Live from…

Samedi dernier (enfin, le 21 quoi), c’était l’épisode de Noël du Saturday Night Live, et avec du recul, j’ai vraiment suivi tous les épisodes que depuis cette année :’). De même que tous les épisodes de certains Late Night, alors que les années précédentes je me contentais de regarder que lorsque l’invité me plaisait. Je pense que c’est dû à la pauvre saison seriesque d’une part, et parce que j’ai vraiment adoré la promotion de Cecily Strong (alors si elle n’est pas enceinte, elle a trop grossi, même si elle reste toujours superbe x’D) en co-présentatrice du Weekend Update (je l’aime :’D). Puis en tant que fangirl, voir les stars dans un environnement plus « détendu » (ils sont toujours là pour promouvoir quelque chose, je ne me fais pas d’illusion x’), c’est toujours sympa. Donc je voulais un peu monologuer sur ces émissions-là, ces late night talk shows très populaires outre-Atlantique mais qui n’ont pas vraiment d’équivalents chez nous. Sauf avec Arthur… C’est pour dire ‘-‘.

Déjà, je trouve ça drôle que le late show soit titré avec le nom du présentateur et qu’ils ont tous un sidekick à côté :’D. L’un des plus coolies, c’est sans doute le robot de chez Craig Ferguson (en plus d’être écossais, il est vraiment drôle). Il a une présence originale x’D. Et grâce à eux, j’ai pu connaître pas mal de groupes musicaux (même si la qualité sonore de leurs plateaux est juste abominable ‘-‘). Non pas seulement le groupe qui joue en permanence sur le plateau, comme The Roots chez Jimmy Fallon, mais les invités. D’ailleurs, c’est sympa, quand on s’inscrit pour faire partie du public dans ce genre d’émission, il y a généralement une option pour les places, si on veut être plus proche du groupe ou de la scène. Bon, comme chez nous, l’attente est vraiment longue le jour de l’enregistrement… Bien sûr, les places pour les invités les plus connus partent plus rapidement, je n’ose imaginer lorsque c’est Justin Bieber ou ce genre de personnalités… Et le présentateur joue un rôle primordial. Prenons Jimmy Kimmel par exemple. Son late show m’insupporte. Son strabisme m’insupporte :’D. Il n’est pas drôle… Pourtant, sa présentation des Emmy Awards était divertissante, et ces courts-métrages sont très drôles avec la participation de nombreuses célébrités. Mais il a une manière d’interrompre ses invités… C’est un peu malpoli. Défaut que je reproche à de nombreux présentateurs… Un autre host auquel je n’adhère pas, c’est David Letterman… J’ai toujours l’impression qu’il n’est pas crédible quand il questionne une personne de moins de 50 ans ‘-‘. Il sait de quoi il parle au moins ?! Ce n’est pas parce qu’il est lui-même de l’âge de Mathusalem, non, non, puisque Jay Leno qui n’est plus non plus tout jeune ne fait pas du tout cet effet.

Le monologue d’introduction est souvent intéressant en ce qu’il reprend l’actualité, donc ça nous donne une vue d’ensemble sur ce qui se passe en Amérique. Je pense que si on avait ça chez nous, je serais bien plus au courant de l’actualité politique, car je l’avoue, je ne lis pas le Monde tous les jours (alors que je devrais –‘). Il y a toujours cette part d’ironie, comme dans les Guignols, où on ne sait pas quelle est la part de vérité. Et ça peut malheureusement tourner à la méchanceté par moment… Je regardais Stephen Colbert, l’invité était un sombre auteur d’une étude politico-sociologique, et même si c’était clairement ridicule, Colbert l’a bien enfoncé et s’est bien foutu de sa gueule durant tout l’interview. Vraiment pas son moment de gloire. Encore une fois, tout comme avec le Grand Journal qui peut se montrer assez sarcastique avec ses invités. Dire que je n’ai pas regardé une seule fois le programme en entier depuis que de Caunes l’a repris :’s. Mais pour en revenir à The Colbert Report, ça ne m’étonne pas que ce soit le préféré des 18-34 ans, pour une fois, il ne « nous » prend pas pour des cons, les informations données sont plus (ou moins) véridiques, et il laisse une réflexion personnelle. Et contrairement à Jon Stewart et son Daily Show chez qui il était avant de voler de ses propres ailes, il ne passe pas son émission à crier :’D. C’est sûrement celui que je conseillerais le plus pour un peu de sérieux humoristique :’).

Le paradoxe, c’est que je n’aime guère les comédies lourdes comme avec l’humour d’Eddie Murphy ou de Will Ferrell, deux acteurs phares du SNL. Mais depuis l’ère Tina Fey, un subtil glissement de l’humour s’est opéré à mon humble avis. Je dirais que l’humour est toujours aussi direct avec les gags physiques grimaces, gestuels, situations etc., mais également plus léger avec de meilleurs dialogues, chutes etc. Généralement, ce sont des phrases d’accroche à la con en plus, par exemple Fey et Amy Poehler qui souhaitent « a good night and a pleasant tomorrow », mais qui donnent juste le sourire parce qu’elles sont dites avec tellement d’enthousiasme et de bonne volonté… Ensuite, il y a toutes les imitations qui peuvent faire mouche parfois. La Sarah Palin de Fey est plus vraie que nature, et la Hillary Clinton de Poehler n’a rien à envier à l’originale. Puis la célébrité qui présente l’émission, quand on n’a pas l’habitude de la voir dans des comédies ou faire de l’humour tout simplement, ça casse bien le personnage (je pense notamment à l’épisode avec Lady Gaga cette année). En fait, c’est leur naturel que j’aime bien. Même durant les sketchs, parfois, ils rient à leurs propres blagues et oui, peut-être que ça reflète plus un amateurisme que du véritable humour, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver leurs réactions spontanées beaucoup plus drôles que des lignes répétées et récitées. L’épisode de samedi, le segment Family Feud était juste énorme avec un Timberlake dans le rôle de Jimmy Fallon x’D. Et le skit de (Do it) On my Twin Bed n’a plus besoin d’être mentionné :’D. Surtout que la plupart sont du live (sans oublier que pour gagner une place pour le SNL, les chances sont encore plus maigres que de remporter le loto, au risque de me répéter. Pas besoin d’ajouter que c’est un peu l’émission de mes rêves à laquelle j’aimerais assister x’), d’où l’intérêt d’être passés par des groupes d’improvisation pour la plupart (j’ai l’impression que la majorité faisait partie de Second City de Chicago ‘-‘).

Bref, tout ça pour dire que ces émissions sont un autre genre de télé-réalité et d’humour, oui, parfois ça peut être un peu lourd et les rires du public (en direct) nous forcent plus ou moins à rire, mais entre 20 min de Sean Saves the World où on ne sait pas trop s’il faut rire et pleurer, quelques sketchs du SNL sont un bon compromis :’D.

La 1re partie de « Strike Back »

Uniquement la saison 1.

Ça doit faire à peu près trois ans que je prévoyais de regarder Strike Back, sachant qu’il n’y a que six épisodes par saison, ou plus exactement trois double épisodes qui en font trois téléfilms, en gros. Finalement, Canal Infinity m’aura rendu un grand service, car j’avais la flemme de les télécharger, du coup, la VOD a comblé ma démotivation. Et c’était une très bonne surprise. Okay, on a l’habitude de voir des histoires post 11 septembre avec les Ricains, les Afghans, mais beaucoup moins avec les Anglais. La première chose qui m’a plu, l’écriture, la narration. Que ce soit en Irak, au Zimbabwe ou en Afghanistan, on ne se sent pas pressés de tous les côtés pour en savoir plus, on sait que ça va arriver. Tout en ayant une suite logique par-dessus le marché ! Et on sait qu’on ne sera pas déçus par le déroulement. Après, oui, certains vont dire que c’est censé être une série d’action et il ne se passe pas grand-chose au final. On voit peu de combats, quelques tirs par-ci et par-là, mais rien de grandiose. Mais ce sont des missions secrètes qui ne nécessitent pas vraiment des grandes opérations où des bombes explosent de partout. En fait, c’est certainement pourquoi je ne continuerais pas la série. La première saison m’a amplement contentée. En plus, j’ai cru comprendre que ce n’était plus Richard Armitage qui jouait le perso principal après…

Le côte psychologique est un autre point fort également. Ça va de pair avec la narration qui est plus « adulte » ? C’est bateau cette idée de revanche, mais vous savez comment on dit que tout récit n’a en fait, qu’un nombre de points de départ limités, un étranger arrive en ville, l’histoire d’amour, la revanche, je ne sais plus quoi et je ne sais plus quoi. On n’a pas besoin de plus. On sait ce qui motive le personnage, et ça suffit. L’ensemble est tellement bien ficelé à côté, que le spectateur est forcément plongé et de soutenir la volonté de Porter de se repentir ou d’essayer de se venger. Après tout, c’est quand même la guerre. Que ce soit « bien ou mal », il y a des gens qui en torturent d’autres pour des raisons pas toujours nobles, qu’ils soient gentils ou méchants. Et la série n’est pas si évidente que ça. Au début, il y a la certitude, oui, c’est sûrement à cause de cette personne qu’ils sont dans le pétrin, puis arrivent les doutes, mais en fait, ça se trouve que c’est justifié… et enfin, un dénouement pas mauvais.

J’ai bien apprécié les relations aussi. La frontière est floue entre les personnages, là où il y a et plus si affinités, où reposent les loyautés, le devoir etc. C’est la touche anglaise, ça. Chez les Yankees, on aurait eu une bonne accentuation sur le héros dragueur qui se serait tapé tout le monde, et basta. Non, non, dans la série, le parallèle de la guerre, toute l’histoire familiale de Porter nous remet en place dans la réalité :’). En plus, j’ai beau dire que j’aime les gens beaux à la télé et tout, bien qu’Armitage ne soit pas laid, au contraire (Thörin Oakenshield quoi :’D), on peut pas dire que ce soit le cas d’Andrew Lincoln (oui, le type inutile de The Walking Dead) ou des autres. Du coup, je n’ai vu que la première saison et j’en dis du bien. Ça se trouve que la suite est différente et que ça vire au n’importe quoi x’D.

Quelques mots sur « Graceland »…

La saison 1 est finie.

Bon, après ma pause de flemmardise, je vais profiter des vacances pour faire quelques bilans de saisons :’). Et parce qu’on est en hiver, qu’il fait froid et tout, c’est le moment de parler du soleil et des séries de cet été x’D.

Déjà, il y aura une saison 2. Au début, j’ai été intéressée car j’étais dans ma phase Les Misérables et qu’Aaron Tveit jouait dedans. Puis bon, une série estivale d’USA, on sait ce que ça donne… des beaux gens, du soleil, de la détente. En gros, Graceland remplit bien son contrat sans plus ni moins. Et je crois que ça me gêne… De base, le synopsis donne déjà un avant-goût de ce que sera la série. « Les agents de différentes agences gouvernementales, aux objectifs et qualifications diamétralement opposés, sont engagés sur une périlleuse opération d’infiltration. Pour réussir cette mission, ils sont contraints de cohabiter dans une maison secrète en Californie. » Comprendre, des mecs musclés avec des nanas canons qui vont se balader souvent en petite tenue car ils sont près de la plage et qui vont jouer avec des flingues car ils sont des agents secrets. Bon, ce n’est pas grave, on a vu pire chez USA.

Verdict après 12 épisodes. Effectivement Daniel Sunjata qui joue le chef de cette joyeuse troupe n’est pas moche à regarder, loin de là, le petit bleu en la personne de Tveit s’est plutôt bien intégré à la vie près de l’océan et le reste de la bande n’est pas à plaindre. Une affaire de drogue sert d’excuse pour les voir se déchirer, douter les uns des autres, cacher puis révéler des secrets, créer du drama. Rien de nouveau sous le ciel d’USA. En fait, seul intérêt à mes yeux là, au lieu d’avoir deux héros principaux (duo Neal/Peter, Annie/Auggie, Harvey/Mike), j’ai l’impression que les personnages secondaires de la maison ont aussi un peu plus de consistance. Sûrement le fait qu’ils habitent tous ensemble, ce serait bizarre que les autres soient simplement survolés. Et je crois que j’aime mieux ces « autres » que les deux principaux qui sont parfaits dans leurs clichés. Celui du gentil héros et celui du grand blasé au bon cœur au fond.

C’est pas nouveau, mais on s’attache quand même aux personnages. Et c’est au final un bon divertissement pour un procedural. J’avoue que je préfère quand même White Collar pour l’aspect culturellement intéressant en plus. Bien loin des séries de vraie infiltration, où les opérations sous couvertures sont complexes et l’immersion chez les trafiquants est faite à 100%, on reste dans une série estivale.