Pourquoi ‘Les gardiens de la galaxie’ m’a donné envie de revoir ‘Firefly’…

En vrai, tout me donne envie de revoir Firefly (que ce soit Defiance ou Extant en ce moment). Mais après ma séance des Gardiens de la galaxie, je n’avais qu’une envie, revoir Firefly… Bon, je n’ai toujours pas pu le faire par manque de temps, mais ça va sans doute arriver. Sous peu. En tout cas, oui, ça aurait pu me faire penser également à Star Wars, Star Trek ou même Farscape, mais non, Firefly avant tout. Je ne connaissais pas du tout les comics ou même entendu parler de cette bande avant que le film ne sorte…

GuardiansOfTheGalaxy

Déjà, c’est un bon signe si ça me rappelle Firefly… je pense qu’il n’y a pas de plus beau compliment pour de la science-fiction *sort très loin*. Mais une bande de hors-la-loi dans un vaisseau (qui me fait penser au Serenity x’D) à faire de la contrebande plus ou moins… Il n’y a qu’un pas. En plus, le look de Peter Quill ressemble un peu à celui de Malcolm Reynolds, non ? Juste la veste en tout cas… Puis l’humour un peu sarcastique, de la répartie, un bon cœur, qui ne se prennent pas au sérieux. Ainsi qu’un physique avenant mais pas de beau gosse. Très whedonesque tout ça (je sais pas si Marvel en profite ou quoi). D’ailleurs, Nathan Fillion a doublé la voix d’un prisonnier extraterrestre de Kyln, je ne sais pas si vous l’avez reconnu. Scène qui m’a directement projetée dans Serenity, quand Quill aka Star-Lord persuade tout le monde de se lever pour sauver le monde et récupérer la pierre d’infinité. Il aurait dit « I aim to misbehave« , je n’aurais pas cillé. La scène était d’ailleurs un peu surfaite… Mais ouais, un vrai souci de justesse de ton et de parti pris, la vraie faiblesse du film de James Gunn. Là, où la bande de Firefly s’alliait pour protester contre le gouvernement, là, en tant que « héros », ces Gardiens vont protéger le gouvernement. Mais au début, j’avais pas du tout compris qu’ils étaient aussi gentils et en paix, je pensais qu’ils avaient détruit le monde des Kree pour une raison obscure, donc qu’ils étaient aussi des méchants dans une certaine mesure. Mais pas du tout :’O ! Ça perd un peu le côté « rebelle » ou bad-ass quoi… Des hors-la-loi qui rentrent dans les clous. Ahah.

Ce qui m’a un peu frustrée, c’est que j’ai pas très bien saisi au début le kidnapping quand il était enfant etc. Est-ce que le GotG 2 va se concentrer sur l’enfance de Peter ? Car beaucoup de questions sont soulevées et aucune réponse n’est apportée… Pas besoin de dire qu’au bout de quelques minutes, j’étais pas super emballée par la scène d’ouverture flashback, mélo à souhait avec une mère mourante à qui il ne prend pas la main… Alors que je m’attendais à être dans le film dès les premières secondes. Heureusement, Chris Pratt (il a blondi, il s’est musclé, mais c’est toujours le petit trublion qu’on connait :’) a débarqué sur l’écran, la musique a démarré, et j’étais dedans. Bref, j’aime beaucoup les premières installations du type « je réunis une équipe et on va sauver le monde ensemble ». Et c’est un peu ça Guardians of the Galaxy. On découvre de nouveaux personnages auxquels on va s’attacher, ils vont s’allier, ils vont connaître des défaites mais pour vaincre au final.

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Tout le monde l’a sûrement dit, la BO du film occupe une place importante dans l’histoire. Awesome mix vol.1 n’est pas une blague. Au contraire, c’est plutôt du solide, des classiques qu’on prend plaisir à découvrir ou à redécouvrir au cours du film. C’est la petite touche rétro avec son walkman. Puis, on a tendance à l’oublier avec toute cette technologie et ces extra-terrestres, mais ça se passe en 2014, à notre époque, hein. Donc c’est pas si has been que ça les cassettes (ou pas)… Et ça me fait penser que la qualité des effets spéciaux qui n’était pas génialissime était largement compensée par l’originalité et le design du film. Les couleurs très vives de Nova faisaient plaisir à voir, leurs vaisseaux étaient plutôt réussis. Les autres espèces aussi. En gros, l’univers est visuellement bluffant. Et c’est ce qu’on attend d’un petit Marvel.

Sinon, les autres personnages sont pas mal en soi. En plus de Pratt, c’est le RATON-LAVEUR qui m’a le plus motivée à aller voir le film. Oui, je sais, c’est bête. Mais il est tellement mignon *_*. Après, il est un peu pervers sur les bords et a un humour décalé avec la voix de Bradley Cooper, mais nul n’est parfait. Concernant Groot, je n’ai pas grand-chose à dire, c’est le plus gentil de tous, il est juste adorable (et je pense mon perso préféré avec du recul x’D, et quand il redevient petit !!!). Dave Bautista était exactement la masse de muscle qu’il fallait pour Drax. Agréablement surprise par la Gamora de Zoe Saldana (je me demande si elle en a pas marre d’être colorée, en bleu ou en vert…). Elle se bat bien, avec des mouvements fluides et un coup de pied dégagé comme le style de combat de River (quand je vous dis que tout m’a rappelé Firefly…). La romance n’est pas importante, Dieu merci. Les méchants avaient de la gueule mais rien de plus, j’ai pas du tout reconnu Lee Pace x’D. Un peu déçue par Karen Gillan, de par son temps d’écran et par son personnage…

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Il me semble que des gens ont dit que c’était le meilleur Marvel à ce jour, ou que ça s’en rapprochait… je laisse cette réflexion au goût de chacun, mais je doute d’être d’accord. Je suis très mauvais public pour tous les films de super-héros, que ce soit DC Comics ou Marvel. Avengers échappe à la règle à cause de Joss ‘Dieu’ Whedon, mais bon… Donc dire que j’ai bien aimé GotG n’est pas banal. Mais je trouve qu’il a un énorme défaut. A force de vouloir faire trop d’humour/de piques/de parodie, on oublie un peu que c’est un film de super-héros, non ? On sent un déséquilibre dans l’épique héroïque et dans la nouvelle vague d’humour noir de Marvel qu’on a pu voir chez Iron Man. Okay, les références à Footloose étaient drôles (Kevin Bacon, il faut que tu apparaisses dans le prochain volet :’D), la scène à la Usual Suspects était pas mal, oui, il y avait de la tension (un peu), de très belles scènes d’action, mais quand même, ça manquait clairement d’intelligence. Et une fin qui aurait dû être émotionnelle qui ne m’a pas du tout touchée… Le sacrifice de Groot était certainement le summum de l’émotion dans le film x’D. On avait plus l’impression que tout était « convenu » à l’avance et que les personnages déblatéraient leurs textes pour nous expliquer ce qui se passait, ce qui s’est passé, comme une leçon (problème de destinataires dans les dialogues comme dans Dominion x’D) sans que ce soit fluide dans les dialogues. En gros, je le trouve un peu plus « jeune d’esprit » et peut-être même qu’il s’adresse à un public plus jeune que celui des autres Marvel.

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Après, oui, j’ai trouvé le film très divertissant et bien meilleur que Captain America qui se passe en hiver, ou même Thor 2: quand tout est sombre, avec un casting des plus éclectiques, donc je ne vais pas me plaindre :’). Je me demande si ça va influer sur la suite des opus de Marvel, comme Avengers 3 etc. Punaise, c’était ANDY DWYER (Parks and Rec hoot hoot) au cinéma quoi. CATCH YOUR DREAMS. En tout cas, oui, je préfère Andy quand même pour des milliers de raison dont la première est certainement qu’il n’est pas un héros. Et si vous avez aimé ce film, regardez ces 14 épisodes de Firefly et le film Serenity.

(P.S. : je vais VRAIMENT aller visionner Firefly. Ou Serenity.)

Vus en juin…

edge_of_tomorrow_ver5Edge of Tomorrow : J’ai du mal à croire que j’ai autant apprécié un film avec Tom Cruise. Le concept était vraiment bon. Je ne parle pas seulement de remonter le temps grâce à la mort, mais aussi des monstres, ces « mimics » que je trouve très original. Bon, j’avoue, on sent bien l’inspiration japonaise là-dedans. All You Need Is Kill est un roman japonais qui a été adapté en manga avant que ce film ne sorte (si ça vous intéresse, dessin du mangaka qui a dessiné Death Note, donc oui, ça vaut le coup). Ensuite, le but de sauver le monde, ça me laisse ni chaud ni froid, mais il faut dire que l’héroïsme voire l’anti héroïsme de départ du personnage de Cruise est assez drôle. Emily Blunt est super canon :’O, j’ai pu lire sur Twitter quelqu’un qui disait qu’elle aurait fait une excellente Black Widow, et même si je n’y avais jamais pensé, je dois y adhérer. L’action est bien faite, ce n’est pas de la super technologie, mais juste accessible dans notre monde actuel. C’est ce qui fait la force du film aussi, l’anticipation, mais pas trop. Alors oui, c’est un blockbuster, mais purée, pour une fois qu’on n’a pas des explosions de partout ! Bien sûr, il y en a, mais le côté science-fiction est très bien amené. On n’est pas lassé, et même s’il s’agit de la répétition de la même journée/période de temps, c’est bien agencé pour qu’on ne s’ennuie pas avec un montage vraiment réussi. Juste la fin qui est assez décevante… On n’est plus au début des années 2000, on a le droit de ne pas faire un happy ending.

other_woman_ver2The Other Woman : Ce que j’ai le plus aimé là-dedans, c’est Nikolaj Coster-Waldau. Il est à des lieues de Jaime Lannister et punaise, il n’a pas peur du ridicule. A un moment, j’ai presque espéré qu’il dise « I always pay my debts » ou un « The things I do for love » pour un petit clin d’œil aux fans de Game of Thrones x’D. Sinon, en soi, petite comédie assez sympathique, un peu lourde mais pas trop en-dessous de la ceinture, des actrices qui ont vraiment l’air de s’éclater et qui forment un bel ensemble. C’est très souvent des comiques de situations, les dialogues ne sont pas très fins, mais ça fait un peu sourire mais c’est surtout dans l’ère du temps. Disons que clairement, ça aurait pu être pire. Ce qui sauve un peu les meubles, c’est la storyline de Leslie Mann. Elle réussit à transmettre pas mal d’émotions en femme trompée. Et pareil, elle est à l’aise dans ses mouvements, même quand elle en fait trop ça ne fait pas surjoué comme Cameron Diaz, mais plutôt burlesque :’D. Et dire que c’est le réalisateur de N’oublie jamais

maleficentMaleficient : Comme je m’attendais à pire, j’ai été agréablement surprise ! Angelina Beurk s’en sort pas mal dans ce rôle qui est un peu du sur-mesure. L’image est très loin d’être moche, que ce soit la forêt, les animaux, les transformations, les décors, c’est vraiment pas mal. Encore très sombre par moment, et encore trop « animation » pour ce qui est des fonds verts, mais ça s’améliore. L’humour aussi est plutôt bien amené. La petite Fanning fait toujours aussi innocente, j’ai l’impression de revoir Twixt quelque part x’D. Avec quelques années de plus. Elle a une douceur que j’apprécie, elle me fait penser à Mia Wasikowska en plus « vivante »… c’est le mot je crois, parfois, j’ai l’impression que Wasikowska va s’effondrer tellement elle est calme. Mis à part ça, encore une fin qui laisse à désirer… Le girl power est vraiment devenu trop à la mode en ce moment. On a bien compris que les princesses n’ont plus besoin de princes charmants, mais bon, ça devient trop facile.

palo_alto_ver2Palo Alto : Je suis très mitigée. En même temps, j’ai bien aimé l’ambiance et les remises en question qui se dégagent du film, mais en même temps, James Franco me révolte (dire que c’est lui qui a écrit le recueil de nouvelles à l’origine du film…). Je trouve fascinant cette idée que dans les petites villes/communautés d’Amérique on puisse être aussi paumés. C’est encore différent de la campagne française où même si t’es bien planqué, en faisant une heure de route tu peux trouver une grande ville. Je pense que c’est différent aux Etats-Unis. Ces jeunes sont piégés dans leur environnement, ils essaient de s’y échapper mais ils reviennent dans le cercle vicieux malgré eux. Emma Roberts peut être typecastée dans ce genre de rôles (de paumées, que ce soit jeune fille modèle ou petite rebelle), ça ne me dérange pas, c’est mieux que son rôle d’American Horror Story en tout cas. Révélation de l’autre petit jeune O_O, c’est le futur Michael Pitt je pense. C’est le fils de Val Kilmer, Jack de son prénom, mais il ne ressemble pas du tout à son père quoi O_O. Bref, c’était un peu dépressif, mais je pense qu’il y a l’aspect artistique des Coppola… en bien et en mal.

sous-les-jupes-des-filles-afficheSous les jupes des filles : Paradoxalement, la réalisatrice/scénariste/actrice est celle qui m’a le moins convaincue. Je l’ai trouvée trop vulgaire, trop en train de réciter son texte, une mauvaise actrice quoi. Les comédies françaises ont la cote chez moi, et du coup, avec toutes ces actrices, je me suis laissée tenter. Y a du bon et du très mauvais. L’ensemble est trop grossier, ils ont voulu faire de l’humour à la Girls en prétendant que rien n’est tabou, mais oui, il reste toutefois la bienséance. Beaucoup de cris pour rien. Mais dans tout le lot des actrices, j’ai été agréablement surprise (notamment par la petite Alice Belaïdi que je ne connaissais pas du tout), Vanessa Paradis est géniale, Sylvie Testud et Audrey Fleurot sont absolument nickel dans leurs clichés, Julie Ferrier délivre une performance digne du stand-up américain. Malheureusement, l’ensemble manque de piquant et d’intelligence mais ça reste un film à tiroirsacceptable…

Et un mot sur The Rover. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce film.

Bon, je suis quand même allée au ciné… (enfin, à moitié)

Need For Speed : Bon, je ne suis pas une grande fan des films de voitures, des cascades en tout genre, mais je dois avouer que Need For Speed m’a plutôt convaincue. Alors, peut-être parce que c’est Aaron Paul (je précise que je n’ai jamais vu Breaking Bad haha, enfin, je ne suis pas allée plus loin que la saison 1) qui est un excellent acteur que ce soit dans Smashed ou la série Big Love :’D. Ou alors c’est le charme britannique d’Imogen Poots (dont j’ai vu tous les films) à qui je ne trouve pas de défaut si ce n’est son air d’ahurie. Ou encore grâce au parti pris largement comique avec Rami Malek (il est super attachant ce petit, que ce soit dans les films indés ou les grosses productions) et Kid Cudi ^^. Ou tout simplement le fait de voir ces voitures aux prix mirobolants qui bouffent du bitume et qui exécutent des cascades qui ne devraient même pas exister x’D. Bref, c’était vraiment divertissant, c’était dynamique, j’ai pas vu passer le film, la musique était bonne, y avait en plus une très bonne ambiance dans la salle. Après, y a sûrement des choses que je regrette, comme le rôle de Dominic Cooper qui était sans intérêt, trop de plans qui font filmés par une GoPro (du coup, ça bouge dans tous les sens et ça donne un peu le tournis), des facilités dans l’histoire prévisible, et ça manque un peu d’explications techniques (qui auraient pu être intéressantes).

The Best Offer : Très lent, un peu étrange, je n’ai pas du tout saisi le sens du film. Alors oui, il y a de très bons acteurs dedans, mais quand l’histoire ne suit pas, ben on s’ennuie quand même. Après, je suppose qu’il y a un véritable sens de la mise en scène, c’est très subtil, ça met en avant des tableaux italiens, des objets d’art, tout le monde est très cultivé, mais euh… On se retrouve un peu perdus du coup. Trop de références, puis rien n’est expliqué, les personnages débarquent comme ça, on ne les cerne pas bien, ils changent mais on se pose des questions. C’est le réalisateur Giuseppe Tornatore de Cinema Paradiso quand même derrière ce film (et on retrouve son style « bizarre »), c’est pour ça qu’il a pu obtenir un casting aussi international à mon avis. Il y a un esthétisme certain, rien que la scène des tableaux le montre, mais c’est un peu malsain et trop étrange. Puis il n’y a pas vraiment de genre défini, est-ce qu’il se veut thriller, suspense ? Ça manque de caractère tout simplement.

Labor Day : J’ignore si c’est parce que je suis devenue difficile en matière de films ou s’ils deviennent mauvais, mais vraiment, quelle déception. Déjà, l’affiche est HYPER trompeuse (bon pas celle-là, mais celle où le petit ouvre la porte tandis que Brolin maintient d’un bras une Winslet paniquée). Sérieux, je pensais que ça allait être un huis-clos ou un thriller flippant, mais en fait, c’est une histoire de vie finalement. Oui, je n’avais pas vu la BA avant de voir le film. Après, d’un côté c’était beau quand même, ce lien entre figure paternelle et le gosse, la dépression du personnage de Kate Winslet (disons-le franchement, elle n’était pas au top de sa forme là –‘)… Mais il ne se passe strictement rien (à part la surprise quand on voit James Van Der Beek en officier de police haha). Pas le rien, on va se contenter d’un film contemplatif (sauf si on considère que le vent dans les feuilles c’est suffisant). Non, non, rien comme zilch sur fond pathétique. La voix off, on se serait cru dans Un jour, une histoire tellement c’était lent. Et la fin est un peu tirée par les cheveux. Je ne sais pas trop où Jason Reitman voulait en venir… D’ailleurs, ça me frustre un peu, je n’ai pas aimé ce film ni son avant-dernier Young Adult (avec Charlize Theron) où est le réal de In the Air et Juno et Thank You For Smoking ?!

Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? : Ben j’ai vraiment bien aimé. Loin d’être la dernière à faire des blagues racistes, j’avais peur pourtant que le film tombe dans les clichés. Et en fait, il bouscule plutôt les clichés. Alors forcément, c’est vrai, tout le monde fait des amalgames et du coup, il y a pas mal de comique de situation. Mais c’est ce qui est amusant aussi. Après, je ne trouve pas que ce soit très bien joué (même si Christian Clavier qui devrait arrêter les UV et Chantal Lauby sont absolument charmants dans leurs rôles ^^) voire très mal joué en fait, mais c’est plutôt l’intelligence des blagues qui m’a plu. Oh tiens, celle qui joue la fille cadette, elle ressemble trop à Mamie Gummer, non :’D ? J’ai vraiment cru que c’était elle… Bref, très bonne ambiance dans la salle aussi, ça fait plaisir de voir des comédies françaises, pas romantiques, pas adressées à la nouvelle génération, mais qui réussissent à fédérer toutes les races *sort très loin*. Bon, ça manquait un peu de face de citron, et c’était très fixé sur le financier des Juifs, mais sinon, ça allait :’D.

Une fin d’année cinématographique

The Hobbit : J’avais eu eu mal avec le premier volet. Trop de rien, trop facile, beau certes, mais qui se reposait sur ses lauriers. La mise en place était longue en plus. J’ai vraiment préféré ce 2. Plus d’aventures, plus de romance, plus de niaiserie, de gens beaux… (Non, pas toi Orlando Bloom) je discutais avec une pote et elle me disait que même s’il y avait un Hobbit 15, elle irait le voir car c’est la retranscription de l’univers de Tolkien qui lui plait, plus que le scénario un peu faiblard. Et je dois avouer que je ne suis pas contre cette vision. Je ne m’attends pas à un film d’action ou comique, non, juste à être embarquée voire immergée dans la Terre du Milieu. Et on ne peut pas nier ce fait. Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas une grande fan mais c’est toujours sympa, surtout pour un film de Noël. Il y a une splendeur dans ces films de fantasy qu’on n’arrive pas à reproduire. C’est bête à dire, mais par exemple, contre un Hunger Games, ça ne joue simplement pas dans la même cour.

Frozen : C’est l’affirmation d’une héroïne blonde mais pas conne. Veronica Mars en pleine puissance hihi (sinon, le film du même nom sort en mars *sort*). C’est aussi des chants qui sortent droit de Broadway et non du Disney de base avec trop de niaiserie. Non, les chansons, enfin les paroles, racontent une histoire. C’est ça, Idina Menzel, Kristen Bell et Jonathan Groff qui font du Broadway. Dans les chorégraphies aussi, le petit coup de charleston et tout. Je peux comprendre que les gens aient préféré Raiponce, car oui, c’est du vrai Disney. Après, je ne comprends pas que Rebelle soit plébiscité. Ce n’est certainement pas à cause de l’accent écossais quand même x’D ?  Mis à part ça, j’ai bien aimé que le true love soit un peu moins cliché que d’hab aussi. Oh, et puis Olaf. Pas mignon mais hilarant. Et le renne, c’est un peu l’animal le plus mignon de la terre quoi. Dommage qu’il n’ait pas de nez rouge.

The Wolf of Wall Street : Honnêtement, même si le film est en soi un immense hommage à la filmo de DiCaprio, j’ai juste trouvé qu’il y avait trop de sexe et d’orgies… Trop c’est trop quoi. Trop long, trop de blabla. Enfin, plutôt un déséquilibre car par exemple, j’aurais aimé avoir plus de scènes avec Kyle Chandler et que ce soit plus expliqué de ce côté-là. J’aurais également préféré un approfondissement des clients extorqués qui se sont sûrement manifestés après… Ça manquait d’un petit quelque chose quand même. C’est vrai que DiCaprio a eu pas mal de films cette année, mais rien ne vaudra Gatsby. Même si dans Django, il était plutôt impressionnant. Puis le fait que Jonah Hill soit sous influence la majorité du film m’a bien sûr rappelé Get Him to the Greek avec des kilos en moins x’D. Et disons-le, trop de scènes WTF et même s’il y a une belle image, 3 h de film c’est pas possible. Au ciné, j’ai eu envie de discuter durant le film tellement c’était n’importe quoi, du coup, je m’en suis voulu et c’est pas normal x’D.

Tel père, tel fils (je m’épargne le titre en VO x’) : En regardant le film, j’étais persuadée de connaître l’une des femmes (et que l’autre a subi une chirurgie esthétique au niveau du nez x’), mais pas du tout en fait. Mais c’était vraiment beau. Une histoire de vie qui a dû arriver plein de fois avant… Mais j’avoue, faire l’échange n’est même pas envisageable pour moi oO. 100% des parents dans ce cas ?? Sérieusement ?? Je ne comprends pas l’importance des liens du sang… Le respect, les ancêtres, la lignée, ouais. Mais cette prise de conscience avec les liens du sang ? Non, je ne crois pas… Le petit Keita était trop chou. Puis c’est simplement les Japonais. Problèmes sociaux, problèmes de vérité, des problèmes de classes sociales. C’est sûrement la seule langue « exotique » que je supporte de voir au cinéma sans problème :’p. En plus, j’aime bien comprendre quelques mots par-ci et par-là.

Casse-tête chinois : Il y a des films français dont on regrette la fin. D’autres où ce n’est pas nécessaire de faire une fin. Le dernier Klapish rentre définitivement dans cette catégorie-là. J’ai toujours cru qu’il était doué pour montrer une évolution, la vie de tous les jours, les tourments, doutes, du type lambda. Mais là, ce dernier opus des aventures de Xavier, non, c’était la goutte en trop. Certainement pas la dernière aventure de Duris avec Klapish, mais même. Trop de grossièretés, de fouillis, oui, il le dit même que sa tête c’est un gros bordel. Mais on espère qu’il le range son bordel. Mais c’est une fausse fin. Bref, j’ai toujours eu une affection pour Wendy et je suis ravie que Kelly Reilly ait un pilot sur ABC à la rentrée. Car le film en lui-même, voilà quoi…

« I’m a geek and I know it » – The World’s End.

J’ai enfin vu The World’s End, le dernier film d’Edgar Wright. Je ne serais pas une vraie geekette si je disais que je n’ai pas suivi de plus ou moins près tout ses films. Il y a quelque chose de particulièrement kitsch à chaque fois, mais dans le bon sens. Oui, comme une mignonne ringardise si vous voulez :’). Une douce folie *sort*. Nan, vraiment, on sent qu’il y a un véritable délire simple derrière ses productions. C’est pas de l’humour sarcastique, c’est juste très sincère. Comme si vous jouiez à Pacman dans une salle d’arcade *sort*. Et ça me plaît bien :’D.

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Quand j’étais plus jeune (huhu), je confondais Wes Anderson et Edgar Wright. Ne me demandez pas pourquoi… Ptete à cause de leur style bien décalé et leur univers défini ? Ptete parce que pendant très longtemps j’ai cru que Wright avait réalisé Rushmore aussi… *sort*. Dans mon utopie, je croyais que tout le monde connaissait Edgar Wright et que je l’avais découvert « trop tard » et que comme d’hab, j’avais raté le coche. Mais en fait, pas du tout x’D. J’ai découvert Shaun of the Dead vers la fin 2005, donc à sa quasi sortie française… Quand un pote m’avait proposé de le regarder, j’étais trèèès réticente arborant une aversion pour les films d’horreur et/ou avec des zombies assez prononcée. Puis cédant à la pression sociale, car ils étaient plusieurs à vouloir le voir et à essayer de me rassurer en disant qu’il s’agissait d’une comédie avant tout, je m’étais psychologiquement préparée à 1 h 30 de bêtises. Et je dois avouer que ce fut le cas… 1 h 30 de PURE bêtise, mais ohlala, comment j’ai pu rire. C’est le moment de confesser que le film était en VF x’D, donc je ne savais même pas que c’était britannique au départ (j’aurais ptete montré moins de réticence) mais même. L’ensemble, le second degré, le casting. J’avais vraiment tout aimé. Sur ce visionnage, j’ai demandé à mon pote de me prêter son DVD pour pouvoir le revoir tranquillement (et en VO x’). Et ainsi commença ce qui allait être la trilogie du Cornetto… et la réalisation que non, en fait, ces Anglais n’étaient pas si connus que ça.

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Je ne dirais pas tellement que Wright est un geek qui s’adresse aux geeks. En fait, on sent d’abord qu’il se fait plaisir avec ses potes et qu’après il se dit qu’il faudrait aussi faire plaisir aux autres. C’est peut-être un peu égoïste comme vision, mais pour moi, ça marche. Du coup, tous les aspects absurdes font mouche car c’est tout ce qu’une personne lambda pourrait faire face à une situation « qui sort de l’ordinaire » (oui, comme une invasion de zombies x’). En tout cas, ça l’a fait rire, si après ça amuse les autres tant mieux, sinon, fuck off ^^’. Simon Pegg, Nick Frost, Jessica Hynes, enfin toute la troupe quoi, renvoient une image très sympathique et j’adhère vraiment à leur trip un peu tiré par les cheveux.

En 2007 est sorti Hot Fuzz toujours écrit par les deux comparses que sont Pegg et Wright. Que je n’ai pas du tout aimé. Bon, okay, j’exagère. J’ai aimé un petit peu mais sans plus… C’était l’occasion d’ajouter Martin Freeman ou Paddy Considine (oui, ils savent s’entourer) à leur merry band. Mais le fait que ce soit une parodie des films d’action, je crois que c’est ce qui m’a le plus bloqué. Ouais, bof bof. Même si ça se voulait également hommage au genre et pas seulement à faire rire. Après, oui, on retrouvait le décalage, le côté « root for the underdog » (c’est atroce, j’ai l’impression de faire du franglais partout, je m’excuse d’avance), les anti-héros par excellence. En tout cas, ils rajoutent une étoile à leur carrière de fanboys et on a atteint un nouveau niveau pour les nerds britanniques. Le film a un peu mieux marché au ciné que le précédent mais c’est pas encore ça…

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Bon, durant cette période, l’ère d’internet n’était pas encore à son apogée… Oui, je dis ça car je crois que c’est dans ces eaux-là que j’ai commencé à entrer dans l’illégalité. Bref, après la déception de Hot Fuzz, je me suis penché sur Spaced (ou « Les allumés » en VF, merci le web). Cette série datant de 1999 avec tous les acteurs de ce que j’appellerais la bande originelle. J’ai un avis mitigé dessus. Certains épisodes étaient juste énormes, d’autres étaient trop WTF pour que je saisisse l’humour x’). Et en fait, je pense que c’est ce qu’on peut dire de toutes leurs prods. On peut être imperméable à ce genre de comédie car c’est pas notre tasse de thé (comme tout), mais leur série est particulièrement axée fanboys (ou fangirls, hein x’) quand même. La qualité est très inégale, mais on ne peut pas leur enlever une originalité certaine, un style différent. D’ailleurs, il faudrait certainement marathonner l’intégrale sous acide une fois, pour se rendre compte de leur état *sort*. Dans sa globalité, mon avis est quand même très positif pour Spaced :’).

Au début de l’aventure américaine, il y a l’inoubliable et le sous-estimé Scott Pilgrim vs. the World. Là où, j’avoue, j’ai découvert Aubrey Plaza (April Ludgate!) et son humour placide, la beauté de Mary Elizabeth Winstead (oh, A.C.O.D. quand sortiras-tu ?!) mais aussi les seconds degrés de Brie Larson ou d’Anna KendrickMichael Cera était parfait dans ce petit rôle décalé, un peu perdu et maladroit, comme toujours. Mais dans la beauté des jeux vidéos, c’est que le héros prend toujours de plus en plus confiance en soi à mesure que la quête avance, et à mesure qu’il monte en niveaux :’p. Donc le petit Scott, dans des combats acharnés contre les evil ex (cast super allant de Chris Evans à Mae Whitman en passant par Jason Schwartzman) prouve qu’il est digne de la princesse Ramona. Le style un peu « comics » m’a vraiment bien accrochée, Wright prouve encore une fois qu’il a une vision et que je suis totalement « in lesbian with him« . Le film malheureusement n’a pas vraiment été bien accueilli… du moins, pas vraiment vu car le box-office n’a pas vraiment été gentil ^^’. Incompréhension car il y avait trop de références à la culture geek ? Manque d’humour ? En tout cas, le flop a été total… Pourtant, dans la quête initiatique de l’ado qui devient adulte, Scott Pilgrim fait définitivement partie de mes favoris avec ses réflexions sur son propre changement. Je connaissais pas du tout le comics et je n’ai toujours pas envie de le lire, mais en tout cas, les couleurs, le style de ce film m’a vraiment plu (tiens, j’ai envie de le revoir pour le coup x’).

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Je fais un encart avec Paul. Paul, c’est la comédie à l’américaine un peu lourde, la vraie première incursion dans le domaine de la SF par le duo Frost et Pegg (oui, je ne compte pas Star Trek, car bon… même si Scotty est énorme x’) qui le co-écrivent (ça me fait penser que le Nerd Do Well, l’autobio de Pegg est vachement drôle à lire). Les voir en tête d’affiche ne m’a pas fait douter un seul instant de la réussite du film. Mais après tout, mon objectivité de fangirl étant reconnue, je me suis tournée vers des camarades « non-initiés » dans la culture geek x’). Et eux aussi ont bien apprécié ! Malgré la vulgarité qui est totalement banalisée. Mais ils ne cherchent pas spécialement à provoquer, c’est presque naturel chez eux… Enfin, je ne vais rien dire de ce côté-là avec mon quota de « putain de merde » que je peux sortir par jour –‘. C’est là que j’ai réalisé que quand une comédie avait de bonnes blagues, des comédiens qui pouvaient débiter leur improv’ d’un claquement de doigt, peu importe le sujet même s’il s’agissait de la SF (genre qui s’ouvre de plus en plus au monde haha), le produit final serait bon. Bref, le gage de la vraie qualité. Donc, oui, Jason Bateman (le réalisateur avait dirigé quelques épisodes d’Arrested Development), Kristen Wiig (qui connaîtra la renommée quelques mois plus tard avec Bridesmaids), et quelques autres têtes du Saturday Night Live sont là, ça fait plaisir, c’est plutôt bien réussi malgré quelques scènes un peu olé olé. Merci à Universal qui fait un peu connaître le duo à l’international.

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Enfin, on arrive à The World’s End… (ou « Le dernier pub avant la fin du monde » comme l’appellent les distributeurs français) Hum… Je pense que c’est une réussite. C’est vrai, enfin la parodie sur le genre de la science-fiction qu’on attendait ^^’. Donc on retrouve tout le monde :’). Eddie Marsan en plus :’). Quelque part, ça me fait penser à Mad Dogs, les vieux potes qui se retrouvent après avoir fait un bout de chemin chacun de leur côté ! Le personnage de Pegg (oh, quelle coupe de cheveux oO) est resté un grand enfant. Les autres ont plus ou moins réussi leurs vies. J’ai bien aimé les petits clins d’oeil aux films précédents mais également à toute cette période des années 90. La BO est pas mal, je me suis surprise à fredonner plusieurs fois (haha, comme si c’était pas courant penseront certains). Mais c’est là que je m’aperçois vraiment que ces films sont vraiment adressés aux geeks. Et ça me frustre un peu. Ce n’est pas tant la catégorisation, c’est plus le côté « ils sont géniaux, ayez au moins la curiosité d’aller les voir bordel !! ». Donc je ne vais rien dire de plus sur ce film en salles très bientôt (si ce n’est déjà), juste que j’ai bien aimé l’ajout féminin de Rosamund Pike (qui a bientôt un film avec David Tennant, j’ai hâte :’D).

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(Petit bonus de leur intervention sur Reddit. Comme d’hab, très drôle et de bonnes questions inutiles comme des intéressantes :’D)

C’est parfois une bonne idée d’aller au ciné…

great_gatsby_ver17Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) : Il y a des films qui doivent être vus car ils seront considérés comme un classique qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Dans la multitude de films qui sortent de nos jours, l’idée de revoir un film au cinéma m’effleure de moins en moins souvent. Pourtant, Gatsby est de ceux-là. Je ne sais pas si j’ai été éblouie par la beauté des costumes et des décors, par le jeu au poil des acteurs (et des acteurs en eux-mêmes car je vais le dire qu’une fois, mais DiCaprio et Carey Mulligan étaient superbes même dans leur pseudo surjeu qui correspondait exactement à l’époque et au style un peu fantasque du film) ou tout simplement parce qu’il s’agissait de Gatsby. La prose m’a touchée, l’histoire d’amour aussi (les mauvaises langues vont parler de niaiserie), le décalage du film. Toute la musique qui est passée n’est pas ma tasse de thé habituelle, mais dans le film, c’était vraiment parfait. Même si techniquement avec la 3D etc. ce n’était peut-être pas parfait, mais en fait ça relevait du secondaire pour moi. J’encense un peu ce film, mais je trouve qu’il y a un mystère qui s’en dégage, ce même mystère qui enveloppe son protagoniste principal :’). On est dans la démesure à la Moulin Rouge, dans l’amour éternel de Roméo + Juliette. Du coup, ouais, j’ai adoré (même si je n’aime toujours pas Baz Luhrmann x’) le style et l’ambiance du film.

pitch_perfectThe Hit Girls (Pitch Perfect) : Sous prétexte qu’il s’agisse d’un teen-movie américain, ça ne peut pas être bien selon les critiques français. Je ne suis pas d’accord, certains teen-movies font preuve d’une subtilité rare et ne sont pas que des guilty pleasures. J’avais vu ce film en décembre dernier quand il est sorti sur le net, mais je suis retournée le voir à sa sortie en salles françaises. Et honnêtement, j’ai vraiment pas été déçue, j’ai aussi rigolé si ce n’est plus que la première fois devant mon écran. C’était intelligent, feeling-good et drôle. L’humour n’était pas en-dessous de la ceinture, et pour autant ils n’avaient pas peur d’employer un langage cru. Non, c’était de l’humour bien dosé, sensé, et surtout des chanteurs très bien trouvés. Quand on lit le plot, on peut craindre un phénomène Glee, mais bien loin d’eux cette idée ! Ce n’est pas du politiquement correct ni des amourettes de lycée (même si la romance est… ben euh, prévisible quoi x’), ce sont de vrais acteurs avant d’être des chanteurs (même si Rebel Wilson et Brittany Snow s’en sortent plutôt pas mal :’p). Et c’est chouette.

callThe Call : Je ne pense pas que je l’aurais autant apprécié s’il n’y avait pas eu l’ambiance cinéma :’). La BA m’avait déjà interpelée mais je n’étais pas certaine de voir le film. Au final, pas de déception. La petite Abigail Breslin (la future Valentine Wiggin dans Ender’s Game !!!) a vraiment grandi et s’en sort très bien. L’aspect « temps réel » du film ajoute vraiment un quelque chose et maintient bien en haleine. Et le psychopathe (encore un, j’ai l’impression de ne voir que ça en ce moment) faisait vraiment flipper. On est loin des types élégants et sophistiqués, c’est le taré de base là. Halle Berry était revenue un peu sur le devant avec Cloud Atlas qui était assez alambiqué, du coup, j’ai bien aimé sa simplicité et son empathie dans ce film. Même s’il y a des passages vraiment prévisibles, on reste bien accrochés tout le film (qui ne dure pas très longtemps, encore une bonne chose ^^). Puis même, j’ignorais qu’un centre d’appel de « 911 » ressemblait à ça, c’est cool :’D. J’imagine bien que ça doit être difficile à supporter…

stoker_ver3Stoker : Quand on lit que c’est un film qui a été écrit par Wentworth Miller, on n’est pas vraiment convaincus… En plus, ça a fait un mic-mac dans mon esprit « Stoker » comme Bram Stoker et Wenthworth Miller avec Buffy… Du coup, j’avais cru que c’était un film avec des vampires au début –‘. Bref, il faut bien admettre que la reconversion est des plus réussies. Le film est très prenant, j’ignore si c’est dû à la réalisation de Park Chan-Wook qui s’y connaît en horreur (oh les jeux de lumière flippants) ou le fait que Matthew Goode (je garde à l’esprit son image dans Imagine Me & You x’D) ait ajouté une touche de flemme britannique à l’ensemble, mais en tout cas, le résultat est bien là. Ce n’est pas un film d’horreur en soi, mais clairement, c’est déstabilisant. Quand le spectateur est du côté du tueur, je pense que le pari est gagné pour le réalisateur. Et là, ohlala, qu’est-ce que c’était plus fun d’être de leur côté :’D. La bizarrerie/platitude de Mia Wasichose (rha, je me souviens jamais de la fin de son nom ><) étaient parfaits pour ce rôle :’O. Nicole Kidman sert vraiment de faire-valoir, elle a un second rôle assez transparent. Oh, et quel morceau de piano !

only_god_forgivesOnly God Forgives : C’était moche. Je ne trouve pas d’autre terme. Ah si, chelou peut-être. Ça se veut expérimental (comme Drive), décalé (comme Drive), laissant la musique parler à la place des personnages (comme Drive), sublimer Ryan Gosling (comme Drive), et au final ça fait un petit flop. Déjà que je ne suis pas une grande fan de Drive, mais en plus dans ce film, c’est simple, on ne voit rien. Tout est dans la pénombre rouge, des plans fixes à s’en décrocher la mâchoire, d’une incompréhension mortelle. Seule chose qui m’a fait sourire, l’histoire se passe à Bangkok, comme d’habitude quand il s’agit de prostitution, drogue, trafic :’D. Même Kristin Scott Thomas, qui dit elle-même qu’au lieu de lui proposer le rôle de l’aristocrate anglaise c’est celui d’une « bitch américaine », n’a pas réussi à m’intéresser aux personnages. Bref, je n’ai pas saisi vraiment l’idée derrière ce film pseudo d’auteur. A force de vouloir trop en faire…

The people’s movie – Les Misérables.

"Do you hear the people sing? Singing a song of angry men? It is the music of a people who will not be slaves again! When the beating of your heart echoes the beating of the drums, there is a life about to start when tomorrow comes!" Je n'ai que cette chanson dans la tête depuis que j'ai vu le film. Whaou.

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Très classique, un ensemble en taille décroissante. Belles couleurs bleu blanc rouge :’).

Quand ils ont annoncé la préparation des Misérables par Tom Hopper, j’étais déjà toute excitée sans connaître le cast. Quand les noms ont commencé à être dévoilés, je ne tenais carrément plus en place. C’est exactement mon genre de films, ils CHANTENT, c’est d’époque, et il y a des acteurs plus ou moins connus que j’apprécie plus ou moins. Résultat, j’ai bien aimé l’ensemble. C’est vrai qu’il était un peu long, plus de 2h30,  (j’aurais bien supprimé un ou deux solos de Jean Valjean et le duo romantique de Cosette et Marius mais bon…), mais malgré tout on reste bien accrochés jusqu’à la fin. Surtout, c’est le message un peu révolutionnaire, un peu populaire, un peu humanitaire *sort*. Eh oui, on veut monter sur les barricades, on veut porter une cocarde, balancer à bout de bras des drapeaux… Être dans le coup ! Sans oublier qu’on est quand même en France, et malgré les largesses prises niveau historique, ça fait plaisir de voir le XIXe :’D.

De suite, la plus grande révélation à mes yeux a été le personnage d’Éponine. Je ne connaissais l’actrice/chanteuse ni d’Eve ni d’Adam, mais visiblement Samantha Barks interprétait le rôle d’Éponine durant la tournée du 25e anniversaire de la comédie musicale. Okay, pourquoi pas. Ça me convient parfaitement. Son « On My Own » était juste superbe. La chanson fait partie de mes titres préférés toutes comédies musicales confondues, et quand Eponine a commencé à chanter, voix assurée mais en restant douce, je suis vraiment restée sur le cul :’). Face à l’écran, j’ai ouvert la bouche et j’ai pensé très fort « ah oui, quand même. » C’était vraiment très beau. En fait, je préfère largement Éponine à Cosette, je la trouve plus forte et beaucoup plus intéressante dans son caractère, particulièrement sa loyauté, son amour unilatéral pour Marius etc. Plus de profondeur quoi qu’une pauvre blonde qui se contente d’être jolie et de se larmoyer *sort*. Et je ne parle pas de beauté entre les deux actrices du film :’D. Après, le pendant, c’est qu’elle s’enfonce un peu dans un amour impossible, ce qui en soi est un peu idiot, mais on lui pardonne car elle nous livre une des plus belles chansons de la comédie musicale :’D.


Je vais aussi prendre la défense de Russel Crowe. Beaucoup ont dit qu’il était loin de la technique vocale des autres acteurs, je dois avouer que ce n’est pas faux, mais sa grossièreté dans la voix colle assez bien au personnage de Javert. Puis ça fait naturel tout bêtement. Ils n’arrêtent pas de dire que c’est génial d’en avoir fait du live singing, ben en voilà la preuve. Ce n’était pas chez les autres que c’était le plus flagrant mais bien chez lui. Puis la confrontation Javert/Valjean tout au long du film (pas seulement la chanson :’D) était assez poignante. You know nothing of Javert/I was born inside a jail/I was born with scum like you/I am from the gutter too.
Oh, et au début, j’étais très sceptique avec les nominations et les victoires d’Anne Hathaway, mais en fait, je comprends vraiment pourquoi. Second rôle, encore heureux, mais ses 20-25 minutes de Fantine étaient vraiment superbes. C’était hyper touchant. Surtout sur une chanson comme « I dreamed a dream » où on peut rapidement lâcher le fil. Même les apparitions de Sasha Baron Cohen et Helena Bonham Carter étaient sympa (sachant que je n’aime pas le premier et que HBC n’est pas du tout capable de chanter à mes yeux comme elle l’a montré dans Sweeney Todd). Toute la troupe des jeunes révolutionnaires (hihi, Trip Van der Woodsen en Enjolras :’D).

Je passe aux acteurs que je n’ai pas aimés… Eddie Redmayne ‘-‘. On ne voit que sa lèvre à l’écran, non ? En plus, on dirait qu’il est coincé/constipé quand il chante… Avec des grimaces à tout va (on croirait voir la version anglaise de Darren Criss *sort*), une fausseté de jeu à faire pleurer. J’ai pas trop aimé sa participation sauf dans « Empty Chairs At Empty Tables » je pense. Il n’avait clairement pas sa place. En plus, c’était trop en puissance et pas assez en fluidité.
Et je vais le dire, j’ai été très déçue par Hugh Jackman. Pendant ses deux solos, j’ai décroché à un moment. Trop de vibratos pendant ses notes longues etc. C’est vrai que ça s’entend qu’il chante bien, et sa vieillesse est très bien faite, mais clairement, quelque chose ne va pas. Un peu comme Amanda Seyfried qui prouve encore une fois l’inutilité de Cosette :’).

Le film est relativement complet dans les titres chantés présents. Effectivement, dans le tableau récapitulatif de Wikipédia de la comparaison des chansons, on voit vraiment que quasi toutes les chansons ont été reprises. Même si la BO officielle en a vraiment écarté beaucoup (j’ai dû prendre « Do You Hear The People Sing? » sur YouTube ‘-‘) . Les paroles sont un mix de plusieurs versions, sans grande différence, mais avec un couplet qui m’a vraiment interpelée. Le second de Gavroche (oh my, trop chou le petit, et à sa fin comme dans la version française donc le livre ><) lorsqu’il chante « Look Down » que je n’ai retrouvé nulle part. There was a time we killed the King/We tried to change the world too fast/Now we have got another King/He is no better than the last/This is the land that fought for liberty/Now when we fight we fight for bread/Here is the thing about equality/Everyone’s equal when they’re dead/Take your place/Take your chance/Vive la France! Vive la France!

En tout cas, il y avait clairement une beauté dans les décors et les costumes (même si c’était très américanisé, on aurait pu être à Washington autant qu’à Paris x’D). Cast assez incroyable quand même et un grand hourra à Tom Hopper pour avoir eu le culot d’avoir adapté une œuvre aussi connue en osant garder l’aspect musical.