« Last Tango In Halifax »

Il n'y a qu'une saison pour le moment :').

Last Tango In Halifax

Je suis très terre-à-terre sur ce qui me donne envie de regarder une série. Les deux premiers critères sont le plot (quand même) et le casting (et ça s’étend aux gens rattachés au projet). Ensuite, il y a l’originalité du titre et la chaîne qui diffuse la série. Sans oublier que quand c’est une série anglaise, je fais une exception quand aucun de ces critères n’est rempli. Dans le cas de Last Tango in Halifax je n’en avais jamais entendu parler vraiment (sauf de la plume de My TV is rich et ça remontait à quelque temps déjà que je l’avais presque oublié) mais le titre m’avait interpelée. J’aime bien Anne Reid (Marchlands, Upstairs Downstairs et récemment vue dans le film Song for Marion) sans pour autant la trouver extraordinaire. Ce qui m’avait un peu rebutée au début, c’est l’aspect drame familial intergénérationnel de la série (j’ai vraiment du mal, c’est pour ça que j’ai jamais accroché à Brothers & Sisters même si j’arrive à faire une exception pour Parenthood).

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Ma première agréable surprise vient de la mise en place du premier épisode. Pas de chichi, d’intro de 20 minutes, on est balancés dans le bain. Donc oui, la grand-mère qui retrouve son amour de jeunesse, la mère qui se fait supplier par son ex-mari de le reprendre et qui entame une relation avec une de ses collègues, et les enfants plus ou moins parfaits. Ben on nous le dit le plus naturellement du monde comme si on était déjà au courant lors des 10 premières minutes. Et c’est vraiment chou. C’est « uplifting » comme diraient les seniors *sort*. Du coup, on s’intéresse à cette famille. Ou plutôt, à ces deux familles puisqu’on va suivre non seulement la matriarche en la personne de Celia (Anne Reid donc), mais également le patriarche avec Alan (Sir Derek Jacobi). Dans la première, une famille bourgeoise qui connaît les petits pétrins du quotidien, dans la seconde, une famille plus dysfonctionnelle avec un petit-fils à problèmes et une mère célibataire qui n’a pas froid aux yeux.

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Vous savez, mon délire de « j’aime bien regarder une série quand des gens beaux évoluent dans mon écran ». Ben cette série dément mon affirmation ^^. Désolée pour les acteurs, mais leur style anglais est trop prononcé pour les trouver classiquement « beaux » x’D. Le fait que ce soient des seniors d’une part, et des adultes d’âge mûr de l’autre, qui retrouvent l’amour, ça ajoute une émotion supplémentaire au drama et n’offre pas vraiment un terrain propice au bavage *sort*. Traitez-moi de sensible, de vulnérable petit coeur d’artichaud ou ce que vous voulez, mais une fois devant cette série, on ne peut pas ne pas trouver la situation touchante et pousser des petits « owww ». Oui, oui, face à la normalisation du divorce toussa, voir que nos grands-parents peuvent aussi retrouver un second (ou 3e, ou Xe) amour, c’est mignon.

 

(Ce billet est un peu court, c’est pour compenser avec le précédent :’p. Je voulais juste partager cette petite série sympathique comme sait si bien le faire la BBC au cas où vous auriez un creux et tout ce qu’il y a sur votre disque dur ne vous inspire pas ^^. 6 épisodes et c’est bouclé ! Le tournage de la saison 2 vient de débuter :’)

« I’m a geek and I know it » – The World’s End.

J’ai enfin vu The World’s End, le dernier film d’Edgar Wright. Je ne serais pas une vraie geekette si je disais que je n’ai pas suivi de plus ou moins près tout ses films. Il y a quelque chose de particulièrement kitsch à chaque fois, mais dans le bon sens. Oui, comme une mignonne ringardise si vous voulez :’). Une douce folie *sort*. Nan, vraiment, on sent qu’il y a un véritable délire simple derrière ses productions. C’est pas de l’humour sarcastique, c’est juste très sincère. Comme si vous jouiez à Pacman dans une salle d’arcade *sort*. Et ça me plaît bien :’D.

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Quand j’étais plus jeune (huhu), je confondais Wes Anderson et Edgar Wright. Ne me demandez pas pourquoi… Ptete à cause de leur style bien décalé et leur univers défini ? Ptete parce que pendant très longtemps j’ai cru que Wright avait réalisé Rushmore aussi… *sort*. Dans mon utopie, je croyais que tout le monde connaissait Edgar Wright et que je l’avais découvert « trop tard » et que comme d’hab, j’avais raté le coche. Mais en fait, pas du tout x’D. J’ai découvert Shaun of the Dead vers la fin 2005, donc à sa quasi sortie française… Quand un pote m’avait proposé de le regarder, j’étais trèèès réticente arborant une aversion pour les films d’horreur et/ou avec des zombies assez prononcée. Puis cédant à la pression sociale, car ils étaient plusieurs à vouloir le voir et à essayer de me rassurer en disant qu’il s’agissait d’une comédie avant tout, je m’étais psychologiquement préparée à 1 h 30 de bêtises. Et je dois avouer que ce fut le cas… 1 h 30 de PURE bêtise, mais ohlala, comment j’ai pu rire. C’est le moment de confesser que le film était en VF x’D, donc je ne savais même pas que c’était britannique au départ (j’aurais ptete montré moins de réticence) mais même. L’ensemble, le second degré, le casting. J’avais vraiment tout aimé. Sur ce visionnage, j’ai demandé à mon pote de me prêter son DVD pour pouvoir le revoir tranquillement (et en VO x’). Et ainsi commença ce qui allait être la trilogie du Cornetto… et la réalisation que non, en fait, ces Anglais n’étaient pas si connus que ça.

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Je ne dirais pas tellement que Wright est un geek qui s’adresse aux geeks. En fait, on sent d’abord qu’il se fait plaisir avec ses potes et qu’après il se dit qu’il faudrait aussi faire plaisir aux autres. C’est peut-être un peu égoïste comme vision, mais pour moi, ça marche. Du coup, tous les aspects absurdes font mouche car c’est tout ce qu’une personne lambda pourrait faire face à une situation « qui sort de l’ordinaire » (oui, comme une invasion de zombies x’). En tout cas, ça l’a fait rire, si après ça amuse les autres tant mieux, sinon, fuck off ^^’. Simon Pegg, Nick Frost, Jessica Hynes, enfin toute la troupe quoi, renvoient une image très sympathique et j’adhère vraiment à leur trip un peu tiré par les cheveux.

En 2007 est sorti Hot Fuzz toujours écrit par les deux comparses que sont Pegg et Wright. Que je n’ai pas du tout aimé. Bon, okay, j’exagère. J’ai aimé un petit peu mais sans plus… C’était l’occasion d’ajouter Martin Freeman ou Paddy Considine (oui, ils savent s’entourer) à leur merry band. Mais le fait que ce soit une parodie des films d’action, je crois que c’est ce qui m’a le plus bloqué. Ouais, bof bof. Même si ça se voulait également hommage au genre et pas seulement à faire rire. Après, oui, on retrouvait le décalage, le côté « root for the underdog » (c’est atroce, j’ai l’impression de faire du franglais partout, je m’excuse d’avance), les anti-héros par excellence. En tout cas, ils rajoutent une étoile à leur carrière de fanboys et on a atteint un nouveau niveau pour les nerds britanniques. Le film a un peu mieux marché au ciné que le précédent mais c’est pas encore ça…

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Bon, durant cette période, l’ère d’internet n’était pas encore à son apogée… Oui, je dis ça car je crois que c’est dans ces eaux-là que j’ai commencé à entrer dans l’illégalité. Bref, après la déception de Hot Fuzz, je me suis penché sur Spaced (ou « Les allumés » en VF, merci le web). Cette série datant de 1999 avec tous les acteurs de ce que j’appellerais la bande originelle. J’ai un avis mitigé dessus. Certains épisodes étaient juste énormes, d’autres étaient trop WTF pour que je saisisse l’humour x’). Et en fait, je pense que c’est ce qu’on peut dire de toutes leurs prods. On peut être imperméable à ce genre de comédie car c’est pas notre tasse de thé (comme tout), mais leur série est particulièrement axée fanboys (ou fangirls, hein x’) quand même. La qualité est très inégale, mais on ne peut pas leur enlever une originalité certaine, un style différent. D’ailleurs, il faudrait certainement marathonner l’intégrale sous acide une fois, pour se rendre compte de leur état *sort*. Dans sa globalité, mon avis est quand même très positif pour Spaced :’).

Au début de l’aventure américaine, il y a l’inoubliable et le sous-estimé Scott Pilgrim vs. the World. Là où, j’avoue, j’ai découvert Aubrey Plaza (April Ludgate!) et son humour placide, la beauté de Mary Elizabeth Winstead (oh, A.C.O.D. quand sortiras-tu ?!) mais aussi les seconds degrés de Brie Larson ou d’Anna KendrickMichael Cera était parfait dans ce petit rôle décalé, un peu perdu et maladroit, comme toujours. Mais dans la beauté des jeux vidéos, c’est que le héros prend toujours de plus en plus confiance en soi à mesure que la quête avance, et à mesure qu’il monte en niveaux :’p. Donc le petit Scott, dans des combats acharnés contre les evil ex (cast super allant de Chris Evans à Mae Whitman en passant par Jason Schwartzman) prouve qu’il est digne de la princesse Ramona. Le style un peu « comics » m’a vraiment bien accrochée, Wright prouve encore une fois qu’il a une vision et que je suis totalement « in lesbian with him« . Le film malheureusement n’a pas vraiment été bien accueilli… du moins, pas vraiment vu car le box-office n’a pas vraiment été gentil ^^’. Incompréhension car il y avait trop de références à la culture geek ? Manque d’humour ? En tout cas, le flop a été total… Pourtant, dans la quête initiatique de l’ado qui devient adulte, Scott Pilgrim fait définitivement partie de mes favoris avec ses réflexions sur son propre changement. Je connaissais pas du tout le comics et je n’ai toujours pas envie de le lire, mais en tout cas, les couleurs, le style de ce film m’a vraiment plu (tiens, j’ai envie de le revoir pour le coup x’).

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Je fais un encart avec Paul. Paul, c’est la comédie à l’américaine un peu lourde, la vraie première incursion dans le domaine de la SF par le duo Frost et Pegg (oui, je ne compte pas Star Trek, car bon… même si Scotty est énorme x’) qui le co-écrivent (ça me fait penser que le Nerd Do Well, l’autobio de Pegg est vachement drôle à lire). Les voir en tête d’affiche ne m’a pas fait douter un seul instant de la réussite du film. Mais après tout, mon objectivité de fangirl étant reconnue, je me suis tournée vers des camarades « non-initiés » dans la culture geek x’). Et eux aussi ont bien apprécié ! Malgré la vulgarité qui est totalement banalisée. Mais ils ne cherchent pas spécialement à provoquer, c’est presque naturel chez eux… Enfin, je ne vais rien dire de ce côté-là avec mon quota de « putain de merde » que je peux sortir par jour –‘. C’est là que j’ai réalisé que quand une comédie avait de bonnes blagues, des comédiens qui pouvaient débiter leur improv’ d’un claquement de doigt, peu importe le sujet même s’il s’agissait de la SF (genre qui s’ouvre de plus en plus au monde haha), le produit final serait bon. Bref, le gage de la vraie qualité. Donc, oui, Jason Bateman (le réalisateur avait dirigé quelques épisodes d’Arrested Development), Kristen Wiig (qui connaîtra la renommée quelques mois plus tard avec Bridesmaids), et quelques autres têtes du Saturday Night Live sont là, ça fait plaisir, c’est plutôt bien réussi malgré quelques scènes un peu olé olé. Merci à Universal qui fait un peu connaître le duo à l’international.

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Enfin, on arrive à The World’s End… (ou « Le dernier pub avant la fin du monde » comme l’appellent les distributeurs français) Hum… Je pense que c’est une réussite. C’est vrai, enfin la parodie sur le genre de la science-fiction qu’on attendait ^^’. Donc on retrouve tout le monde :’). Eddie Marsan en plus :’). Quelque part, ça me fait penser à Mad Dogs, les vieux potes qui se retrouvent après avoir fait un bout de chemin chacun de leur côté ! Le personnage de Pegg (oh, quelle coupe de cheveux oO) est resté un grand enfant. Les autres ont plus ou moins réussi leurs vies. J’ai bien aimé les petits clins d’oeil aux films précédents mais également à toute cette période des années 90. La BO est pas mal, je me suis surprise à fredonner plusieurs fois (haha, comme si c’était pas courant penseront certains). Mais c’est là que je m’aperçois vraiment que ces films sont vraiment adressés aux geeks. Et ça me frustre un peu. Ce n’est pas tant la catégorisation, c’est plus le côté « ils sont géniaux, ayez au moins la curiosité d’aller les voir bordel !! ». Donc je ne vais rien dire de plus sur ce film en salles très bientôt (si ce n’est déjà), juste que j’ai bien aimé l’ajout féminin de Rosamund Pike (qui a bientôt un film avec David Tennant, j’ai hâte :’D).

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(Petit bonus de leur intervention sur Reddit. Comme d’hab, très drôle et de bonnes questions inutiles comme des intéressantes :’D)