Au bonheur des dames à l’américaine… – Mr. Selfridge

Saison 1. Tout est mieux que réviser ses rattrapages...

J’ai vraiment eu l’impression de voir devant mes yeux la mise en place du Bon Marché comme le décrit Emile Zola. Au bonheur des dames, c’est certainement son roman le plus frivole, le plus drôle et le moins dur. On retrouve toujours sa conception du naturalisme bien entendu, avec sa critique de la société, mais il y a quelque chose de romantique dans cet ouvrage-là :’). Bref, pourquoi je parle de Zola ? Car le grand magasin qui se crée sous nos yeux, c’est le Bon Marché x’D. C’est la classe populaire ouvrière qui côtoie l’aristocratie et les bourgeois. C’est la jeune femme énamourée qui connait ses premiers déboires amoureux. C’est le père de famille qui doit prendre des décisions difficiles. Au départ, je ne savais pas du tout de quoi parlait Mr. Selfridge, j’avais juste vu que c’était une série UK en costume dont le personnage principal était un Américain, le tout fondé sur une histoire vraie (même si je n’ai jamais mis les pieds dans ce grand magasin), j’ai trouvé ça drôle comme idée alors j’ai tenté le coup ^^ (en plus, Jeremy Piven et Grégory Fitoussi sont invités à Monte-Carlo et je me disais que ça pouvait être une bonne opportunité de regarder maintenant x’). Et donc le résumé Allo : Harry Gordon Selfridge lance en 1909 le premier grand magasin londonien, dans le but de rendre le shopping aussi excitant que le sexe. Véritable visionnaire et pionnier, il met un point d’honneur à offrir un lieu magique présentant toute une série d’articles de façon étonnante, inédite, amusante, voire excentrique.

De fait, il y a des points positifs dans cette série. Déjà, c’est anglais. Oui, très facile à dire, mais tout le monde sait que les acteurs/séries anglais/es sont les meilleurs au monde :’D (pas du tout subjectif, hein !). Puis avec la mode des séries en costumes type Downton Abbey ou Upstairs Downstairs (tant dans la période que la petite musique un peu rétro toute dynamique, c’est peut-être des notes de clavecin qui rendent comme ça, j’en suis pas sûre), on peut espérer que l’aspect historique sera plutôt réussi et bien respecté. Ensuite, les acteurs ne sont pas mauvais non plus, Piven d’Entourage qui joue l’Américain nouveau riche et propriétaire des lieux, Fitoussi d’Engrenages (que j’ai toujours pas vu et qui m’attend au chaud sur mon DDE) qui interprète un Français versé dans l’art, une inconnue plutôt charmante qui joue les jeunes héroïnes (Aisling Loftus), et un bon casting harmonieux (et l’info qui sert à rien, il y a la femme de Martin Freeman qui en fait partie). C’est dramatique donc on a le droit aux histoires de liaison, difficultés professionnelles, problèmes familiaux habituels qui font avancer le tout. Et enfin, c’est une adaptation d’une personnalité réelle, et ça, même s’il y a de nombreuses libéralités, c’est toujours quelque chose qui me plaît car on apprend des choses ^^. Ils en profitent également pour mettre des événements de l’époque comme les Suffragettes :’). Le mélange de tout ça se regarde facilement, mais sans pour autant en rendre accro.

Malheureusement, ces 10 épisodes comportent pas mal de maladresses… L’histoire en elle-même tout simplement. Ça manque de répliques explosives qui font qu’on est happés par l’histoire. Au final, c’est juste un drame en costumes comme n’importe quelle autre série et n’apporte rien de plus. A la limite, on pourrait transposer l’histoire dans notre époque d’aujourd’hui que ça ne changerait rien. Je pense que le côté exagéré de Selfridge n’attire pas les foules. Non pas que Piven se débrouille mal, au contraire, mais cette opposition US/UK ne marche pas à fond. Pourtant, son entourage (pun intended *sort*) le soutient vraiment bien (ça me fait plaisir de revoir Zoe Tapper d’ailleurs). Oh, tant que j’y pense, il y a quelques scènes en français, et ça ne sonne pas du tout XIXe début du XXe comme façon de parler. Le spectateur entre bien dans le côté coulisses des questions d’argent, de relations, de politique même, mais du coup, il est délaissé dans le cercle de la classe un peu plus « populaire ». Et le tout tombe un peu à plat. On dirait qu’ils n’ont pas trouvé vraiment l’angle d’attaque. Il manque même de cet humour anglais propre aux drames :’p. Eh bon… difficile de ne pas faire la comparaison avec Downton Abbey justement, avec cette dualité des classes etc. mais il vaut mieux oublier ‘-‘. On ne s’intéresse tout simplement pas assez aux personnages.

Du coup, saison 2 commandée déjà, c’est mieux que d’autres séries donc je ne me plains vraiment pas, mais j’espère qu’elle va se trouver et pas papillonner avec 50 000 storylines différentes et se concentrer un peu pour s’améliorer.

Coming soon…

Titre : Star Trek Into Darkness (12 juin 2013)

De : J.J. Abrams

Avec : Chris Pine, Benedict Cumberbatch, Zoe Saldana, Zachary Quinto, Simon Pegg

Synopsis Allociné : Alors qu’il rentre à sa base, l’équipage de l’Enterprise doit faire face à des forces terroristes implacables au sein même de son organisation. L’ennemi a fait exploser la flotte et tout ce qu’elle représentait, plongeant notre monde dans le chaos… Dans un monde en guerre, le Capitaine Kirk, animé par la vengeance, se lance dans une véritable chasse à l’homme, pour neutraliser celui qui représente à lui seul une arme de destruction massive. Nos héros entrent dans un jeu d’échecs mortel. L’amour sera menacé, des amitiés seront brisées et des sacrifices devront être faits dans la seule famille qu’il reste à Kirk : son équipe…

Qu’est-ce qui accroche ? : A part pour Cumby, et peut-être parce qu’il s’agit d’un film de SF, je dirais qu’il n’y a pas grand-chose qui m’intéresse dans ce film… Heureusement que Simon Pegg est toujours là avec le petit Yelchin :’/. Certes, les effets seront plutôt jolis, ce sera certainement épique, mais sinon… J’en sais rien, j’ai pas trop envie de le voir sauf pour le trasher après visionnage en fait. Mais de quelqu’un qui n’avait pas aimé le premier opus, j’ai eu un bon écho, alors pourquoi pas :’O. Puis si on ne le voit pas au cinéma, on perd tout l’intérêt du film je pense…

Actor’s Chart : Toujours saoulée qu’Abrams fasse les prochains Star Wars ? Oui, oui. Sinon, à ce qu’il paraît, c’est Spielberg lui-même qui aurait suggéré le nom de Cumby à Abrams après l’avoir fait tourner dans Cheval de guerre. C’est certainement le choix le plus intelligent qu’il n’ait fait. A part ça, revoir prochainement Cumby et Alice Eve ensemble me rappelle Starter For 10, ou le film qui m’a fait craquer pour James McAvoy (et qui réunit Catherine Tate, Mark Gatiss, Dominic Cooper, Rebecca Hall, oui rien que ça) :’D.

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Titre : Man of Steel (sortie le 19 juin 2013)

De : Zack Snyder

Avec : Henry Cavill, Amy Adams, Diane Lane, Kevin Costner, Michael Shannon

Synopsis Allociné : Un garçon apprend qu’il est doté de pouvoirs extraordinaires et qu’il n’est pas né sur Terre. Une fois jeune adulte, il part en voyage pour découvrir d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais le héros en lui se doit de faire surface pour sauver le monde de l’annihilation et devenir un symbole d’espoir pour l’humanité entière.…

Qu’est-ce qui accroche ? : Après l’échec de Superman Returns, c’est un nouveau reboot auquel on a droit. Je sais que dans les geeks (que ce soit de comics ou des films) il y a une bande assez anti Snyder (après le ratage Sucker Punch et le semi-foirage Watchmen) et la bande rivale qui est très pro. J’ai pas trop d’avis là-dessus, mais ce sera clairement un bon gros blockbuster qui va en envoyer plein les yeux avec un casting assez sérieux. Je ne suis pas du tout convaincue par le choix d’Amy Adams (qui me paraît trop gentillette pour le rôle un peu plus… direct), mais après tout, je ne l’étais pas non plus par Anne Hathaway en Catwoman et elle a fait du bon boulot.

Actor’s Chart : C’est la première fois que Superman ne sera pas joué par un Américain ^^. Cavill (qui était génial dans The Tudors) a coiffé au poteau des acteurs comme Armie Hammer, Zac Efron ou même Matt Bomer *_* qui étaient pressentis pour le rôle. Il suffit de voir combien le costume lui va x’). Oh et Adams avait fait une apparition dans un épisode de Smallville la saison 1, celle qui avait perdu drastiquement du poids et mangeait… tout x’D. Elle était encore jeune…

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Titre : Frances Ha (sortie le 03 juillet 2013)

De : Noah Baumbach

Avec : Greta Gerwig, Mickey Sumner, Michael Esper, Michael Zegen

Synopsis Allociné : Frances, jeune New-yorkaise de 27 ans, vit avec sa meilleure amie Sophie, en rêvant sa carrière de danseuse. Mais Sophie déménage, et Frances se retrouve subitement seule, obligée de trouver sa place dans ce monde…

Qu’est-ce qui accroche ? : C’était l’affiche qui avait attiré mon œil au début. Je n’avais pas du tout reconnu Greta Gerwig en plus ^^. C’est en regardant la BA que je me suis dit que ce projet avait l’air très intéressant. Rien qu’en 2 minutes, j’ai senti une sincérité et une simplicité qui manquent à bon nombre de films d’aujourd’hui ^^. En plus, c’est en noir et blanc, ça peut être un choix artistique osé et adéquat. Bon après, c’est de Baumbach, qui est assez spécial. J’aime beaucoup ce qu’il fait, des Bergman se séparent à Greenberg et même son scénario de Fantastic Mr. Fox ! J’ai pas trop de doute sur la réussite du film :’D.

Actor’s Chart : Baumbach et Gerwig sont en couple dans la vraie vie (depuis Greenberg :’p), et en fait, je trouve qu’ils ont cette même tranquillité nonchalante qui leur va bien. Ils font très couple hipster x’D. Ils ont écrit le film ensemble d’ailleurs, Gerwig a dû cravacher sur les cours de danse pour être au point. Et dans le rôle de la meilleure amie, Mickey Sumner (aperçue dans The Borgias), c’est la fille de Sting ^^.

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Titre : Malavita (The Family en VO sortie le 23 octobre 2013)

De : Luc Besson

Avec : Robert de Niro, Michelle Pfeiffer, Tommy Lee Jones, Dianna Agron

Synopsis Allociné : Fred Blake alias Giovanni Manzoni, repenti de la mafia new-yorkaise sous protection du FBI, s’installe avec sa famille dans un petit village de Normandie. Malgré d’incontestables efforts d’intégration, les bonnes vieilles habitudes vont vite reprendre le dessus quand il s’agira de régler les petits soucis du quotidien.…

Qu’est-ce qui accroche ? : Vous avez deviné… Ouais. Quinn Fabray *sort*. Je me dis que ce sera ptete enfin le film (pas naze comme Number Four ou The Romantics) où on la verra plus de deux minutes (contrairement à dans Burlesque). Ça pourrait être son breakthrough moment quoi x’D. A part ça, revoir De Niro dans un rôle de mafieux, ça doit être sympa aussi. J’ai lu le bouquin de Tonino Benacquista récemment (après avoir appris qu’Agron avait été castée en fait), et c’est plutôt pas mal. C’est drôle, ça se lit vite, et effectivement, ça doit faire une bonne adaptation en film. Je me demande si les auteurs y pensent quand ils écrivent leur roman (clairement Dennis Lehane et Nick Hornby doivent le faire x’D).

Actor’s Chart : L’info qui sert à rien, ils ont tourné vraiment en Normandie donc, ainsi que dans la nouvelle école de cinéma (datant de l’an passé) de Besson qui se trouve à St-Denis ^^. Après, je ne pense pas que ce soit un « grand » film dans le sens classique du terme, mais il devrait être a priori divertissant. Maintenant, Besson fait du commercial, et tant pis quoi.

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Titre : Don Jon (sortie sûrement un jour)

De : Joseph Gordon-Levitt

Avec : Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore, Tony Danza, Brie Larson

Synopsis Allociné : Jon Martello est un jeune homme athlétique, séduisant et séducteur. Ses amis l’appellent Don Jon en raison de son talent à « lever » une nouvelle fille chaque weekend, mais même les rencontres les plus excitantes ne valent pas les moments solitaires qu’il passe devant son ordinateur à regarder des films pornographiques. Barbara Sugarman est une jeune femme lumineuse, ravissante et un brin vieux jeu. Nourrie aux comédies romantiques hollywoodiennes, elle est bien décidée à trouver son Prince Charmant et partir avec lui sur son cheval blanc. Chacun ayant des attentes illusoires sur le sexe opposé, Jon et Barbara vont devoir lutter contre un monde de fantasmes véhiculé par les médias dans le but d’espérer trouver une véritable intimité.…

Qu’est-ce qui accroche ? : Un film de JGL avec JGL écrit par lui-même :’). J’aime bien la BA, elle est dynamique et on s’y prend. Bon, j’avoue, ça parle encore de sexe et d’addiction sexuelle, mais c’est pas grave, hein ? C’est JGL… Je pense que ça peut être touchant et drôle. Et pour une fois, Johansson embrasse son côté péripatéticienne (même si je ne suis pas convaincue du choix de l’actrice). Il a bien plu à Sundance, il est étonnamment bien noté sur IMDb, mais il reste à savoir si c’est parce que JGL est l’un des princes du net et que tous ses serfs l’ont suivi ou parce qu’il s’agit d’un vrai bon film indé sympa. Sa coupe de cheveux en tout cas est atroce :’D.

Actor’s Chart : Il s’agit donc bien du premier film de JGL en tant que réalisateur. En fait, il avait écrit le rôle de Barbara avec en tête Johansson, qui l’a accepté par la suite, donc il était ravi. Et moi déçue ‘-‘. C’était coolie en plus, il avait fait la demande sur son site hitRECord.org si les membres de la communauté voulaient être des figurants dans le film. Si j’étais Américaine, j’aurais carrément sauter sur l’occasion x’D. Dans tout le processus on a ressenti la générosité de JGL quoi ^^.

« The higher you get the farther… the fall. »

Eh ben non, je ne parle pas de "Smash". Episode 3 :').

Je crois que c’est ma dernière série de serial killer là. Ma prochaine entrée sera plus légère ^^. The Fall, à part l’avoir eu en ligne de mir car il y a la fabuleuse Gillian Anderson (la plus anglaise des actrices américaines j’ai l’impression Any Human Heart, Great Expectations, Johnny English Reborn :’D) et parce qu’il s’agit d’une production BBC, n’a pas fait grand bruit en sortant. Même s’il y a le beau gosse de Once Upon a Time, Jamie Dornan aka le Sheriff, ça n’aura pas suffit. Cinq épisodes sont prévus (mais bon, les chiffres et moi c’est pas le grand amour alors il me semble….). Créée par Allan Cubitt, cette fois-ci, il s’agit d’un vrai thriller et non d’un drame caché ou d’un message à l’humanité x’D. Et franchement, ça fout la trouille. Je suis une véritable chochotte concernant les films/séries d’horreur, je l’admets volontiers (j’ai tenté de regarder American Horror Story pour Sarah Paulson mais j’ai échoué lamentablement), mais même si j’étais une spectatrice endurcie, The Fall met mal à l’aise et reste très morbide. Je suppose que c’est ce qu’on peut appeler un thriller psychologique avec une atmosphère particulière *sort*. Il ne faut donc pas être surpris par la lenteur de la série, ça correspond bien au style puisqu’il faut faire monter la tension, bien torturer le spectateur avant de faire péter le champagne, ou plutôt la bière dans notre cas. Le fait que ça se passe en Irlande, ça joue aussi je pense. Plus vrai, la campagne toussa :’D.

Très dommage que personne ne la subbe soit-dit en passant, car je pense que le TS doit faire à tout casser 400 lignes par épisode tellement ils parlent peu pour un épisode de 55 minutes :’D. Tout est dans l’ambiance effectivement. Et dans l’ingéniosité de la narration. En tant que spectateur on sait qui est le tueur. Bon point. Mais contrairement à Dexter, on ne lui pardonne pas ses actes car il est difficile d’éprouver de l’empathie. Dornan est juste flippant. Il prouve donc qu’il est plus qu’une belle gueule (ancien mannequin pour Calvin Klein quand même, et de le voir en jogging par exemple, ça lui porte un coup x’). Paul Spector est (encore) un psychothérapeute, à croire qu’ils sont vraiment atteints… père de famille le jour et se livrant à des activités plus que douteuses la nuit. C’est le point qui me déçoit le plus, sa vie de famille. Sa femme et sa fille ne servent vraiment pas à expliquer sa psychologie. Mais ça viendra peut-être.

Mais c’est plus complexe que de la simple tuerie. L’obsession est fascinante. Par la mort, le sexe. Le fétichisme également. La vue du sang est un vrai spectacle, on rentre dans le quotidien de Spector, on l’accompagne dans la tuerie et son rituel qui suit. Ce n’est pas lassant, car c’est plutôt amené intelligemment, on sent que toute scène a une signification et que l’histoire est imbriquée d’une telle manière que ça va marcher. D’ailleurs, d’habitude, c’est dans les cop shows où on voit 3 minutes la victime lors de la scène du meurtre et basta. Là, on la suit un peu plus, le temps de vouloir s’y attacher avant que… Voilà quoi x’).

Et au final, la gentille fliquette qui est censée arrêter le méchant n’est pas toute blanche. Heureusement, sinon ce serait ennuyeux. Stella Gibson n’est pas qu’une excellente agente, elle est également une femme de pouvoir. Le parallélisme entre le tueur et elle-même est assez flagrant. Ce côté maniaque, la place du sexe dans leur vie, le professionnalisme, la froideur… Si elle ne savait pas maîtriser ses ardeurs, peut-être qu’elle pourrait changer de bord. Ce qui est drôle (même si ça ne fait rire que moi –‘), c’est que dans Hannibal, Anderson joue la psy du Dr Lecter alors que là, elle est dans le rôle de la représentante de l’ordre qui doit arrêter le coupable :’D. La tension est toujours palpable car étonnamment, ils ne se sont jamais rencontrés (j’ai hâte d’ailleurs). Et en prime on a le droit à une Archie Panjabi qui passe le coucou ^^. Après, il y a des histoires secondaires, avec des affaires de drogue (comme d’hab), de corruption (toujours) etc, je me demande vraiment comment en deux épisodes restants ils vont conclure ça oO. Pour le moment, je dirais que j’aime bien, mais ça pèse quand même sur ma petite tête alors j’ai du mal à y adhérer à 100% ^^.

Dans ce genre de cas, soit le tueur est arrêté, soit on s’approche de son identité sans pour autant avoir tout résolu à la fin. Il faut tout de même garder l’intérêt du spectateur pour la saison 2 qui a déjà été commandée par BBC.

« Innocent until proven guilty. » – Rectify

Oui, je continue dans les séries qui parlent de tueur, mort, toussa toussa :'D. Mais je vais bientôt être à court. Saison 1, donc.

Je ne sais pas si c’est le fait que cette saison ne soit composée que de 6 épisodes, ou parce que c’est Sundance qui l’a produite, mais il y a clairement quelque chose de différent dans Rectify. D’agréablement différent. Comme la série n’a pas connu une publicité énorme, je me permets d’indiquer le synopsis Allociné : Après 19 années passées en prison pour viol et meurtre, Daniel Holden est finalement disculpé grâce à des analyses ADN. De retour dans sa ville natale, cet homme, qui n’avait que 18 ans lorsqu’il avait été emprisonné et condamné à mort, tente de se reconstruire une nouvelle vie. Pas évident quand ton entourage te considère toujours comme un criminel et qu’on a passé ces dernières années à attendre la mort !

Au début, j’étais un peu sceptique, j’avais peur que ça tourne au thriller/policier si l’enquête était rouverte pour découvrir s’il était vraiment innocent ou pas. Je mets des stop tout de suite, ce n’est pas du tout le cas (même si la question de son innocence ou non est toujours tapie dans l’ombre et ouvre la porte à un débat pseudo philo-sociologique *sort*). C’est le drame (familial principalement) le plus humain qui soit. Effectivement, l’utilisation des preuves par l’ADN a été un énorme chamboulement dans la résolution des affaires criminelles, sciences dures toussa, preuves scientifiques irréfutables blabla. En gros, il faut juste être plus malin pour monter son coup maintenant. Plusieurs personnes punies de la peine capitale avaient été libérées pour erreur de justice révélée par l’ADN. Donc prendre un fait divers (si on peut appeler ça un fait divers x’) pour créer une série, c’est toujours un principe qui m’a plu. Ray McKinnon est un scénariste, réalisateur qui a remporté un Oscar pour un court-métrage et acteur qu’on a pu voir récemment dans Sons of Anarchy. Ouaip, un CV plutôt intéressant. Et il crée Rectify que Sundance Channel a diffusé. Je suis assez impressionnée en fait. Par la manière dont il propose cette série. C’est très lent, il faut le reconnaître. Mais tant mieux. Car il n’y a que 6 épisodes (ils auraient pu monter à 8 quand même x’), et ça passe trèèès vite 6 épisodes. Après, s’il y en avait eu plus, j’ai peur que la lenteur joue en défaveur de la série, donc mieux vaut finir sur une belle note.

L’histoire et son ton m’ont un peu fait penser au manga Détenu 042 de Yua Kotegawa (l’histoire d’un condamné qui se retrouve embarqué dans une expérience sociologique qui l’amène à travailler dans une école en étant surveillé 24/24 h après avoir été enfermé plus de la moitié de sa vie). C’est la redécouverte du monde, de la société, après avoir été enfermé un sacré bout de temps. Forcément, on s’attache au héros qu’il soit coupable ou non on s’en fiche, on peut lui pardonner car le passé appartient au passé. Il a été suffisamment puni pour ça, non ? Et tant dans le manga que dans la série, il y a une sérénité qui se dégage du héros, le silence des mots qui ne fait que renforcer la tumulte intérieure (et savoir combien de temps il pourra prendre sur lui avant d’exploser). Il pourrait être bouddhiste ! Scruté par sa famille, par les curieux (normal, il revient dans sa ville natale), blâmé par la famille de la victime (qui sont plus tarés que lui), c’est une vraie bête de foire qu’on suit. Pourtant, la place n’est pas au découragement. Daniel Holden (Aden Young que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam délivre une prestation vraiment poignante qui tire les larmes, vulnérable à souhait mais en même temps très fort :’/) est plus que soutenu par sa sœur (une Abigail Spencer que je n’aime pas d’habitude mais qui m’a bluffée là) qui a toujours cru en son innocence, et tente de se réintégrer au sein de sa famille avec une mère remariée qui se sent coupable et un frère qui a le même âge que lorsqu’il venait d’être condamné. C’est le retour dans un autre monde. L’évolution est bien réelle, Daniel apprend tout à nouveau après un traumatisme. Là où en prison il n’y avait ni vie privée ni relation humaine, il retrouve à nouveau une vie. Big up pour la petite Adelaide Clemens (que j’avais beaucoup aimé dans Parade’s End) dans le rôle de la femme du demi-frère qui prouve qu’il existe encore des gens biens dans ce monde qui redonnent goût à la vie même s’ils sont bizarres x’). Les cyniques vont dire qu’évidemment il fallait mêler la religion à tout ça, mais oui ! Il le faut ! Dans un pays croyant comme les Etats-Unis, ne pas y mêler la religion aurait été une erreur de calcul et de réalité. L’absolution, le pardon de nos péchés, c’est peut-être une solution à la question implicite du « que dois-je faire ? ».

Globalement, c’est un peu un voyage initiatique pour se retrouver. C’est touchant, les dialogues sonnent juste, les personnages sont travaillés tout comme la narration. C’est ça, (c’est un beau roman) c’est une belle histoire très épurée. Les scènes ne font jouer que très peu de personnages à la fois généralement, et ça marche. J’ai particulièrement apprécié toutes les scènes flash-back (oui, encore x’D) en prison, ainsi que les références littéraires (re oui, encore :’D). La réflexion/message derrière tout ça ne laisse pas vraiment indifférent je pense. Du moins, j’ose le croire. Le premier épisode ne m’avait pas convaincue, mais le deuxième, quand la mise en place est faite, a été un déclic. Toutes les émotions que Daniel peut ressentir, il les fait transparaître à l’écran et on le comprend un peu mieux. Puis ça redonne un peu espoir (comme dans Détenu 042 :’D) en l’être humain. Donc j’ai hâte de voir la saison 2 (10 épisodes cette fois-ci). Mais j’aimerais bien que ça se finisse par le fait qu’on prouve que c’est effectivement lui qui a commis le viol et le meurtre, et qu’il se fasse exécuter à la fin alors que tout le monde s’est trop attaché à lui car en fait, c’est un homme bon. Je veux pas qu’il soit innocent quoi. Même si des insinuations vont dans ce sens.

C’est parfois une bonne idée d’aller au ciné…

great_gatsby_ver17Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) : Il y a des films qui doivent être vus car ils seront considérés comme un classique qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Dans la multitude de films qui sortent de nos jours, l’idée de revoir un film au cinéma m’effleure de moins en moins souvent. Pourtant, Gatsby est de ceux-là. Je ne sais pas si j’ai été éblouie par la beauté des costumes et des décors, par le jeu au poil des acteurs (et des acteurs en eux-mêmes car je vais le dire qu’une fois, mais DiCaprio et Carey Mulligan étaient superbes même dans leur pseudo surjeu qui correspondait exactement à l’époque et au style un peu fantasque du film) ou tout simplement parce qu’il s’agissait de Gatsby. La prose m’a touchée, l’histoire d’amour aussi (les mauvaises langues vont parler de niaiserie), le décalage du film. Toute la musique qui est passée n’est pas ma tasse de thé habituelle, mais dans le film, c’était vraiment parfait. Même si techniquement avec la 3D etc. ce n’était peut-être pas parfait, mais en fait ça relevait du secondaire pour moi. J’encense un peu ce film, mais je trouve qu’il y a un mystère qui s’en dégage, ce même mystère qui enveloppe son protagoniste principal :’). On est dans la démesure à la Moulin Rouge, dans l’amour éternel de Roméo + Juliette. Du coup, ouais, j’ai adoré (même si je n’aime toujours pas Baz Luhrmann x’) le style et l’ambiance du film.

pitch_perfectThe Hit Girls (Pitch Perfect) : Sous prétexte qu’il s’agisse d’un teen-movie américain, ça ne peut pas être bien selon les critiques français. Je ne suis pas d’accord, certains teen-movies font preuve d’une subtilité rare et ne sont pas que des guilty pleasures. J’avais vu ce film en décembre dernier quand il est sorti sur le net, mais je suis retournée le voir à sa sortie en salles françaises. Et honnêtement, j’ai vraiment pas été déçue, j’ai aussi rigolé si ce n’est plus que la première fois devant mon écran. C’était intelligent, feeling-good et drôle. L’humour n’était pas en-dessous de la ceinture, et pour autant ils n’avaient pas peur d’employer un langage cru. Non, c’était de l’humour bien dosé, sensé, et surtout des chanteurs très bien trouvés. Quand on lit le plot, on peut craindre un phénomène Glee, mais bien loin d’eux cette idée ! Ce n’est pas du politiquement correct ni des amourettes de lycée (même si la romance est… ben euh, prévisible quoi x’), ce sont de vrais acteurs avant d’être des chanteurs (même si Rebel Wilson et Brittany Snow s’en sortent plutôt pas mal :’p). Et c’est chouette.

callThe Call : Je ne pense pas que je l’aurais autant apprécié s’il n’y avait pas eu l’ambiance cinéma :’). La BA m’avait déjà interpelée mais je n’étais pas certaine de voir le film. Au final, pas de déception. La petite Abigail Breslin (la future Valentine Wiggin dans Ender’s Game !!!) a vraiment grandi et s’en sort très bien. L’aspect « temps réel » du film ajoute vraiment un quelque chose et maintient bien en haleine. Et le psychopathe (encore un, j’ai l’impression de ne voir que ça en ce moment) faisait vraiment flipper. On est loin des types élégants et sophistiqués, c’est le taré de base là. Halle Berry était revenue un peu sur le devant avec Cloud Atlas qui était assez alambiqué, du coup, j’ai bien aimé sa simplicité et son empathie dans ce film. Même s’il y a des passages vraiment prévisibles, on reste bien accrochés tout le film (qui ne dure pas très longtemps, encore une bonne chose ^^). Puis même, j’ignorais qu’un centre d’appel de « 911 » ressemblait à ça, c’est cool :’D. J’imagine bien que ça doit être difficile à supporter…

stoker_ver3Stoker : Quand on lit que c’est un film qui a été écrit par Wentworth Miller, on n’est pas vraiment convaincus… En plus, ça a fait un mic-mac dans mon esprit « Stoker » comme Bram Stoker et Wenthworth Miller avec Buffy… Du coup, j’avais cru que c’était un film avec des vampires au début –‘. Bref, il faut bien admettre que la reconversion est des plus réussies. Le film est très prenant, j’ignore si c’est dû à la réalisation de Park Chan-Wook qui s’y connaît en horreur (oh les jeux de lumière flippants) ou le fait que Matthew Goode (je garde à l’esprit son image dans Imagine Me & You x’D) ait ajouté une touche de flemme britannique à l’ensemble, mais en tout cas, le résultat est bien là. Ce n’est pas un film d’horreur en soi, mais clairement, c’est déstabilisant. Quand le spectateur est du côté du tueur, je pense que le pari est gagné pour le réalisateur. Et là, ohlala, qu’est-ce que c’était plus fun d’être de leur côté :’D. La bizarrerie/platitude de Mia Wasichose (rha, je me souviens jamais de la fin de son nom ><) étaient parfaits pour ce rôle :’O. Nicole Kidman sert vraiment de faire-valoir, elle a un second rôle assez transparent. Oh, et quel morceau de piano !

only_god_forgivesOnly God Forgives : C’était moche. Je ne trouve pas d’autre terme. Ah si, chelou peut-être. Ça se veut expérimental (comme Drive), décalé (comme Drive), laissant la musique parler à la place des personnages (comme Drive), sublimer Ryan Gosling (comme Drive), et au final ça fait un petit flop. Déjà que je ne suis pas une grande fan de Drive, mais en plus dans ce film, c’est simple, on ne voit rien. Tout est dans la pénombre rouge, des plans fixes à s’en décrocher la mâchoire, d’une incompréhension mortelle. Seule chose qui m’a fait sourire, l’histoire se passe à Bangkok, comme d’habitude quand il s’agit de prostitution, drogue, trafic :’D. Même Kristin Scott Thomas, qui dit elle-même qu’au lieu de lui proposer le rôle de l’aristocrate anglaise c’est celui d’une « bitch américaine », n’a pas réussi à m’intéresser aux personnages. Bref, je n’ai pas saisi vraiment l’idée derrière ce film pseudo d’auteur. A force de vouloir trop en faire…

« Secte : Ensemble de personnes qui se réclament d’un même maître et professent sa doctrine. » – The Following

Encore une saison 1 :').

Un avertissement. Ne vous attachez pas aux personnages car de toute façon ils vont mourir. J’aurais voulu qu’on me donne ce conseil. Cette série est une petite torture émotionnelle. Oui, c’est une série et donc du divertissement. Il ne faut pas chercher à ce que ce soit réaliste… Ayant regardé sur le tard, j’avais eu plusieurs échos assez divers « c’est super ! », « il se passe rien », « c’est trop du n’importe quoi ! »… Ben moi, j’ai vraiment beaucoup aimé. Et pas uniquement parce que Kevin Bacon fait face à James Purefoy (subite envie de revoir Rome). Non, j’ai bien aimé car alors qu’on avait une énième série d’agent fédéral désabusé dans l’alcool et les femmes et un psychopathe supra-intelligent qui s’évade (oui, c’était obligé), ils ont réussi à les rendre charismatiques et intéressants. Ils ont flouté la ligne des gentils et des méchants, laissant au spectateur le loisir d’embrasser largement l’idéologie des bad guys. Eh oui, je m’en fiche que ce soit cliché, niais, prévisible et ce que vous voulez. Dès que ça parle de secte, de gourou, de personnes socialement inaptes, je suis captivée. J’admets, certaines situations étaient plus que ridicules… j’ai même riz plusieurs devant le nawak :’D. Mais en globalité, les séries feuilletonnantes me manquent tellement que dès qu’il y en a une, j’adhère x’D. Mais malgré touuuut, le divertissement est bien là. Même si je trouve que ça aurait fait une très bonne mini-série et que la saison 2 me semble totalement inutile (ils auraient pu clore le tout), je retrouverai avec plaisir ce petit groupe (vivant de préférence car s’il y a une chose abusée, c’est le cliffhanger de fin –‘) l’an prochain.

Dialogues téléphonés ? Okay, si on veut, quand Joe Carroll déballe ses pamphlets et qu’ils sont avalés par ses followers. Peut-être qu’ils sont plats, qu’ils ne sont pas du tout crédibles, mais il reste un gourou ! Et un gourou n’a pas à être crédible, il doit juste être charismatique pour que ses adeptes le suivent. Et c’est comme réciter de la poésie, exercice dans lequel James Purefoy est plutôt doué. Il y a une confiance qui émane de lui à chaque tête-à-tête avec les membres de sa secte que j’apprécie. De même que chez Ryan Hardy, la faute pourrait en incomber aux scénaristes, mais son jeu d’acteur n’est certainement pas remis en cause avec ce petit côté désabusé qu’il porte. Franchement, même s’il y avait pas mal de répliques prévisibles et souvent pas très drôles, tout s’enchaînait plutôt bien.

Niais ? Oui, la romance entre les personnages de Kevin Bacon et Natalie Zea (ce qui me fait penser que je dois jeter un œil à Justified) l’est. Mais on est dans un roman d’Edgar Allan Poe que diable ! On s’approche du romantisme gothique avec lui (d’ailleurs, bien que je déteste cet auteur, j’ai beaucoup apprécié toutes les références littéraires). Donc le parallèle entre le vrai Amour et la mort est plutôt très bien pensée je trouve. Hardy est symboliquement le héros torturé par excellence. Sa seule rédemption serait de sauver la femme qu’il aime. Rappelons quand même que le créateur de la série, Kevin Williamson, gère également Vampire Diaries et à l’époque, Dawson, donc la relation un peu incroyable et épique rappelle un peu l’utopie adolescente ^^’. Ce déni de l’amour en plus fait très désuet. L’un ne méritant pas l’autre, ça entraîne des sacrifices, des actes irréfléchis, des preuves d’amour… C’est romantique quoi !

Improbable ? Bon… je dois avouer que beaucoup de scènes étaient un peu étranges du côté du réalisme et elles offensaient limite l’intelligence du spectateur… Il faut bien un côté négatif quelque part ^^’. Il y a eu trop de scènes de nuit également pour alourdir l’atmosphère. Puis il s’agit d’une secte de psychopathes qui tuent par loyauté et admiration envers un psychopathe encore plus dangereux, c’est réaliste ça peut-être ?! Ce sont des illuminés qui n’agissent pas vraiment « normalement ». Bon, ça n’excuse pas tout (je ne dis pas toutes les idioties qu’ils on pu faire avec les armes à feu), mais ce n’est pas si terrible que ça.

Et quand même, les personnages secondaires étaient super coolies. Je ne parle pas que de Mike (Shawn Ashmore et non Aaron ^^) ou de l’agent Parker (Annie Parisse qu’on a pu voir dans la méconnue Rubicon, j’étais assez dégoûtée pour son perso d’ailleurs) du côté de gentils, mais également des adeptes ou guests qu’on ne voyait que le temps d’un épisode (même si c’était un peu dommage que Maggie Grace ne soit apparue que dans le premier). De même, la construction des épisodes avec les flash-backs était vraiment sympa. Ça donnait l’impression de faire partie intégrante de l’enquête. D’habitude, ça déséquilibre les séries, mais là, c’était tout simplement nécessaire et ils aidaient bien à la compréhension globale. Ça allégeait un peu la tension du présent (avec le kidnapping, les meurtres etc.) avec des scènes plus émotionnelles voire gentillettes. Et je trouve qu’on ne le mentionne pas assez souvent, mais la BO de cette série gère la fougère quand même ! Il y avait toujours une chanson à la fin de chaque épisode un peu « puissante », à un moment il y a eu Sweet Dreams, et un autre If I Had a Heart (le générique de Vikings d’ailleurs, ça m’a fait sourire).

Avec du recul, je dirais que c’est une bonne série à voir en un coup car la tension peut redescendre avec l’attente hebdomadaire. Il y a eu quelques petits épisodes un peu inutiles, qui ne faisaient pas vraiment avancer l’histoire. Et j’ai trouvé ça un peu bête de faire « team Carroll » jusqu’à l’épisode 14 environ et soudainement, ils arrivent à résoudre l’affaire dans le dernier épisode. L’incompétence du FBI faisait vraiment peine à voir, mais bon, ça ne faisait que mettre sous les projecteurs Hardy. Et les face-à-face entre les deux protagonistes étaient juste énormes. Donc oui, malgré tout ce qu’on a pu dire de négatif sur cette série, je trouve que ça vaut le coup de la regarder.

« This is my design. » – Hannibal

La saison 1 jusqu'au 10 "Buffet Froid" :').

Phase très psychotique actuellement (comme l’a si bien précisé la cover de Preview Magazine :’p), entre Hannibal, The Following, Bates Motel… Je vais commencer par le petit Hannibal. Dès que la série a été annoncée, ma réaction a été simple : « Hugh Dancy *___* cœur cœur. Bryan Fuller *silence de joie*  » Le voir hebdomadairement sur mon écran était une perspective trèèès alléchante (depuis The Big C *soupire*). Puis Mads Mikkelsen *__*. Peut-être que je ne me serais pas intéressée à la série autrement… Un psychopathe trop renommé, un thriller qui aurait plus eu sa place sur le câble que la NBC, des enquêtes policières, donc sûrement une série qui fait peur. Non, pas vraiment mon style. Mais le grand plus d’Hannibal (tout comme de The Following d’ailleurs), c’est d’être feuilletonnant. Donc non, ce n’est pas une enquête par épisode, mais le fil rouge qui va révéler le « vrai » psychopathe de l’histoire. En plus, on sait déjà que Dancy est particulièrement adorable dans un rôle d’un atteint d’Asperger (rappelez-vous d’Adam, l’un des films les plus adorables de l’histoire :’D) et que Mikkelsen est un homme dangereux (je vais mettre Casino Royale x’). Deux acteurs de cinéma pour une série, que demander de plus ? Et puis se sont ajoutés les autres noms… Laurence Fishburne, Caroline Dhavernas (qui retrouve Fuller après l’échec hélas de Wonderfalls)… Donc oui, la principale raison, c’était les gens attachés à ce projet.

Je n’ai jamais vu Le silence des agneaux, je ne connais strictement rien de la vie d’Hannibal Lecter n’ayant jamais lu Dragon Rouge, donc je ne connaissais que ce que tout le monde sait de lui : c’est un docteur, et il est cannibale \o/. Impossible également de comparer avec les autres interprétations du personnage puisque j’en connais aucun ^^. Mais après avoir vu cette saison, le contrôle que manifeste Hannibal sur tout est vraiment impressionnant. Sa maîtrise de la cuisine également :’D. Oui, paradoxalement, regarder cette série de tueurs m’a donné faim à certains moments (même si le doute de la chair humaine plane toujours x’). Et on a bien ressenti la touche de Fuller dans les moments de cuisine, avec la scène relativement sombre mais les couleurs des plats éclatantes. Certes, j’ai eu des moments avec des hauts-le-cœur (holy kumquat, les corps avec les champignons ><), mais c’était plutôt naturel dans la série. Et la réaction de Will Graham (profiler Asperger, c’est plutôt cool en fait x’) valait bien que je prenne sur moi. Clairement, il y a une certaine ambiance qui se dégage de la série. Ce n’est pas simplement le policier du jeudi soir un peu asocial qui va résoudre des enquêtes, non, il y a un véritable mal-être dans les épisodes. En plus, mine de rien, le style employé pour la réflexion/empathie de Graham est plutôt bien fichue et originale. Autant, quand d’habitude les inspecteurs sont là à résoudre leur affaire et quand à huit minutes de la fin, bingo ! On a trouvé notre coupable ! Là, les explications de Graham sont plutôt pas mal, et le fait qu’on assiste vraiment à la scène à travers ses yeux rend le tout un peu plus intéressant.

Malheureusement, tout retombe assez rapidement. La tension, la fascination… Ouais, on retombe dans le classique policier très rapidement, le fil rouge n’avance que trop lentement et on s’ennuie un petit peu. Disons que les cinq premiers épisodes mettent vraiment bien tout en place, puis après, la série tourne un petit peu en rond et la spirale névrotique de Will Graham n’y change rien. Même l’apparition furtive de Gina Torres ou celle de Gillian Anderson n’y change rien x’D. Au final, on apprend que les serial killers sont souvent des gens cultivés, que dans la liste des métiers vers lesquels ils se dirigent, en tête sont les médecins, puis en cinquième position on retrouve le journalisme et en septième les forces de l’ordre… Ouais, okay. C’est assez prévisible, et même s’il y a une véritable évolution des personnages (on les découvre bien), ils ne semblent pas détenir assez de secrets pour qu’on s’y intéresse pour une deuxième saison. Après, oui, si on aime l’ambiance, on n’en est jamais rassasié :’). Je regarderai probablement par curiosité la saison 2 (et puis le format 13 épisodes me plaît assez pour perdre du temps dessus :’p) mais je ne m’attends pas à des étincelles. J’espère juste qu’on découvrira rapidement que le Dr Lecter y est pour quelque chose dans tous ces meurtres… On en saura certainement plus avec les trois derniers épisodes.

(P.S : j’aime beaucoup le fait que les titres des épisodes soient des moments du repas en français :’D.)