est bien là. Même si je trouve que ça aurait fait une très bonne mini-série et que la saison 2 me semble totalement inutile (ils auraient pu clore le tout), je retrouverai avec plaisir ce petit groupe (vivant de préférence car s’il y a une chose abusée, c’est le cliffhanger de fin –‘) l’an prochain.

Dialogues téléphonés ? Okay, si on veut, quand Joe Carroll déballe ses pamphlets et qu’ils sont avalés par ses followers. Peut-être qu’ils sont plats, qu’ils ne sont pas du tout crédibles, mais il reste un gourou ! Et un gourou n’a pas à être crédible, il doit juste être charismatique pour que ses adeptes le suivent. Et c’est comme réciter de la poésie, exercice dans lequel James Purefoy est plutôt doué. Il y a une confiance qui émane de lui à chaque tête-à-tête avec les membres de sa secte que j’apprécie. De même que chez Ryan Hardy, la faute pourrait en incomber aux scénaristes, mais son jeu d’acteur n’est certainement pas remis en cause avec ce petit côté désabusé qu’il porte. Franchement, même s’il y avait pas mal de répliques prévisibles et souvent pas très drôles, tout s’enchaînait plutôt bien.

Niais ? Oui, la romance entre les personnages de Kevin Bacon et Natalie Zea (ce qui me fait penser que je dois jeter un œil à Justified) l’est. Mais on est dans un roman d’Edgar Allan Poe que diable ! On s’approche du romantisme gothique avec lui (d’ailleurs, bien que je déteste cet auteur, j’ai beaucoup apprécié toutes les références littéraires). Donc le parallèle entre le vrai Amour et la mort est plutôt très bien pensée je trouve. Hardy est symboliquement le héros torturé par excellence. Sa seule rédemption serait de sauver la femme qu’il aime. Rappelons quand même que le créateur de la série, Kevin Williamson, gère également Vampire Diaries et à l’époque, Dawson, donc la relation un peu incroyable et épique rappelle un peu l’utopie adolescente ^^’. Ce déni de l’amour en plus fait très désuet. L’un ne méritant pas l’autre, ça entraîne des sacrifices, des actes irréfléchis, des preuves d’amour… C’est romantique quoi !

Improbable ? Bon… je dois avouer que beaucoup de scènes étaient un peu étranges du côté du réalisme et elles offensaient limite l’intelligence du spectateur… Il faut bien un côté négatif quelque part ^^’. Il y a eu trop de scènes de nuit également pour alourdir l’atmosphère. Puis il s’agit d’une secte de psychopathes qui tuent par loyauté et admiration envers un psychopathe encore plus dangereux, c’est réaliste ça peut-être ?! Ce sont des illuminés qui n’agissent pas vraiment « normalement ». Bon, ça n’excuse pas tout (je ne dis pas toutes les idioties qu’ils on pu faire avec les armes à feu), mais ce n’est pas si terrible que ça.

Et quand même, les personnages secondaires étaient super coolies. Je ne parle pas que de Mike (Shawn Ashmore et non Aaron ^^) ou de l’agent Parker (Annie Parisse qu’on a pu voir dans la méconnue Rubicon, j’étais assez dégoûtée pour son perso d’ailleurs) du côté de gentils, mais également des adeptes ou guests qu’on ne voyait que le temps d’un épisode (même si c’était un peu dommage que Maggie Grace ne soit apparue que dans le premier). De même, la construction des épisodes avec les flash-backs était vraiment sympa. Ça donnait l’impression de faire partie intégrante de l’enquête. D’habitude, ça déséquilibre les séries, mais là, c’était tout simplement nécessaire et ils aidaient bien à la compréhension globale. Ça allégeait un peu la tension du présent (avec le kidnapping, les meurtres etc.) avec des scènes plus émotionnelles voire gentillettes. Et je trouve qu’on ne le mentionne pas assez souvent, mais la BO de cette série gère la fougère quand même ! Il y avait toujours une chanson à la fin de chaque épisode un peu « puissante », à un moment il y a eu Sweet Dreams, et un autre If I Had a Heart (le générique de Vikings d’ailleurs, ça m’a fait sourire).

Avec du recul, je dirais que c’est une bonne série à voir en un coup car la tension peut redescendre avec l’attente hebdomadaire. Il y a eu quelques petits épisodes un peu inutiles, qui ne faisaient pas vraiment avancer l’histoire. Et j’ai trouvé ça un peu bête de faire « team Carroll » jusqu’à l’épisode 14 environ et soudainement, ils arrivent à résoudre l’affaire dans le dernier épisode. L’incompétence du FBI faisait vraiment peine à voir, mais bon, ça ne faisait que mettre sous les projecteurs Hardy. Et les face-à-face entre les deux protagonistes étaient juste énormes. Donc oui, malgré tout ce qu’on a pu dire de négatif sur cette série, je trouve que ça vaut le coup de la regarder.

Ô Glee, ô désespoir… ô fangirlisme ennemi.

"I Do". 414.

J’ai plus ou moins arrêté Glee depuis la fin de la saison 3, regardant d’un œil distrait les numéros musicaux de la saison 4, ou des scènes où Quinn (Dianna Agron <‘3) apparaissait :’). Du coup, je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe. Par exemple, je n’ai pas compris pourquoi Kitty et d’autres n’étaient pas au mariage (visiblement à cause de la grippe aviaire, okay). J’ai trouvé ça un peu limite que Mike et Mercedes aient à peine une ligne de texte et 30 secondes d’écran alors que ça faisait très longtemps qu’ils n’étaient pas apparus. Et Marley que je commençais à apprécier me semble juste ridicule. Mais pour un épisode de Saint Valentin, je suppose que ça passe. Mis à part le duo Finchel, j’ai plutôt trouvé le choix des titres réussi.

Ce que j’ai toujours bien aimé dans Glee, c’est le côté « roots for the underdog ». On se range du côté des exclus, des marginaux, des rejetés du lycée. Qu’on s’y identifie ou pas, il y avait tous les clichés des populaires aux autres. Un microcosme de la société quoi. Haha (car en fait, tout le monde sait que l’école ne finit jamais en fait x’). Ouais. Je suppose que c’est pour ça qu’on apprécie plus ou moins la série. Et puis il y a la musique bien sûr. On a beau dire, mais j’ai découvert de nombreuses chansons/artistes grâce au show. Et pas que des chansons très connues. Et c’est vraiment chouette. Mais j’en garde plutôt un souvenir nostalgique plutôt qu’une série actuelle à suivre hebdomadairement. Je ne compte plus les incohérences de la série, les faiblesses des personnages et de leurs storylines… J’avais abandonné déjà avant, mais là j’ai carrément perdu tout espoir. Ouais, je sais, c’est sûrement exagéré pour le simple fait que Quinn passe une nuit torride avec Santana (tiens, la version de « Girl On Fire » de Naya Rivera était plutôt sympa), avec « the college experimentation » mais en tant que fangirl, je désapprouve x’D. En plus, déjà que niveau fandoms femslash y a la guerre Faberry VS Quinntana (sachant que je n’adhère à aucun des deux), mais que l’un devienne canon… C’est difficile à avaler ><. Surtout incroyable. Mais bon. Je ne dis pas que ça n’aurait pas pu arriver, niveau histoire, je trouve même que c’est plutôt plausible le coup d’être bourré et hop, on saute la barrière. Mais est-ce que c’était un choix stratégique ? J’en suis pas si sûre.

Soit. C’est arrivé. Il me reste juste à avoir des nausées plus tard. Mais au moins, ils auraient pu montrer quelque chose, non ? Pas seulement une Quinn en extase post-coïtale (oui, ce plan a vraiment fait tilt dans mon esprit x’D) mais une histoire un peu plus convaincante ? Un dialogue ? Je reste toujours incrédule par cet état de faits, je suis curieuse de voir si dans les prochains épisodes ils vont développer (ou du moins, mentionner) leur relation. Leur relation amicale, je l’aimais beaucoup, j’avoue. Leur rivalité etc. Mais là, Santana, qui a eu une évolution un peu nulle avec Brittany, se tape le troisième composant de la Unholy Trinity ><, limite parce qu’il n’y avait pas d’autre choix. J’ai juste l’impression qu’ils ont « dû » faire ça pour une question de politiquement correct et pour attirer l’audience (comme toujours), sans vouloir vraiment (ou même y avoir songé) une quelconque exploitation de ce nouveau « couple ». En plus, Quinn retourne à New Haven et Santana à New York (mais qu’est-ce qu’elle y fout ‘-‘ ?).

Il est vrai également que Glee est considérée comme une série pro-gay (même si je trouve que c’est très mal abordé, aka le coming-out forcé de Santana et la façon dont elle pardonne le grand blaireau au bout d’une semaine) sous l’égide d’un Ryan Murphy apprécié des fans et de la presse (j’avoue, j’ai hâte de voir The Normal Heart :’D). Plusieurs critiques prétendaient qu’il y a eu ça parce que c’étaient les sweeps à ce moment là. Honnêtement, c’est fort possible, et ça m’étonnerait pas vu les tweets qu’avait envoyés Murphy pour teaser un peu les spectateurs (comme quoi il adorait la relation Quinn/Santana blabla), et je trouve ça fort dommage. Bref, voilà. Ah si quand même, j’ai trouvé Chris Colfer particulièrement beau gosse dans cet épi, j’ai l’impression qu’il a mûri le petit :’). Du coup, mon anti Klaine s’est un peu atténué durant mon visionnage. Oh et la chanson d’Emma. Excellent. Elle a géré son rythme. J’ai trouvé ça assez drôle que Jayma Mays chante une chanson de « Company » dans lequel a joué NPH qui a un style souvent accéléré dans ses chansons. Voilà.

P.S : L’épisode de Community d’Halloween à la Saint Valentin était quand même une meilleure idée :’p.

En un mot : « Firefly ».

Il y a des spoilers de la série, donc bon... il faut l'avoir vue je suppose x'D.

Samedi soir heure américaine, sur Science Channel, il y avait l’émission spéciale pour les 10 ans de Firefly (précédé du marathon). « Firefly 10th Anniversary Browncoats Unite ». Ouais, 10 ans déjà (secrètement, j’avais nourri l’espoir que le Comic Con Paris allait faire un petit événement dessus, mais que dalle x’D). Je crois que je n’ai pas de mot pour expliquer mon attachement à cette série. Souvent, on me demande comment une série annulée composée uniquement de 14 épisodes peut être positionnée à la première place de mon top séries… Honnêtement, c’est l’une des forces de la série à mon avis. Tous les épisodes touchent les spectateurs d’une manière ou d’une autre. Il n’y a pas tant de raison que ces 14 épisodes sont simplement spéciaux et tous bons. Bon d’accord, je m’autorise à garder un peu de rancune contre « The Train Job » car je trouve qu’il fait un très mauvais pilot (selon l’ordre original de diffusion) et du coup, je comprends que ça n’attire pas le public de prime abord, mais il reste quand même un bon épisode avec le bon taux d’action, d’humour, de drame et même de tension sexuelle. Le premier épisode est simplement difficile à passer, après, c’est que de la joie :’D. D’où l’intérêt de le voir dans l’ordre de tournage voulu par Joss Whedon (oh pardon, je n’ai pas encore mentionné que la série était créée par le plus grand geek de tous les temps modernes :’O ?) avec le double piltot « Serenity » en premier. En fait, je ne suis pas une grande fan de Buffy Contre les Vampires ou même d’Angel même si j’ai beaucoup aimé la première et plutôt trouvé la seconde divertissante, c’est vraiment avec Firefly que j’ai été persuadée du génie de Whedon.

De gauche à droite : Adam Baldwin, Jewel Staite, Ron Glass, Sean Maher, Morena Baccarin, Nathan Fillion, Gina Torres, Alan Tudyk, Summer Glau.

Je préviens d’avance, ce sera certainement le plus subjectif de mes billets ^^. J’ai découvert la série mi 2007, donc assez récemment. Ce qui est paradoxal, c’est que d’habitude je trouve les séries pré-2005 très « fausses », mais ce n’est pas dérangeant car on s’habitue à leurs effets spéciaux cheap ou leurs décors en carton ainsi qu’à la qualité de l’image qui laisse à désirer, malgré le fait que ces inconvénients soient présents. Mais ça n’a jamais été le cas avec Firefly. Tout me semblait relativement bien fait (même le scanner étrange en 3D qui fait très faux dans « Ariel »). Je ne sais plus trop vraiment comment je suis tombée dessus. Par hasard sans doute, j’étais dans une période où je ne regardais que de la SF (même époque où j’ai regardé Farscape d’ailleurs, que j’ai beaucoup moins aimé même si ce n’était pas mal) et je m’étais dit que 14 épisodes + 1 film devaient passer rapidement. Je dois avouer que l’aspect western m’avait un peu rebutée à la commencer, vu que je n’ai jamais apprécié ce genre. Mais une fois commencée, tout est passé effectivement très rapidement. J’ai enchaîné une première fois la série et le film sans vraiment prendre le temps de la savourer. Comme on dit, j’étais devenue accro. Même si je suis assez prompte à réagir lorsque c’est le sujet de conversation, je pense sincèrement que ce n’est pas une série désagréable à regarder. C’est divertissant, émouvant, drôle, un bon mélange pour en faire une série intéressante sans pour autant prendre la tête. Je comprends totalement qu’on ne la trouve pas extraordinaire, mais je ne pense pas qu’on puisse la trouver vraiment mauvaise. Bon, après, si, il y aura toujours des gens qui la trouveront exécrable, mais je n’en tiens pas compte :’D.

La première chose qui frappe, c’est l’alchimie du casting. Dans le documentaire de samedi soir, Tim Minear (producteur exécutif et scénariste) disait que souvent les acteurs des séries prétendent qu’ils forment une famille et blablabla, mais qu’au final, ce n’était que du vent. Je suis relativement d’accord, car c’est le fonctionnement des relations humaines. Or, dans le cas de Firefly, si effectivement ce n’était pas véridique, jamais les fans n’auraient ressenti autant d’alchimie et resteraient fidèles après tant d’années. Donc il y a vraiment quelque chose au sein du casting qui se reflète dans les interactions des personnages. Et franchement, sauf s’ils sont incroyablement hypocrites, le fait qu’ils aient tous accepté de participer à ce docu veut dire beaucoup :’). Soit dit en passant, avec les extraits qui passaient, on voit carrément le processus de vieillesse chez Nathan Fillion et Adam Baldwin x’D. Jewel Staite et Summer Glau ont « mûri » également, mais sinon les autres n’ont pas vraiment changé. De les voir tous ensemble là, autour de la table, la petite corde sensible était vraiment tirée :’).

Parlons-en justement, des personnages ! Personnellement, j’ai toujours eu du mal avec les héros des séries. Et très souvent, il y en a une majorité que je n’aime pas plutôt que je n’apprécie. Les séries de Joss Whedon démentent cette remarque. Dans Buffy, même si je ne supportais pas l’héroïne éponyme et sa sœur, tout le reste du Scooby Gang était des plus attachants. Dans Angel, il y avait juste Gunn que je trouvais un peu lourd… Dans Dollhouse, c’était Ballard. Mais dans Firefly… A part peut-être Simon qui est un chouilla trop maniéré à mon goût, je n’ai jamais autant apprécié tout un groupe de personnages. Dont le principal.

Malcolm Reynolds est juste génial. Je comprends que Castle ait autant de succès, son humour caractéristique est l’un des gros points forts de la série (et je n’ai pas encore vu l’épisode centré sur la convention où il y a maintes références à Firefly paraît-il). Dans le docu, j’aime beaucoup comment Fillion explique que les traits prédominants de chaque perso est quelque chose que son propre perso a perdu. Et c’est pas faux. Et ça fait de lui le type moins prêt à juger un autre. La moralité chez lui est beaucoup plus floue, et malgré sa volonté de se comporter en héros (car bon, il est l’archétype de l’anti-héros), il ne sait pas comment s’y prendre. « If you can’t do something smart, do something right. » (cf Serenity) comme le lui a dit le Shepard :’). Et il a beau discourir sur le pragmatisme etc., ses émotions sont bien plus fortes que sa raison, et ce sont ces principes (parfois douteux) qui le guident.  Son rôle de capitaine lui donne une vraie prestance, et merci au charisme de Fillion qui n’est pas un canon de beauté, jamais je n’ai vu un leader avec autant d’inspiration. Captain Tight Pants quoi. Puis il faut le dire, ça fait chaud au cœur à chaque fois qu’il dit que c’était le rôle de sa vie et qu’il n’a jamais joué un meilleur rôle. Et c’est ce que tous les autres disent aussi.

Je passe à Kaylee. Ahhh, Kaywinnet Lee Frye x’D. J’adore leurs noms en plus ! Bref. Il y a des persos dans les séries de Whedon qui sont faits pour être aimés du public comme le dit si bien son créateur. Je pense à Willow, à Fred, à Topher… Ben dans Firefly, c’est Kaylee. Le cœur dans la main, elle élève rarement le ton, la gentillesse incarnée avec une certaine dose de gaieté. « Everything’s shiny. » (cf Serenity) comment ne pas fondre devant tant de bonne humeur :’) ? Chez elle, une once d’innocence est restée et l’émerveillement qu’elle connaît à chaque fois qu’elle découvre quelque chose de nouveau, je ne m’en lasserai jamais. Et avec sa petite ombrelle chinoise (huhu), elle est trop mignonne. Toutefois, ce n’est pas parce qu’elle est innocente qu’elle est naïve. Son expérience personnelle n’a pas été des plus évidentes. Je ne sais pas s’il y a une vraie part de Jewel Staite dans le perso, mais en tout cas, je n’ai plus douté de sa capacité de comédienne depuis que j’ai vu L.A. Complex (car bon, dans Stargate Atlantis, elle ne faisait pas grand-chose, et dans Wonderfalls c’était pas flagrant).

Quant à River, elle s’est certainement révélée dans le film qui a suivi, mais je l’ai bien aimée dès le départ. L’épisode « Objects in Space »  est certainement un très bel hommage au perso. Et en plus, on voit Summer Glau danser, et c’est toujours génial quand elle danse (cf Angel, ou même un épisode de Sarah Connor Chronicles). L’aspect paradoxal de River est très intéressant, son empathie a bien été exploitée et vraiment, cet épi (qui fait certainement partie de mes préférés) est empreint d’une douceur et d’une violence en même temps. C’est assez puissant x’D. Puis elle a un côté mystérieux vachement intrigant. Et comme c’est un peu la « clé » *winks* de la série, on sait qu’elle a du potentiel. Dans la scène de « War Stories », un beau contraste fragilité/brutalité apparaît, et c’est là qu’on s’aperçoit qu’il y a plus qu’une névrosée derrière ce grand front (oui, reconnaissons-le x’).

Je ne parle que de ces trois là qui sont sans doute mes préférés, mais j’adore les autres tout autant. Jayne me fait mourir de rire à chaque fois (l’épisode « Jaynestown » est juste le paroxysme du pourquoi Jayne est indispensable), je trouve que Zoë est un modèle féminin pour tous (mais  sans l’ombre d’un doute, c’est de la force tranquille), que Wash est trop chou (ah ses dinos ! Presqu’aussi fanatique que Ross haha. Et j’adore ce qu’il dit dans le docu avec son autographe « I’m a leaf on the wind » !) et en plus ils forment un couple adorable, qu’Inara a trop la classe et de la grâce et que sa relation avec Mal est juste assez frustrante pour être drôle (même quand elle pleure dans « Heart Of Gold »). J’avoue que le Shepard n’est pas assez présent pour être vraiment intéressant et attachant, ce qui est dommage d’ailleurs. Et puis bon, Simon… trop maladroit, trop superficiel, trop gay (même s’il était bien dans The Playboy Club en fait !) et la relation des Tam est un peu chelou, reconnaissons-le :’p. Mais leur petit équipage était sans aucun doute les personnages les plus sincères (les mieux écrits) et attachants de la télévision :’). Et les relations entre eux sont géniales (même si je trouve dommage que Zoë n’ait pas plus d’interaction avec River). Et dix ans après, ça n’a pas changé.

Le délire de la casquette d’Adam Baldwin x’). Il en a tout le temps une et la garde. C’est parce qu’il commence à se dégarnir :’D ?

Globalement, cela se ressent. Tout a l’air « right » dans cette série. Les bonnes et les mauvaises décisions, le bonheur et le malheur. Souvent, on s’arrache les cheveux en se demandant « Mais pourquoi diable X a fait ça ?! » « Mais comment Y a pu être idiot à ce point sur ça ?! » eh bien, je ne crois pas avoir pensé ça en regardant la série. Jamais. Je ne dis pas qu’elle est parfaite (même si on s’en rapprocherait huhu), bien heureusement, toutefois la série est très bien équilibrée. Et je trouve ça énorme que la fanbase, le phénomène « Browncoats » se soit amplifié au fil des années au lieu de dégonfler. Dans le panel du Comic Con, l’une des premières questions par une fan a été de demander en gros si l’équipe ne se dit jamais « où est-ce que les fans quand la série était diffusée ? ». Il est vrai que parfois, je me pose cette question également. Comment cela se fait-il qu’une série soit plus connue 10 ans après son annulation qu’au moment de sa diffusion ? Enfin, je ne m’en plains pas, car grâce à ce soutien, Serenity a pu voir le jour, mais c’est vrai que c’est exceptionnel. Comme quoi, le message de la série est quand même passé, personne n’a perdu espoir :’). Je me rappelle encore ma surprise dans un épisode de Warehouse 13 quand on revoit Jewel Staite et Sean Maher en couple x’D. Ou encore quand Troy et Abed (Community) parlent de l’énorme connerie de la FOX avec l’annulation de la série. Le monde de la SF (ou des geeks) a bien compris que toute référence à Firefly était bonne à prendre !

En fait, dans la série, il y a plein de petits détails que je « kiffe ».

  • Le monde dans lequel ils évoluent par exemple. Le concept même que les Etats-Unis et la Chine soient les deux seules superpuissances restantes au niveau économique me paraît extrêmement plausible x’D. De nos jours, peut-être que l’Europe se dirige également dans la voie de la superpuissance, mais j’ai bien peur qu’elle ne soit considérée comme « un lieu historique ». Bref. Le mélange de l’anglais et du mandarin m’a paru être un choix très malin aussi. Même si leur chinois était juste atroce (surtout pour Tudyk et Fillion x’D). Mais du coup, ça rend l’esthétisme de la série super original ! Les tenues asiatiques sont mélangées avec les tenus du Far West, un choc des cultures vraiment bienvenu.
  • Le vaisseau. Serenity est une vraie maison, que ce soit la super chambre de Kaylee au cockpit top tendance de Wash en passant par la navette privée d’Inara. C’est vraiment très bien construit, et on aime le vaisseau tout autant que son capitaine et son équipage :’).
  • Les guest-stars sont une autre raison. Et non, je ne pense pas forcément à Zac Efron :’p. Je penchais plutôt du côté de Mark Sheppard (oh l’accent x’D), Christina Hendricks (elle gère carrément la fougère la rouquine :’O), Melinda Clarke (ça fait plaisir de la voir dans un rôle qui ne soit pas de méchante) et j’en passe (pas forcément des meilleurs) :’). Ils parlent eux aussi de la série toujours en bien, et ça fait vraiment plaisir.
  • La musique n’est pas à oublier aussi. Le générique chanté par Sonny Rhodes est super awesome. Il fait un peu country, et du coup il y a cette touche nostalgique qu’on retrouve souvent dans leurs voix un peu nasillardes et traînantes. Et puis c’est excellent de voir Adam Baldwin chanter « Hero of Canton » x’D. Et en parallèle, il y a vraiment des morceaux très touchants dans les épisodes composés par Greg Edmonson. Le moment où River danse dans « Safe » par exemple, c’est hyper adéquat, ou encore mieux, dans « Objects In Space ». Ils ont parlé dans le docu des funérailles de « The Message », et effectivement, le moment est particulièrement touchant. D’ailleurs, j’ai trouvé ça dommage qu’ils n’aient pas repris le thème dans le film. Enfin, qu’il ne l’ait pas repris plus fidèlement du moins.

Comme je le disais plus haut, j’ai quelques épisodes fétiches quand même, « Objects In Space », « Ariel » et « Out Of Gas » sont en tête de liste (suivis de très près par « Our Mrs Reynolds » et « Heart Of Gold » mais c’est plus pour les guests ^^). Ces trois sont assez sombres je trouve, et représentent bien toute la subtilité de la série. L’écriture est vraiment excellente, que ce soit du discours de River lorsqu’elle s’assimile à Serenity, ou encore quand Mal réprimande Jayne, ou tout simplement tous les flashbacks et la narration du dernier épisode (ordre chronologique de tournage). Le film, je le considère comme un long épisode en fait, prolongement direct de la série. C’est une conclusion (plus que méritée) et j’ai bien apprécié le fait que Whedon ait réussi à satisfaire les fans de la série tout en offrant une chance aux néophytes. Et bien sûr, les scènes de combat, la méga classe ! J’ai l’intime conviction qu’ils avaient encore plein de choses à raconter et qu’on en saura plus un jour. Les comics n’apportent pas grand-chose en soi (même si celui centré sur le Shepard Book est assez intéressant) mais peut-être que par la suite, on aura du nouveau. J’ai rarement autant habité une série que celle-là, car « je m’voyais déjà » comme dirait Aznavour. Ce coffret est certainement celui qui a été le plus trimballé et vu.

S’il y avait eu une suite (peu importe ce qu’ont dit les acteurs :’p), je l’imaginais bien comme ça… En supposant que Wash n’ait pas été jossé ><. Effectivement, Zoë et lui auraient eu des enfants, mais du coup, il aurait partagé son poste de pilote avec River qui aurait repris un peu de bon sens. Puis ultimement, les Washburne se seraient posés sur une planète tranquillou, pas trop centrale, où ils auraient ouvert un bar-restaurant et où l’équipage du Serenity leur rendrait visite de temps en temps :’D. Simon et Kaylee ne seraient pas restés ensemble… Meuh si, je plaisante, pour une fois un couple aurait bien fini. Inara et Mal se seraient mis ensemble ENFIN, car ils auront compris à la presque mort du Capitaine (et des autres) que la vie est trop courte ! Bon après, si effectivement Inara était malade, ça aurait très beau, je l’aurais laissée mourir. Jayne n’aurait pas fini seul, je vous rassure. Enfin, du moins, pas sur la longue durée. Pour le coup, je l’aurais bien vu avec son propre vaisseau effectivement. L’Alliance leur aurait foutu la paix car ils auraient diffusé la vidéo de Miranda, et donc un peu « intouchables ». Ça leur aurait permis de faire les affaires qu’ils voulaient. Mais, Simon n’aurait pas lâché l’idée de guérir River plus « définitivement », et du coup, il y aurait eu toute une histoire où ils s’attaquent aux « Hands of Blue » et à la Sun Company.

Il y a bien mille raisons pour lesquelles Firefly figure comme une série culte malgré ses 14 épisodes (et un film ^^), et les gens qui ont participé à cette aventure y sont pour beaucoup. Il y a des séries de SF qui marchent, d’autres qui sont rapidement annulées, mais très peu auront atteint un tel statut en une décennie. Sa courte vie fait partie du mythe bien entendu (il faut être réaliste, quand on voit les acteurs morts, c’est un peu ça…). FOX s’en mord peut-être les doigts maintenant (ou plutôt, ils s’en foutent x’D), mais en tout cas, c’était une aventure inoubliable. Et je vous assure que quand on voit les milliers de fans qui attendaient le panel, quand l’équipe rentre sur scène, la standing ovation adressée à Whedon,  les réponses des acteurs, ça picote un peu les yeux et ça chatouille la gorge. « Can’t stop the signal. »