Des pages à l’écran – J’aime les adaptations, et alors ?

Très souvent, les gens sont en train de dire que Hollywood ou le show business en général est en pénurie cruelle d’originalité. Je l’avoue, je suis la première à soupirer quand encore une fois, il s’agit d’un remake d’un film/série antérieur. Toutefois, des réserves s’imposent lorsqu’il s’agit d’une adaptation littéraire. Si l’œuvre originale est adéquate pour une adaptation numérique, je trouve que ça vaut le coup d’être tenté. Ce n’est pas parce qu’elle est adaptée que forcément, notre imagination est limitée par les traits nouveaux des acteurs ou des plans. On a le droit toujours de se faire notre propre idée :’).

Alors qu’il y a plus d’un siècle, Sherlock Holmes était le premier personnage de fiction à être adapté au cinéma, si Sir Arthur Conan Doyle n’aurait jamais pu le prévoir, il y a de nos jours des auteurs qui se sont fait carrément une réputation à voir leurs bouquins adaptés. Je pense à Dennis Lehane par exemple, qui a vu Mystic River (dit culte), Shutter Island (pas mal du tout, reconnaissons-le), Gone Baby Gone (un Affleck qui fait tourner un autre Affleck :’), adaptés à l’écran, et lui-même qui participe à des projets télévisuels comme dans Castle ou Boardwalk Empire. Je pense également à Bret Easton Ellis dont quasiment tous les ouvrages ont été adaptés x’D de Moins que zéro (le film très limité avec Robert Downey Jr. qui n’a pas du tout saisi le bouquin) à la future sortie de Lunar Park en passant par Les lois de l’attraction (des jeunes drogués, toujours les mêmes). Il parle déjà d’adapter Imperial Bedrooms qui est la suite de Moins que zéro. L’auteur voulait mettre la main sur l’adaptation en scénario de 50 Nuances de gris d’ailleurs (et il trouvait Matt Bomer trop gay dans le rôle, je dois avouer que ce n’était pas tout à fait faux…). Le type est un peu arrogant et provocateur, mais bon, il a de la suite dans les idées concernant ses ouvrages.

Si leurs romans sont particulièrement adaptés c’est généralement parce qu’il y a un aspect épique (positivement ou négativement) chez les personnages qui parle aux réalisateurs de films. Il ne s’agit pas de savoir si à la base, le livre est bon ou pas (la preuve avec cette flopée d’adaptations des romans de Jane Austen *sort*). Au final, le film pourra être bien meilleur ou ne pas rendre justice au livre grâce à la qualité du réalisateur. Bien entendu, il y a comme toujours une part de loterie. Le livre a beaucoup de fans, l’idée de l’adapter traverse les esprits, le réalisateur se foire. Oups. Autre option, il s’agit d’une saga, mais les studios par manque de moyens ou d’envie car la série n’est pas non plus tellement connue, décident de tout faire en condensé. Oui, la catastrophe des adaptations de comics à la Watchmen. Là, il s’agit de trouver un bon scénariste qui saura synthétiser. Donc choisir la bonne fiction à adapter n’est déjà pas évident.

On parle souvent de la fidélité de l’adaptation également… Mieux vaut avoir une adaptation extrêmement fidèle ou alors se permettre certaines largesses ? Là encore, il n’y a pas vraiment de formule miracle et il est plutôt difficile de trouver le bon équilibre. Mais lorsqu’on parle d’adaptation et non pas de libre inspiration, il faut tout de même respecter certains caractères essentiels. Pour moi, ça passe par le respect de la description d’un personnage déjà (tant qu’on ait voulu garder le personnage dans l’adaptation x’) ainsi que par les liens entre eux. Ensuite, les locations jouent aussi un rôle majeur, déplacer une intrigue de Stockholm à New York, je dis oui, tant que ça reste dans la logique plutôt qu’un film à Stockholm où tout le monde parle anglais (Millenium, oui). Puis tout ce qui est « ajout personnel » oh une petite nouvelle par là (oui, je pense à la prostituée de Game of Thrones) ou on crée une romance par ici. Non, non, non ! La base du roman est assez solide pour ne pas à faire ce genre d’ajouts justement. Ou alors, ne parlez pas d’adaptation mais je sais pas, d’une réinterprétation, d’une transposition d’une œuvre. Mais attention à une fidélité trop littérale. Reprendre les dialogues réplique par réplique, je ne suis pas certaine que ce soit le choix le plus judicieux…

Cette question de fidélité est assez délicate, les fans auront vite fait de monter au créneau pour défendre leur trésor en arguant « non, mais X est mieux dans le livre ! », « cette scène-là était carrément plus poignante dans le bouquin ! », « ils ont passé ça à la trappe ! ». Oui, mais ma grande (vous remarquerez la féminisation :’p), on peut pas coller à 100% au texte. Et ce n’était certainement pas la vision du réalisateur (qui est souvent quand même un appréciateur de l’œuvre originelle). Il a le droit de donner une voix différente, même s’il est difficile de représenter à l’écran les réflexions/tourmentes internes d’une héroïne hésitante. Ce n’est pas vraiment évident de satisfaire les néophytes de la série et les fans souvent hardcores. Il faut donc faire des concessions des deux côtés. Bref, prendre un peu de recul ne fera du mal à personne dans ces cas-là. Surtout qu’il faut être réaliste, adapter un roman de 300 pages dans un film de 2 h en gardant tout est concrètement impossible (sachant que vous lisez environ 250 mots par minute et vous en énoncez que 150). Garder le plus important relève donc de l’appréciation souveraine du réalisateur :’D.

Ces dernières années, il est vrai qu’on voit de plus en plus d’adaptations, mais ce n’est pas forcément pour me déplaire car j’aime bien « voir bouger » mes héros favoris. Je pardonne certaines libertés car à côté, les cinéastes nous proposent une folie des grandeurs rarement vue auparavant (je pense au dernier Great Gatsby de Baz Luhrman par exemple, même si un premier film était déjà sorti, Anna Karenina de Joe Wright pourrait également rentrer dans cette catégorie même si je n’ai pas vraiment aimé le film). Du coup, il y a ce côté « j’imaginais pas ça comme ça en lisant le bouquin ». L’exemple type est Le seigneur des anneaux. Qui aurait cru qu’adapter la trilogie de Tolkien était une tâche possible ? Pourtant, on reconnaîtra que Peter Jackson a relevé la mission avec brio et qu’il s’en est sorti avec les honneurs. Les vues de la Nouvelle-Zélande resteront jamais dans nos esprits. Et Dieu seul sait combien de fans du SDA il existait avant la sortie des films et combien Jackson en a engendrés ^^. Je préfère donc une adaptation intelligente à une fidélité trop littérale. Mais surtout à des décors ou paysages qui en envoient pour réussir à illustrer l’idée qu’on avait de ces arrières-plans dans notre imagination.

Grosso modo, ce que le lecteur et futur spectateur attend, c’est de voir la volonté de l’auteur apparaître à l’écran. Le courage des héros, la puissance des vilains, la magie de l’univers etc. J’en profite pour mentionner toutes ces adaptations de « fictions pour adolescents » (sans compter Harry Potter) d’Eragon au Monde de Narnia en passant par les plus récents Mortal Instruments ou Hunger Games. Si certains ont échoué selon moi, c’est surtout à cause du manque de renommée de l’oeuvre d’origine. Eragon était familier mais pas vraiment connu outre-Altantique, la même chose pour la saga des Alex Rider (si si, le film avec Pettyfer dans le rôle titre). Des Anglais qui ont voulu faire comme Hollywood mais qui n’ont pas réussi à produire un effet boule de neige. De l’autre côté, on a les produits purement américains à la Toilettes ou Hunger Games. Le marché américain n’est pas à conquérir. Les fans iront déjà voir ces films. C’est pour ça que je m’en fais pas trop pour Divergent non plus qui va sûrement bien marcher. Eh oui, le must, c’est que l’auteur collabore avec le réalisateur sur le scénario adapté, mais bon, parfois ils sont juste exclus du processus ^^’. Récemment, concernant les voyages initiatiques, passage à l’âge adulte toussa, le très bon The Perks of Being a Wallflower emporte mon adhésion. Si j’étais prof au collège, je ferais lire le livre et je leur passerais le film :’D. Dans une autre catégorie plus terre-à-terre, j’attends aussi l’adaptation de Book Thief (La voleuse de livres en VF) :’).

Au fait, je parle beaucoup de films et peu des séries TV car à la différence des long-métrages, les séries peuvent se permettre des libertés. Et pour cause, ils doivent tenir plusieurs saisons (dans l’idéal) à partir d’un bouquin. Auteur prolifique, Stephen King a eu sa version télé de Dead Zone, Kingdom HospitalHaven (le bouquin est titré Colorado Kid), et le récent Under the Dome mais aucune de ces séries n’était réellement fidèle. C’est là que je parlerais d’inspiration libre (j’inclus là-dedans les divers Gossip Girl, Vampire Diaries & co). Enfin, les mini-séries c’est une autre histoire, ils adaptent réellement le roman comme Les piliers de la terre par exemple. Honnêtement, ce n’est pas plus mal vu que ces séries ont tendance à marcher ^^. Et après, ça peut donner la curiosité à certains d’aller se renseigner sur l’ouvrage d’origine.

Je finis sur une ouverture du « qu’est-ce que vous aimeriez voir adapter à l’écran » ? Ah oui, avant ça, je tiens à ajouter que je vais sûrement descendre agressivement Ender’s Game quand il sortira au ciné, pour ce que j’en ai vu de la BA, ça n’a pas l’air terrible du tout… Alors que pour un livre de S-F il avait carrément du potentiel (je pense à son adaptation depuis que je l’ai lu en fait). Même Starship Troopers a l’air meilleur. Bref, je disais donc, j’aimerais bien voir la série des Thursday Next de Jasper Fforde adaptée en série. Au lieu des notes en bas de page, ce serait donc une narration en voix off ! Dans le rôle titre je vois bien Kelly Reilly :’D. Une saison pourrait suivre un tome, ou s’il s’agit d’une adaptation libre, ils pourraient se concentrer sur des titres particuliers qu’ils aimeraient voir changer (en plus de Jane Eyre, donc :’p).

Mais c’est vrai, j’aime bien les adaptations en règle générale car je suis très bon public dès qu’il s’agit de divertissement. Je ne suis pas difficile à satisfaire, tant que le résultat final est regardable qu’il s’agisse d’une adaptation fidèle ou d’une transposition :’).

Billet de remerciements au dieu des séries

Vous vous êtes déjà surpris à prier le dieu des séries ?

Par exemple, la prière de base, « S’il vous plaît, n’annulez pas [Blanc à remplir]. » ou encore « Merci d’avoir permis à cette série d’entrer dans ma vie. » *sort*. Honnêtement, cela m’arrive régulièrement. La fréquence est plus élevée au moment des renouvellements et annulations bien entendu, mais régulièrement, quand un personnage ne fait pas ce qu’il me plaît (et comme vous pouvez vous en douter, cela arrive la majorité du temps), j’adresse une prière au dieu des séries pour qu’il puisse agir divinement. Bon, malheureusement, les résultats positifs n’ont pas encore été notifiés, donc l’utilité de la chose reste à prouver. Bref, tout cela pour dire que j’ai prié le dieu des séries de se manifester par un quelconque signe (oui, vous savez, comme quand Mackenzie dans The Newsroom se retrouve avec une coupure d’électricité éphémère) afin de savoir si ce n’était pas une grossière erreur que de faire un blog. Et devinez quoi… ben, il ne s’est rien passé de la sorte ! Mais peut-être que d’autres faits peuvent être interprétés comme des signes… Je ne sais pas, l’apparition de nouveaux blogs, de la pub… Bon, finalement, le truc, c’était peut-être juste ma conviction et celle des autres qui m’ont convaincue à créer quelque chose. Quoi ? Une plateforme pour m’exprimer ? Je suis sûre qu’au fond, c’était surtout pour que j’arrête de les spammer sur Facebook avec mes commentaires à la noix :’), mais ils n’allaient pas employer cet argument… Du coup, je me retrouve avec « ça ».

En fait, j’avais des doutes quant à cette décision. L’idée n’est pas nouvelle, et je ne veux pas me faire passer pour une business woman (ce serait le comble), mais étant quelqu’un de très flemmard et atteinte d’un syndrome de procrastination aiguë, je ne savais pas si j’étais capable de tenir ce blog à jour. La question reste toujours en suspens. Je me rappelle il y a fort longtemps, lorsque Skyblog existait encore (peut-être que ça existe toujours ?), j’en avais un que j’avais bien tenu, mais c’était dans le délire de la jeunesse. Maintenant, avec toutes les âneries liées à l’âge (non, les études ne comptent pas), on finit par avoir moins de temps. Mais après tout, c’est le problème de tout le monde, et ils arrivent quand même à tenir un blog, alors pourquoi ne pas se lancer ? Puis j’ai remarqué une autre conséquence de ma flemmardise, c’est le fait de lurker tout le temps. Tous ces blogs intéressants que j’ai connus, via Twitter par exemple (on a beau décrier violemment les réseaux sociaux, jamais je ne nierai les avantages), je les parcours sans jamais laisser de commentaire. Une vraie lurkeuse de première (confession pour confession, je fais souvent la même chose sur Fanfiction.net). J’admets que j’ai un peu honte, mais c’est juste que… je ne sais pas, ils s’en fichent de mon avis car d’autres les encensent assez, non ? En plus, certains commentaires sont à la limite aussi, voire plus, intéressants que le billet en lui-même, et moi avec mon pauvre « Article super intéressant, merci d’avoir partagé ! » je me sens un peu pathétique ><. Rassurez-moi, je ne suis pas la seule à penser comme ça ? Pour résumer, je me suis dit qu’un blog ne pourrait être que bénéfique pour mon processus de guérison du lurkage. Et le dieu des séries est magnanime, il accepte tous les blogs (autels) dédiés à sa personne, alors un de plus ou un de moins ne changera pas la donne (même si celui-ci ressemble pour le moment à un autel dédié à la whedonverse dont le dieu serait Joss Whedon lui-même, mais passons).

Il n’empêche que ce n’est pas du tout évident de trouver une bonne plateforme pour ouvrir un blog. J’ai fait plusieurs essais (avec canalblog, blogger etc.) qui ne m’ont pas vraiment convaincue (compliqué, limité, pas très esthétique). Du coup, j’ai choisi la facilité avec WordPress que je connaissais déjà, vu que c’est l’interface utilisée par BetaSeries (ce qui me fait penser qu’il y a une nouvelle option « création de quizz » dessus, et si vous voulez vous amuser avec, pitié, mettez des majuscules et des espaces avant vos points d’interrogation !). WordPress reste un peu limité si on veut rester dans le gratuit, mais c’est plus épuré, et avec des thèmes relativement sympathiques (mais je ne comprends pas pourquoi ils ne voulaient pas que je m’appelle Akiha…). J’ai même songé à utiliser Tumblr (pour l’anecdote, à une convention, avant de demander si j’avais un compte Cuicui ou FB, on m’a demandé si j’avais un Tumblr…), avant de m’apercevoir que les commentaires étaient inexistants là-bas. Ce qui est assez dommage, mais respecte la ligne de conduite de leur site. Bref, je me lance ici, et advienne que pourra. Si l’expérience est avortée, je m’en retrouverai certainement frustrée, mais comment le savoir avant d’essayer ?

Oups, autant de blabla pour ne rien dire, j’ai même oublié (oui, une vraie Dory) de mentionner de quoi va parler ce blog ! En même temps, cela devait me paraître évident… Principalement de ma « passion » (je n’ai jamais compris si ce terme était péjoratif ou non, peut-être que ça l’est quand on parle de « fans »… bref) pour les séries télévisées en tout genre, le cinéma en général, avec quelques interludes diverses (et divertissantes, je l’espère) suivant des catégories qui apparaîtront au fur et à mesure. D’avance, je vous assure que tout spoiler (non précisé) sera involontaire de ma part (même si certains ne me croient pas !), que toutes les fautes d’orthographe et de syntaxe n’auront que moi comme responsable, que si mon avis vous déplaît je m’excuse d’avance mais ne m’en tenez pas rigueur si je m’en tamponne (comme de ma première cannette de Coca ^^), que je tenterai d’être subjective que 99% du temps, que j’utiliserai des smileys pour ponctuer l’atmosphère de mes billets car je les trouve mignons, que vous avez le droit de me lapider s’il y a trop de franglais car c’est laid, qu’il ne faut pas chercher du diablement sérieux ici car le blog se veut léger, et que je vous remercie sincèrement d’avoir pris/de prendre le temps de lire mes inepties sans queue ni tête.

Voilà ! (à lire avec l’accent américain) Grand merci à vous d’être passé par là, et en espérant qu’on se recroisera au détour d’un post (oh la formule cliché d’internet), à bientôt !

(P.S : ô dieu des séries, n’oublie pas de nommer Parks and Recreation dans la catégorie des meilleures séries comiques aux Emmy l’année prochaine, car je t’en veux toujours de cet oubli.)