A chaque vacances de Noël…

Je fais la même chose. Je repousse mes révisions de partiels (duh!), je glande devant la TV et je me refais des films. Toujours les mêmes films. Ceux que les gens appelleraient « les films de Noël » sauf que ce ne sont pas tous des films de la catégorie de Love Actually dans mon cas. Sûrement ce qu’on appelle la tradition, ou alors plus concrètement une fausse représentation de la réalité, chaque année à cette période, je regarde certains de mes films préférés au final, pas du tout des films de Noël. En plus, l’un en entraînant un autre, je joue aux jeu des acteurs « tiens, il a joué dans ça, avec untel, on va donc regarder X ». Comment on finit après par… regarder trop de films anciens alors que plein de récents dorment sagement sur le disque dur x’). Bien sûr, actuellement, je ne suis pas du tout en partiels pour rédiger un tel billet…

Love Actually : Alors, oui. Bien sûr qu’il y a ce film. Ce film chorale qui est diffusé à la télévision chaque année. Quand le nom de Martin Freeman ne me disait rien du tout quand je l’ai vu pour la première fois. Quand j’appréciais encore Hugh Grant car il était le roi de la romcom. Quand Colin Firth ne sortait pas encore à l’écran avec des jeunettes de 20 ans son cadet. Quand j’ai commencé à détester Keira Knightley. Quand Alan Rickman n’avait pas encore 70 ans *sort*. C’est quand on est fan d’une chanson qui n’a absolument aucun sens tout simplement parce que Bill Nighy a un charisme de dingue. Quand on trouve coolie une chanson de Mariah Carey chantée par une gamine de 8 ans. Cela fait 10 ans que ce film est sorti, 10 ans qu’il est revu par plein de familles durant les fêtes de Noël, même si bientôt, je sens que pour moi, About Time va remplacer Love Actually dans mon revisionnage annuel… Ce film lance les compteurs un peu avant les vacances, et je sais que c’est le départ pour deux semaines de films pas toujours d’une qualité incroyable, mais toujours d’une affection particulière. S’ensuivent des visionnages sans ordre précis…

Imagine Me & You : Les films seront mentionnés par ordre chronologique de sortie plutôt qu’ordre chronologique de leur découverte par ma personne :’D. C’est une petite romance improbable mais toute belle (même si on se sent un peu mal pour le mari qui est joué par un Matthew Goode encore très boy next door avant son explosion dans A Single Man). Et c’est là que je remarque que la plupart de mes films sont anglais. Il faut croire qu’ils donnent vraiment envie de s’emmitoufler sous un plaid avec une tasse de thé :’D. Je n’ai jamais été très fan de Piper Perabo, et ça s’est confirmé dans IM&Y, mais j’ai surtout apprécié Lena Headey dans un rôle normal. A la base, je l’avais visionné avant de commencer Terminator: The Sarah Connor Chronicles pour me faire une idée de comment elle était (punaise, ça remonte), et je n’ai pas été déçue ^^. Le film est rempli de bons sentiments qu’on recherche en période hivernale, assez prévisible, mais il y a cet humour propre aux Anglais avec en prime un Anthony Steward Head, donc que demander de plus :’D ? En fait, le réal disait qu’il avait fait ce film en profitant de la vague Brokeback Moutain, mais ça n’a rien à voir, c’est beaucoup plus léger, plus grand public… C’est de la romance quoi !

Across the Universe : Quand les Beatles reviennent sur Terre l’espace de 2h ^^. On ne touche pas aux Fab Four… sauf quand on s’appelle Jim Sturgess, qu’on a un petit accent de Liverpool et qu’on fait illuminer Evan Rachel Wood qui est sortie de sa phase gothique. L’intégration des chansons du groupe mythique dans ce film musical est vraiment ingénieux. D’accord, il y a toute la partie sous LSD avec Bono qui est un peu étrange, reconnaissons-le, mais ça n’empêche que sa reprise de Lucy in the Sky With Diamonds était plutôt réussie. Okay, y a des petits trucs un peu bêbêtes, les héros qui s’appellent Jude et Lucy, mais du coup, les paroles des chansons ont vraiment un sens dans le déroulement de l’histoire, comme dans une vraie comédie musicale :’D. Dans ce film, il y a une reprise que je préfère à la version originale, c’est le I’ve Just Seen a Face que Sturgess chante avec un tel enthousiasme qu’on ne peut qu’adhérer. Alors oui, il y a un fond de romance, de peace & love sur la guerre du Vietnam, mais l’image est belle, les voix sont assurées, il y a de la maîtrise. Comble du tout, y a une Asiate qui chante et pourtant j’aime toujours ce film :’D. Puis la scène des fraises. BORDAYL JUDE LES FRAISES.

St Trinian’s : Quoi ? « C’est quoi ce truc ? » dites-vous. St Trinian’s est simplement le meilleur teen-movie britannique de ce début de siècle x’D. Il y a tout ce qu’il faut, une histoire tirée par les cheveux mais tellement loufoque que ça en est cool, une BO géniale (assez drôle d’ailleurs, ce sont quasiment que des reprises, par exemple Oh My God des Kaiser Chiefs en version Lily Allen), un casting 6 étoiles (ce qui est impossible, car ce serait un palace dans ce cas…) allant des petites jeunes encore inconnues à l’époque comme Juno Temple, Gemma Arterton, Jodie Whittaker en passant par des vétérans comme Rupert Everett, Colin Firth et des têtes non pas moins connues comme Toby Jones, Stephen Fry… L’histoire se passe dans un pensionnant un peu… anarchiste. C’est rempli de clichés et de bonne humeur sans pour autant tomber dans le lourd. Il y a une suite après, mais une partie du casting originale n’est plus là, et malgré la présence de David Tennant, tout fait pâle figure face au premier volet. Mis à part ça, les notes et critiques sont vraiment mauvaises pour ce film en majorité, mais c’est plus fort que moi, je le trouve super réussi et juste drôle, puis c’est là que je suis tombée sous le charme d’Arterton quoi x’D.

Boy A : Comment j’ai connu Peter Mullan… Ou plutôt, comment j’ai compris que Mullan avait son monde à lui. Ce monde où la réalité est tellement dure que sur le moment, on ne voit pas d’issue. Où Andrew Garfield est tellement poignant que le doute de sa culpabilité est toujours dans l’air. J’avais beaucoup de mal avec les films très silencieux avant celui-là. Je ne comprenais pas l’intérêt de voir une scène close, dans une chambre par exemple, un plan fixe, où le personnage ne parlait pas, mais pensait intérieurement sans voix off, sans musique, sans rien. J’aurais cru ressentir un poids, mais désagréable. Là, non. L’histoire semble tellement injuste qu’on comprend que ce silence, c’est le plus grand cri qui existe en fait… Punaise quoi, oui, tous les jours, y a des gens qui ont des vies difficiles alors que moi là, je glande devant mon pc. Oui, c’est un film, mais il en fait voir tellement chez l’être humain (alors qu’au final, il doit y avoir six persos nommés) que ça change la vision du monde ^^’. Et je pense que c’est le sujet de tous les films de Mullan, l’être humain. Je viens de finir Top of the Lake, et son perso en plus du fait qu’il soit taré, avait une fascination pour l’être humain.

Adam : On avance encore un peu dans le temps avec ce drame magnifique avec le petit Hugh Dancy QUI EST HABILLE EN ASTRONAUTE A UN MOMENT, opposé à une toute douce Rose Byrne. J’ai vu ce film, je l’ai adoré de suite. Révélation du couple principal où il y a une véritable alchimie, une compréhension tacite indispensable pour le sujet du film (pour moi, Hugh Dancy c’était le prince Char dans Ella Enchanted quoi, et Byrne c’était la fille inutile dans Troy  –‘). Et surtout grosse révélation sur la maladie d’Asperger. Quand j’ai été confrontée à cette pathologie pour la première fois, cela devait être en regardant Ally McBeal avec John Cage. Et j’ai été un peu fascinée par ces difficultés d’adaptation sociale, cette vision du monde différente mais pourtant si personnelle et unique, l’intégration et l’interaction avec des gens totalement indifférents… C’est pour ça que quand j’ai vu qu’il allait interpréter son rôle de Will Graham dans Hannibal, j’ai pensé que c’était parfait, j’allais pouvoir revoir Adam toutes les semaines (même s’il a évolué et qu’il est porté sur les serial killers maintenant x’).

An Education : Là, la phase post 2010 commence, c’est vraiment du récent, récent. An Education, c’est le plaisir des paysages anglais, de Cambridge à la campagne, d’une Carey Mulligan qui chante en français, qui semble avoir 16 ans et qui a été nominée aux Oscars (et qui a remporté un BAFTA) ^^, c’est un film sensible et pédagogique. En fait, je le trouve très « pur » ce film. Pas innocent, car comme le dit le personnage de Rosamund Pike, ils le savaient très bien mais ils ont fermé les yeux, tous autant qu’ils sont. Mais il y a une pureté dans ce passage initiatique, dans ces sentiments… C’est de l’apprentissage de la vie. Malgré le bling bling de leur train de vie, ouais. C’est horrible en plus, à chaque fois que je le revois, à la fin, je me dis que je vais enchaîner avec Never Let Me Go car on voit Sally Hawkins un quart de minute… Ce que je finis par faire un peu plus tard x’D (généralement après Boy A).

Brefouille, je me dis qu’il faudrait que je revois Pride and Prejudice avec la Knightley, car la brochette Bennett, ce sont quand même des gens que j’apprécie. Mais j’avais tellement pas aimé ce film… Du coup, comme ce ne sont pas des films tout récents, j’en ai aucun en Blu-Ray sauf Love Actually… Je me tâte à les racheter si mes DVD me lâchent ><. Donc oui, on va dire que dans le lot, il y a 1,5 film d’américain (et encore, franchement, Byrne a plus de prods UK que US à son actif et Dancy est à moitié anglais) et ce sont les deux qui ne sont pas reliés aux autres films (oui, sinon il y a toujours un acteur qui joue dans deux films x’).

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