Une fin d’année cinématographique

The Hobbit : J’avais eu eu mal avec le premier volet. Trop de rien, trop facile, beau certes, mais qui se reposait sur ses lauriers. La mise en place était longue en plus. J’ai vraiment préféré ce 2. Plus d’aventures, plus de romance, plus de niaiserie, de gens beaux… (Non, pas toi Orlando Bloom) je discutais avec une pote et elle me disait que même s’il y avait un Hobbit 15, elle irait le voir car c’est la retranscription de l’univers de Tolkien qui lui plait, plus que le scénario un peu faiblard. Et je dois avouer que je ne suis pas contre cette vision. Je ne m’attends pas à un film d’action ou comique, non, juste à être embarquée voire immergée dans la Terre du Milieu. Et on ne peut pas nier ce fait. Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas une grande fan mais c’est toujours sympa, surtout pour un film de Noël. Il y a une splendeur dans ces films de fantasy qu’on n’arrive pas à reproduire. C’est bête à dire, mais par exemple, contre un Hunger Games, ça ne joue simplement pas dans la même cour.

Frozen : C’est l’affirmation d’une héroïne blonde mais pas conne. Veronica Mars en pleine puissance hihi (sinon, le film du même nom sort en mars *sort*). C’est aussi des chants qui sortent droit de Broadway et non du Disney de base avec trop de niaiserie. Non, les chansons, enfin les paroles, racontent une histoire. C’est ça, Idina Menzel, Kristen Bell et Jonathan Groff qui font du Broadway. Dans les chorégraphies aussi, le petit coup de charleston et tout. Je peux comprendre que les gens aient préféré Raiponce, car oui, c’est du vrai Disney. Après, je ne comprends pas que Rebelle soit plébiscité. Ce n’est certainement pas à cause de l’accent écossais quand même x’D ?  Mis à part ça, j’ai bien aimé que le true love soit un peu moins cliché que d’hab aussi. Oh, et puis Olaf. Pas mignon mais hilarant. Et le renne, c’est un peu l’animal le plus mignon de la terre quoi. Dommage qu’il n’ait pas de nez rouge.

The Wolf of Wall Street : Honnêtement, même si le film est en soi un immense hommage à la filmo de DiCaprio, j’ai juste trouvé qu’il y avait trop de sexe et d’orgies… Trop c’est trop quoi. Trop long, trop de blabla. Enfin, plutôt un déséquilibre car par exemple, j’aurais aimé avoir plus de scènes avec Kyle Chandler et que ce soit plus expliqué de ce côté-là. J’aurais également préféré un approfondissement des clients extorqués qui se sont sûrement manifestés après… Ça manquait d’un petit quelque chose quand même. C’est vrai que DiCaprio a eu pas mal de films cette année, mais rien ne vaudra Gatsby. Même si dans Django, il était plutôt impressionnant. Puis le fait que Jonah Hill soit sous influence la majorité du film m’a bien sûr rappelé Get Him to the Greek avec des kilos en moins x’D. Et disons-le, trop de scènes WTF et même s’il y a une belle image, 3 h de film c’est pas possible. Au ciné, j’ai eu envie de discuter durant le film tellement c’était n’importe quoi, du coup, je m’en suis voulu et c’est pas normal x’D.

Tel père, tel fils (je m’épargne le titre en VO x’) : En regardant le film, j’étais persuadée de connaître l’une des femmes (et que l’autre a subi une chirurgie esthétique au niveau du nez x’), mais pas du tout en fait. Mais c’était vraiment beau. Une histoire de vie qui a dû arriver plein de fois avant… Mais j’avoue, faire l’échange n’est même pas envisageable pour moi oO. 100% des parents dans ce cas ?? Sérieusement ?? Je ne comprends pas l’importance des liens du sang… Le respect, les ancêtres, la lignée, ouais. Mais cette prise de conscience avec les liens du sang ? Non, je ne crois pas… Le petit Keita était trop chou. Puis c’est simplement les Japonais. Problèmes sociaux, problèmes de vérité, des problèmes de classes sociales. C’est sûrement la seule langue « exotique » que je supporte de voir au cinéma sans problème :’p. En plus, j’aime bien comprendre quelques mots par-ci et par-là.

Casse-tête chinois : Il y a des films français dont on regrette la fin. D’autres où ce n’est pas nécessaire de faire une fin. Le dernier Klapish rentre définitivement dans cette catégorie-là. J’ai toujours cru qu’il était doué pour montrer une évolution, la vie de tous les jours, les tourments, doutes, du type lambda. Mais là, ce dernier opus des aventures de Xavier, non, c’était la goutte en trop. Certainement pas la dernière aventure de Duris avec Klapish, mais même. Trop de grossièretés, de fouillis, oui, il le dit même que sa tête c’est un gros bordel. Mais on espère qu’il le range son bordel. Mais c’est une fausse fin. Bref, j’ai toujours eu une affection pour Wendy et je suis ravie que Kelly Reilly ait un pilot sur ABC à la rentrée. Car le film en lui-même, voilà quoi…

« I’m a geek and I know it » – The World’s End.

J’ai enfin vu The World’s End, le dernier film d’Edgar Wright. Je ne serais pas une vraie geekette si je disais que je n’ai pas suivi de plus ou moins près tout ses films. Il y a quelque chose de particulièrement kitsch à chaque fois, mais dans le bon sens. Oui, comme une mignonne ringardise si vous voulez :’). Une douce folie *sort*. Nan, vraiment, on sent qu’il y a un véritable délire simple derrière ses productions. C’est pas de l’humour sarcastique, c’est juste très sincère. Comme si vous jouiez à Pacman dans une salle d’arcade *sort*. Et ça me plaît bien :’D.

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Quand j’étais plus jeune (huhu), je confondais Wes Anderson et Edgar Wright. Ne me demandez pas pourquoi… Ptete à cause de leur style bien décalé et leur univers défini ? Ptete parce que pendant très longtemps j’ai cru que Wright avait réalisé Rushmore aussi… *sort*. Dans mon utopie, je croyais que tout le monde connaissait Edgar Wright et que je l’avais découvert « trop tard » et que comme d’hab, j’avais raté le coche. Mais en fait, pas du tout x’D. J’ai découvert Shaun of the Dead vers la fin 2005, donc à sa quasi sortie française… Quand un pote m’avait proposé de le regarder, j’étais trèèès réticente arborant une aversion pour les films d’horreur et/ou avec des zombies assez prononcée. Puis cédant à la pression sociale, car ils étaient plusieurs à vouloir le voir et à essayer de me rassurer en disant qu’il s’agissait d’une comédie avant tout, je m’étais psychologiquement préparée à 1 h 30 de bêtises. Et je dois avouer que ce fut le cas… 1 h 30 de PURE bêtise, mais ohlala, comment j’ai pu rire. C’est le moment de confesser que le film était en VF x’D, donc je ne savais même pas que c’était britannique au départ (j’aurais ptete montré moins de réticence) mais même. L’ensemble, le second degré, le casting. J’avais vraiment tout aimé. Sur ce visionnage, j’ai demandé à mon pote de me prêter son DVD pour pouvoir le revoir tranquillement (et en VO x’). Et ainsi commença ce qui allait être la trilogie du Cornetto… et la réalisation que non, en fait, ces Anglais n’étaient pas si connus que ça.

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Je ne dirais pas tellement que Wright est un geek qui s’adresse aux geeks. En fait, on sent d’abord qu’il se fait plaisir avec ses potes et qu’après il se dit qu’il faudrait aussi faire plaisir aux autres. C’est peut-être un peu égoïste comme vision, mais pour moi, ça marche. Du coup, tous les aspects absurdes font mouche car c’est tout ce qu’une personne lambda pourrait faire face à une situation « qui sort de l’ordinaire » (oui, comme une invasion de zombies x’). En tout cas, ça l’a fait rire, si après ça amuse les autres tant mieux, sinon, fuck off ^^’. Simon Pegg, Nick Frost, Jessica Hynes, enfin toute la troupe quoi, renvoient une image très sympathique et j’adhère vraiment à leur trip un peu tiré par les cheveux.

En 2007 est sorti Hot Fuzz toujours écrit par les deux comparses que sont Pegg et Wright. Que je n’ai pas du tout aimé. Bon, okay, j’exagère. J’ai aimé un petit peu mais sans plus… C’était l’occasion d’ajouter Martin Freeman ou Paddy Considine (oui, ils savent s’entourer) à leur merry band. Mais le fait que ce soit une parodie des films d’action, je crois que c’est ce qui m’a le plus bloqué. Ouais, bof bof. Même si ça se voulait également hommage au genre et pas seulement à faire rire. Après, oui, on retrouvait le décalage, le côté « root for the underdog » (c’est atroce, j’ai l’impression de faire du franglais partout, je m’excuse d’avance), les anti-héros par excellence. En tout cas, ils rajoutent une étoile à leur carrière de fanboys et on a atteint un nouveau niveau pour les nerds britanniques. Le film a un peu mieux marché au ciné que le précédent mais c’est pas encore ça…

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Bon, durant cette période, l’ère d’internet n’était pas encore à son apogée… Oui, je dis ça car je crois que c’est dans ces eaux-là que j’ai commencé à entrer dans l’illégalité. Bref, après la déception de Hot Fuzz, je me suis penché sur Spaced (ou « Les allumés » en VF, merci le web). Cette série datant de 1999 avec tous les acteurs de ce que j’appellerais la bande originelle. J’ai un avis mitigé dessus. Certains épisodes étaient juste énormes, d’autres étaient trop WTF pour que je saisisse l’humour x’). Et en fait, je pense que c’est ce qu’on peut dire de toutes leurs prods. On peut être imperméable à ce genre de comédie car c’est pas notre tasse de thé (comme tout), mais leur série est particulièrement axée fanboys (ou fangirls, hein x’) quand même. La qualité est très inégale, mais on ne peut pas leur enlever une originalité certaine, un style différent. D’ailleurs, il faudrait certainement marathonner l’intégrale sous acide une fois, pour se rendre compte de leur état *sort*. Dans sa globalité, mon avis est quand même très positif pour Spaced :’).

Au début de l’aventure américaine, il y a l’inoubliable et le sous-estimé Scott Pilgrim vs. the World. Là où, j’avoue, j’ai découvert Aubrey Plaza (April Ludgate!) et son humour placide, la beauté de Mary Elizabeth Winstead (oh, A.C.O.D. quand sortiras-tu ?!) mais aussi les seconds degrés de Brie Larson ou d’Anna KendrickMichael Cera était parfait dans ce petit rôle décalé, un peu perdu et maladroit, comme toujours. Mais dans la beauté des jeux vidéos, c’est que le héros prend toujours de plus en plus confiance en soi à mesure que la quête avance, et à mesure qu’il monte en niveaux :’p. Donc le petit Scott, dans des combats acharnés contre les evil ex (cast super allant de Chris Evans à Mae Whitman en passant par Jason Schwartzman) prouve qu’il est digne de la princesse Ramona. Le style un peu « comics » m’a vraiment bien accrochée, Wright prouve encore une fois qu’il a une vision et que je suis totalement « in lesbian with him« . Le film malheureusement n’a pas vraiment été bien accueilli… du moins, pas vraiment vu car le box-office n’a pas vraiment été gentil ^^’. Incompréhension car il y avait trop de références à la culture geek ? Manque d’humour ? En tout cas, le flop a été total… Pourtant, dans la quête initiatique de l’ado qui devient adulte, Scott Pilgrim fait définitivement partie de mes favoris avec ses réflexions sur son propre changement. Je connaissais pas du tout le comics et je n’ai toujours pas envie de le lire, mais en tout cas, les couleurs, le style de ce film m’a vraiment plu (tiens, j’ai envie de le revoir pour le coup x’).

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Je fais un encart avec Paul. Paul, c’est la comédie à l’américaine un peu lourde, la vraie première incursion dans le domaine de la SF par le duo Frost et Pegg (oui, je ne compte pas Star Trek, car bon… même si Scotty est énorme x’) qui le co-écrivent (ça me fait penser que le Nerd Do Well, l’autobio de Pegg est vachement drôle à lire). Les voir en tête d’affiche ne m’a pas fait douter un seul instant de la réussite du film. Mais après tout, mon objectivité de fangirl étant reconnue, je me suis tournée vers des camarades « non-initiés » dans la culture geek x’). Et eux aussi ont bien apprécié ! Malgré la vulgarité qui est totalement banalisée. Mais ils ne cherchent pas spécialement à provoquer, c’est presque naturel chez eux… Enfin, je ne vais rien dire de ce côté-là avec mon quota de « putain de merde » que je peux sortir par jour –‘. C’est là que j’ai réalisé que quand une comédie avait de bonnes blagues, des comédiens qui pouvaient débiter leur improv’ d’un claquement de doigt, peu importe le sujet même s’il s’agissait de la SF (genre qui s’ouvre de plus en plus au monde haha), le produit final serait bon. Bref, le gage de la vraie qualité. Donc, oui, Jason Bateman (le réalisateur avait dirigé quelques épisodes d’Arrested Development), Kristen Wiig (qui connaîtra la renommée quelques mois plus tard avec Bridesmaids), et quelques autres têtes du Saturday Night Live sont là, ça fait plaisir, c’est plutôt bien réussi malgré quelques scènes un peu olé olé. Merci à Universal qui fait un peu connaître le duo à l’international.

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Enfin, on arrive à The World’s End… (ou « Le dernier pub avant la fin du monde » comme l’appellent les distributeurs français) Hum… Je pense que c’est une réussite. C’est vrai, enfin la parodie sur le genre de la science-fiction qu’on attendait ^^’. Donc on retrouve tout le monde :’). Eddie Marsan en plus :’). Quelque part, ça me fait penser à Mad Dogs, les vieux potes qui se retrouvent après avoir fait un bout de chemin chacun de leur côté ! Le personnage de Pegg (oh, quelle coupe de cheveux oO) est resté un grand enfant. Les autres ont plus ou moins réussi leurs vies. J’ai bien aimé les petits clins d’oeil aux films précédents mais également à toute cette période des années 90. La BO est pas mal, je me suis surprise à fredonner plusieurs fois (haha, comme si c’était pas courant penseront certains). Mais c’est là que je m’aperçois vraiment que ces films sont vraiment adressés aux geeks. Et ça me frustre un peu. Ce n’est pas tant la catégorisation, c’est plus le côté « ils sont géniaux, ayez au moins la curiosité d’aller les voir bordel !! ». Donc je ne vais rien dire de plus sur ce film en salles très bientôt (si ce n’est déjà), juste que j’ai bien aimé l’ajout féminin de Rosamund Pike (qui a bientôt un film avec David Tennant, j’ai hâte :’D).

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(Petit bonus de leur intervention sur Reddit. Comme d’hab, très drôle et de bonnes questions inutiles comme des intéressantes :’D)

C’est parfois une bonne idée d’aller au ciné…

great_gatsby_ver17Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) : Il y a des films qui doivent être vus car ils seront considérés comme un classique qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Dans la multitude de films qui sortent de nos jours, l’idée de revoir un film au cinéma m’effleure de moins en moins souvent. Pourtant, Gatsby est de ceux-là. Je ne sais pas si j’ai été éblouie par la beauté des costumes et des décors, par le jeu au poil des acteurs (et des acteurs en eux-mêmes car je vais le dire qu’une fois, mais DiCaprio et Carey Mulligan étaient superbes même dans leur pseudo surjeu qui correspondait exactement à l’époque et au style un peu fantasque du film) ou tout simplement parce qu’il s’agissait de Gatsby. La prose m’a touchée, l’histoire d’amour aussi (les mauvaises langues vont parler de niaiserie), le décalage du film. Toute la musique qui est passée n’est pas ma tasse de thé habituelle, mais dans le film, c’était vraiment parfait. Même si techniquement avec la 3D etc. ce n’était peut-être pas parfait, mais en fait ça relevait du secondaire pour moi. J’encense un peu ce film, mais je trouve qu’il y a un mystère qui s’en dégage, ce même mystère qui enveloppe son protagoniste principal :’). On est dans la démesure à la Moulin Rouge, dans l’amour éternel de Roméo + Juliette. Du coup, ouais, j’ai adoré (même si je n’aime toujours pas Baz Luhrmann x’) le style et l’ambiance du film.

pitch_perfectThe Hit Girls (Pitch Perfect) : Sous prétexte qu’il s’agisse d’un teen-movie américain, ça ne peut pas être bien selon les critiques français. Je ne suis pas d’accord, certains teen-movies font preuve d’une subtilité rare et ne sont pas que des guilty pleasures. J’avais vu ce film en décembre dernier quand il est sorti sur le net, mais je suis retournée le voir à sa sortie en salles françaises. Et honnêtement, j’ai vraiment pas été déçue, j’ai aussi rigolé si ce n’est plus que la première fois devant mon écran. C’était intelligent, feeling-good et drôle. L’humour n’était pas en-dessous de la ceinture, et pour autant ils n’avaient pas peur d’employer un langage cru. Non, c’était de l’humour bien dosé, sensé, et surtout des chanteurs très bien trouvés. Quand on lit le plot, on peut craindre un phénomène Glee, mais bien loin d’eux cette idée ! Ce n’est pas du politiquement correct ni des amourettes de lycée (même si la romance est… ben euh, prévisible quoi x’), ce sont de vrais acteurs avant d’être des chanteurs (même si Rebel Wilson et Brittany Snow s’en sortent plutôt pas mal :’p). Et c’est chouette.

callThe Call : Je ne pense pas que je l’aurais autant apprécié s’il n’y avait pas eu l’ambiance cinéma :’). La BA m’avait déjà interpelée mais je n’étais pas certaine de voir le film. Au final, pas de déception. La petite Abigail Breslin (la future Valentine Wiggin dans Ender’s Game !!!) a vraiment grandi et s’en sort très bien. L’aspect « temps réel » du film ajoute vraiment un quelque chose et maintient bien en haleine. Et le psychopathe (encore un, j’ai l’impression de ne voir que ça en ce moment) faisait vraiment flipper. On est loin des types élégants et sophistiqués, c’est le taré de base là. Halle Berry était revenue un peu sur le devant avec Cloud Atlas qui était assez alambiqué, du coup, j’ai bien aimé sa simplicité et son empathie dans ce film. Même s’il y a des passages vraiment prévisibles, on reste bien accrochés tout le film (qui ne dure pas très longtemps, encore une bonne chose ^^). Puis même, j’ignorais qu’un centre d’appel de « 911 » ressemblait à ça, c’est cool :’D. J’imagine bien que ça doit être difficile à supporter…

stoker_ver3Stoker : Quand on lit que c’est un film qui a été écrit par Wentworth Miller, on n’est pas vraiment convaincus… En plus, ça a fait un mic-mac dans mon esprit « Stoker » comme Bram Stoker et Wenthworth Miller avec Buffy… Du coup, j’avais cru que c’était un film avec des vampires au début –‘. Bref, il faut bien admettre que la reconversion est des plus réussies. Le film est très prenant, j’ignore si c’est dû à la réalisation de Park Chan-Wook qui s’y connaît en horreur (oh les jeux de lumière flippants) ou le fait que Matthew Goode (je garde à l’esprit son image dans Imagine Me & You x’D) ait ajouté une touche de flemme britannique à l’ensemble, mais en tout cas, le résultat est bien là. Ce n’est pas un film d’horreur en soi, mais clairement, c’est déstabilisant. Quand le spectateur est du côté du tueur, je pense que le pari est gagné pour le réalisateur. Et là, ohlala, qu’est-ce que c’était plus fun d’être de leur côté :’D. La bizarrerie/platitude de Mia Wasichose (rha, je me souviens jamais de la fin de son nom ><) étaient parfaits pour ce rôle :’O. Nicole Kidman sert vraiment de faire-valoir, elle a un second rôle assez transparent. Oh, et quel morceau de piano !

only_god_forgivesOnly God Forgives : C’était moche. Je ne trouve pas d’autre terme. Ah si, chelou peut-être. Ça se veut expérimental (comme Drive), décalé (comme Drive), laissant la musique parler à la place des personnages (comme Drive), sublimer Ryan Gosling (comme Drive), et au final ça fait un petit flop. Déjà que je ne suis pas une grande fan de Drive, mais en plus dans ce film, c’est simple, on ne voit rien. Tout est dans la pénombre rouge, des plans fixes à s’en décrocher la mâchoire, d’une incompréhension mortelle. Seule chose qui m’a fait sourire, l’histoire se passe à Bangkok, comme d’habitude quand il s’agit de prostitution, drogue, trafic :’D. Même Kristin Scott Thomas, qui dit elle-même qu’au lieu de lui proposer le rôle de l’aristocrate anglaise c’est celui d’une « bitch américaine », n’a pas réussi à m’intéresser aux personnages. Bref, je n’ai pas saisi vraiment l’idée derrière ce film pseudo d’auteur. A force de vouloir trop en faire…

The people’s movie – Les Misérables.

"Do you hear the people sing? Singing a song of angry men? It is the music of a people who will not be slaves again! When the beating of your heart echoes the beating of the drums, there is a life about to start when tomorrow comes!" Je n'ai que cette chanson dans la tête depuis que j'ai vu le film. Whaou.

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Très classique, un ensemble en taille décroissante. Belles couleurs bleu blanc rouge :’).

Quand ils ont annoncé la préparation des Misérables par Tom Hopper, j’étais déjà toute excitée sans connaître le cast. Quand les noms ont commencé à être dévoilés, je ne tenais carrément plus en place. C’est exactement mon genre de films, ils CHANTENT, c’est d’époque, et il y a des acteurs plus ou moins connus que j’apprécie plus ou moins. Résultat, j’ai bien aimé l’ensemble. C’est vrai qu’il était un peu long, plus de 2h30,  (j’aurais bien supprimé un ou deux solos de Jean Valjean et le duo romantique de Cosette et Marius mais bon…), mais malgré tout on reste bien accrochés jusqu’à la fin. Surtout, c’est le message un peu révolutionnaire, un peu populaire, un peu humanitaire *sort*. Eh oui, on veut monter sur les barricades, on veut porter une cocarde, balancer à bout de bras des drapeaux… Être dans le coup ! Sans oublier qu’on est quand même en France, et malgré les largesses prises niveau historique, ça fait plaisir de voir le XIXe :’D.

De suite, la plus grande révélation à mes yeux a été le personnage d’Éponine. Je ne connaissais l’actrice/chanteuse ni d’Eve ni d’Adam, mais visiblement Samantha Barks interprétait le rôle d’Éponine durant la tournée du 25e anniversaire de la comédie musicale. Okay, pourquoi pas. Ça me convient parfaitement. Son « On My Own » était juste superbe. La chanson fait partie de mes titres préférés toutes comédies musicales confondues, et quand Eponine a commencé à chanter, voix assurée mais en restant douce, je suis vraiment restée sur le cul :’). Face à l’écran, j’ai ouvert la bouche et j’ai pensé très fort « ah oui, quand même. » C’était vraiment très beau. En fait, je préfère largement Éponine à Cosette, je la trouve plus forte et beaucoup plus intéressante dans son caractère, particulièrement sa loyauté, son amour unilatéral pour Marius etc. Plus de profondeur quoi qu’une pauvre blonde qui se contente d’être jolie et de se larmoyer *sort*. Et je ne parle pas de beauté entre les deux actrices du film :’D. Après, le pendant, c’est qu’elle s’enfonce un peu dans un amour impossible, ce qui en soi est un peu idiot, mais on lui pardonne car elle nous livre une des plus belles chansons de la comédie musicale :’D.


Je vais aussi prendre la défense de Russel Crowe. Beaucoup ont dit qu’il était loin de la technique vocale des autres acteurs, je dois avouer que ce n’est pas faux, mais sa grossièreté dans la voix colle assez bien au personnage de Javert. Puis ça fait naturel tout bêtement. Ils n’arrêtent pas de dire que c’est génial d’en avoir fait du live singing, ben en voilà la preuve. Ce n’était pas chez les autres que c’était le plus flagrant mais bien chez lui. Puis la confrontation Javert/Valjean tout au long du film (pas seulement la chanson :’D) était assez poignante. You know nothing of Javert/I was born inside a jail/I was born with scum like you/I am from the gutter too.
Oh, et au début, j’étais très sceptique avec les nominations et les victoires d’Anne Hathaway, mais en fait, je comprends vraiment pourquoi. Second rôle, encore heureux, mais ses 20-25 minutes de Fantine étaient vraiment superbes. C’était hyper touchant. Surtout sur une chanson comme « I dreamed a dream » où on peut rapidement lâcher le fil. Même les apparitions de Sasha Baron Cohen et Helena Bonham Carter étaient sympa (sachant que je n’aime pas le premier et que HBC n’est pas du tout capable de chanter à mes yeux comme elle l’a montré dans Sweeney Todd). Toute la troupe des jeunes révolutionnaires (hihi, Trip Van der Woodsen en Enjolras :’D).

Je passe aux acteurs que je n’ai pas aimés… Eddie Redmayne ‘-‘. On ne voit que sa lèvre à l’écran, non ? En plus, on dirait qu’il est coincé/constipé quand il chante… Avec des grimaces à tout va (on croirait voir la version anglaise de Darren Criss *sort*), une fausseté de jeu à faire pleurer. J’ai pas trop aimé sa participation sauf dans « Empty Chairs At Empty Tables » je pense. Il n’avait clairement pas sa place. En plus, c’était trop en puissance et pas assez en fluidité.
Et je vais le dire, j’ai été très déçue par Hugh Jackman. Pendant ses deux solos, j’ai décroché à un moment. Trop de vibratos pendant ses notes longues etc. C’est vrai que ça s’entend qu’il chante bien, et sa vieillesse est très bien faite, mais clairement, quelque chose ne va pas. Un peu comme Amanda Seyfried qui prouve encore une fois l’inutilité de Cosette :’).

Le film est relativement complet dans les titres chantés présents. Effectivement, dans le tableau récapitulatif de Wikipédia de la comparaison des chansons, on voit vraiment que quasi toutes les chansons ont été reprises. Même si la BO officielle en a vraiment écarté beaucoup (j’ai dû prendre « Do You Hear The People Sing? » sur YouTube ‘-‘) . Les paroles sont un mix de plusieurs versions, sans grande différence, mais avec un couplet qui m’a vraiment interpelée. Le second de Gavroche (oh my, trop chou le petit, et à sa fin comme dans la version française donc le livre ><) lorsqu’il chante « Look Down » que je n’ai retrouvé nulle part. There was a time we killed the King/We tried to change the world too fast/Now we have got another King/He is no better than the last/This is the land that fought for liberty/Now when we fight we fight for bread/Here is the thing about equality/Everyone’s equal when they’re dead/Take your place/Take your chance/Vive la France! Vive la France!

En tout cas, il y avait clairement une beauté dans les décors et les costumes (même si c’était très américanisé, on aurait pu être à Washington autant qu’à Paris x’D). Cast assez incroyable quand même et un grand hourra à Tom Hopper pour avoir eu le culot d’avoir adapté une œuvre aussi connue en osant garder l’aspect musical.

Des avantages d’être une éponge.

Avec Tucker Bryant, Hermione Granger, Percy Jackson, Addison Montgomery, Amber Holt, Elena Gilbert, Bobby Donnell…

Synopsis Allo : Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un « loser ». En attendant, il reste en marge – jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Le lycée. Cette étape de la vie qui semble à la fois comme hier et à la fois très lointaine. Des années d’horreurs subies, de joies passées, de premiers moments et des derniers. Une nostalgie, une identification, c’est tout ça The Perks Of Being A Wallflower (ou Le monde de Charlie en VF). Charlie, dont le meilleur ami vient de se suicider l’été dernier, rentre en seconde dans un lycée où il n’a aucun ami. Bizuté, vu comme un type bizarre, son dialogue intérieur avec son « cher ami » explique au public son point de vue. Souvent, oui, on connaît cette phase de solitude avant que ne serait-ce qu’une seule personne nous remarque et nous apprécie pour ce qu’on est.  Ce moment précieux où on se sent entouré par des gens qui comptent, et quand on sait pertinemment que ce sentiment est partagé. Ce moment s’est déroulé sous les yeux rougis de Charlie, alors qu’il plane totalement, lors d’une soirée où il a été invité par deux terminales, Patrick et Sam, demi-frère et demi-sœur qui le prennent sous leurs ailes. Joli moment d’émotion déjà. Premier moment de perplexité en assistant au film. Ils ont traduit le terme de « wallflower » par « éponge ». Honnêtement, dans le contexte, ça passe crème, l’éponge absorbe tout et essuie en même temps. C’est l’observateur qui arrondit les angles. Pour tout ceux qui ne sont plus au lycée, c’est un aller simple au cœur des souvenirs. Et pour tout ceux qui y sont encore, ce n’est qu’un moment à passer, il y aura toujours mieux et toujours pire. L’histoire se place dans les années 90, très bon choix de l’auteur/réalisateur Stephen Shbosky d’avoir gardé le décalage de temporalité et de ne pas l’avoir retranscrit à notre époque actuelle. Car bon, à notre époque, sans vouloir paraître cynique ou quoi que ce soit, quand on voit les jeunes, on pense plus au style des Gossip Girl ou des Skins, plus qu’à la beat generation de Kerouac ou au son romantique des Smiths. Et c’est fort dommage. Donc oui, on va rester dans le rétro avec la machine à écrire :’).

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« We accept the love we think we deserve. » C’est ce qui m’a le plus touchée en premier. Cette poésie qui se dégage du film. Le voyage initiatique de ces petits qui va les marquer à vie quand ils seront « adultes ». Comment les histoires de cœur, d’amitié, comptent quand même. Oui, c’est un film d’adolescents qui parle aux adolescents, mais aussi à tout ceux qui ont été ados. Et sur une BO de très bon goût, des XTC en passant par Bowie ou encore Sonic Youth sans oublier les Beatles pour marquer le début des années 90. De très belles références parsèment le film (je n’ai pas lu le livre encore, mais il est arrivé en tête de liste prioritaire de lecture), d’une scène impeccablement reproduite du Rocky Horror Picture Show à des mentions de divers auteurs classiques. On pourrait croire que c’est cliché (oui, l’athlète dans le placard), que c’est cucul (oui, on parle des émois d’un ado), que c’est juste un petit dépressif qui vit sa vie. Oui, il y a de ça, mais c’est ce côté réaliste qui touche également. Une douceur innocente et authentique. Une voix narrative est franchement frustrante la plupart du temps, mais dans The Perks Of…, elle réussit surtout à nous faire adhérer à la vision du film. La vie est quand même belle parfois.

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« We are infinite. » Passons au casting. Oui, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces personnages là quand j’ai vu le film. Quand Hermione Granger qui a pour demi-frère Tucker Bryant (Royal Pains), rencontre Percy Jackson dont la famille est composée de sa sœur Elena Gilbert (Nina Dobrev) avec pour mère Addison Montgomery (Kate Walsh) et pour père Bobby Donnell (Dylan McDermott de The Practice)… Et on retrouve également dans la bande d’amis Amber de Parenthood (qui a un rôle qui ne change pas beaucoup d’ailleurs, mais c’est pas grave, ça fait toujours plaisir de voir Mae Whitman ^^), et Young Neal de Scott Pilgrim, je me dis que c’est un putain de casting (ah oui, il faut mentionner Paul Rudd en prof aussi quand même et Melanie Lynksey à qui on a attribué un rôle horrible !!). Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est le film révélation de Logan Lerman pour moi. Clairement. Je ne sais pas si un jour il jouera encore aussi bien, mais il correspondait vraiment au rôle. Dans les moindres crises de panique, dans cette attitude un peu prostrée et ses sourires innocents. En revanche, petit bémol pour Emma Watson… Je l’ai trouvée trop réservée dans certaines scènes et trop fade (comme d’habitude, même si elle est très loin de Granger), même si dans d’autres elle incarnait très bien son personnage. Oh, applaudissements pour son accent américain excellent aussi. Ezra Miller était parfait. Il habitant vraiment son personnage, un peu stone (dans la vraie vie comme dans le film), suffisamment gay (il a bien fait de faire son coming-out lui :’), et très torturé. On l’a vu avec Another Happy Day et We Need To Talk About Kevin, le Miller ne choisit pas toujours des rôles faciles et il a souvent l’air d’être un sociopathe :’D. Mais whaou. Aussi excentrique que profond, il est bluffant. Ces trois là sont en parfaite harmonie ! Trio gagnant, Shbosky disait dans des interviews qu’il n’a pas attendu 20 ans pour adapter son film pour rien, il lui fallait trouver les acteurs, et c’est chose faite. Et je n’ose même pas contredire cet état de fait. Ils étaient super, ils sont jeunes, ils sont beaux (à l’américaine, quoi x’), ils ont la vie devant eux. Et oui, la scène du tunnel est magnifique.

THE PERKS OF BEING A WALLFLOWER

« We can be heroes just for one day. » Je ne sais pas ce qui a fait que j’ai vraiment aimé ce film, et qu’en ce début d’année, il fera certainement partie de mon top de l’année 2013. Je ne saurais dire si j’envie Charlie ou si je compatis, mais je sais que je vais dire une connerie guimauve maintenant, j’aimerais que tous les gens qui se sentent seuls dans leur vie puissent connaître une amitié comme la sienne. Probablement parce que l’amitié est une notion primordiale chez l’être humain et qu’elle est joliment décrite dans le film… Ou peut-être que je me reconnais un peu en chacun des personnages et c’est ce qui permet d’atteindre un aussi large public. Je comprends également les gens qui disent que ce bouquin a changé leur vie, car je peux voir pourquoi. Et comme d’hab, aux USA, il y aura toujours une controverse quand on aborde des sujets qui sortent un peu des routes toutes tracées pour l’enfant de chœur. Oui, il y a une morale, et oui, je la trouve bonne, oui, il y a aussi une certaine noirceur/dépression, mais c’est gentil ce côté « acceptation », et oui, ça reste une histoire, mais quelle belle histoire.

The I And The I…

Beaucoup de sourires, il y a de belles couleurs, c’est une petite ode à la vie :’). L’annonce d’une belle célébration de ces jeunes en tout cas !

Synopsis Allo : C’est la fin de l’année. Les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été. Le groupe d’adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux… évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide. Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…

The We And The I. Je trouve que le titre est extrêmement bien trouvé. Sans doute, le nom de Michel Gondry en a attiré plus d’un et j’avoue que… c’était ma motivation principale. Son travail est très intrigant, du mystérieux Eternal Sunshine Of The Spotless Mind (même si ce n’est pas un chef d’oeuvre à mes yeux, n’ayant pas compris la moitié du film x’) au récent petit flop The Green Hornet (pour qu’un Asiate finisse par sauver un film, ça veut tout dire…) en passant par le délirant Soyez sympas, rembobinez (Be Kind, Rewind en VO qui a été incompris par certains x’). C’est surtout l’un des rares Frenchy à être aimé d’Hollywood surtout. Et pas pour son cinéma pseudo intellectuel (oui, François Ozon, vous êtes le principal visé) ! Il y a une vraie authenticité chez ce cinéaste, et je pense que ce sentiment se ressent bien par les spectateurs. D’où l’appréciation de ses films. Et d’où un sentiment de fierté quand on voit un film qui sort avec son nom chez les Ricains. Bon, il est possible que ce soit mon esprit qui embelisse tout ça, mais Gondry a vraiment réalisé de beaux films (à défaut d’être d’excellents). En plus, c’est lui qui a mis sous les projecteurs Gael Garcia Bernal (dans La Science Des Rêves, magnifique long-métrage), franchement, on aurait pu passer à côté de lui sinon !

Si The We And The I devait être défini en trois mots, les premiers qui me viennent à l’esprit serait moderne, réaliste et touchant. Sur le premier point, l’huis-clos est en fait très « classique » (d’ailleurs, ce serait hyper intéressant de voir ce film adapté en pièce de théâtre :’O) dans un certain sens, mais le bus ajoute une mobilité dont le genre ne dispose pas toujours, et là arrive la note moderne. Gondry a trouvé divers moyens de s’échapper du bus. Je suppose qu’on peut dire carrément que le bus est une allégorie ou il sert de métaphore pour je-ne-sais quoi. Enfin, j’y crois pas trop, mais c’est sûr que ça impose une ambiance. Les jeunes urbains aussi, leur langage, leur comportement, le style de la réalisation comme si la caméra était un personnage à part entière. Le découpage en trois parties était intéressant aussi, je pense que j’ai eu plus de mal avec la dernière partie du « I », mais elle était nécessaire. Et puis le cadre tout simplement. Le Bronx est une zone certainement un peu sensible, quartier défavorisé, mais du coup ça plante un fond avec des enjeux modernes. Puis le petit démarrage avec Bust A Move envoyait bien du punch !

Il était écrit dans les anecdotes d’Allo que le script du film avait été plus ou moins suivi à la lettre, et j’ai fait partie des gens surpris, ces jeunes débitaient leurs répliques avec tant de naturel ! Ce n’est pas du tout étonnant dans un sens, puisque les scènes étaient en majorité tirées de leur propre expérience, et arrive l’aspect authentique. Ces jeunes n’étaient pas acteurs. C’est au moment du déroulement des crédits et donc de l’apparition de leurs vrais noms que j’ai réalisé le processus du film. Oui, je ne m’étais pas du tout renseigné avant, le titre et le réal avaient suffi à me convaincre de le voir ^^’. D’où ma surprise encore plus grande. On est loin de l’aspect commercial de Green Hornet, c’est sûr, mais c’est un beau petit appel à l’indépendance. Ce côté réaliste est peut-être dans un sens paradoxal, car tout ce qui se passe dans ce bus est quasiment impossible. Mais quelque part, on y croit quand même et le film en lui-même reflète un côté artisanal. Les critiques font mal, il y a de la vraie méchanceté.

Touchant sous plusieurs formes. Déjà dans les histoires de chacun, mais également par ce lent départ de chaque voyageur au fur et à mesure… C’est une route qu’ils ont fait tous les jours ensemble pour aller/rentrer de l’école, et c’est comme ça que ça se termine, avec des larmes et des rires. Leurs déboires, leurs vies, c’est pas de la gnognotte en tout cas. Bien sûr, cela reste un film, donc ce n’est pas tout à fait vrai, même s’il y a de l’inspiration réelle, mais à les écouter, d’une part on est immergé dans leur flot et d’autre part on se sent concerné d’une manière ou d’une autre que ce soit les brutes de l’école qui briment tout le monde, ou le petit qui cherche pas querelle mais qui se fait marcher dessus, ou le couple qui tente de sauver ce qu’il reste de leur relation, ou les copines avec leurs préoccupations un peu superficielles. Ce n’est peut-être pas exactement nous, mais c’est autour de nous. Et je reviens sur ce « I ». Je ne suis pas certaine qu’il y ait un « we » dans ce film. Du moins, je ne suis pas certaine de l’avoir aperçu. Au final, je me dis que ces gamins là, à ce moment X de leur vie ils forment peut-être un « we », mais c’est juste une illusion éphémère et qu’en fait, après, ils pénétreront une autre phase et ce sera plusieurs « I » qui formeront un autre « we ».

Bref, j’ai beaucoup aimé cette petite épopée, c’était très esthétique, la BO était très coolie et les acteurs très attachants :’). Du « vrai » Gondry quelque part.
(P.S : Sinon, je suis saoulée, je voulais voir Wrong aussi, mais il n’est même pas resté deux semaines à l’affiche quoi ‘-‘.)

Des films en vrac

Petite sélection de films vus dans le mois. De ceux dont j'avais parlés dans la première ronde des BA à d'autres que je rattrape ou que je découvre :').

Robot and Frank : Pas du tout été déçue. Quand j’ai vu que le film ne durait « que » 1h35, j’ai approuvé silencieusement. On n’a pas besoin qu’un film dure 2h15 et qu’on se fasse chier 20 minutes au bas mot devant. Bref. J’en ai pleuré. Scénaristiquement parlant, il y a eu des surprises, et c’est rare dans les films américains de nos jours, donc c’était super bien. Trèèès belle histoire, j’aime beaucoup la thématique du robot (faut toujours que je vois Eva, le film avec Daniel Brühl ><) avec les réflexions habituelles de l’âme, de l’humanité, de l’égalité… C’est plus ou moins ce à quoi je m’attendais, mais en mieux. Frank Langella est excellent (et c’est vrai que dans toutes les histoires avec une personne atteinte d’Alzheimer ce n’est pas toujours facile de conclure), Liv Tyler s’est amochie (mais j’ai beaucoup aimé son personnage et le côté « non violent » de sa résistance contre les robots, il y a toujours un mouvement comme ça) c’est plus possible ><, et ça fait bizarre de voir Susan Sarandon (la meilleure surprise du film :’) « normale » après avoir l’avoir vue dans The Big C ^^, et un petit James Marsden qui ne fait plus grand-chose en ce moment. Le concept de « l’expérience de bibliothèque » m’a tuée. On risque vraiment de s’approcher de ça quand… le livre sera mort. Punaise, c’est triste. Enfin, c’est une belle histoire de vie, dans un monde futuriste et plutôt réaliste. Disons que les gadgets qu’on voit (même s’il y en a peu) existent déjà en soi, donc il ne manque plus qu’ils soient banalisés.

Damsels in Distress : Très déçue. Je m’attendais à plus d’humour, finalement ça retombe un peu à plat. Une réalisation très girly, des lumières douces, des travellings lents. Beaucoup de parlotes philosophiques ou du moins pseudo spirituelles… C’est un débat sans fin, en fait. Et quand aucune réponse n’est proposée, ça m’insupporte. Même la petite apparition d’Aubrey Plaza ne relève pas le niveau général. J’en attendais plus, Greta Gerwig a été sous-exploitée ><. Puis la nouvelle arrivée, Analeigh Tipton me sortait pas les yeux oO, déjà que je ne la supportais pas dans Crazy Stupid Love (oui, oui, c’est la petite énamourée de Steve Carrell). D’habitude, même quand les comédies sont centrées autour de la romance uniquement et des éternelles interrogations sur les relations, j’aime bien généralement, mais là, c’était pas vraiment original. Je pense que c’est parce que les acteurs n’étaient pas assez beaux x’D *mode superficielle*.

Take This Waltz : Ça faisait longtemps que je voulais le voir :’). J’admets, très beau film. Michelle Williams a vraiment fait son bout de chemin depuis Dawson’s Creek, hein ^^. « Video killed the radio star… » (8) (très belle bande-son d’ailleurs, mais c’est souvent le cas pour les films indés ^^) c’est hyper triste. Son perso m’est très antipathique en fait, même si je comprends ses hésitations et son désir d’avancer/de changer. On suit juste son voyage durant une courte période de sa vie. On se sent totalement spectateur sans jamais être « dans » le film. Mais ça ne m’a pas dérangée. Je suis totalement du côté du perso de Seth Rogen sur ce coup là. L’amour, ça se travaille, c’est aussi de la simplicité. Lui aussi il a fait du chemin depuis ses rôles comiques à l’humour gras (même si dans 50/50 il était encore meilleur). Enfin bref, c’est une belle histoire avec des personnages hyper attachants. Même Luke Kirby qui est désagréable d’habitude réussit quelque part à gagner des fidèles.

Killer Joe : Trop chelou x’D. Vraiment. Mais une chose est sûre, ce film supprime une bonne partie de la filmographie (merdique) de Matthew McConaughey car il était « différent ». Franchement. C’était juste incroyablement malsain avec la bonne dose de glauque et de violence. Enfin, c’était quand même très violent en fait x’D. Je me suis bien cachée les yeux une ou deux fois… Mais on a quand même envie de les rouvrir tellement c’est improbable (et en même temps, j’imagine que ça arrive tous les jours dans la rue). Et chapeau bas à la petite Juno Temple ! Je me souviens encore d’elle dans St Trinian’s (je parle souvent de ce film quand même x’D) avec ses cheveux rebelles ^^. Que des films indés cette petite, elle est fraîche, son rôle était aussi sexuellement développé que celui de Kaboom, mais avec une innocence différente. Elle va sûrement tomber dans le côté sombre d’Hollywood un jour. En revanche, je suis très déçue par Emile Hirsch en ce moment… Depuis Harvey Milk, j’ai l’impression qu’il fait toujours le même genre de rôle, le genre qui parle beaucoup mais qui ne sait pas trop quoi faire. En tout cas, que le film plaise ou pas, il ne laisse pas indifférent !

Savages : Oliver Stone, huh. Ben franchement, j’en sais rien. C’est sûr que c’est un meilleur film que ce qu’on voit en ce moment dans le genre, mais c’est trop de provoc pour moi. Autant le sang, le sexe et la violence ne m’ont pas tant dérangée, mais quand c’était de la surenchère, si, et surtout quand c’était trop facile (nan mais un plan à trois, pfff). Puis y avait des plans en noir et blanc figés, c’est totalement ringard (en fait, c’est peut-être le mot que j’utiliserais pour résumer tout le film, ringard), tout comme les jeux de lumière derrière les persos. On n’est pas dans une pub d’assurance encore une fois *sort*. L’histoire de drogue est un peu bancale mais se résout plutôt bien, donc c’est sympa à ce niveau là. Mais les « jeunes » de ce cast… *se pend* Déjà, le mieux parmi tout le casting, c’est sans aucun doute Benicio Del Toro, qui arrive autant à faire les bad guys que les gentils, ce qui est rare, il était excellent. Salma Hayek n’est pas loin derrière. Mais le trio amoureux là… Taylor Kitsch, j’ai rien contre lui au contraire, je suis même contente qu’il s’en sorte dans sa vie post FNL, mais stop, stop de faire ton Tim Riggins avec ton air ténébreux de beau gosse et tes sourires en coin. Quand il se lâchera vraiment, ptete qu’enfin il sera intéressant. Bon Aaron Johnson (ou faut-il dire Taylor-Johnson maintenant :’p ?), il a toujours une démarche bizarre et il a toujours l’air terrifié et trop stone, j’attends de le voir dans un rôle « normal ». Blake Lively pour finir… mis à part le fait qu’elle se tape deux beaux mecs… même si son jeu n’est pas terrible, elle a le corps adéquat pour jouer la bimbo de service quoi –‘. Cette jeune fille était tellement bien dans Pippa Lee :'(, c’est possible de la retrouver un rôle comme ça ? Et c’est quoi cette affiche qui ressemble à Babel ?! Plus aucune originalité, pfff.

Premium Rush : JGL <‘3 avant Looper. C’était divertissant. Un petit film d’action assez prévisible, mais les cascades sont bien foutues, puis voir un film sur le vélo ça ne court pas les rues. Ça nous fait découvrir un business inconnu. L’ambiance de camaraderie était bien sympa. Puis niveau réalisation, c’était très dynamique la façon de présenter les « situations » d’accident aussi, enfin la vision de la route du perso de JGL. La narration à l’envers est un choix, peut-être qu’ils ont tout expliqué un peu trop rapidement, ils auraient pu garder plus le suspens, mais ce n’est pas dérangeant car au moins on comprend ce qui se passe. On a le droit à un joli tour de New York également, alors pourquoi pas ^^. JGL était bien, Michael Shannon était flippant comme d’habitude, petit bémol, Jamie Chung qui joue une Asiate cliché au possible (avec une scène finale encore PLUS cliché si c’est possible). C’est pas extra, mais ça passe.

Voisins du troisième type (The Watch en VO) : Pour finir, un film que je déconseille à tous. Ohlala. Terrible. Ben Stiller s’entête à faire des comédies, mais ce n’est pas drôle. Après l’échec du Casse de Central Park… J’avais un peu plus d’espoir pour ce film car il y avait Jonah Hill (qui a perdu au moins 50 kilos depuis Superbad). Mais non. C’est pas drôle. C’est vulgaire, c’est gras, c’est très beauf. Ça m’énerve. J’avais du temps à tuer et il n’y avait que ce film à mon horaire (car je m’étais trompée d’une heure pour The We And The I que je n’aurais pas vu du coup –‘). Leur bromance n’est pas drôle, leur extraterrestre n’est pas drôle, le début est trop lent, le coup des voisins se voyait à des kilomètres… Ahlala. Et la petite touche exotique anglaise… ne fait pas anglais. Désespérant :'(. Et c’est une honte que de foutre à un moment When we’re strange des Doors à un moment. Franchement, une HONTE.

Monsieur Lazhar : Je l’avais oublié ! Magnifique petit film de vie :’). Même avec l’accent québécois, on s’y fait (même si j’ai eu l’impression de moins comprendre qu’avec un film anglais *sort*). Big up pour les deux gamins principaux (toute la classe en fait), ils sont géniaux, ils font authentiques, ils sont super mignons *_*. C’est drôle, tragique, touchant. Ça change tout simplement. Ce n’est pas tant un film sur la violence à l’école qui n’est qu’un prétexte (même si c’est un vrai débat de société) pour toucher l’intégration sociale et l’approche de la mort à tout âge. Et sur ce dernier point justement, ils ont fait des merveilles. L’acteur principal joue en toute subtilité, j’apprécie de voir des gens bons dans ce monde ^^. Il en manque. Et surtout des profs qui ont une vraie vocation et qui ne sont pas là juste pour profiter des avantages sociaux mais pour dispenser un vrai savoir et léguer quelque chose. C’est utopique ? Ce qui me fait penser que les jeunes profs des ZEP qui sont totalement blasés, je trouve ça d’une tristesse… c’est vraiment mal foutu.

« You believe in your own legend. » – Lawless.

Y a des films comme ça, parfois, qui ne font pas particulièrement de l'œil à la BA mais qui intriguent un peu quand même, et qu'on va voir par curiosité. Sortie le 17 septembre 2012. Interdit aux moins de 12 ans. Spoilers présents.

De loin, on dirait l’affiche des « Infiltrés ». Le film joue en tout cas sur le casting, car quasi tous les noms sont marqués. Shia LaBeouf au premier plan donne une bonne idée de l’importance de son rôle, il sera le narrateur. Globalement, l’affiche est assez sobre et sombre, et ils ont mis Jessica Chastain pour une touche de féminité dans ce monde « sans loi »…

Le dernier film qui se passait un peu au far west que j’ai dû voir (car je ne compte pas le dernier épisode de Doctor Who) était certainement Cowboy & Aliens, autant dire que j’ai préféré oublier. Et le dernier film de gangsters était Public Ennemies, autant dire que j’attends Gangster Squad avec impatience. Au départ, je n’étais franchement pas emballée par Des hommes sans loi (Lawless en VO) sachant que je ne supporte pas Shia LaBeouf (sous aucune couture). Mais le reste du casting a effacé mes doutes… enfin, Tom Hardy seul, les aurait effacés :’D. Le réalisateur, John Hillcoat, n’est pas vraiment resté gravé dans ma mémoire, il y a juste La Route (The Road en VO) qui est sorti du lot dans ses films. Puis Nick Cave à l’écriture (enfin, aménagement du scénario) valait certainement le détour. Basé sur le roman The Wettest County in the World écrit par Matt Bondurant, l’histoire se veut biographique, du moins tirée de faits divers réels. La famille Bondurant a donc véritablement existé, et malgré des pans flous de leur vie, leur descendant a tenté de raconter leurs vies trépidantes en comblant les vides à son bon vouloir. L’action prend place durant la Prohibition, cette période de l’histoire américaine où l’alcool était interdit et quand certainement, ils n’en ont jamais bu autant. Loin du luxe de Boardwalk Empire, Lawless nous plonge dans la campagne, là où l’alcool se fabrique chez les durs des durs. Avec la participation de Nick Cave, il faut l’avouer, la BO est vraiment agréable et se marie bien avec le film.

Premier problème : la voix off. Personnellement, je trouve que l’utilisation d’une voix off est assez risquée dans un film, j’ai toujours l’impression qu’elle est malvenue car elle prend les spectateurs pour des idiots. En plus, quand c’est la voix de Shia LaBeouf qui raconte, ça n’arrange pas les choses. Cette voix off n’a pas fait exception, le son résonnait comme une récitation scolaire, on aurait très bien pu s’en passer. Après, il faut être un peu plus indulgent, il y a le parallèle avec le livre qui peut être fait, et donc un peu comme La couleur des sentiments (The Help en VO), l’un des protagonistes va narrer l’histoire pour donner une dimension plus humaine à l’œuvre. La première scène en flashback est donc là pour que le petit gagne un peu d’empathie, et résonne alors la voix off du petit qui a grandi. Son personnage est vraiment antipathique… Cette arrogance donne envie de le claquer, le monsieur qui se croit tout permis. Mais la solidarité fraternelle est un gros avantage, c’est l’amour vache, mais ils tiennent profondément les uns aux autres. La bonne surprise est venue de Dane Dehaan, le personnage principal de Chronicle. Il était super touchant et pas seulement parce qu’il était handicapé x’). Du côté des méchants, Guy Pearce assez méconnaissable avec ses cheveux et ses sourcils rasés, mais étrangement parfait dans ce rôle de sociopathe…

Après, on est confrontés au paysage aride, à la difficulté de la vie et surtout à l’époque. Oui, la violence fait partie de leur quotidien, oui il y a toujours une victime qui cherche à redorer son blason, et oui il y a toujours quelqu’un qui va en souffrir. Si cette période ne nous est plus si inconnue que ça avec l’ampleur qu’a pris Boardwalk Empire, la Prohibition garde un aspect mystique. Ces fusillades en pleine rue, ces mafieux aux egos surdimensionnés, ces sheriffs corrompus… n’est-ce pas ultra romancé pour être vrai ? Historiquement, les frères Bondurant auraient eu affaire à Al Capone dans le temps. Ici, c’est Floyd Banner, joué par un Gary Oldman qui semble prendre bien du plaisir. A cela, y ajouter l’honneur et la loyauté qui ne sont pas toujours là où on les attend… De l’intrigue sur pattes. Ce qui m’a le plus plu dans ce film, c’est l’humour insoupçonné. Car oui, c’est bien drôle par moment, et pourtant j’ose penser que ce n’était pas le but. Certaines scènes tiraient sur le gore, mais vu le contexte, ces giclées d’hémoglobine paraissaient logiques (et l’avertissement moins de 12 ans est mérité).

Reste enfin la romance. Le premier, deux parties qui ont déjà été brisées, l’un survivant à la mort, l’autre à la violation de son corps. Leur approche est presque plus romantique et plus néophyte que le couple plus jeune. Et c’est mignon. Maggie (Chastain) prend vraiment les choses en mains. Un grand gaillard comme Forrest (Hardy) qui ne sait pas s’y prendre avec une femme, et de l’autre côté un petit arriviste comme Jack (LaBeouf) qui prend son courage à deux mains pour faire la cour à la blondinette (Warsikowska). C’est le monde à l’envers. Les adultes responsables sont plus timides que les jeunes amourachés. Même si la romance de Jack et Bertha sonne le glas des Bondurant, leurs scènes permettent au film de respirer un peu quand l’atmosphère est trop chargée de danger :’).

J’ai vraiment été bonnement surprise par l’ensemble, je pensais que leur accent allait me frustrer, et qu’en plus l’aspect violent du film allait me dégoûter (je suis une chochotte à ce niveau là, moins de 12 ans, je prends déjà des précautions), mais au final c’était une histoire bien solide à laquelle on s’intéresse. Les fortes personnalités des personnages y sont sans doute pour quelque chose. Et puis le style est assez épuré, la réalisation est claire et on ne s’embrouille pas l’esprit. J’ai bien apprécié :’).

People like us… or not? – Film

Disponible en DVDrip, 720p, 1080p, date de sortie cinéma inconnue (jamais ?) en France. Billet contenant certainement des spoilers...

Quelques mots sur l’affiche : couleurs douces et chaudes, elle me fait un peu penser à celle de « Never Let Me Go » (version UK) mélangée à « Like Crazy ». J’ai été tout de suite touchée et intéressée (enfin, j’avais reconnu Banks). Bon, dans une autre optique, on pourrait également dire qu’elle fait pub pour assurance vie avec leurs sourires Colgate, mais on va faire semblant de ne pas l’avoir vu. En tout cas, ça annonce d’emblée le genre, un bon petit drame sentimental. La proximité de Chris Pine avec Elizabeth Banks sans pour autant l’enlacer pose directement l’ambiguïté de leur relation. Police nette et neutre, pour appuyer le titre. Ce sont des gens comme tout le monde… ou pas.

Synopsis Allociné : Un homme retourne chez lui après la mort inexpliquée de son père. Il découvre alors un secret familial et commence un voyage introspectif.

Pour gonfler un peu le synop’ d’Allo, je préciserai juste que le héros découvre en fait sa demi-sœur cachée, qu’il va tenter de connaître tout en gardant son anonymat… S’ensuit alors la découverte de la définition de la véritable famille…

Qu’est-ce qui m’a donné envie à la base ? Comme je suis une pure groupie, je m’intéresse d’abord aux acteurs/réalisateurs avant de me pencher sur l’histoire. En l’occurrence, Elizabeth Banks et Olivia Wilde sont deux raisons suffisantes à mes yeux pour voir un film x’D. Banks a réussi à casser récemment son image de « bonne poire » rigolote pour jouer dans des films sérieux (je pense par exemple à Man On A Ledge ou encore The Next Three Days) et c’est vraiment agréable de la voir dans le rôle d’une femme « normale ». Je ne dis pas, elle est aussi douée en comédie bien entendu, ses apparitions dans 30 Rock sont toujours les bienvenues ! De même pour Wilde, elle tente peu à peu de quitter son rôle de bimbo abonnée aux blockbusters pour des films plus indépendants ou comiques (qui malheureusement ne la mettent pas toujours en valeur), mais comme elle écope souvent des seconds rôles, elle n’arrive pas encore à affirmer sa crédibilité. Sûrement un jour… j’espère.

Oh le joli film qui veut faire pleurer. Je suis très bon public dès qu’il s’agit de drame ou de comédie, donc on peut dire que c’est une jolie dramédie. Le tout premier du genre pour le duo Roberto Orci/Alex Kurtzman qui sont plus connus pour les scénarios de Star Trek, The Island ou encore la série Hercule ou même Fringe. Qu’est-ce qui a bien pu passé par leurs têtes pour changer si radicalement de genre ? C’est en tout cas une belle façon de plonger dans le bain. En fait, ils ont adapté une histoire vraie, d’où le sentiment de réalisme (dans une certaine mesure, car l’histoire reste incongrue). Pour l’anecdote, c’est un mixte d’une histoire qui est réellement arriver à Kurtzman, mélangé à celle d’une amie d’Orci. Comme quoi, ce sont les types lambdas qui sont surpris par des circonstances pas banales. Kurtzman se charge également de réaliser le film. Bon, ça a été un gros flop au box-office américain lors de sa sortie, puisque pour un budget de 16 millions, le film n’a engrangé que 12 millions de dollars… C’est bien dommage, surtout que les critiques n’étaient pas si désastreuses en plus (on va dire mitigées, mais c’est toujours le cas pour les drames, et en plus, c’est produit par Disney). Les gens ont dû préférer d’autres films… Du coup, pour une sortie française, je pense qu’on peut se brosser. Après, ce n’est pas forcément un film qu’on va forcément voir au ciné, mais plutôt en VOD tranquillement chez soi, donc j’ai de l’espoir pour sa vie post grand écran.


D’accord, c’est cliché. C’est l’éternel secret familial de la double vie du père qui en plus a délaissé son gamin alors qu’il n’était que dans l’enfance (bon, on a dit une partie d’histoire vraie x’). Eh oui, la rancœur est tenace chez Sam Harper (Chris Pine et sa tête à claques, vous l’avez compris, je ne le porte pas sur mon cœur) qui se voit dès le début du film, sur le point d’être viré de son entreprise. Cette première scène justement, elle est bien pratique pour expliquer la suite et sa réaction vis-à-vis de l’argent qu’il pourrait obtenir. En gros, Sam est un beau-parleur au bon cœur, avec une belle copine Hannah (une Olivia Wilde plus « normale » que d’habitude, mise au troisième plan) afin de rendre leur couple glamour, avec une enfance difficile renforcé par un syndrome d’abandon. Tout ce qu’il y a de plus cliché pour le moment. Ah oui, il est sujet au mensonge facile également. C’est après que ça devient intéressant. Première scène dramatique après l’annonce du décès de son père puis avec les retrouvailles avec sa mère Lilian (Michelle Pfeiffer qui a incroyablement vieilli oO) et une claque bien méritée. Puis enfin, on comprend le lien entre Sam et Frankie (Elizabeth Banks) et le film commence enfin (car bon, le début est un peu lent pour tout mettre en place).

Il y a quelques scènes qui tirent sur le pathos, notamment celles avec Michelle Pfeiffer, mais elle réussit à insuffler tellement d’émotion qu’on lui pardonne. Globalement, le drame familial est assez convenu, là où c’est original, c’est au niveau des dialogues. Les répliques cinglantes d’un gamin de 11 ans (Michael Hall D’Addario) qu’il sort avec un naturel déconcertant font mouche fréquemment, et on se surprend à esquisser un sourire de connivence. Même si en regardant les choses en face, lui n’est carrément pas réaliste x’D. Mis à part ça, il faut aussi préciser que le côté « quête de la reconnaissance paternelle même posthume » est un peu ringard, mais ce qui ne l’est pas, c’est la relation entre Sam et Frankie. Banks est excellente dans le rôle, le doute s’insinue dans l’esprit, on l’apprécie, on la soutient, on éprouve de l’empathie face à sa situation (et elle fait pleurer) tandis que Pine est assez monotone (plus je vois des films avec lui, plus je trouve que ses yeux sont étranges et non plus beaux…). Donc voilà, c’est un peu cruche par moment, digne des histoires à l’eau de rose purement américaines où on devine le début dès les premières secondes, mais cela n’empêche pas d’avoir envie de regarder le film, rien que pour voir ce qui va se passer :’). Par exemple, j’ai appris que du sodium dans l’eau créait une explosion x’D.

Avec ça et des cameos de Jon Favreau et Mark Duplass, People Like Us devient un film qui n’a pas du tout marché mais que je conseille de regarder si vous avez du temps ou envie qu’on vous raconte une belle histoire. L’important n’est pas de se prendre la tête en disant que de toute manière c’est limite incestueux ce que Sam fait, mais simplement accepter que c’est un type un peu paumé qui voudrait bien agir dans sa vie :’). Je ne pense pas qu’on puisse le décrire comme mielleux, mais juste prévisible. Ça ne dégouline pas d’amour quoi.