Un juillet très cinématographique

Titre : How to Train Your Dragon 2 (sortie : 2 juillet)

De : Dean DeBlois

Avec : les voix de Jay Baruchel, Gerard Butler, Cate Blanchett, America Ferrera

Synopsis Allociné : Tandis qu’Astrid, Rustik et le reste de la bande se défient durant des courses sportives de dragons devenues populaires sur l’île, notre duo désormais inséparable parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix. Harold et Krokmou vont se battre pour défendre leurs valeurs et préserver le destin des hommes et des dragons.

Qu’est-ce qui accroche ? : Parce que le premier opus était le meilleur film d’animation de ce siècle :’D ? Et que Krokmou est TROP MIGNON ? Que les images sont à couper le souffle digne d’un Avatar animé ? Que c’est épique, drôle, romantique, et tout ce qu’on veut pour qualifier un bon dessin animé ? Je pense que j’adore vraiment cette saga.

Actor’s Chart : C’était prévu pour être une trilogie, j’espère donc qu’ils vont vraiment s’arrêter au 3 et qu’ils ne vont pas voguer sur leur réussite pour en faire un 4 etc. Le réal a pris comme exemple L’empire contre-attaque quoi pour ce 2e volet, on peut s’attendre à un Retour du Jedi pour le dernier :’D ?

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Titre : Duo d’escrocs (sortie : 2 juillet VO : Love Punch)

De : Joel Hopkins

Avec : Pierce Brosnan, Emma Thompson, Timothy Spall, Celia Imrie…

Synopsis Allociné : Enfin la retraite ! C’est ce que se dit Richard Jones en se rendant à son bureau pour sa dernière journée de travail. Or, il découvre qu’un trader français malveillant a mis sa société en faillite, anéantissant au passage son plan de retraite ainsi que celui de ses employés. En dernier recours, il fait appel à son ex-femme pour partir à la recherche de l’homme d’affaire véreux. Les deux ex-amants se lancent alors dans une course poursuite rocambolesque à travers la France.

Qu’est-ce qui accroche ? : Les films pour seniors sont toujours agréables (voire uplifting x’D). Ils sont gentiment drôles, pas trop violents, divertissants, on passe un bon moment quoi =’D. Oui, car je pars du principe que quand on parle de retraite, on s’adresse à un public plus tout jeune. La BA a l’air de dévoiler tout le film déjà, il y a quelques bons gags. Les films de braquage sont généralement assez délirants avec la stratégie, puis l’action. Et je pense qu’Emma Thompson est assez rare à l’écran pour qu’on veuille aller voir tous ses films x’). Même du côté français les acteurs me plaisent, Laurent Lafitte et Louise Bourgoin !

Actor’s Chart : Le film a été principalement tourné en France. Il y a des références à James Bond, peu, mais quand même (je me demande s’il y en a souvent dans les films de Brosnan n’empêche :’O).

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Titre : Jimmy’s Hall (sortie : 2 juillet)

De : Ken Loach

Avec : Barry Ward, Simone Kirby, Jim Norton, Aisling Franciosi…

Synopsis Allociné : 1932 – Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s’occuper de la ferme familiale.
L’Irlande qu’il retrouve, une dizaine d’années après la guerre civile, s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis… Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l’Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le « Hall », un foyer ouvert à tous où l’on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l’influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.

Qu’est-ce qui accroche ? : Loach qui traite encore une fois de l’Irlande ? Forcément, on pense à Le vent se lève, le superbe film avec Cillian Murphy. Il parle de ses origines, je sens que ça va être beau, et rien que dans la bande-annonce, la musique et la danse me font de l’œil. Et c’est un film où aucun acteur ne semble connu x’). Après, j’ai peur que ça fasse un peu comme Jersey Boys, un biopic trop lisse :’/. Mais bon, je garde confiance. C’est basé sur une histoire vraie, ce qui rend d’autant plus la scène authentique. Alors oui, en compétition à Cannes, mais j’ai l’impression que tous les films de Loach sont sélectionnés et pour une fois, ça semble justifié x’D.

Actor’s Chart : La plupart des acteurs sont réellement irlandais et vivent dans la région où le film a été tourné pour bien montrer qu’ils comprennent de quoi ils parlent. Sur une note un peu plus tristounette, il s’agirait du dernier film dramatique de Ken Loach qui va se tourner vers le documentaire.

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Titre : New York Melody (sortie : 30 juillet VO : Begin Again)

De : John Carney

Avec : Keira Knightley, Mark Ruffalo, Hailee Steinfeld, James Corden…

Synopsis Allociné : Greta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et une attachée de presse. Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons…

Qu’est-ce qui accroche ? : Ce film m’avait interpellé depuis quelques temps déjà. Okay, c’est vrai, y a Knightley, mais bordel, un film musical *_*. Casting mi-anglais, mi-américain. La BA me donne des frissons, je le sens bien poétique. Il faut rappeler que John Carney est le réalisateur de Once (qui m’avait à moitié convaincue seulement). Et surtout, ça va être vraiment drôle. Bon, on fait abstraction d’Adam Levine et Cee-Lo Green au générique, quoi que, ça promet de belles chansons au moins. En fait, j’avais un peu espérer voir Pink dans ce film, je ne sais pas pourquoi x’D.

Actor’s Chart : Au début, c’était Scarlett Johansson qui devait être la tête d’affiche du film, finalement, elle a abandonné le projet. Dommage car pour le coup, elle chante bien la petite… J’attends donc de voir comme l’anorexique se débrouille… Bon point, chansons originales écrites par le réal, je suppose qu’on ne peut pas en demander plus.

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Titre : Locke (sortie : 30 juillet)

De : Steven Knight

Avec : Tom Hardy, Olivia Colman, Ruth Wilson, Andrew Scott…

Synopsis Allociné : Ivan Locke a tout pour être heureux : une famille unie, un job de rêve… Mais la veille de ce qui devrait être le couronnement de sa carrière, un coup de téléphone fait tout basculer…

Qu’est-ce qui accroche ? : En fait, il ne me tente pas vraiment. Mais je suis quand même intriguée. C’est quoi le délire O_O ? Le concept est intéressant, en temps réel, ça ne se passe que dans une voiture, je suis sûre que Hardy s’en sort comme un chef… Mais il faut vraiment que le dialogue soit parfait pour qu’on ne se lasse pas. Ça me rappelle Cosmopolis en plus, à cause de la voiture, et c’est loin d’être un compliment… Après, comme c’est britannique et que le film est court, peut-être que je me laisserais tenter…

Actor’s Chart : En fait, on ne voit personne d’autre que le personnage de Hardy. Les autres ne sont présents que par les appels téléphoniques. Le tournage a été bouclé en cinq nuits, ce qui est assez impressionnant, mais la fatigue doit être énorme pour le héros. Le réalisateur/scénariste a récemment signé les Peaky Blinders ^^. Mais c’est surtout le type qui a créé Qui veut gagner des millions ? !!

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De la bonne éducation des enfants… « The Slap »

Toute la mini-série.

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Avant toute chose, j’ai assez aimé cette mini-série. Malgré ses défauts, elle réussit à accrocher le spectateur jusqu’au bout. Plutôt directe, elle jette ses personnages aux loups pour les faire juger, et nous, spectateurs puissants que nous sommes, ne mâchons pas nos critiques. Je ne m’y connais pas du tout en éducation, certes, mais comme tout un chacun, j’ai une vision de « bien élever ses enfants » (pas les miens, soit). Et Dieu que cette série remet tout en cause. Globalement, c’est chouette que la série soit australienne, puisque l’auteur du livre Christos Tsiolkas l’est et qu’il a placé son histoire dans son pays, avec ses propres racines. En plus, la série respecte relativement bien l’œuvre originale avec les différents « chapitres » et points de vue, et malgré ça, ce n’est pas redondant du tout.

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Déjà, l’histoire, la problématique de base est plutôt intéressante. Est-ce qu’un adulte peut décemment donner une gifle à un gamin qui n’est pas le sien ? Ça vous rappelle peut-être le fait divers en 2010 quand un maire a giflé un gamin. Violences, humiliation, outrages… Bref, beaucoup de bruit pour ce qui est certainement une erreur humaine mais aussi de base, une mauvaise éducation. Dans The Slap, à l’occasion de l’anniversaire d’Hector, quadra Grec, un petit barbecue familial avec des amis proches s’organise. C’est là qu’arrive le drame, son cousin, père d’un ado, gifle le fils de 4 ans d’un couple d’amis. Cris d’effroi, prises de positions, faut-il soutenir la famille, est-ce inhumain de frapper un enfant etc. ? Le spectateur est partagé entre le devoir familial et l’amitié raisonnable. Tout s’enclenche, les poursuites juridiques, la révélation de cadavres, ce qu’on croit mais qui est faux… En fait, ça pourrait arriver à n’importe qui. Votre voisin. Vous.

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La panoplie de personnages est pertinente. Mariage mixte avec le choc des cultures, différentes générations, familles VS célibataires, la série joue sur les oppositions pour faire réfléchir. Et le choix d’avoir présenter en « un personnage par épisode », ça permet bien d’avoir le point de vue de chacun grâce à la voix off. Le monologue intérieur définisse les personnages. Il est vrai que les clichés vont bon train là-dedans, mais en même temps, quoi de plus probant que des clichés pour raconter une histoire des plus banales ? Gros coup de cœur pour Anouk, joué par Essie « Miss Fisher » Davis (malgré un visage refait impressionnant) qui a le seul point de vue un peu sensé de tout ce drame. Les acteurs sont vraiment bons dans l’ensemble, que ce soit l’habituelle mono-expressive Melissa George (dont le personnage de la mère de la victime est juste barbant) ou le parpaing Jonathan LaPaglia (dont je me rappellerais toujours dans 7 jours pour agir), et de belles révélations.

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Alors oui, il y a beaucoup de défauts, une histoire qui avance lentement qui engendre des épisodes où on s’ennuie presque (de 50 minutes en plus), des scènes de sexe absolument inutiles qu’on a envie de sauter, des lieux communs en voici en voilà, mais au final, on reste bien immergés jusqu’à la fin. On reconnait bien le style australien avec des gros plans silencieux, des scènes vides, un bruit de fond répétitif pour amplifier l’aspect contemplatif, ça correspond bien à la série. J’ai commencé le bouquin au même moment que la série, je l’ai terminé plus tard, et bien sûr, malgré des divergences (surtout pour le personnage d’Aisha qui est censée être indienne huhu, mais bon, vu la prestation d’Okonedo, tout est pardonnable), c’est plutôt bien adapté. Le seul gros point positif dans le livre c’est qu’ils n’ont pas l’air tous d’être des idiots lorsque le narrateur exprime leurs pensées. Mais oui, je regarde très peu de séries australiennes, mais je pense que celle-là mérite sa renommée.

Vus en juin…

edge_of_tomorrow_ver5Edge of Tomorrow : J’ai du mal à croire que j’ai autant apprécié un film avec Tom Cruise. Le concept était vraiment bon. Je ne parle pas seulement de remonter le temps grâce à la mort, mais aussi des monstres, ces « mimics » que je trouve très original. Bon, j’avoue, on sent bien l’inspiration japonaise là-dedans. All You Need Is Kill est un roman japonais qui a été adapté en manga avant que ce film ne sorte (si ça vous intéresse, dessin du mangaka qui a dessiné Death Note, donc oui, ça vaut le coup). Ensuite, le but de sauver le monde, ça me laisse ni chaud ni froid, mais il faut dire que l’héroïsme voire l’anti héroïsme de départ du personnage de Cruise est assez drôle. Emily Blunt est super canon :’O, j’ai pu lire sur Twitter quelqu’un qui disait qu’elle aurait fait une excellente Black Widow, et même si je n’y avais jamais pensé, je dois y adhérer. L’action est bien faite, ce n’est pas de la super technologie, mais juste accessible dans notre monde actuel. C’est ce qui fait la force du film aussi, l’anticipation, mais pas trop. Alors oui, c’est un blockbuster, mais purée, pour une fois qu’on n’a pas des explosions de partout ! Bien sûr, il y en a, mais le côté science-fiction est très bien amené. On n’est pas lassé, et même s’il s’agit de la répétition de la même journée/période de temps, c’est bien agencé pour qu’on ne s’ennuie pas avec un montage vraiment réussi. Juste la fin qui est assez décevante… On n’est plus au début des années 2000, on a le droit de ne pas faire un happy ending.

other_woman_ver2The Other Woman : Ce que j’ai le plus aimé là-dedans, c’est Nikolaj Coster-Waldau. Il est à des lieues de Jaime Lannister et punaise, il n’a pas peur du ridicule. A un moment, j’ai presque espéré qu’il dise « I always pay my debts » ou un « The things I do for love » pour un petit clin d’œil aux fans de Game of Thrones x’D. Sinon, en soi, petite comédie assez sympathique, un peu lourde mais pas trop en-dessous de la ceinture, des actrices qui ont vraiment l’air de s’éclater et qui forment un bel ensemble. C’est très souvent des comiques de situations, les dialogues ne sont pas très fins, mais ça fait un peu sourire mais c’est surtout dans l’ère du temps. Disons que clairement, ça aurait pu être pire. Ce qui sauve un peu les meubles, c’est la storyline de Leslie Mann. Elle réussit à transmettre pas mal d’émotions en femme trompée. Et pareil, elle est à l’aise dans ses mouvements, même quand elle en fait trop ça ne fait pas surjoué comme Cameron Diaz, mais plutôt burlesque :’D. Et dire que c’est le réalisateur de N’oublie jamais

maleficentMaleficient : Comme je m’attendais à pire, j’ai été agréablement surprise ! Angelina Beurk s’en sort pas mal dans ce rôle qui est un peu du sur-mesure. L’image est très loin d’être moche, que ce soit la forêt, les animaux, les transformations, les décors, c’est vraiment pas mal. Encore très sombre par moment, et encore trop « animation » pour ce qui est des fonds verts, mais ça s’améliore. L’humour aussi est plutôt bien amené. La petite Fanning fait toujours aussi innocente, j’ai l’impression de revoir Twixt quelque part x’D. Avec quelques années de plus. Elle a une douceur que j’apprécie, elle me fait penser à Mia Wasikowska en plus « vivante »… c’est le mot je crois, parfois, j’ai l’impression que Wasikowska va s’effondrer tellement elle est calme. Mis à part ça, encore une fin qui laisse à désirer… Le girl power est vraiment devenu trop à la mode en ce moment. On a bien compris que les princesses n’ont plus besoin de princes charmants, mais bon, ça devient trop facile.

palo_alto_ver2Palo Alto : Je suis très mitigée. En même temps, j’ai bien aimé l’ambiance et les remises en question qui se dégagent du film, mais en même temps, James Franco me révolte (dire que c’est lui qui a écrit le recueil de nouvelles à l’origine du film…). Je trouve fascinant cette idée que dans les petites villes/communautés d’Amérique on puisse être aussi paumés. C’est encore différent de la campagne française où même si t’es bien planqué, en faisant une heure de route tu peux trouver une grande ville. Je pense que c’est différent aux Etats-Unis. Ces jeunes sont piégés dans leur environnement, ils essaient de s’y échapper mais ils reviennent dans le cercle vicieux malgré eux. Emma Roberts peut être typecastée dans ce genre de rôles (de paumées, que ce soit jeune fille modèle ou petite rebelle), ça ne me dérange pas, c’est mieux que son rôle d’American Horror Story en tout cas. Révélation de l’autre petit jeune O_O, c’est le futur Michael Pitt je pense. C’est le fils de Val Kilmer, Jack de son prénom, mais il ne ressemble pas du tout à son père quoi O_O. Bref, c’était un peu dépressif, mais je pense qu’il y a l’aspect artistique des Coppola… en bien et en mal.

sous-les-jupes-des-filles-afficheSous les jupes des filles : Paradoxalement, la réalisatrice/scénariste/actrice est celle qui m’a le moins convaincue. Je l’ai trouvée trop vulgaire, trop en train de réciter son texte, une mauvaise actrice quoi. Les comédies françaises ont la cote chez moi, et du coup, avec toutes ces actrices, je me suis laissée tenter. Y a du bon et du très mauvais. L’ensemble est trop grossier, ils ont voulu faire de l’humour à la Girls en prétendant que rien n’est tabou, mais oui, il reste toutefois la bienséance. Beaucoup de cris pour rien. Mais dans tout le lot des actrices, j’ai été agréablement surprise (notamment par la petite Alice Belaïdi que je ne connaissais pas du tout), Vanessa Paradis est géniale, Sylvie Testud et Audrey Fleurot sont absolument nickel dans leurs clichés, Julie Ferrier délivre une performance digne du stand-up américain. Malheureusement, l’ensemble manque de piquant et d’intelligence mais ça reste un film à tiroirsacceptable…

Et un mot sur The Rover. Je n’ai pas compris l’intérêt de ce film.

Let me be that star… « Smash »

J'ai récemment fini la saison 2 (enfin) de Smash. J'en ai alors profité pour revoir la première saison.

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Dans cette série, il y a tout ce que j’aime. Vraiment. Des chansons, des gens beaux, des bonnes prestations, des couleurs, du drame, de la romance, des références, pas trop de personnages à retenir, pas trop de réflexion. J’apprécie que ce soit des chansons originales, que les paroles aient un sens, que les costumes et les décors fassent vrais, que ça se passe à Broadway. Je trouve génial la diversité ethnique, le casting principal de qualité (sauf Katharine McPhee, mais tout ne peut pas être parfait ‘-‘), l’émotion qui se dégage. Bref, même si c’est une série de network, je trouve que Smash est une « grande » série. Grande, pas par la durée ni peut-être par la qualité, certes x’D, mais par l’esprit. Dans ce qu’elle symbolise. Le rêve de la provinciale de réussir à New York. Alors oui, c’est vrai, le drame a fini par tout détruire, trop de fils à suivre différents, notamment en saison 2, où ça tournait carrément autour des relations plus que de la comédie musicale. Mais le grand moment de chaque épisode restait tout de même le numéro musical. smash1_2130402b Le pilot était vraiment magique, il a cartonné à plus de 11 millions de téléspectateurs, pour ma part, la version de Let Me Be Your Star qui clôture le pilot fait partie de mes chansons favorites. Le bon équilibre de numéros musicaux et de questions ouvertes, les possibilités… Mais je suppose que ça n’a pas parlé à tout le monde. La chute a commencé à partir de l’épisode 3 et la série a toujours eu une audience faible… NBC avait vraiment beaucoup investi dedans, les interviews mentionnaient le chiffre de plus de 4 millions pour un épisode. Donc vu que c’était un gouffre financier, normal qu’elle ait été annulée à la fin de la saison 2. Mais bon, on peut s’estimer heureux d’avoir eu une véritable fin. Je pense que dans l’ensemble, il y a vraiment une démarche artistique derrière cette série, et ben voilà, j’admire. C’est vrai que j’étais mitigée sur le sujet de Marilyn Monroe… puis on s’aperçoit que c’est certainement l’une des meilleures décisions qui soit :’D. A la fin de la saison 1, j’étais réellement enchantée par ce que j’avais vu. Surtout la chanson de fin de Bombshell, Don’t Forget Me… Elle résume en tout point pourquoi on aime la série. Alors que Glee battait de l’aile tant dans les reprises musicales qu’en général, Smash nous proposait une série plus mature, avec des gens qui savaient réellement chanter sans autotune, et de réels acteurs avec des carrières bien entamées (Anjelica Huston, Jack Davenport etc.). Etant une grande fan de comédies musicales et de Broadway en général, j’étais vraiment curieuse d’en connaître plus sur les coulisses de ce business, et franchement, c’était vraiment informatif ! Ça m’a un peu fait penser à Studio 60 On The Sunset Strip dans le sens où ce sont des émissions (Saturday Night Live/comédies musicales) qui me plaisent énormément, mais les mondes sont relativement opaques, surtout en France. Du coup, une série sur la mise en place de ces choses-là, ça nous apprend énormément de choses quelle que soit la part de fiction et celle de vérité ! Là où Studio 60 s’était fait descendre par les vrais protagonistes du SNL, Smash a été positivement critiquée par ses pairs. Il faut avouer que la série est beaucoup plus politiquement correcte que celle d’Aaron Sorkin. nbc-moves-smash-to-saturdays-announces-other-schedule-changes La saison 2 m’a moins plu dans l’ensemble, mais des chansons restent inoubliables (puis rien que l’idée d’avoir remis un générique était l’une des meilleures décisions prises depuis belle lurette). Puis le fait de repartir de zéro a insufflé un nouveau souffle à la série, malgré des redondances qui reprennent la saison 1. Après, bien entendu, il y avait de sérieux problèmes. Le nombre de personnages inutiles, superficiels est assez alarmant. Que ce soit un fils adolescent qui devrait prendre des cours de comédie ou un assistant qui prend trop de temps à l’écran et dont on n’en a que faire… cela nuit à l’approfondissement des personnages vraiment importants. Du coup, ils n’évoluent pas vraiment. Julia reste la mère à la famille brisée, Eileen la productrice fourbe qui ne cherche que des fonds malgré sa passion sincère pour le théâtre (très mal utilisée la Huston), Karen la petite ingénue provinciale qui doit encore affronter la grande ville etc. Celle qui évolue réellement, c’est sans doute Ivy, avec une Megan Hilty très investie. Sa voix, sa maîtrise, est très loin du niveau trop American Idol encore de McPhee (qui gère bien les morceaux pop de Hit List de la saison 2 tout de même). Malgré tous ces défauts, Hit List a déchiré (tellement qu’un concert avec des chansons inédites a été mis en place à New York). McPhee était plus dans son registre de pop singer et laissait le Broadway aux connaisseurs. smash1 Bien sûr, j’étais totalement anéantie quand j’ai appris que Will Chase (il faut vraiment que je regarde Nashville ><) et Raza Jaffrey ne retournaient pas dans la saison 2. Le nouveau, Jeremy Jordan (Jimmy) ne m’a du tout convaincue. Il a une voix à la Bruno Mars mais sans son charisme… Ensuite, je me rappelle avoir bien apprécié Krysta Rodriguez (Anna dans la série, elle a joué dans une comédie musicale avec Zachary Levi l’été dernier, First Date, elle avait exactement les mêmes mimiques que dans la série x’D) et Andy Mientus (un petit Kyle très chou) sympathique. Même les guests sont sympas, d’Uma Thurman à Joe Jonas en saison 1 ou Jennifer Hudson et Jesse L. Martin en saison 2 :’). En tout cas, la fin mérite en elle-même des bravos (le dernier plan sur Julia *_*). Ça et le fait du coup que la série était divisée en deux avec Bombshell d’un côté et Hit List de l’autre, ça ralentissait encore plus l’histoire et ça multipliait les fils un peu foireux. La saison 2 est très confuse, même si des numéros musicaux étaient juste parfaits. Grande mention au dernier face-à-face Ivy/Karen, très beau moment qui rappelle pourquoi la rivalité est importante dans ce monde, et comment en s’accrochant à ses rêves, on réussit. Finalement, peu importe ce qu’on dit, cette série restera à jamais gravée dans ma mémoire et je me ferais sûrement régulièrement des revisionnages :’D.