De la bonne éducation des enfants… « The Slap »

Toute la mini-série.

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Avant toute chose, j’ai assez aimé cette mini-série. Malgré ses défauts, elle réussit à accrocher le spectateur jusqu’au bout. Plutôt directe, elle jette ses personnages aux loups pour les faire juger, et nous, spectateurs puissants que nous sommes, ne mâchons pas nos critiques. Je ne m’y connais pas du tout en éducation, certes, mais comme tout un chacun, j’ai une vision de « bien élever ses enfants » (pas les miens, soit). Et Dieu que cette série remet tout en cause. Globalement, c’est chouette que la série soit australienne, puisque l’auteur du livre Christos Tsiolkas l’est et qu’il a placé son histoire dans son pays, avec ses propres racines. En plus, la série respecte relativement bien l’œuvre originale avec les différents « chapitres » et points de vue, et malgré ça, ce n’est pas redondant du tout.

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Déjà, l’histoire, la problématique de base est plutôt intéressante. Est-ce qu’un adulte peut décemment donner une gifle à un gamin qui n’est pas le sien ? Ça vous rappelle peut-être le fait divers en 2010 quand un maire a giflé un gamin. Violences, humiliation, outrages… Bref, beaucoup de bruit pour ce qui est certainement une erreur humaine mais aussi de base, une mauvaise éducation. Dans The Slap, à l’occasion de l’anniversaire d’Hector, quadra Grec, un petit barbecue familial avec des amis proches s’organise. C’est là qu’arrive le drame, son cousin, père d’un ado, gifle le fils de 4 ans d’un couple d’amis. Cris d’effroi, prises de positions, faut-il soutenir la famille, est-ce inhumain de frapper un enfant etc. ? Le spectateur est partagé entre le devoir familial et l’amitié raisonnable. Tout s’enclenche, les poursuites juridiques, la révélation de cadavres, ce qu’on croit mais qui est faux… En fait, ça pourrait arriver à n’importe qui. Votre voisin. Vous.

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La panoplie de personnages est pertinente. Mariage mixte avec le choc des cultures, différentes générations, familles VS célibataires, la série joue sur les oppositions pour faire réfléchir. Et le choix d’avoir présenter en « un personnage par épisode », ça permet bien d’avoir le point de vue de chacun grâce à la voix off. Le monologue intérieur définisse les personnages. Il est vrai que les clichés vont bon train là-dedans, mais en même temps, quoi de plus probant que des clichés pour raconter une histoire des plus banales ? Gros coup de cœur pour Anouk, joué par Essie « Miss Fisher » Davis (malgré un visage refait impressionnant) qui a le seul point de vue un peu sensé de tout ce drame. Les acteurs sont vraiment bons dans l’ensemble, que ce soit l’habituelle mono-expressive Melissa George (dont le personnage de la mère de la victime est juste barbant) ou le parpaing Jonathan LaPaglia (dont je me rappellerais toujours dans 7 jours pour agir), et de belles révélations.

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Alors oui, il y a beaucoup de défauts, une histoire qui avance lentement qui engendre des épisodes où on s’ennuie presque (de 50 minutes en plus), des scènes de sexe absolument inutiles qu’on a envie de sauter, des lieux communs en voici en voilà, mais au final, on reste bien immergés jusqu’à la fin. On reconnait bien le style australien avec des gros plans silencieux, des scènes vides, un bruit de fond répétitif pour amplifier l’aspect contemplatif, ça correspond bien à la série. J’ai commencé le bouquin au même moment que la série, je l’ai terminé plus tard, et bien sûr, malgré des divergences (surtout pour le personnage d’Aisha qui est censée être indienne huhu, mais bon, vu la prestation d’Okonedo, tout est pardonnable), c’est plutôt bien adapté. Le seul gros point positif dans le livre c’est qu’ils n’ont pas l’air tous d’être des idiots lorsque le narrateur exprime leurs pensées. Mais oui, je regarde très peu de séries australiennes, mais je pense que celle-là mérite sa renommée.

Let me be that star… « Smash »

J'ai récemment fini la saison 2 (enfin) de Smash. J'en ai alors profité pour revoir la première saison.

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Dans cette série, il y a tout ce que j’aime. Vraiment. Des chansons, des gens beaux, des bonnes prestations, des couleurs, du drame, de la romance, des références, pas trop de personnages à retenir, pas trop de réflexion. J’apprécie que ce soit des chansons originales, que les paroles aient un sens, que les costumes et les décors fassent vrais, que ça se passe à Broadway. Je trouve génial la diversité ethnique, le casting principal de qualité (sauf Katharine McPhee, mais tout ne peut pas être parfait ‘-‘), l’émotion qui se dégage. Bref, même si c’est une série de network, je trouve que Smash est une « grande » série. Grande, pas par la durée ni peut-être par la qualité, certes x’D, mais par l’esprit. Dans ce qu’elle symbolise. Le rêve de la provinciale de réussir à New York. Alors oui, c’est vrai, le drame a fini par tout détruire, trop de fils à suivre différents, notamment en saison 2, où ça tournait carrément autour des relations plus que de la comédie musicale. Mais le grand moment de chaque épisode restait tout de même le numéro musical. smash1_2130402b Le pilot était vraiment magique, il a cartonné à plus de 11 millions de téléspectateurs, pour ma part, la version de Let Me Be Your Star qui clôture le pilot fait partie de mes chansons favorites. Le bon équilibre de numéros musicaux et de questions ouvertes, les possibilités… Mais je suppose que ça n’a pas parlé à tout le monde. La chute a commencé à partir de l’épisode 3 et la série a toujours eu une audience faible… NBC avait vraiment beaucoup investi dedans, les interviews mentionnaient le chiffre de plus de 4 millions pour un épisode. Donc vu que c’était un gouffre financier, normal qu’elle ait été annulée à la fin de la saison 2. Mais bon, on peut s’estimer heureux d’avoir eu une véritable fin. Je pense que dans l’ensemble, il y a vraiment une démarche artistique derrière cette série, et ben voilà, j’admire. C’est vrai que j’étais mitigée sur le sujet de Marilyn Monroe… puis on s’aperçoit que c’est certainement l’une des meilleures décisions qui soit :’D. A la fin de la saison 1, j’étais réellement enchantée par ce que j’avais vu. Surtout la chanson de fin de Bombshell, Don’t Forget Me… Elle résume en tout point pourquoi on aime la série. Alors que Glee battait de l’aile tant dans les reprises musicales qu’en général, Smash nous proposait une série plus mature, avec des gens qui savaient réellement chanter sans autotune, et de réels acteurs avec des carrières bien entamées (Anjelica Huston, Jack Davenport etc.). Etant une grande fan de comédies musicales et de Broadway en général, j’étais vraiment curieuse d’en connaître plus sur les coulisses de ce business, et franchement, c’était vraiment informatif ! Ça m’a un peu fait penser à Studio 60 On The Sunset Strip dans le sens où ce sont des émissions (Saturday Night Live/comédies musicales) qui me plaisent énormément, mais les mondes sont relativement opaques, surtout en France. Du coup, une série sur la mise en place de ces choses-là, ça nous apprend énormément de choses quelle que soit la part de fiction et celle de vérité ! Là où Studio 60 s’était fait descendre par les vrais protagonistes du SNL, Smash a été positivement critiquée par ses pairs. Il faut avouer que la série est beaucoup plus politiquement correcte que celle d’Aaron Sorkin. nbc-moves-smash-to-saturdays-announces-other-schedule-changes La saison 2 m’a moins plu dans l’ensemble, mais des chansons restent inoubliables (puis rien que l’idée d’avoir remis un générique était l’une des meilleures décisions prises depuis belle lurette). Puis le fait de repartir de zéro a insufflé un nouveau souffle à la série, malgré des redondances qui reprennent la saison 1. Après, bien entendu, il y avait de sérieux problèmes. Le nombre de personnages inutiles, superficiels est assez alarmant. Que ce soit un fils adolescent qui devrait prendre des cours de comédie ou un assistant qui prend trop de temps à l’écran et dont on n’en a que faire… cela nuit à l’approfondissement des personnages vraiment importants. Du coup, ils n’évoluent pas vraiment. Julia reste la mère à la famille brisée, Eileen la productrice fourbe qui ne cherche que des fonds malgré sa passion sincère pour le théâtre (très mal utilisée la Huston), Karen la petite ingénue provinciale qui doit encore affronter la grande ville etc. Celle qui évolue réellement, c’est sans doute Ivy, avec une Megan Hilty très investie. Sa voix, sa maîtrise, est très loin du niveau trop American Idol encore de McPhee (qui gère bien les morceaux pop de Hit List de la saison 2 tout de même). Malgré tous ces défauts, Hit List a déchiré (tellement qu’un concert avec des chansons inédites a été mis en place à New York). McPhee était plus dans son registre de pop singer et laissait le Broadway aux connaisseurs. smash1 Bien sûr, j’étais totalement anéantie quand j’ai appris que Will Chase (il faut vraiment que je regarde Nashville ><) et Raza Jaffrey ne retournaient pas dans la saison 2. Le nouveau, Jeremy Jordan (Jimmy) ne m’a du tout convaincue. Il a une voix à la Bruno Mars mais sans son charisme… Ensuite, je me rappelle avoir bien apprécié Krysta Rodriguez (Anna dans la série, elle a joué dans une comédie musicale avec Zachary Levi l’été dernier, First Date, elle avait exactement les mêmes mimiques que dans la série x’D) et Andy Mientus (un petit Kyle très chou) sympathique. Même les guests sont sympas, d’Uma Thurman à Joe Jonas en saison 1 ou Jennifer Hudson et Jesse L. Martin en saison 2 :’). En tout cas, la fin mérite en elle-même des bravos (le dernier plan sur Julia *_*). Ça et le fait du coup que la série était divisée en deux avec Bombshell d’un côté et Hit List de l’autre, ça ralentissait encore plus l’histoire et ça multipliait les fils un peu foireux. La saison 2 est très confuse, même si des numéros musicaux étaient juste parfaits. Grande mention au dernier face-à-face Ivy/Karen, très beau moment qui rappelle pourquoi la rivalité est importante dans ce monde, et comment en s’accrochant à ses rêves, on réussit. Finalement, peu importe ce qu’on dit, cette série restera à jamais gravée dans ma mémoire et je me ferais sûrement régulièrement des revisionnages :’D.

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Récap de la saison 2.

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Beaucoup de réflexions dans cette série qui me parle particulièrement. Lors de Séries Mania, le créateur scénariste de la série est un peu intervenu (ce fut court mais intense x’) en disant que la saison 2 était plus sombre que la première, et mon Dieu, il ne plaisantait pas. Je pense que j’ai dû avoir plusieurs hauts-le-cœur… Très grande appréciation sur le fait que la saison cherche à répondre à des questions, à atteindre un but pour la série et ne stagne pas. En aucun cas. Il y a toujours une idée qui se dégage d’un épisode pour permettre au spectateur de réfléchir dessus. Si on considère que la saison 1 tentait plus d’expliquer la naissance des hubots « libres », la saison 2 se concentre plus sur l’intégration de ces hubots dans la société humaine. Ce qui m’ébahit toujours le plus, c’est le réalisme de ces robots. Ils « font » robots plus qu’humains visuellement, et chapeau bas pour cette prouesse. De même que dans leurs jeux d’acteur, mais whaou quoi. Volontairement en faire trop mais en restant en totale maîtrise de son mouvement…BJRPCmMCAAEJhBU.jpg_large

Le fait qu’il n’y ait que 10 épisodes, ça me fait penser aux séries britanniques, c’est clair et concis. La narration est bonne, il n’y a pas vraiment d’épisodes où on s’emmerde, tout avance au bon moment, ça ralentit pour qu’on puisse digérer les infos. J’avais mes doutes à la fin de la saison 1, déjà avec le petit Leo qui était laissé pour mort et effectivement, qui l’est >< (dommage quand même, il était sympathique). Un personnage central, qui avait son intérêt, mais qui était devenu « dispensable » après avoir donné le code je suppose. Ce code d’ailleurs qui va rester la quête principale de la seule rescapée chez les résistants, Beatrice (la ressuscitée x’D). Oui, car le leader principal (Nishka) est quand même mort (ça aussi, c’était étonnant) dans la saison 1. A croire qu’ils n’étaient pas sûrs que la série allait marcher donc ils prévoyaient déjà les coupes budgétaires x’D. Pourtant, tout est bien respecté dans cette saison 2, avec plusieurs lignes directrices.

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Le plus gros reproche que je ferais à la série, ce sont les analogies faciles… Que ce soit avec la jeunesse hitlérienne (mais allô quoi) ou la perception actuelle de l’homosexualité (merci le politiquement correct). C’est très facile en soi. Dès qu’une idée est assez forte pour se transformer en propagande, avec en plus une figure pour mener, des gens vont se regrouper derrière. La question n’est pas de savoir si ce qu’ils défendent est juste ou pas… Cette ligue de jeunes Akta Manniskor là, le fait qu’on en suive un tout au long des épreuves qu’il a connues, ça le rend plus attachant. Alors effectivement, on se demande parfois s’ils comprennent vraiment ce dans quoi ils s’engagent, mais c’est le principe même de la propagande. Et je trouve qu’ils ont réussi à montrer des jeunes assez communs pour représenter véridiquement le mouvement. Du coup, l’aspect politique de la série s’intègre naturellement dans cette société futuriste. De l’autre côté, on a un message ultra positif pour l’acceptation de la différence, ils parlent de coming-out pour les amoureux des hubots, donc l’aspect effet de mode social est aussi couvert.

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En fait, il y a une phrase de Tobbe qui m’a le plus marquée. Le fait que Mimi soit tellement humaine maintenant, dans le meilleur et le pire. C’est une double remise en question. Est-ce que l’intégration des hubots dans la société humaine est synonyme pour eux de devenir humain comme la version de Florentine ? Ou alors les hubots sont-ils amenés à dominer le monde en restant « les enfants de David » comme le dit si bien Beatrice ? L’une ou l’autre des solutions amène une perte, du genre hubot ou du genre humain. Je n’ai pas vraiment de position sur ce point, ce qui semble certain en revanche, c’est que la cohabitation sera toujours refusée par certains si elle aboutit un jour. C’est cette quasi philosophie dans la série qui est fascinante. Faut-il, faut-il pas ? Le libre arbitre existe-t-il vraiment ? On a la famille suédoise la plus cliché qu’il soit avec sa cuisine IKEA, sa tolérance et sa blondeur, et de l’autre côté on a un monde qui a du mal à se mettre au goût du jour…

Je pense que la saison 3 va du coup se pencher sur la prise en compte des droits des hubots ainsi que sur ce virus. J’espère que Mimi ne va pas mourir… même s’il semblerait que nul n’est à l’abri d’être mis au dépôt dans cette série… C’est clairement l’une des meilleures séries de SF que je connaisse même si effectivement, il y a des défauts. Mais il y a surtout de nombreuses qualités, merci à l’écriture nordique x’D.

Quand la technologie prend tout son sens… hitRECord.

Je ne sais pas s’il vous arrive de vous émerveiller encore de la technologie ou si vous êtes juste blasé de ce que vous avez entre les mains. Un smartphone, un écran qui diffuse simultanément l’émission qui passe en même temps à la télé, la possibilité de discuter avec des gens à l’autre bout du monde instantanément. C’est un peu idiot, mais dire qu’il y a encore juste quelques décennies, ce genre de choses paraissaient impossibles… J’ai beaucoup de mal à réaliser que les plus jeunes ne sauront pas comment c’était « avant ». C’est bête de se dire que c’est juste la vieillesse qui me tombe dessus quoi x’D. Tous les jeunes seront plus calés que moi maintenant. Bref, hitRECord est un site super coolie qui est le paradigme de la technologie :’D.

La plateforme de production collective de l’acteur Joseph Gordon-Levitt rassemble un peu tout cet émerveillement pour obtenir un résultat. Un « record » (c’est le petit bouton rouge :’p). Ces records proviennent de tous les coins de la planète, ils peuvent avoir un contributeur comme des milliers, l’un aura fourni les paroles, l’autre les dessins, un autre prêtera sa voix… C’est la magie de l’ère d’internet dans son reflet le plus pur, sous forme d’art. Si l’une de vos œuvres est utilisée par le site (par n’importe quel utilisateur car en postant sur le site, vous vous engagez à prêter votre œuvre à tout le monde) dans un but lucratif, chaque artiste reçoit une partie des gains. Du coup, pour que son site ajoute encore une corde à son arc, il a décidé de faire une série TV, hitRECord on TV tout simplement, et c’est simple, on reste sur le même principe de la collaboration contributive, sauf que chaque épisode suivra un thème déterminé à l’avance. La série a été diffusée sur la chaîne américaine Pivot, un petit bébé qui date d’août 2013 ^^.

Il y a eu 8 épisodes pour le moment, The Number One, Fantasy, Trash, Space, The Other Side, Adieu, Games, Money, Patterns… Chaque épisode suit la même forme. Il y a l’intro sur le thème en question par un sombre inconnu, puis par JGL qui arrive dans un amphi avec son appareil photo qui enregistre et une voix qui dit « Please turn ON all recording devices » ce qui est totalement en opposition à tout ce qu’on a pu voir que ce soit durant un concert, un film ou autre. Il explique un peu le choix du sujet, puis on a le premier record qui apparaît, que ce soit un court-métrage, une chanson en live ou en clip, une animation mais toujours dans l’idée d’illustrer le thème bien sûr. Dans chaque épisode, il y a la participation d’une « célébrité » également, que ce soit Elle Fanning, ou John Krasinski, on a pu aussi voir Carla Gugino, Tony Danza etc. En tout cas, dans tous les épisodes, il y a toujours au moins une chanson, un court, une expérience de vie (sur le thème) par un membre de hitRECord, ainsi qu’un exposé un peu plus scientifique voire parfois tout simplement philosophique.

Par exemple, JGL est un francophile affirmé, il parle très bien français et plusieurs des chansons figurant dans l’album de cette première saison sont en français. Pas forcément chantées par lui ou même par un francophone, mais en langue française. Et ce n’est pas la seule langue non-anglophone qu’on entend, loin de là. Il y a une véritable créativité et une volonté d’être original dans cette série. Et pour quelqu’un comme moi qui manque cruellement d’imagination, je peux dire que ces épisodes m’ont laissée rêveuse devant le talent des gens. En plus, ça permet de donner une chance à tout le monde en quelque sorte. Pas besoin d’avoir fait les beaux-arts pour que ton dessin soit vu par le plus grand nombre. Pas besoin d’avoir été publié pour que ton texte colle parfaitement à la composition du moment. C’est joli :’), c’est de l’art. L’un de mes styles favori est quand ils incrustent les personnages sur des fonds animés de dessins. Ils tournent sur fond vert et ils ajoutent le décor ensuite en fait x’D. La plupart des courts avec des acteurs sont sous cette forme, même s’il y en a certains qui sont sans dessins de contributeurs.

Comme l’épisode 1 est dispo, autant le mettre, hein :’p. J’espère en tout cas que ce concept va continuer. Sa compagnie avait déjà produit Don Jon et il produira probablement son prochain film. Mais du coup, c’est sympa, y a ses « potes » qui passent, on découvre des artistes, y a du merchandising x’D. Bref, ça marche bien tout ça !

Il y avait « Glee », puis « Glee ».

Spoilers jusqu'au 516 Tested. Mais principalement les 512 et 513.

J’ai arrêté depuis bien longtemps de vraiment regarder Glee. Il y a quelques années, on nous annonçait une autre série pour ados, qui se passait au lycée, et comble du kitsch, ils allaient chanter dans une chorale. Cris de toute part, ce n’était qu’une pâle copie de High School Musical adaptée en série. Oui et non ? Okay, c’était un peu kitsch depuis le départ, mais c’était une nouvelle manière de réentendre des tubes, de découvrir de nouvelles chansons et de s’extasier devant les âneries du lycée :’D. C’est vrai qu’aujourd’hui, je me contente seulement de regarder d’un œil distrait les numéros musicaux, et encore, quand c’est quelqu’un d’autre que Rachel Berry qui chante… Mais ce fameux 100e épisode (et le suivant), le 512 100, c’était autre chose. Traitez-moi de nunuche si vous voulez, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur quand les anciens sont tous revenus, qu’on a eu droit à des reprises des chansons déjà entendues et quand Finn a été mentionné (et Dieu sait que je ne l’aimais pas ‘-‘)… Ce n’était pas meilleur que d’habitude, non, ça rappelait simplement pourquoi on a suivi cinq saisons d’une série qui s’est dégradée au fur et à mesure.

On l’a senti, cette chute vers les tréfonds de la médiocrité. La surutilisation des personnages populaires et les oublis des autres. Les fils narratifs qui ne se terminaient jamais, d’autres qui étaient recyclés à tout bout de champ. Il y a clairement deux positions pour la célébration de ce 100e épisode. Ceux qui vont considérer que c’était un geste commercial, que c’était pathétique d’être tant que ça dans le passé, et les autres qui vont considérer que c’était l’émotion incarnée. Je fais clairement partie de cette seconde catégorie. Toutes les critiques que j’ai pu dire devant un épisode de Glee depuis la saison 3 aux épisodes 512 et 513… ben ils ne s’appliquaient plus. Car j’avais retrouvé le glee de Glee *sort très loin*. C’était des chansons que j’aimais même si on les avait déjà entendues, c’était le beau message d’espoir que même les losers pouvaient réussir à s’intégrer, c’était le rappel qu’il faut travailler dur pour arriver à réaliser ses rêves… C’était du bon kitsch pur et dur. Ils auraient pu donner plus de solo à la Chenoweth plutôt qu’à Paltrow d’ailleurs… Bon, les suivants m’ont bien vite fait déchanter. Ridicule sur ridicule…

En fait, leurs reprises me déplaisent, elles deviennent de plus en plus « pop » avec des boîtes à rythmes et des sons électroniques à outrance (il est possible tout de même que j’ai particulièrement apprécié la reprise de Toxic *sort*). Ne parlons pas de la retouche des voix… Alors qu’avant, c’était plus « sobre ». Je sais qu’une chanson est censée exprimer les émotions du chanteur, mais ça s’adresse à tout le monde, non ? La musique est universelle ? Elle n’est pas seulement chantée devant tes camarades de la chorale ou devant un pseudo amphi vide… J’aurais voulu que le sens de la chanson soit plus utile au déroulement de l’histoire comme dans une comédie musicale. Tiens, d’ailleurs, leurs reprises de chansons de comédies musicales ont été peu nombreuses ces dernières saisons (si on ne compte pas Funny Girl car ils en parlent tout le temps) et en tant que Broadway nuts, j’étais un peu triste… Disons que j’aurais voulu un parti pris, soit tout à New York, soit tout à Lima. Qu’ils changent totalement le casting de ceux à McKinley (comme le processus de Skins) car si tout tournait réellement autour de Ryder, Marley et je sais plus qui, je pense que ça ne m’aurait pas dérangée même s’ils n’étaient que des copies conformes des anciens. Mais pas qu’ils fassent une série dans la série… Du coup, là, en suivant uniquement ceux à New York, j’ai l’impression que c’est un deuxième abandon de la chorale à McKinley O_O.

Aussi, j’aimais bien la série quand les acteurs ne faisaient pas la une des tabloïds parce qu’il y a encore eu un clash entre eux. Non seulement les personnages deviennent vite fatigants, mais en plus il n’y a aucune histoire qui dégage un intérêt. J’ignore si c’est parce que Ryan Murphy fait trop de choses à la fois (même si j’ai hâte de voir The Normal Heart) et du coup, la qualité se dégrade, mais en tout cas, ça ne va pas… Bref, j’en ai marre tout simplement, donc vivement la fin de la série. Mais comme j’ai particulièrement apprécié les 512 et 513, il fallait quand même que je le fasse remarquer. (oh, ça me donne envie de revoir Britannia High tout ça).

La 1re partie de « Strike Back »

Uniquement la saison 1.

Ça doit faire à peu près trois ans que je prévoyais de regarder Strike Back, sachant qu’il n’y a que six épisodes par saison, ou plus exactement trois double épisodes qui en font trois téléfilms, en gros. Finalement, Canal Infinity m’aura rendu un grand service, car j’avais la flemme de les télécharger, du coup, la VOD a comblé ma démotivation. Et c’était une très bonne surprise. Okay, on a l’habitude de voir des histoires post 11 septembre avec les Ricains, les Afghans, mais beaucoup moins avec les Anglais. La première chose qui m’a plu, l’écriture, la narration. Que ce soit en Irak, au Zimbabwe ou en Afghanistan, on ne se sent pas pressés de tous les côtés pour en savoir plus, on sait que ça va arriver. Tout en ayant une suite logique par-dessus le marché ! Et on sait qu’on ne sera pas déçus par le déroulement. Après, oui, certains vont dire que c’est censé être une série d’action et il ne se passe pas grand-chose au final. On voit peu de combats, quelques tirs par-ci et par-là, mais rien de grandiose. Mais ce sont des missions secrètes qui ne nécessitent pas vraiment des grandes opérations où des bombes explosent de partout. En fait, c’est certainement pourquoi je ne continuerais pas la série. La première saison m’a amplement contentée. En plus, j’ai cru comprendre que ce n’était plus Richard Armitage qui jouait le perso principal après…

Le côte psychologique est un autre point fort également. Ça va de pair avec la narration qui est plus « adulte » ? C’est bateau cette idée de revanche, mais vous savez comment on dit que tout récit n’a en fait, qu’un nombre de points de départ limités, un étranger arrive en ville, l’histoire d’amour, la revanche, je ne sais plus quoi et je ne sais plus quoi. On n’a pas besoin de plus. On sait ce qui motive le personnage, et ça suffit. L’ensemble est tellement bien ficelé à côté, que le spectateur est forcément plongé et de soutenir la volonté de Porter de se repentir ou d’essayer de se venger. Après tout, c’est quand même la guerre. Que ce soit « bien ou mal », il y a des gens qui en torturent d’autres pour des raisons pas toujours nobles, qu’ils soient gentils ou méchants. Et la série n’est pas si évidente que ça. Au début, il y a la certitude, oui, c’est sûrement à cause de cette personne qu’ils sont dans le pétrin, puis arrivent les doutes, mais en fait, ça se trouve que c’est justifié… et enfin, un dénouement pas mauvais.

J’ai bien apprécié les relations aussi. La frontière est floue entre les personnages, là où il y a et plus si affinités, où reposent les loyautés, le devoir etc. C’est la touche anglaise, ça. Chez les Yankees, on aurait eu une bonne accentuation sur le héros dragueur qui se serait tapé tout le monde, et basta. Non, non, dans la série, le parallèle de la guerre, toute l’histoire familiale de Porter nous remet en place dans la réalité :’). En plus, j’ai beau dire que j’aime les gens beaux à la télé et tout, bien qu’Armitage ne soit pas laid, au contraire (Thörin Oakenshield quoi :’D), on peut pas dire que ce soit le cas d’Andrew Lincoln (oui, le type inutile de The Walking Dead) ou des autres. Du coup, je n’ai vu que la première saison et j’en dis du bien. Ça se trouve que la suite est différente et que ça vire au n’importe quoi x’D.

Quelques mots sur « Graceland »…

La saison 1 est finie.

Bon, après ma pause de flemmardise, je vais profiter des vacances pour faire quelques bilans de saisons :’). Et parce qu’on est en hiver, qu’il fait froid et tout, c’est le moment de parler du soleil et des séries de cet été x’D.

Déjà, il y aura une saison 2. Au début, j’ai été intéressée car j’étais dans ma phase Les Misérables et qu’Aaron Tveit jouait dedans. Puis bon, une série estivale d’USA, on sait ce que ça donne… des beaux gens, du soleil, de la détente. En gros, Graceland remplit bien son contrat sans plus ni moins. Et je crois que ça me gêne… De base, le synopsis donne déjà un avant-goût de ce que sera la série. « Les agents de différentes agences gouvernementales, aux objectifs et qualifications diamétralement opposés, sont engagés sur une périlleuse opération d’infiltration. Pour réussir cette mission, ils sont contraints de cohabiter dans une maison secrète en Californie. » Comprendre, des mecs musclés avec des nanas canons qui vont se balader souvent en petite tenue car ils sont près de la plage et qui vont jouer avec des flingues car ils sont des agents secrets. Bon, ce n’est pas grave, on a vu pire chez USA.

Verdict après 12 épisodes. Effectivement Daniel Sunjata qui joue le chef de cette joyeuse troupe n’est pas moche à regarder, loin de là, le petit bleu en la personne de Tveit s’est plutôt bien intégré à la vie près de l’océan et le reste de la bande n’est pas à plaindre. Une affaire de drogue sert d’excuse pour les voir se déchirer, douter les uns des autres, cacher puis révéler des secrets, créer du drama. Rien de nouveau sous le ciel d’USA. En fait, seul intérêt à mes yeux là, au lieu d’avoir deux héros principaux (duo Neal/Peter, Annie/Auggie, Harvey/Mike), j’ai l’impression que les personnages secondaires de la maison ont aussi un peu plus de consistance. Sûrement le fait qu’ils habitent tous ensemble, ce serait bizarre que les autres soient simplement survolés. Et je crois que j’aime mieux ces « autres » que les deux principaux qui sont parfaits dans leurs clichés. Celui du gentil héros et celui du grand blasé au bon cœur au fond.

C’est pas nouveau, mais on s’attache quand même aux personnages. Et c’est au final un bon divertissement pour un procedural. J’avoue que je préfère quand même White Collar pour l’aspect culturellement intéressant en plus. Bien loin des séries de vraie infiltration, où les opérations sous couvertures sont complexes et l’immersion chez les trafiquants est faite à 100%, on reste dans une série estivale.