Gemma Arterton, c’est elle !

004 Je me suis dit qu’avec la sortie de Gemma Bovery, c’était une belle occasion de revenir sur sa carrière à la petite Arterton. J’avais vu un film en 2007 (ça remonte un petit peu) titré St Trinian’s. Et j’étais totalement tombée amoureuse de la « head girl » de ce film. Avec son style bien à elle, sa présence à l’écran, et sa mignonneté, c’était bon. J’avais donc découvert Gemma Arterton. Dans une interview, elle avait dit que pour le rôle, on lui avait demandé si elle savait faire un accent posh si c’était possible, et elle a répliqué que bien entendu, car elle avait ses études à la fucking Royal Academy of Dramatic Art :’D. Pour moi, il s’agissait d’une comédie de seconde zone (malgré la présence de Colin Firth et de Rupert Everett) et personne n’allait percer (dire qu’il y avait Juno Temple, Jodie Whittaker, ou encore Lena Headey), donc je ne nourrissais pas vraiment d’espoir à l’idée de la revoir. Et pourtant ! Suivirent des mini-séries comme Lost in Austen (que je vais me refaire, tiens, c’était vraiment sympa) ou Tess of the d’Ubervilles (ou quand mon aversion pour Eddie Redmayne a débuté), et puis son rôle de James Bond girl (inutile, mais avec un nom super classe, Strawberry Fields quoi) qui l’a fait connaître à un plus large public. Enfin, elle a plutôt servi de décoration, comme dans The Boat That Rocked ou Rock’n Rolla, mais c’était un peu de présence à l’écran. Là où elle s’est avérée être le plus inutile, c’était dans Prince of Persia ou dans Le choc des Titans, quand on espère que la princesse ne va pas seulement se faire sauver mais qu’elle va s’activer aussi un peu. Que nenni.

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Heureusement qu’à côté, elle a fait dans le pur british avec La disparition d’Alice Creed puis Tamara Drewe. C’est grâce à ces films (et toujours et encore à St Trinian’s :’D) qu’on a pu se dire que ce n’est pas qu’une belle actrice et qu’elle a du talent (comme tous les Britanniques, reconnaissons-le), et qu’elle a pu se détacher du rôle de trophée. Tamara Drewe reste à ce jour son meilleur rôle, un peu paumée, mais toujours innocente même dans sa manipulation. Il y a eu des rôles oubliables comme dans Byzantium ou Runner Runner, un second rôle beaucoup plus agréable et uplifting dans Song for Marion, au film d’action assez divertissant dans Hansel and Gretel, et maintenant il y a l’incursion dans le cinéma français. Dans Gemma Bovery, autre adaptation d’un roman graphique de Posy Simmonds tout comme Tamara Drewe, il y a ce mélange de charme anglais et de pseudo intellectualisme français. A comprendre, c’est esthétiquement beau, mais il y a quelques longueurs vides regrettables… Mais elle est vraiment magnifique dedans, et la caméra d’Anne Fontaine la filme vraiment sous toutes les coutures. En plus, elle a appris (très superficiellement à mon avis x’) le français pour le coup, et elle s’en sort très bien. Maintenant, elle s’est pris un agent à Paris, donc ce serait bien si elle marchait comme Kristin Scott Thomas *huhu*. Arterton aimerait une carrière à la Rachel Weisz, et ça peut commencer à en prendre le chemin… Malheureusement, je doute qu’elle atteigne son stardom un jour ‘-‘.

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J’ai hâte de la voir en tout cas à l’affiche de la comédie musicale Made in Dagenham (oui, oui, tiré du film, elle reprend le rôle de Sally Hawkins) l’histoire vraie, qui va ouvrir à West End début octobre. Elle n’a jamais fait de Broadway avant et semble n’avoir chanté que dans un karaoké (ça s’entend dans sa voix, c’est pas une super chanteuse x’D)… Mais on s’en fiche, ça a l’air super coolie !! Et prochainement, elle sera à l’affiche de A Hundred Streets (avec des gens comme Idris Elba ou Samantha Barks, mais je pense que ce sera un film chorale où ils ne se croiseront même pas x’).

« The Mysteries of Laura » – Où ça ?

Pilot...

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Je ne sais pas trop quoi dire. Je crois que je n’arrive pas à prendre Debra Messing au sérieux en tant qu’inspectrice. Clairement, rien que la musique ça se veut comique. La scène d’ouverture est totalement farfelue et les gros signaux « ATTENTION » apparaissent. Okay, Laura Diamond est cool, elle tire sur les gens et leur bousille l’oreille, elle en a dans le pantalon quoi. Le générique, on le dirait sorti des années 90 :’/. D’ailleurs, l’ensemble se veut assez rétro (allô les bureaux du commissariat, et son break, et son col roulé ?). Jusqu’à un point que ça en tire sur le ridicule… Il y a des choses qui ne font juste pas bon ménage, comme comédie à outrance avec un à côté de cop show. Tout le monde n’est pas Brooklyn Nine Nine (et encore, quand on aime bien cette série). On se rappelle The Good Guys, ou justement, on ne s’en rappelle pas :’D. Une dramédie sur fond d’enquête policière qui n’a pas duré une saison. C’est assez lamentable, il n’y a pas de mystère du tout. En fait, l’affaire « criminelle » à côté est carrément plus que tirée par les cheveux.

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Côté bureau, son partenaire est un bon vivant Afro-Américain qui parle comme s’il était de la cité (Laz Alonso qu’on a pu voir dans Breakout Kings) et il y a une petite compétition avec l’autre femme du commissariat, Betty (Janina Gavankar qui m’a surtout marquée dans The L Word mais elle joue également dans True Blood) la lèche-botte de service, deux personnages secondaires dont on n’a rien à faire. Son boss et mentor, c’est le papa de Veronica Mars qu’on ne va pas voir longtemps… Mais bien sûr, les méthodes non orthodoxes de Laura la hissent au top des flics, celle qui sait esquiver les règles (oui, elle est alcoolo aussi) et qui gère (un as du tir). Je trouve ça dommage qu’on n’ait pas pu suivre l’affaire de plus près, que ça en fasse un vrai cop show où au moins on s’intéresse aux suspects et où le spectateur peut émettre des hypothèses. Au moins, il y aurait un intérêt. Là, on est juste ballotés entre sa vie professionnelle et son drame familial qui sont aussi creux l’une que l’autre.

Messing en mère de famille paumée, oui, ça le fait un peu plus. Elle est débordée de tous les côtés par ses gamins et avec un mari (Josh Lucas qui a une ressemblance avec Christopher Eccleston x’) qui ne veut pas signer les papiers du divorce et qui finit par se retrouver COMME PAR HASARD à la tête du district de sa femme (oui, car entre temps, on apprend que le commissaire en charge était en fait le meurtrier de l’affaire, donc évidemment, il a perdu son job avec cette histoire alambiquée que seule Laura a comprise). Son mari, c’est un grand enfant qui est chiant sur tous les points, mais qui cherche quand même à se faire aimer car BIEN SÛR, il fait traîner le divorce car il aime toujours sa femme malgré le fait qu’il l’ait trompée. Leurs enfants sont insupportables, des démons incarnés. Leur storyline avec l’école était à se prendre la tête entre les mains et à soupirer. C’est plus ou moins ce que j’ai fait à vrai dire. De *facepalm* en *facepalm*, calmer ses enfants avec du sirop pour la toux car ils sont complètement hyperactifs (il faut consulter un médecin dans ces cas-là, ma grande), à l’alimentation plus que douteuse, mais il faut lui pardonner, à côté elle a un vrai boulot vous comprenez ?

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Je pense qu’on ne peut suivre cette que si on est fan (à fond) de Debra Messing, mais je préfère encore me refaire les Smash plutôt que d’endurer autant d’absurdité… Ironiquement, après Les bracelets rouges, il s’agit encore d’une adaptation de série espagnole et ils n’ont même pas pris la peine de changer le titre (j’espère qu’elle est meilleure). Encore, si la série était diffusée sur Lifetime, je comprendrais et j’arguerais l’argument de la cible « mère au foyer », mais là, il n’y a pas d’excuse valable pour autant de médiocrité… Donc non merci pour la suite pour ma part.

« Red Band Society » – SOS société, nous sommes là pour vous aider !

Et un autre pilot, un !

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Au moins, c’est dynamique comme pilot, c’est le gros plus. Ça donne le ton, on va prendre sous le ton de la rigolade des histoires pas franchement hilarantes. Les posters promos indiquaient déjà l’humour. Et donc voilà comment ça commence. Le coma boy qui fait la voix off de la série prépare le terrain, enfin, l’hôpital. Et je vais dire, c’est plutôt une bonne idée. Sa voix n’est pas chiante, c’est le petit de Back in the Game qui avait été annulée, il a un air « j’ai pas de chance et je le sais » qui lui va bien. J’ignorais à vrai dire qu’il y avait des ailes où les résidents permanents pouvaient faire comme chez eux… Décorer les chambres etc. Et la petite présentation des personnages fait bien office de pilot. Du coup, c’est ce que je vais faire.

Kara Souders (Zoe Levin) : La cheerleader garce de service. Elle est blonde, elle n’a pas d’amis, elle se drogue, elle est riche et gâtée et c’est probablement une traînée (mais elle a l’air moins paumée que son rôle dans Palo Alto). ET BAM. L’insuffisance cardiaque. ET HOP sur la liste d’attente des greffes du cœur. Grey’s Anatomy nous l’a appris, et avant elle, House ou Urgences, les cœurs, ça ne court pas les rues. Surtout quand on est une gamine qui n’a pas pris soin de son corps (toujours en prendre soin, les jeunes). Mais les chances pour qu’elle meure d’ici la fin de la saison sont faibles quand même, elle est blonde quoi… 10% car on n’est jamais à l’abri d’un arrêt cardiaque.

Nurse Jackson (Octavia Spencer) : Octavia Spencer reprend un rôle qui lui va bien, très bien. La cup Starbucks nous le fait bien comprendre, c’est elle, la « scary bitch » du département pédiatrique. La femme un peu bourrue mais au cœur d’or. Comme dans La couleur des sentiments, comme dans Mom où elle a pu apparaître en guest. Au premier abord elle peut sembler coriace, mais au fond, elle n’a que les intérêts des enfants en tête. Il va pas falloir tomber dans la facilité et le stéréotype :’/.

Jordi Palacios (Nolan Sotillo) : Le petit nouveau de la bande, un Mexicain sans famille qui débarque à l’improviste à l’hôpital pour se faire traiter d’un cancer à la jambe de par sa seule témérité. Une opération de retrait de l’organe atteint (pour dire ça joliment) doit être effectuée le lendemain. Il est censé jouer le rôle du beau gosse, un peu jeunot pour ça, mais il a déjà la coupe de cheveux qui va avec. Je pense pas que l’opération se passe mal, et je doute qu’il fasse une chute éclaire, donc ses chances de rester en vie sont plutôt grandes… 10% aussi de mourir, pour partager un peu les chiffres.

Leo Roth (Charlie Rowe) : Bien avancé dans son cancer, visiblement en chimio, il a déjà été amputé d’une jambe et se déplace en fauteuil roulant. Sa première scène est avec un joint entre les lèvres, ça annonce le personnage. Mais il a une bonne tête, avec un sourire franc, et être chauve lui va mieux qu’avoir des cheveux, ça veut tout dire. En revanche, ses chances à lui sont assez élevées, je dirais 80% d’être remplacé à la fin de la saison x’D.

Dash Hosney (Astro) : Pour le quota ethnique qu’on a pu récemment voir dans Echo. Le type cool qui aime le hip-hop et le rap et qui fume :’D. Par dessus le marché, il a des soucis aux poumons. C’est celui qui a été le plus en retrait dans ce pilot, donc on ne sait pas grand-chose de lui mis à part le fait qu’il est tendance. Le fait qu’il semble être le seul qui ne soit pas défini par sa maladie me fait tilter, il a aussi un sombre destin qui l’attend. J’aurais tendance à dire que c’est du 50/50 pour lui dans ses chances de survie.

Charlie (Griffin Gluck) : Dans le coma depuis quelque temps il semblerait car c’est le premier à être arrivé à l’hosto, à cause d’un stupide accident de voiture. C’est un peu l’œil de lynx de la série, il est omnipotent, il sait tout, et il arrive même à communiquer avec les gens qui se retrouvent « entre deux », dans les limbes, quand ils perdent connaissance que ce soit dû à un malaise ou à une anesthésie. Pratique pour asseoir son rôle de narrateur. Quant à ses chances, il va sûrement se réveiller d’ici la fin de la saison (si saison complète il y a x’D), chances de mourir 10%.

Emma Chota (Ciara Bravo) : J’étais persuadée que je l’avais déjà vue quelque part, mais il semblerait que non… Bref, c’est la gamine avec des troubles du comportement alimentaire. Etrangement, je trouve que c’est bien fait. Les atteints des troubles de l’alimentation sont souvent maladivement des control freaks, et elle l’est clairement :’p. Elle est juive aussi, non (son style vestimentaire crie juive hipster *sort*) ? Ça va bien avec le personnage. Bon, j’aime bien son sens de la répartie même s’il fait moins naturel que celui de Leo et qu’on dirait que ses répliques sont trop apprises, mais elle a encore un peu de temps avant d’être à l’aise avec son rôle, donc son personnage est prometteur. Et pour le moment, je pense que les probabilités qu’elle meure s’approchent de 0%.

Brittany (Rebecca Rittenhouse) : Dont c’est la première série semblerait-il. J’aime bien les personnages un peu trop perky comme elle, elle aurait pu être blonde ça revenait au même :’D. Et ses muffins avaient l’air super bons ‘-‘.

Ruben (Griffin Dunne) : C’est chouette d’avoir un hypocondriaque millionnaire, je trouve ^^. C’est l’élément le plus irréaliste de la série (et y en a d’autres) mais c’est certainement celui qui me dérange le moins. Ce qui serait un peu plus cynique encore, c’est qu’il lui arrive un accident, alors j’ai envie de lui donner 25% de probabilités de mort :’D.

Dr McAndrew (Dave Annable) : Punaise. J’avais beaucoup de doutes sur sa présence, mais le pilot ne le rend ni sympathique ni antipathique, juste un peu inutile x’D. C’est vraiment pour sa belle gueule. Quoi que, j’aime bien son cheveu sur la langue aussi ‘-‘.

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Alors, ouais, ça parle de maladies dans un hôpital chez les jeunes. Et ça a choisi d’en parler avec un peu de cynisme, un peu d’émotion, et beaucoup d’enjolivement. Tant pis ! On fait avec ce qu’on a, on n’oublie pas que c’est une série de la FOX ciblé pour les jeunes adultes. Et la voix off n’a pas tort, c’est une explication plausible que des gens aussi différents ne se seraient jamais parlés de leur vie s’il n’y avait pas eu les circonstances. Et c’est cool. D’avoir un panel de personnages aussi différents. Impossible de penser à des ados malades sans parler de Nos étoiles contraires maintenant… Ben en fait, je trouve que ça y ressemble un peu ^^’. Sauf qu’il n’y a pas qu’un Augustus et pas qu’une Hazel. Mais il y a des ados avec des hormones et qui ont une vraie peur de l’avenir, car ils ne sont pas sûrs d’en faire partie… Même si ça reste bon enfant.

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Alors oui, c’est le remake de la série espagnole Les bracelets rouges (je vous épargne le titre espagnol :’D) que je n’ai jamais vue donc j’ignore si c’est une adaptation libre, si elle est meilleure ou non. Mais en tout cas, pour le moment, ça ne m’a pas décroché de larmes mais juste quelques légers sourires. Et je dois avouer qu’avoir des héros adolescents me frustre un peu, même avec les acteurs adultes de premier rang derrière. Le plus gros reproche que je pourrais faire, c’est que ALLÔ, ils sont malades ou ils pètent la forme ??? Du coup, je suis assez mitigée pour le moment ‘-‘. Ça pourrait être clairement plus drôle si ce n’était pas noyé dans cette morale à deux sous : même quand on passe sa vie dans un hôpital, il reste de l’espoir, ce n’est pas une fin en soi mais un nouveau départ (ah oui, la BO va dans ce sens aussi). La symbolique est belle aussi, chaque bracelet rouge représente un obstacle dans la vie, et ce n’est jamais fini… Mais bon. Je ne suis pas encore attachée à un seul de ces personnages et au bout de 30 min, je trouvais l’épisode un peu long, alors voyons dans les épisodes suivants…

« Forever »… Sûrement pas pour longtemps…

Saison des pilots !

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Forever, c’est un Ioan Gruffudd mal habillé qui a trop bronzé et qui se prend pour Sherlock Holmes. Mais attention, c’est un Sherlock qui a gagné ses galons avec Burke et Hare car il y connait un rayon en matière de cadavres et d’autopsie avec sa position de médecin légiste. Au moins, il y a une touche d’exotisme, il conserve son accent britannique. A côté de lui, il y a une inspectrice qui est un mélange de Kate Beckett dans le caractère, et de Sydney Fox de par ses traits qui répond au nom de Jo Martinez et est jouée par Alana de la Garza (qui rentre encore dans la peau d’une fliquette). Attention, petit twist, elle sombre visiblement dans l’alcoolisme suite à la mort de son mari ce qui est censé la rendre intéressante. L’autre aspect surprise surprise, c’est que le docteur Henry Morgan (oui, oui, notre héros) est immortel grâce à la foudre. Enfin, du moins à la Highlander, ça se trouve que le fait de le décapiter le tuera définitivement, on le saura certainement plus tard (car bon, grosso modo, on ne sait rien). En bref, se faire frapper par la foudre l’a rendu immortel, et à chaque fois qu’il devrait mourir, il se retrouve tout nu, ressuscité dans de l’eau comme une renaissance mais en gardant son âge. A ce couple qui va finir par se former, professionnellement parlant bien sûr, car l’Immortel est hanté par le souvenir de sa femme morte deux cents ans plus tôt, on retrouve le majordome du héros, qui est le seul à connaître son secret. Recueilli tout petit, le personnage de Judd Hirsch a grandi aux côtés de Morgan, et ils semblent avoir une relation père/fils/grand-père assez confuse. Son rôle est cliché au possible, pas très bavard mais au grand cœur ^^’.

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On retrouve donc tous les ingrédients des cop shows actuels, d’Elementary à Castle, en passant par Body of Proof  sans oublier Bones et toutes les polices judiciaires. Le héros semble détenir toutes les réponses au bout de trois minutes de réflexion… Malheureusement, on est loin de l’humour de Castle (pardon, mauvaise foi ?) ou de la sociopathie de Sherlock. On peut aussi y voir un peu de Sleepy Hollow, avec le personnage atemporel (et le couplage avec une fliquette), même si effectivement, il a pu suivre l’avancée technologique en la vivant. Mais quand on parle d’un être vieux de quelques siècles, on s’attend à une sorte de maniérisme… que je ne retrouve pas forcément dans le docteur Morgan. On dirait juste qu’il n’a pas de tact et qu’il s’habille comme Neil Caffrey (White Collar)… Pourtant, le décalage temporel se fait parfois sentir, notamment avec la ville de New York, son côté high-tech face à ses costumes trois-pièces. Mais le reste, c’est très léger, et même son humour un peu morbide ne sauve pas l’ensemble.

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Gruffudd ne fait pourtant pas un mauvais boulot, il joue correctement son rôle, mais dans  un paysage télévisuel où les couples insolites existent déjà de partout, il ne se fait pas spécialement remarquer. Et il y a clairement un manque d’alchimie entre les deux… Et comme tout repose là-dessus… Je ne sais pas si eux vont faire long feu. Après, je suppose qu’il va y avoir le fil rouge de « l’ennemi », le tueur, celui qui a fait dérailler le train, ce crime qui réunit tous nos protagonistes. C’est un autre immortel *entend le générique de Highlander encore*, quelle surprise ! Mais est-ce que ça va être à la Red John ou à la Moriarty où ce grand vilain ne sera qu’un prétexte, ou est-ce qu’on va réussir à en faire une série un peu plus feuilletonnante ? Car oui, je n’aime pas les stand-alone, et ça ne risque pas de changer de si tôt. Bref, ce pilot est un peu plat, il pose bien la situation mais ne donne pas exactement envie de suivre l’histoire…

La saison 5 de ‘Warehouse 13’ n’existe pas…

Une illusion de saison 5.

Non. Elle n’existe pas. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. C’était un gros malentendu en fait. Pyka n’existe pas. Il n’y a pas de déménagement de l’entrepôt. Rien. Tout ça n’était qu’un rêve. Ou plutôt, juste l’effet d’un artefact, ils ont été « whammied » quoi. Bon, je suis peut-être un peu biaisée… Bon, c’est vrai, avoir une extension d’une série qu’on apprécie est toujours mieux que rien, même si parfois… Bref. Six épisodes de malheur. Sans lien logique, juste des stand-alone (comme la plupart des épisodes de la série, mais la saison 4 avait un peu relevé le niveau). Pour chacun des personnages. Okay, Claudia, son rôle de caretaker est plutôt une bonne idée x’). Mais tout l’arc avec sa sœur est juste ridicule ? D’où elle sort celle-là ? Ils auraient pu ramener Joshua et le faire interagir un peu au lieu de ramener une sœur inutile d’entre les morts… Pourtant, je pense que c’est vraiment elle qui a le plus évolué au long de la série, dans la maturité principalement, comme son interprète, Allison Scagliotti. Au final, c’était vraiment elle la mieux placée pour remplir ce rôle de caretaker. Eh oui, même si la dernière scène est un peu étrange, dans ce futur suffisamment lointain pour qu’ils se baladent en combinaison argentée, la présence de Claudia (ils auraient pu la vieillir un peu quand même) était réconfortante parmi des nouvelles versions d’Artie, Pete et Myka.

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Endless Terror : Pour mettre en opposition avec « endless wonder » x’). Pour une reprise, c’était très léger, mais c’était assez plaisant de voir Anthony Head dans la série. C’est la suite directe de ce qui s’était passé à la fin de la saison 4 (PETE, TES CHEVEUX, POURQUOI ?!). Et miracle, on reparle du cancer de Myka qui avait été passé sous silence (et qui le restera ensuite x’). Hourra aussi pour la participation de Mark Sheppard (merci la restauration de la timeline) qui ramène la grosse surprise du moment. CLAUDIA A UNE SŒUR ??? Et l’autre thème central de cette saison, la romance entre Pete et Myka… Alchimie qui existe entre Eddie McClintock et Joanne Kelly, certes, mais en tant que meilleurs amis voire frère et sœur, mais certainement pas en tant qu’amants. Quelle idée… Du coup, vous imaginez le commencement un peu maladroit et surtout le manque d’alchimie entre les deux acteurs de ce côté-là.

Secret Services : C’est vraiment l’occasion de revoir les vieux de la vieille et de rappeler que même si au début on ne s’apprécie pas, l’amour est quand même là. Les anciens collègues de Pete et Myka sont là pour donner l’exemple. L’affaire est totalement reléguée au second plan pour des petites blagues en faveur de leur relation. Et surtout pour que le spectateur puisse se faire à l’idée d’un Pyka *vomit*. De l’autre côté, encore des cachotteries avec Claudia de la part d’Artie… rien de nouveau à l’horizon. Episode assez oubliable.

Warehouse 13 - Episode 5.03 - A Faire to Remember - Promotional Photos (7)

A Faire to Remember : Mis à part les costumes plutôt sympathiques (et la jalousie de voir une reconstitution x’), un autre épisode assez oubliable. Le petit changement de couplage, le fait que Jinks soit parti avec Pete changeait la dynamique, j’aime beaucoup quand ils ne sont pas avec leurs partenaires habituels. Mais l’histoire avec Claire, la sœur de Claudia, reste quand même très relou. J’en ai marre que malgré son évolution elle n’en fasse toujours qu’à tête, alors qu’Artie l’a mise en garde maintes et maintes fois, mais non, ça ne rentre pas.

Savage Seduction : Okay. Drôle. Très drôle. Que ce soit le dédoublement de Steve pour l’autre moitié de l’épisode en espagnol (assez mauvais soit dit en passant)… Et le retour de Kelly :’). Mais ce qu’il ne servait à rien x’D. C’était vraiment histoire « de faire rire ». Inutilité bonjour. Et comme d’hab, toutes les questions qu’on peut se poser restent latentes, et on s’approche dangereusement de la fin (sur six épisodes quoi)…

Warehouse 13 - Episode 5.04 - Savage Seduction - Promotional Photos (4)

Cangku Sishi : On revient dans le vif du sujet, mais du grand n’importe quoi avec cette Claire-robot. Depuis quand il y a des artefacts comme ça ? Bref, c’est le gros bordel, l’Entrepôt est encore en danger, on sait pas quoi faire face à Valda qui semble régner en grand méchant (normal, Sheppard est l’un des meilleurs vilains de l’histoire sériesque x’). Et l’idée de déménager l’Entrepôt est bonne, vraiment. Ça pouvait donner un renouveau à la série. Bon, pour ça, il fallait asseoir les relations, que ce soit celle d’Artie avec Vanessa ou la Pyka…

Endless : Whaou. C’était un peu triste quand même. Boucler une saison, une série, des années passées ensemble. C’est toujours triste. Et c’est triste de voir des flashbacks des moments « qui ont changé leur vie » (qu’on n’a jamais vu au cours de la série bien sûr. La petite mention (et brève apparition) de HG (Jaime Murray !) était nostalgique (horrible que ce ne soit pas avec Myka d’ailleurs). Enfin, mon rêve secret était qu’elle participe plus à la dernière saison et que ça finisse sur un HG/Myka, mais bon… Leurs souvenirs à mettre dans leur time capsule étaient bien beaux quand même. Et c’est la fin. Comme ça. On ne sait pas s’ils vont vivre, mourir, continuer à se fréquenter, fin relativement ouverte et qui laisse un goût amer au visionnage…

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En fait, ce n’est pas tant que ce soit mauvais. C’est plutôt plein d’espoir, avec une certaine affection mais malgré tout, c’est sur un sentiment d’échec que se termine la série. Ce n’est pas une belle fin. Mais au moins, ça en a une. La série a rempli son rôle, c’était divertissant, sans prise de tête (et encore moins de réflexion), les personnages étaient attachants, des références culturelles étaient parsemées partout, les gens étaient relativement beaux. Ça me manquera :’). Les blagues vaseuses de Pete, l’intelligence de Myka, la ronchonnerie d’Artie, la coolitude de Claudia, l’élégance de HG, la zenitude de Jinks, le mystère de Mrs. F, la gentillesse de Leena :’).

Prochainement au ciné…

Titre : Gemma Bovery (sortie : 10 septembre)

De : Anne Fontaine

Avec : Fabrice Luchini, Gemma Arterton, Jason Flemyng, Isabelle Candelier...

Synopsis Allociné : Martin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l’occasion est trop belle de pétrir – outre sa farine quotidienne – le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie…

Qu’est-ce qui accroche ? : Bon… Je ne pense pas qu’il faille plus de mot. Un amour littéraire, Gemma Arterton *__*, une France profonde… Ça promet poésie, esthétique, produits de terroir huhu :’D. Luchini a un phrasé étrange quand même, mais je trouve que ça va bien à un amateur de Flaubert. La BA donne l’impression d’un film français, mais léger (plus que ses derniers films en tout cas, Perfect Mothers ou Chloé…) et pas pseudo-intellectuel, donc pourquoi pas !

Actor’s Chart : Le film est adapté du roman graphique de Posy Simmonds, qui a notamment écrit Tamara Drewe, où Arterton était déjà le personnage éponyme. Et c’est le groupe Moriarty qui signe la BO du film ! D’ailleurs, Anne Fontaine ne pensait pas du coup qu’elle serait intéressée par le rôle, mais on ne peut pas lui dire non :’p. (oui, cette semaine va être riche en ciné pour moi x’D)

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Titre : Les recettes du bonheur (sortie : 10 septembre VO : The Hundred-Foot Journey)

De : Lasse Hallström

Avec : Helen Mirren, Om Puri, Charlotte Lebon, Manish Dayal...

Synopsis Allociné : Hassan Kadam a un don inné pour la cuisine : il possède ce que l’on pourrait appeler « le goût absolu »… Après avoir quitté leur Inde natale, Hassan et sa famille, sous la conduite du père, s’installent dans le sud de la France, dans le paisible petit village de Saint-Antonin-Noble-Val. C’est l’endroit idéal pour vivre, et ils projettent bientôt d’y ouvrir un restaurant indien, la Maison Mumbai. Mais lorsque Madame Mallory, propriétaire hautaine et chef du célèbre restaurant étoilé au Michelin Le Saule Pleureur, entend parler du projet de la famille Kadam, c’est le début d’une guerre sans pitié. La cuisine indienne affronte la haute gastronomie française. Jusqu’à ce que la passion d’Hassan pour la grande cuisine française – et pour la charmante sous-chef Marguerite – se combine à son don pour orchestrer un festival de saveurs associant magnifiquement les deux cultures culinaires. Le charmant village baigne désormais dans des parfums débordants de vie que même l’inflexible Madame Mallory ne peut ignorer. Cette femme qui était autrefois la rivale d’Hassan finira par reconnaître son talent et le prendre sous son aile…

Qu’est-ce qui accroche ? : Mirren avec un accent français x’D ? Et Le Bon qui exagère à mort son accent français… c’est dommage d’ailleurs ‘-‘, elle pourrait parler comme elle le fait d’habitude. J’espère que ce sera le cas dans son prochain film avec JGL. Bref, j’aime beaucoup les histoires de vie de Hallström, L’œuvre de Dieu, la part du diable (film très touchant, et bouquin encore plus) c’est lui, c’est doux et c’est un apprentissage quotidien. Et là, cerise sur le gâteau, ça traite de la cuisine, indienne et française. Je le sens très bien :’D, mes papilles aussi d’ailleurs.

Actor’s Chart : Adapté du livre Richard C. Morais qui m’a vraiment donné envie, que je vais donc lire, le film prend quelques libertés. Sinon, quand on pense Inde, on pense à Slumdog Millionaire (ou pas :’D ?) et en effet, le rapport est là, A.R. Rahman signe également la BO.

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Titre : Mademoiselle Julie (sortie : 10 septembre VO : Miss Julie)

De : Liv Ullman

Avec : Jessica Chastain, Colin Farrell, Samantha Morton...

Synopsis Allociné : 1890, Irlande. Tandis que tout le monde célèbre la nuit des feux de la Saint Jean, Mademoiselle Julie et John, le valet de son père, se charment, se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron, jeune fiancée de John. Ce dernier convoite depuis de nombreuses années la comtesse voyant en elle un moyen de monter dans l’échelle sociale.

Qu’est-ce qui accroche ? : Pas de surprise, c’est la pièce de Strindberg. Huis-clos, pièce en un acte, personnages tourmentés, mouvement symbolique donc bizarre tirant sur l’absurde… C’est très narcissique. L’histoire ne me plaît pas personnellement, mais je pense que ça peut offrir aux acteurs l’occasion de délivrer une performance du tonnerre, et ça ferait remonter un peu la pente de Farrell… En tout cas, c’est chouette que la réalisatrice soit suédoise, comme l’auteur originel :’). Mais du coup, au lieu que ça se passe en Suède, l’histoire prend place en Irlande x’D.

Actor’s Chart : A la base, Michelle Williams devait incarner mademoiselle Julie, mais elle a dû abandonner le projet. Et tant mieux car je la pense un peu jeune pour le rôle… ou du moins, pas assez élégante.

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Titre : Pride (sortie : 17 septembre)

De : Matthew Warchus

Avec : Bill Nighy, Dominic West, Andrew Scott, Imelda Staunton...

Synopsis Allociné : Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Qu’est-ce qui accroche ? : Encore une histoire vraie :’). Une histoire de vie à l’anglaise, c’est super. Puis c’est une comédie, j’en attends beaucoup. Authentique et sincère, je le sens comme ça, film engagé, certainement, mais pas tant que ça. Les acteurs me motivent encore plus. Il y a eu l’AP à Paris récemment en présence de Nighy, les échos sont plutôt bons. Puis ça promet d’être uplifiting !

Actor’s Chart : C’est le second film du réalisateur qui est plus connu pour être metteur en scène au théâtre :’) notamment avec la dernière version de Matilda, la comédie musicale.

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Titre : Horns (sortie : 1er octobre)

De : Alexandre Aja

Avec : Daniel Radcliffe, Juno Temple, Heather Graham, Max Minghella...

Synopsis Allociné : Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

Qu’est-ce qui accroche ? : Ça a l’air trop chelou… Dans l’absurde et dans le génie. Aja, on le connait avec Piranha 3D qui est un pur slasher de pacotille. Mais même s’il s’agit encore d’un film d’horreur, étonnamment, je le sens tellement créatif qu’il en est bien (n’oublions pas que c’est un Français). Puis Radcliffe promet, il n’avait jamais joué ce genre de rôle un peu dépravé. C’est l’adaptation du livre de Joe Hill (le fils de Stephen King), maître de l’horreur :’D. Il a fait pas mal parler de lui, en bien.

Actor’s Chart : Au début, Shia LaBeouf devait jouer le rôle principal, mais il a été remplacé. Et la boucle est bouclée puisque le film a été présenté au TIFF de l’an dernier et il va sortir très bientôt cette année :’).

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Titre : Une merveilleuse histoire du temps (sortie : 15 mars 2015 VO : The Theory of Everything)

De : James Marsh

Avec : Eddie Redmayne, Felicity Jones, David Thewlis, Harry Lloyd...

Synopsis Allociné : Biopic consacré au physicien théoricien Stephen Hawking.

Qu’est-ce qui accroche ? : Parce que c’est un biopic ? Parce que c’est Stephen Hawking ? Parce que c’est anglais ? Parce que ça a l’air magnifique :’D ? Bon, romancé à mort, mais parfois, la vraie vie est une belle histoire :’). Il y avait eu un documentaire sur lui il y a quelques temps, je dirais pas plus d’un an, et c’était déjà intéressant. Là, en plus, ça a l’air joli et dramatique. Le film supplante vraiment les acteurs, car bon… bouche de morue…

Actor’s Chart : Il a été présenté au festival de Toronto, les critiques sont plutôt bonnes et parient même sur une course à l’oscar :’).