La 1re partie de « Strike Back »

Uniquement la saison 1.

Ça doit faire à peu près trois ans que je prévoyais de regarder Strike Back, sachant qu’il n’y a que six épisodes par saison, ou plus exactement trois double épisodes qui en font trois téléfilms, en gros. Finalement, Canal Infinity m’aura rendu un grand service, car j’avais la flemme de les télécharger, du coup, la VOD a comblé ma démotivation. Et c’était une très bonne surprise. Okay, on a l’habitude de voir des histoires post 11 septembre avec les Ricains, les Afghans, mais beaucoup moins avec les Anglais. La première chose qui m’a plu, l’écriture, la narration. Que ce soit en Irak, au Zimbabwe ou en Afghanistan, on ne se sent pas pressés de tous les côtés pour en savoir plus, on sait que ça va arriver. Tout en ayant une suite logique par-dessus le marché ! Et on sait qu’on ne sera pas déçus par le déroulement. Après, oui, certains vont dire que c’est censé être une série d’action et il ne se passe pas grand-chose au final. On voit peu de combats, quelques tirs par-ci et par-là, mais rien de grandiose. Mais ce sont des missions secrètes qui ne nécessitent pas vraiment des grandes opérations où des bombes explosent de partout. En fait, c’est certainement pourquoi je ne continuerais pas la série. La première saison m’a amplement contentée. En plus, j’ai cru comprendre que ce n’était plus Richard Armitage qui jouait le perso principal après…

Le côte psychologique est un autre point fort également. Ça va de pair avec la narration qui est plus « adulte » ? C’est bateau cette idée de revanche, mais vous savez comment on dit que tout récit n’a en fait, qu’un nombre de points de départ limités, un étranger arrive en ville, l’histoire d’amour, la revanche, je ne sais plus quoi et je ne sais plus quoi. On n’a pas besoin de plus. On sait ce qui motive le personnage, et ça suffit. L’ensemble est tellement bien ficelé à côté, que le spectateur est forcément plongé et de soutenir la volonté de Porter de se repentir ou d’essayer de se venger. Après tout, c’est quand même la guerre. Que ce soit « bien ou mal », il y a des gens qui en torturent d’autres pour des raisons pas toujours nobles, qu’ils soient gentils ou méchants. Et la série n’est pas si évidente que ça. Au début, il y a la certitude, oui, c’est sûrement à cause de cette personne qu’ils sont dans le pétrin, puis arrivent les doutes, mais en fait, ça se trouve que c’est justifié… et enfin, un dénouement pas mauvais.

J’ai bien apprécié les relations aussi. La frontière est floue entre les personnages, là où il y a et plus si affinités, où reposent les loyautés, le devoir etc. C’est la touche anglaise, ça. Chez les Yankees, on aurait eu une bonne accentuation sur le héros dragueur qui se serait tapé tout le monde, et basta. Non, non, dans la série, le parallèle de la guerre, toute l’histoire familiale de Porter nous remet en place dans la réalité :’). En plus, j’ai beau dire que j’aime les gens beaux à la télé et tout, bien qu’Armitage ne soit pas laid, au contraire (Thörin Oakenshield quoi :’D), on peut pas dire que ce soit le cas d’Andrew Lincoln (oui, le type inutile de The Walking Dead) ou des autres. Du coup, je n’ai vu que la première saison et j’en dis du bien. Ça se trouve que la suite est différente et que ça vire au n’importe quoi x’D.

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Quelques mots sur « Graceland »…

La saison 1 est finie.

Bon, après ma pause de flemmardise, je vais profiter des vacances pour faire quelques bilans de saisons :’). Et parce qu’on est en hiver, qu’il fait froid et tout, c’est le moment de parler du soleil et des séries de cet été x’D.

Déjà, il y aura une saison 2. Au début, j’ai été intéressée car j’étais dans ma phase Les Misérables et qu’Aaron Tveit jouait dedans. Puis bon, une série estivale d’USA, on sait ce que ça donne… des beaux gens, du soleil, de la détente. En gros, Graceland remplit bien son contrat sans plus ni moins. Et je crois que ça me gêne… De base, le synopsis donne déjà un avant-goût de ce que sera la série. « Les agents de différentes agences gouvernementales, aux objectifs et qualifications diamétralement opposés, sont engagés sur une périlleuse opération d’infiltration. Pour réussir cette mission, ils sont contraints de cohabiter dans une maison secrète en Californie. » Comprendre, des mecs musclés avec des nanas canons qui vont se balader souvent en petite tenue car ils sont près de la plage et qui vont jouer avec des flingues car ils sont des agents secrets. Bon, ce n’est pas grave, on a vu pire chez USA.

Verdict après 12 épisodes. Effectivement Daniel Sunjata qui joue le chef de cette joyeuse troupe n’est pas moche à regarder, loin de là, le petit bleu en la personne de Tveit s’est plutôt bien intégré à la vie près de l’océan et le reste de la bande n’est pas à plaindre. Une affaire de drogue sert d’excuse pour les voir se déchirer, douter les uns des autres, cacher puis révéler des secrets, créer du drama. Rien de nouveau sous le ciel d’USA. En fait, seul intérêt à mes yeux là, au lieu d’avoir deux héros principaux (duo Neal/Peter, Annie/Auggie, Harvey/Mike), j’ai l’impression que les personnages secondaires de la maison ont aussi un peu plus de consistance. Sûrement le fait qu’ils habitent tous ensemble, ce serait bizarre que les autres soient simplement survolés. Et je crois que j’aime mieux ces « autres » que les deux principaux qui sont parfaits dans leurs clichés. Celui du gentil héros et celui du grand blasé au bon cœur au fond.

C’est pas nouveau, mais on s’attache quand même aux personnages. Et c’est au final un bon divertissement pour un procedural. J’avoue que je préfère quand même White Collar pour l’aspect culturellement intéressant en plus. Bien loin des séries de vraie infiltration, où les opérations sous couvertures sont complexes et l’immersion chez les trafiquants est faite à 100%, on reste dans une série estivale.