Don’t shoot the Mockingbird (Lane)…

Je suis assez contente que le pilot de Mockingbird Lane ait finalement été diffusé à la TV. Quand le projet avait été annoncé, le nom de Bryan Fuller brillait un peu comme les fraises du Pie Hole et j’imaginais déjà le genre de la série et son esthétique particulière. Quand les noms du casting ont été annoncés, mon impatience s’est encore accrue à l’idée de revoir Portia De Rossi à l’écran (RIP Better Off Ted introuvable en DVD) et Jerry O’Connell qui ne semble pas avoir vieilli (ce que c’était bien Sliders :’D). Après, NBC n’a pas choisi de continuer l’aventure, mais a décidé de diffuser le pilot pour Halloween. Pourquoi pas quoi. Même si une série complète aurait bien évidemment été plus satisfaisante. Mais c’est tout de même mieux que rien (car on nous a bien mis l’eau à la bouche avec les photos promos et tout, et au final, pour quasiment rien)… Déjà, je ne connaissais pas The Munsters, et en règle générale, je n’aime pas trop les fictions avec des êtres surnaturels, que ce soit des vampires, des loups-garous ou autres. Ça me fait peur tout bêtement, et leur mythe est souvent raté. C’est un peu différent avec La Famille Addams dont l’humour noir fait souvent mouche. Bref, de toute manière, je n’aurais jamais regardé la série originale. J’ai lancé l’épisode en ayant aucune idée du sujet dont ça parlait, et je n’en ai que mieux profité.

Première surprise, la réalisation déléguée à Bryan Singer x’D. J’avais l’impression de débarquer dans la quatrième dimension *bruitages bizarres*. Sûrement que la nouvelle n’était pas nouvelle justement… mais j’ai dû l’oublier dans les méandres de mon cerveau. En tout cas, bonne surprise. La première scène avec les petits scouts m’a vraiment faite rire. J’avoue que j’ai un petit faible pour ces explorateurs de la nature x’D. Au moins, ils apprennent ce qu’est la nature, ce qu’on ne peut pas dire de la majorité des Américains. Puis leurs petits badges sont mignons. Et j’ai maintenant l’image d’Edward Norton en chaussettes hautes (Moonrise Kingdom). D’ailleurs, le petite Eddie pourrait carrément s’y intégrer avec son style expressif. Dès les premières minutes, le ton est posé. Les gamins ne seront pas sauvés. Et tant mieux, y en a marre de ces shows où les gamins sous prétexte qu’ils sont mineurs, sont sauvés miraculeusement. Ce sont les plus faibles (généralement), qu’ils crèvent que diable ! Et on reconnaît rapidement la touche de Fuller (le plan avec la lune en fond, c’était pas mal). La seconde scène, avec l’introduction en dessin, c’est pas mal aussi :’). Et là, bam. Charity Wakefield. Impossible de remettre sa tête. Et puis après un tour sur iMDb, révélation, c’était la petite de Raison et Sentiment et Any Human Heart (oui, j’ai pas vu toute sa filmo x’). Et re-bam. Le manoir. Il est vraiment chouette. Les toits colorés, l’architecture mélange de gothique et de moderne (avec le Golden Gate en fond :’), ça rend bien mieux en vidéo qu’en photo :’D. Honnêtement, si Fuller devait être reconnu pour un talent, c’est son imagination débordante notamment au niveau de l’esthétique. Je pleure encore des larmes de sang pour Pushing Daisies (et dans une moindre mesure, Wonderfalls). Première apparition de Jerry O’Connell et WTF ? On dirait que c’est toujours le jeunot de Sliders x’D (et j’avais pas aimé The Defenders, donc bon).

Je sais plus où je lisais que Singer aimait beaucoup les travellings, et effectivement, il y en a eu beaucoup :’). Mais ça donne un certain effet aux personnages, donc pour le coup, c’est carrément le bienvenu. Et comme c’est le pilot, c’est un peu la découverte. L’arrivée d’Eddie Izzard (il était top dans The Riches) et Portia De Rossi est assez coolie, première vraie touche d’effets spéciaux (oui, car bon, le loup-garou en fond ne compte pas) et comme prévu, ce n’est pas top. Par exemple, le dernier fond vert de l’épi est atroce, mais comme ils sont sur le toit, c’est chouette huhu. Mais ce n’est pas très dérangeant car ça colle avec le ton décalé de la série (et on sait bien que ce n’est pas l’important). Les habits vintage à côté d’un iPad par exemple x’D. Les effets cheap (dont le maquillage de Grandpa) par rapport à la richesse du contexte. L’aspect créatif compense largement le manque de moyens (le cercueil, en soi un cercueil n’est pas original, mais le design du sien est juste énorme !). J’aime bien aussi les thèmes musicaux de chaque perso (et j’avoue, j’ai trouvé ça drôle la seconde entrée de De Rossi qui n’est pas si mal en brune :’D). Et la BO en règle générale toute pop et dynamique et bon enfant. Ça fait plaisir de pouvoir entendre de la musique dont on distingue les instruments quoi…

Là où ça pêche un petit peu, c’est au niveau de l’histoire. Il ne se passe pas grand-chose dans ce premier épi. Il a beau intriguer, il ne renvoie pas vraiment d’intérêt flagrant (sauf peut-être pour le cliffhanger de fin). Et je suppose que le ton est un peu indécis. On ne sait pas si c’est une comédie ou plutôt une série plus noire… J’avoue que je n’aurais pas été contre le format 20 minutes :’/. Au moins, on aurait été fixé au lieu d’être servis par des platitudes. Mais là, on peut dire que c’est une bonne dramédie. Et après, niveau dialogue… Je crois que ce qui m’a le plus marquée, c’est le « Walking away is a form of goodbye. » C’est pour dire… Les Munster parents Lily et Herman sont un peu lisses quand même… pour le moment du moins (et à jamais du coup x’D). Après, on sent que Marilyn a du potentiel et qu’Eddie va finir par nous saouler alors qu’il n’est pas antipathique pour un gosse. Et que Grandpa va sûrement stagner sans évoluer car il est déjà trop dévoilé au début. Au risque de me répéter, ça rappelle vraiment Pushing Daisies, même dans l’approche de la mort qui est relativement banalisée. Dans le traitement des couleurs aussi (la lumière, magnifique, ça rend leur monde surnaturel). Disons que c’est plus proche de sa dernière série que de sa première série (Dead Like Me). Et même dans le style du jeu des personnages qui sonne un peu « superficiel » et parodique, on ressent l’humour :’).

C’est donc un peu le problème. L’histoire de la série est un peu posée mais pas tout à fait, et ça parle beaucoup de mort encore une fois, le thème de prédilection de son producteur. Les chances pour que NBC la reprenne sont quasi nulles, mais l’espoir fait vivre. Du coup, il faudra attendre le début de l’année prochaine pour revoir le travail de Fuller puisque Hannibal (Hugh Dancy, cœur cœur) sera diffusé à ce moment là. C’est sans doute la série que j’attends le plus :’), même si j’ignore comment il pourra intégrer ses jeux de couleurs là-dedans (faudra voir le sang :’/). Ce qui me fait penser, ce qui manquait à Mockingbird Lane, c’était peut-être quelqu’un de la famille Fuller (pour pas dire Fullerverse haha), et à tout hasard, j’aurais bien vu Lee Pace ou Callum Blue à la place d’O’Connell x’). Enfin, je dis ça parce qu’il a quand même réussi à caser Caroline Dhavernas (Wonderfalls) dans Hannibal. Voilà, je suis grave dégoûtée qu’il n’y ait pas une suite ><, surtout avec la fin clairement sympa. Au pire, ils pourraient juste faire un téléfilm un peu plus long que le pilot pour nous satisfaire, non x’D ?

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Les nouveautés de la rentrée – Partie Tou

Il reste encore quelques séries d’ici quelques semaines, et peut-être que je ferai également un tour du côté des UK (Moon Boy ou Hunted par exemple), mais généralement j’aime bien attendre que ces séries soient finies avant de les marathonner vu que souvent, il n’y a que 6 épisodes. Bref, la partie ouane avait plutôt des comédies, là, ce sont principalement des dramas (même si pour certaines, on se demande :’x).

Arrow (CW) : Le premier très bon point à noter est le costume du héros. Il avait déjà été dévoilé au Comic Con de San Diego cette année (et j’avais été impressionnée), mais il n’est pas plus mal de le répéter, il est plutôt bien réussi. Ce mélange de style moderne et de Robin des Bois (sans les collants x’). Les couleurs sombres ne font pas femmelette pour sûr. Le premier épisode en lui-même a offert pas mal d’action. Suivant un ordre chronologique, le spectateur a bien compris ce qui était arrivé à Oliver Queen aka Green Arrow. Processus logique, et plutôt bien amené. Les autres personnages se greffent peu à peu et on devine un plus grand complot qui va pouvoir servir de prétexte pour voir Green Arrow. Si la relation du duo principal (Stephen Amell vu récemment dans Private Practice et Katie Cassidy la it girl du moment qui retournera dans le dernier épisode de Gossip Girl) se dessine déjà, entre le love/hate, on sent également venir trahison et mensonge. Le grand méchant est là, l’action démarre. Forcément, la comparaison est facile avec Smallville. On ne va pas l’éviter. Mais la différence, c’est que Clark Kent était au lycée quand la série a commencé et là, Oliver Queen est déjà un golden boy presque mûr. Néanmoins, la touche ado est apportée par sa petite sœur, donc on aura toujours l’aspect problèmes d’ados pour garder le public de la chaîne. Puis, j’aime bien les arcs, alors la curiosité me pousse à continuer un peu avant d’abandonner :’).

Chicago Fire (NBC) : Les pompiers. C’est une belle communauté, très différente de celle qui nous est montrée dans Rescue Me mais qui nous rappelle plutôt un peu New York 911 (je ne remonterai pas jusqu’à l’ère d’Emergency!). Ce sentiment de déjà-vu est donc normal. Toutefois, cela n’est pas forcément négatif. En effet, une série traditionnelle peut être la bienvenue parmi toutes celles qui tentent de sortir du lot par leur originalité. Le pilot est très classique, tous les personnages nous sont présentés, le cadre est posé, et tout de suite, on voit les adjectifs qui vont être collés sur la tête de chacun sans oublier la touche émotion du début et de la fin. Il y a là encore une pléiade d’acteurs, et on mise fort sur l’attraction de la testostérone (Taylor Kinney vu dans The Vampire Diaries et pour le côte potins, il est également le petit ami de Lady Gaga, Jesse beurk Spencer qui a vite retrouvé du travail après House…), ou encore des atouts féminins (Lauren German, Monica Raymund dont le saut sur The Good Wife était fort sympathique). La romance est déjà dans l’air en plus des incidents qu’ils auront à faire face. Rappelons qu’il s’agit de la nouvelle série du créateur de New York Police Judiciaire, Dick Wolf, et que le monsieur connaît son travail fort de son expérience avec ses 20 années de Law & Order. Le style ne m’intéresse pas du tout, et j’avoue que je trouve ça plat. Je suivrai pas x’D.

Beauty and the Beast (CW) : Vous vous rappelez certainement de Lana Lang dans Smallville ? (Oui, cette série aura été une grande source de convergences cette année pour la CW x’) La pom-pom girl de service dans les premières saisons, qui deviendra la potiche de service dans les saisons suivantes… Imaginez-la en inspecteur de police dans le département de la Criminelle. Vous n’y arrivez pas ? C’est sans doute normal vu sa crédibilité (comme je le disais sur Twitter, autant que Rachel Bilson en médecin huhu), même si elle semble avoir mûri un peu depuis. La série ne dispose pas de grands moyens, cela se sent de partout (OMG la première scène où elle court devant les lumières de la ville et où ça pue le fond vert à plein nez), tant dans l’affaire à élucider que dans le reste. En plus du côté procédural (qui n’est pas vraiment important, avouons-le), il y a le mélodrame personnel de l’héroïne. Ce premier épisode a bouclé le mystère (qui aurait pu être intéressant) de l’identité de la Bête très rapidement, il reste à voir sur quoi la suite va porter. Le fantastique s’ajoute par touche légère et pourrait peut-être être exploitée d’avantage. Tant que la plastique du héros (car ouais, Jay Ryan n’est pas des plus laids x’) puisse porter la série plus loin et qu’elle ne tombe pas dans le mielleux ce qui risque pourtant d’arriver… Ah si, une chose, Kristin Kreuk s’est fait faire un blanchiment des dents je crois, car je me rappelle que ça me choquait sa couleur dans Smallville, et là, pas du tout :’D.

Nashville (NBC) : Un OST va-t-il sortir ? Car il y a eu plusieurs chansons déjà dans ce season premiere dont plusieurs se sont plutôt bien placées au classement iTunes US. De la country assez classique à une country plus commerciale, avec de forts accents texans. La couleur est annoncée d’emblée, ce sont bien de vrais chanteurs et pas que des drama queens. De surcroît, l’aspect politique ajoute un petit côté de complot à ce drame qui pourrait tirer sur le soap. Et surtout, qui n’aime pas la présence et l’élégance de Connie Britton (car la femme du « coach » dans Friday Night Lights primera toujours devant American Horror Story que j’ai jamais vu x’D) ? Surtout face à la blondasse fadasse et grognasse (kill a cheerleader, save the world, oui je l’adore) qui a détruit Ally McBeal *sort*. Certes, il s’agit d’une série musicale (et par définition, j’aime les séries musicales :’D), mais la country est un genre très apprécié outre-Atlantique (avec l’accent texan, j’aimerais bien qu’ils aient Blake Shelton en guest *sort encore plus loin*), donc je suppose que ça marchera sans doute mieux que Smash (qui est pourtant magnifique à suivre et j’avais préféré le pilot). Toutefois, le but n’est pas encore très net, même si on sent la concurrence entre les deux générations qui annonce des étincelles.

Emily Owens M.D. (CW) : Avons-nous là la série pour prochainement remplacer Hart of Dixie ? En tout cas, la CW a récupéré ses anciens acteurs (Justin Hartley, justement, l’ancien Oliver Queen de Smallville, ou encore Michael Rady vu dans Melrose Place 2.0 et c’est assez ironique car son ancienne collègue, Katie Cassidy, joue justement dans le nouvel Arrow. Bref.) pour travailler sur cette série. Un interne de première année arrive dans un hôpital. Effectivement, ce n’est pas sans rappeler Grey’s Anatomy, mais je crains que la comparaison s’arrête là. J’ai vraiment trouvé le pilot assez ridicule et gnangnan. En effet, Emily Owens (Mamie Gummer, la fille de Meryl Streep donc, qui aurait peut-être dû rester sur The Good Wife… je crois que même Off The Map était mieux ‘-‘) va retrouver non seulement sa rivale du lycée (n’oublions pas qu’on est sur la CW) mais également son ancien amour d’école de médecine. Personnages clichés, du gaffeur maladroit mais gentil au beau gosse assuré en passant par la garce de service. Et tout ce drama dans un hôpital. Ouaip, décidément, j’aimerais bien savoir si ça arrive vraiment.

666 Park Avenue (ABC) : Un œil au casting et tout de suite, on a le droit d’être emballé. Les honneurs reviennent très certainement à Terry O’Quinn et Vanessa Williams (dire que je croyais qu’elle ne savait que faire de la comédie potache avec ces rôles précédents dans Ugly Betty ou encore Desperate Housewives ><) qui nous surprennent agréablement. L’aspect fantastique marche plutôt bien malgré des effets spéciaux un peu légers. Comme l’intrigue se concentre principale sur l’immeuble, c’est intéressant s’ils vont développer l’huis-clos. L’audience malheureusement ne suit pas vraiment pour le moment. C’est la malédiction Rachael Taylor qui frappe en fait x’D. Cette blonde est aussi lisse qu’un parpaing, heureusement qu’elle n’est pas trop moche. Je ne sens aucune alchimie avec Dave Annable (que je n’aime pas en fait, et je sens déjà qu’on me maudit de partout). En fait, même si je n’aime pas la série, je ne comprends pas pourquoi elle ne marche pas (je prends Revolution par exemple, j’aime pas, mais je comprends qu’elle marche), y a du sexe/romance, du fantastique (qui fait un peu peur x’), des acteurs connus (plutôt beaux en plus), pas trop mal réalisé… C’est bizarre. C’est la case horaire du dimanche ?

Made In Jersey (CBS) : Il est facile de faire de l’humour avec les séries de prétoires. On l’a vu avec Ally McBeal (je crois que c’est difficile de ne pas mentionner cette série quand on parle d’avocats x’D), Eli Stone et plus récemment Drop Dead Diva. Cependant, il reste des limites. Des limites comme ne pas faire un mix de La Revanche d’une Blonde et Ugly Betty. Car on peut malheureusement tirer sur le ridicule. Et visiblement, Made in Jersey n’a pas vraiment convaincu vu qu’elle a été la première série annulée. Je ne suis pas sûre qu’elle sera regrettée… En tout cas, le retour de Kristoffer Polaha n’aura pas duré très longtemps.

Chaque année, j’ai l’impression que la conclusion est pareille. « Mais où sont passées les bonnes séries ? » J’avoue, l’an passé j’avais pas trop aimé grand-chose (même si au jour J, là, je dirais que Once Upon A Time a été une petite révélation) sur le coup, alors peut-être que ça viendra plus tard. Mais comme on dit, le « cru » 2012 n’est pas terrible, il y avait pourtant des projets osés… Mon coup de cœur restera Go On, et on verra par la suite ce qui s’améliore (j’en rêve encore…).

The I And The I…

Beaucoup de sourires, il y a de belles couleurs, c’est une petite ode à la vie :’). L’annonce d’une belle célébration de ces jeunes en tout cas !

Synopsis Allo : C’est la fin de l’année. Les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été. Le groupe d’adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux… évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide. Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…

The We And The I. Je trouve que le titre est extrêmement bien trouvé. Sans doute, le nom de Michel Gondry en a attiré plus d’un et j’avoue que… c’était ma motivation principale. Son travail est très intrigant, du mystérieux Eternal Sunshine Of The Spotless Mind (même si ce n’est pas un chef d’oeuvre à mes yeux, n’ayant pas compris la moitié du film x’) au récent petit flop The Green Hornet (pour qu’un Asiate finisse par sauver un film, ça veut tout dire…) en passant par le délirant Soyez sympas, rembobinez (Be Kind, Rewind en VO qui a été incompris par certains x’). C’est surtout l’un des rares Frenchy à être aimé d’Hollywood surtout. Et pas pour son cinéma pseudo intellectuel (oui, François Ozon, vous êtes le principal visé) ! Il y a une vraie authenticité chez ce cinéaste, et je pense que ce sentiment se ressent bien par les spectateurs. D’où l’appréciation de ses films. Et d’où un sentiment de fierté quand on voit un film qui sort avec son nom chez les Ricains. Bon, il est possible que ce soit mon esprit qui embelisse tout ça, mais Gondry a vraiment réalisé de beaux films (à défaut d’être d’excellents). En plus, c’est lui qui a mis sous les projecteurs Gael Garcia Bernal (dans La Science Des Rêves, magnifique long-métrage), franchement, on aurait pu passer à côté de lui sinon !

Si The We And The I devait être défini en trois mots, les premiers qui me viennent à l’esprit serait moderne, réaliste et touchant. Sur le premier point, l’huis-clos est en fait très « classique » (d’ailleurs, ce serait hyper intéressant de voir ce film adapté en pièce de théâtre :’O) dans un certain sens, mais le bus ajoute une mobilité dont le genre ne dispose pas toujours, et là arrive la note moderne. Gondry a trouvé divers moyens de s’échapper du bus. Je suppose qu’on peut dire carrément que le bus est une allégorie ou il sert de métaphore pour je-ne-sais quoi. Enfin, j’y crois pas trop, mais c’est sûr que ça impose une ambiance. Les jeunes urbains aussi, leur langage, leur comportement, le style de la réalisation comme si la caméra était un personnage à part entière. Le découpage en trois parties était intéressant aussi, je pense que j’ai eu plus de mal avec la dernière partie du « I », mais elle était nécessaire. Et puis le cadre tout simplement. Le Bronx est une zone certainement un peu sensible, quartier défavorisé, mais du coup ça plante un fond avec des enjeux modernes. Puis le petit démarrage avec Bust A Move envoyait bien du punch !

Il était écrit dans les anecdotes d’Allo que le script du film avait été plus ou moins suivi à la lettre, et j’ai fait partie des gens surpris, ces jeunes débitaient leurs répliques avec tant de naturel ! Ce n’est pas du tout étonnant dans un sens, puisque les scènes étaient en majorité tirées de leur propre expérience, et arrive l’aspect authentique. Ces jeunes n’étaient pas acteurs. C’est au moment du déroulement des crédits et donc de l’apparition de leurs vrais noms que j’ai réalisé le processus du film. Oui, je ne m’étais pas du tout renseigné avant, le titre et le réal avaient suffi à me convaincre de le voir ^^’. D’où ma surprise encore plus grande. On est loin de l’aspect commercial de Green Hornet, c’est sûr, mais c’est un beau petit appel à l’indépendance. Ce côté réaliste est peut-être dans un sens paradoxal, car tout ce qui se passe dans ce bus est quasiment impossible. Mais quelque part, on y croit quand même et le film en lui-même reflète un côté artisanal. Les critiques font mal, il y a de la vraie méchanceté.

Touchant sous plusieurs formes. Déjà dans les histoires de chacun, mais également par ce lent départ de chaque voyageur au fur et à mesure… C’est une route qu’ils ont fait tous les jours ensemble pour aller/rentrer de l’école, et c’est comme ça que ça se termine, avec des larmes et des rires. Leurs déboires, leurs vies, c’est pas de la gnognotte en tout cas. Bien sûr, cela reste un film, donc ce n’est pas tout à fait vrai, même s’il y a de l’inspiration réelle, mais à les écouter, d’une part on est immergé dans leur flot et d’autre part on se sent concerné d’une manière ou d’une autre que ce soit les brutes de l’école qui briment tout le monde, ou le petit qui cherche pas querelle mais qui se fait marcher dessus, ou le couple qui tente de sauver ce qu’il reste de leur relation, ou les copines avec leurs préoccupations un peu superficielles. Ce n’est peut-être pas exactement nous, mais c’est autour de nous. Et je reviens sur ce « I ». Je ne suis pas certaine qu’il y ait un « we » dans ce film. Du moins, je ne suis pas certaine de l’avoir aperçu. Au final, je me dis que ces gamins là, à ce moment X de leur vie ils forment peut-être un « we », mais c’est juste une illusion éphémère et qu’en fait, après, ils pénétreront une autre phase et ce sera plusieurs « I » qui formeront un autre « we ».

Bref, j’ai beaucoup aimé cette petite épopée, c’était très esthétique, la BO était très coolie et les acteurs très attachants :’). Du « vrai » Gondry quelque part.
(P.S : Sinon, je suis saoulée, je voulais voir Wrong aussi, mais il n’est même pas resté deux semaines à l’affiche quoi ‘-‘.)

Too Broke Girls – Reprise

Des spoilers des épisodes 1 & 2 de cette saison 2.

Je commence à perdre espoir devant 2 Broke Girls. C’est assez dommage car l’an dernier, j’avais vraiment bien aimé cette petite comédie. J’avais Kat Dennings dans ma liste des actrices à suivre depuis Charlie Bartlett en 2007, qui avait précédé le très touchant Une Nuit à New York (Nick & Norah’s Infinite Playlist en VO), du coup, quand j’ai vu qu’elle allait passer hebdomadairement à la télé dans une série, j’ai été très emballée (même si je me suis sentie agresser par sa poitrine oO, mais là, elle a pas trop maigri ?!). Le début de 2 Broke Girls est assez bon, j’ai trouvé. Deux filles que tout oppose, mais qui vont devoir cohabiter à la suite de circonstance imprévues. Déjà, le fait que la série ait un objectif, ça change des autres (après, si on attend X saisons avant que la tirelire soit remplie, ça va vite devenir gavant à la HIMYM) et en plus, leur histoire avance ! Dans ce season premiere, enfin on parle un peu du père Channing, eh bien ça fait plaisir. Et leurs clichés sont les bienvenus. Ils jouent cette carte à fond, et on se prend au jeu très souvent (petite mention au Chinois, oui Han, c’est bien de ne pas avoir peur du ridicule).

Toutefois, le plus gros reproche que j’avais soulevé dans la première saison était le côté trop scripté de la série. Les premiers épisodes, ce côté « récitation » ajoutait une touche de vintage qui correspondait bien au style de la comédie, et les fondus de scène me rappellent un peu les débuts de Friends (non pas que je rapproche les deux séries, hein !). Mais au fur et à mesure, les dialogues sont devenus de plus en plus lourd et les rires de plus en plus forcés. Ces répliques ont une double conséquence. D’une part, elles peuvent devenir cultes. C’est assez intéressant car ils se servent énormément de l’actualité, que ce soit de la communauté un peu nerd (comme dans l’épisode 2 « Twitter is stupid and Instagram is Twitter for people who can’t read. ») ou des buzz de société (Game of Thrones est hyper tendance en ce moment, je ne compte plus les références x’D). Donc ça, c’est vraiment un aspect que j’apprécie, j’ai l’impression de voir un show moderne qui sait parler aux différents publics. Les protagonistes se cassent gentiment (plus ou moins) entre eux, sans se prendre au sérieux.

Après, il y a le revers. C’est trop forcé. Les blagues ne font pas vraiment naturelles, parfois il y a même des pauses pour laisser le temps aux spectateurs de rire (et je ne parle pas uniquement des rires enregistrés qui sont vraiment très nombreux). Du coup, cela ressemble plus à du stand-up qu’à une série, et ça me désarçonne un peu. Pour en rajouter une couche, Caroline  sourit/rit très souvent aux phrases de Max. On dirait dans ces cas-là qu’elle sort de son personnage. Une seconde je me dis, « mais si, elle a raison de rire car c’était drôle », puis la seconde d’après « mais elle rit vraiment tout le temps aux blagues de Max et à ses propres blagues oO ». Ce qui fait que dans certaines scènes, la dynamique n’est pas équilibrée car Max ne sourit que très rarement, préférant jouer la carte de la blasée. D’ailleurs, en règle générale, Dennings a plus d’opportunités pour faire l’intéressante que Beth Behrs (bien que le « It’s like a gay R2D2, well a gayer R2D2 » était pas mal du tout x’) même si leur temps à l’écran est relativement similaire. Bref, pour en revenir aux rires, il n’y a pas que Caroline qui fait ça, les autres aussi, ils attendent qu’un collègue ait fini de parler et on les voit se préparer à sortir leur connerie. Ça m’insupporte de plus en plus, et j’ai vraiment senti cette « obligation de rire » dans ces deux premiers épisodes de la saison 2.

Ensuite, il y a l’aspect « vulgaire ». Car oui, j’adhère bien souvent à cette banalisation de l’humour sexuel (notamment dans les films récents), mais il y a quand même un quota (dans mon esprit). Outre le personnage d’Oleg qui ne peut pas être tenu responsable du remplissage de la jauge tant le personnage en lui-même est sexuel (haha, je ris à mes blagues aussi), la vulgarité est un peu trop employée comme moyen comique à mon goût (à lui seul, mon quota serait déjà explosé, donc autant faire abstraction). La cerise sur le gâteau, c’est l’ajout de Jennifer Coolidge. Je n’arrive pas à déterminer si c’est vraiment too much ou si ça ajoute de la fraîcheur. Non, en fait, c’est vraiment trop, avec son accent, la mère de Stifler puissance 100… Max et Han ne sont pas avares non plus sur les vannes dans ce domaine, et ils les sortent avec le plus grand sérieux du monde, ce qui fait que ça passe un peu plus, mais est-ce vraiment drôle ? Ce n’est pas un pari de la surenchère ?

Dernier petit truc, je trouve que ça manque de romance dans l’air. Encore une fois, je ne sais pas si c’est bien ou pas (la majorité du temps, je trouve ça positif quand même ^^), mais en tout cas, dans une série avec autant de célibataires, je suis surprise de voir à quel point ça ne cherche pas à se caser et reste concentré sur la vie professionnelle ! En bref, même si j’ai l’impression d’être prise pour une bonne poire devant cette série, je continue à la regarder car elle arrive toujours à me surprendre.

« That’s not my name! » – Des titres de séries

Une petite réflexion du moment. (Je blablate beaucoup en ce moment ^^)

Je donne un exemple. Ally McBeal. Prénom et nom. Je crois que c’est la seule qui me vienne à l’esprit et qui ait duré autant de saisons. Pour House M.D., je ne sais pas s’il faut ajouter une seconde exception car la situation est légèrement différente car le prénom manque. En tout cas, le titre correspondait bien à l’esprit de la série, « je m’appelle Gregory House et j’ai raison. » Donc, pourquoi pas ? De même, dans le cas de Castle, seul le nom de famille est employé, et un mot a la capacité d’accrocher plus qu’un prénom et nom couplés. Encore mieux, The Sopranos, toute la lignée est sollicitée (et c’est très bien pensé puisque tout le monde sait que la mafia, c’est une histoire de famille !).

Prenons les séries de la rentrée. The Mindy Project ou encore Emily Owens M.D. (que je n’ai pas aimé en passant, mais ça fera l’objet d’un autre post) par exemple, elle ne dureront pas pour moi. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, mais le fait de lire un titre éponyme insinue toujours un certain égocentrisme. Oh oui, quel préjugé à deux francs cinquante :’D. Mais les a priori sont toujours difficiles à tuer. En fait, d’une manière générale, je n’aime pas les personnages principaux. Bien entendu, c’est pour faire l’intéressante et être anti-conformiste ! Mais plus sérieusement, il y a des héros que j’adore (oh Capt’n, my Capt’n Tight Pants), cependant la plupart se victimisent tellement que ça en devient vite lassant (et même dans les comédies car on ne suit que leurs déboires)… Tout ça pour dire que si l’attention est encore plus centrée sur eux, je me dis forcément qu’il y a baleine sous cailloux parce qu’ils doivent avoir quelque chose à se reprocher car leur construction est bancale, ou leur background n’est pas top. De même, cela implique également qu’on va sûrement beaucoup le voir. Beaucoup comme dans toutes les scènes… Et qu’est-ce que c’est horrible quand un personnage accapare toutes les scènes (Charlie Sheen, mes hommages). Bien entendu, c’est peut-être juste un leurre, et ils peuvent être très bien… (ou pas)

Personnellement, je pense donc qu’une série avec comme titre, le prénom et le nom du protagoniste principal est vouée à l’échec (c’est triste). En fait, de base, on devrait interdire les séries avec ces titres. Franchement. Et si l’acteur/actrice principal quittait la série ? Le pire, c’est avec les versions françaises (et pourtant, je ne suis pas une anti VF à 100% :’). Tout le monde se rappelle de l’hécatombe des Frères Scott. C’était déjà ironique quand l’un des « frères » s’est barré, mais quand les deux n’étaient plus là, c’était juste ridicule. Un peu plus récemment, Nick Cutter et les Portes du Temps y a eu droit aussi. Heureusement, avec un titre de ce genre, il était plus facile de trouver une parade. Zou le Nick Cutter. Petite précision toutefois, s’il y a une dénomination ou un adjectif en plus du nom, c’est une autre histoire. Les cas gênants sont vraiment ceux qui n’ont que deux mots qui forment le nom d’un personnage. Je ne vais pas blâmer Nurse Jackie par exemple :’D.

Ces titres nominatifs peuvent avoir une variante, en effet, si les héros sont deux, on verra apparaître les deux noms. Toujours actuellement, Franklin & Bash, Rizzoli & Isles… D’emblée, on voit le topo, deux personnes aux méthodes différentes (et généralement opposées) qui vont travailler ensemble, que ce soit dans un cadre juridique pour la première série ou policier pour la seconde. Celles-là ont quand même tendance à bien marcher (parfois). C’est cash comme approche. Will & Grace, Dharma & Greg (j’en passe et des meilleures)… au niveau des comédies en revanche, il semble qu’elles aient plutôt opté pour les prénoms. Normal, c’est une manière de se sentir plus proche d’eux afin de rire avec. Dans les séries plus sérieuses donc, on n’a pas ce souci. Et étonnamment, vous le remarquerez, l’un des noms est toujours très court, à savoir une syllabe. Résultat, le nom sonne encore plus facilement et permet une mémorisation immédiate (pour l’anecdote, je trouve que Rizzoli & Isles à haute voix a une très jolie sonorité x’D). Et en plus, j’ai l’impression que c’est plus facile à prononcer du coup.

Pour tout avouer, il est certainement impossible de définir ce qu’est un « bon » titre et comme tout ce qui concerne la créativité, il n’y a pas de recette miracle. Mais ce serait bien (et là, je vais m’attaquer directement à la VF) de respecter l’esprit de ce que sera/est la série. La traduction de White Collar me reste toujours en travers de la gorge. Qui a envie de regarder un FBI : Duo très spécial ?! Dans une moindre mesure, j’avais très mal avalé la pilule pour Being Erica aussi. Je trouve que c’est très différent de dire Les Vies Rêvées d’Erica Strange car désolée, mais elle ne rêve pas ‘-‘. J’aimerais vraiment savoir qui décide de cette adaptation, et surtout à quel niveau ça se passe (si ça remonte au président de la chaîne, ou il est totalement en dehors de ce genre de décisions artistiques).

Bref, je voulais juste soulever ce petit point ici car parfois, je trouve vraiment que les titres de séries sont dénués de sens et inadéquats (même en VO). Je ne sais pas qui donne l’aval à ce sujet (encore une fois), mais ils devraient procéder avec un processus plus compliqué (pour que d’autres gens puissent les dissuader de ce baptême). J’ai bien conscience que ce n’est pas facile de donner un bon titre et je suis certaine que plusieurs se sont cassées la figure à cause de ça. Mais soyez plus créatifs que diable :’O. Merci d’avance :’D.

Les BA du moment

Titre : God Bless America (sortie le 10 octobre 2012)

De : Bog Goldthwait

Avec : Joel Murray, Tara Lynne Barr, Melinda Page Hamilton

Synopsis Allociné : Seul, sans boulot, gravement malade, Frank sombre dans la spirale infernale d’une Amérique déshumanisée et cruelle. N’ayant plus rien à perdre, il prend son flingue et assassine les personnes les plus viles et stupides qui croisent son chemin. Bientôt rejoint par Roxy, lycéenne révoltée et complice des plus improbables, c’est le début d’une équipée sauvage, sanglante et grandguignolesque sur les routes de la bêtise made in USA.

Qu’est-ce qui accroche ? : En fait, je l’ai déjà vu, mais je viens de voir qu’il sort au cinéma. ET COURREZ LE VOIR (j’espère qu’il aura une petite distribution respectable). Il est énorme. J’en profite du coup pour dire un peu ce que je pense…

J’ai vraiment « kiffé » (j’emploie ce terme pour marquer le sentiment de trip que j’ai eu en le regardant x’D) ce film. Ce sont des plus ou moins inconnus les deux acteurs. En gros, c’est un type qui tue une « actrice » de télé-réalité (genre une gamine pourrie gâtée qui a fait de sa vie une télé-réalité) devant un témoin (la petite) qui va le rejoindre pour critiquer toute la société américaine. Une gamine épaulé d’un quadra, la scène, et le film est parti. Je trouve que le film fait mouche à chaque fois, c’est tout à fait ce qu’on vit maintenant. Je me sens concernée, c’est vrai. Parfois, j’ai l’impression que le monde est con, tout le monde inclus. Que ce soit mon voisin qui ne me dit pas bonjour le matin, que ce soit l’inconnu du métro qui me bouscule sans s’excuser (et que je subis sans broncher), que ce soit la blondasse qui ne sait que glousser, ou l’élitiste snob qui se fout de tout le monde, ceux qui pensent qu’à consommer parce qu’ils ont vu la pub à la tv (c’est moi x’), ou le type qui n’a même pas 300 mots de vocabulaire et ceux qui n’ont pas d’opinion propre. Putain, mais notre monde est devenu juste… de la pâte à modeler. Ceux qui arrivent à anticiper nos envies pour vendre sont doués, mais ils n’en sont pas moins innocents. On veut consommer, ouais. Ceux qui refusent de se plier à ces « normes » sont tout aussi coupables d’hypocrisie par « anti-conformisme ». Et ils ne font rien pour améliorer le statu quo. Bref, c’est pas une critique contre le monde entier x’D, c’est simplement un constat. Et j’ajouterai juste que c’est ce que j’aime dans les films, on s’échappe de cette réalité, et dans ce film en particulier, où il y a clairement un parti pris, je n’ai pas pu m’empêcher d’être d’accord sur tout. Car ouais, parfois j’ai vraiment de buter les gens que je croise dans la rue car ils ne respectent rien. Mais bon, qui le fera ?

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Titre : Bachelorette (sortie le 17 octobre 2012)

De : Leslye Headland

Avec : Kirsten Dunst, Rebel Wilson, Lizzy Caplan, Isla Fisher, Adam Scott

Synopsis Allociné : Regan, Gena et Katie sont inséparables depuis le lycée. Très cyniques, elles sont stupéfaites d’apprendre que leur amie Becky, adorable mais rondouillette, est la première d’entre elles à se marier !  Alors que Gena et Katie sont toujours célibataires, Regan harcèle Frank, avec qui elle sort depuis quatre ans, pour qu’il la demande en mariage. Lorsque Becky demande à Regan, particulièrement névrosée, de l’aider à préparer la cérémonie et d’être sa demoiselle d’honneur, celle-ci est furieuse.

Qu’est-ce qui accroche ? : Un chick-movie ^^. Ça faisait longtemps… On pourrait croire que ça ressemble à Mes Meilleures Amies (Bridesmaids en VO), surtout avec la présence de Rebel Wilson, mais le casting est un peu plus jeune. J’ai bon espoir que le film soit drôle surtout avec le duo Caplan/Scott (Party Down revival \o/). J’espère juste que ce sera meilleur que Damsels in Distress… L’âge est différent, mais les films de « filles » doivent vraiment trouver le bon ton pour faire rire…

Actor’s Chart : Maintenant, quand les acteurs n’arrivent plus à trouver du succès, ils se convertissent dans la comédie… Je pense effectivement à Dunst là. Son dernier film comique devait être How To Lose Friends & Alienate People (avec l’excellent Simon Pegg) en 2007… Elle me fait un peu penser à Megan Fox, mais elle au moins a quelques répliques x’).

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Titre : Looper (sortie le 31 octobre 2012)

De : Rian Johnson

Avec : Joseph Gordon-Levitt, Bruce Willis, Emily Blunt, Jeff Daniels, Paul Dano

Synopsis Allociné : Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Qu’est-ce qui accroche ? : Okay, pas seulement JGL et Emily Blunt… C’est un film de S-F qui est de loin mon genre préféré tout art confondu, je n’allais donc pas passer à côté :’). Surtout vu les critiques excessivement positives qu’a récoltées le film (ce qui m’effraye un peu). J’aime beaucoup les paradoxes qui sont créés dans un univers S-F, et pour le coup, avoir le même personnage en version jeune/âgée me laisse un peu perplexe. Au niveau maquillage d’ailleurs, tous les retours sont unanimes en disant que JGL était méconnaissable et qu’il ressemblait vraiment à un Willis plus jeune. J’avoue que j’ai été assez impressionnée avec les quelques images de la BA.

Actor’s Chart : Rien à voir, mais ce genre me fait forcément penser à l’auteur Philip K. Dick, du coup, Blunt va devenir une habituée du genre si elle continue à faire des films d’action de science-fiction. J’espère juste que le film sera mieux que l’Agence (The Adjustment Bureau en VO)…

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Titre : Le monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower en VO, oui on se demande comment ils ont trouvé « ça » après… sortie le 19 décembre 2012)

De : Stephen Chbosky

Avec : Logan Lerman, Emma Watson, Ezra Miller, Paul Rudd, Melanie Lynksey

Synopsis Allociné : Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un « loser ». En attendant, il reste en marge – jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

Qu’est-ce qui accroche ? : Le voyage initiatique de ces petits m’a l’air très touchant. J’aime bien les films qui suivent le passage de l’âge ado, la prise de conscience de la maturité, au passage adulte. Le synopsis (et le titre) m’a interpelée quoi (wallflower en gros, c’est un type qui s’efforce à être transparent, à faire partie des meubles, comme ce que j’adore faire :’D). Et en voyant la BA, j’ai été assez convaincue, ce sera peut-être le premier film où j’apprécierai Logan Lerman :’). Et mine de rien, le reste du cast est bien alléchant aussi :’D. Et la musique est toute belle. Bref, un film qui donne l’impression d’être tout ce que j’aime. J’hésite encore à lire le livre dont c’est adapté avant la sortie, mais je pense que je le lirai après plutôt…

Actor’s Chart : Je trouve qu’Ezra Miller joue toujours des rôles de timbrés en ce moment… Que ce soit dans Another Happy Day ou We Need To Talk About Kevin… Sinon Watson et Lerman ont tous deux commencé dans un film fantastique pour ados sous la direction de Chris Colombus, la saga Harry Potter pour l’un (duh!) et Percy Jackson pour l’autre.

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Lettre ouverte à M. Moffat

Et il y a des spoilers de "The Angels Take Manhattan" :').

Très cher M. Moffat, (oui, dans le monde alternatif où il comprend le français hihi)

Depuis la reprise de Doctor Who cette année, je ne suis pas du tout satisfaite, mais alors vraiment pas. Et je parle en mon nom quand je vous dis qu’il faut vous reprendre !

Je me rappelle fin 2007 quand j’ai commencé cette série qu’est Doctor Who (oui, je sais, je ne suis pas une « vraie » fan de la première heure, mais il faut un début à tout) en cours de droit constitutionnel (pour vous donner une idée…), par un épisode de la saison 2. Absolument, le premier épisode même, et j’avais été juste émerveillée par la ville de « New New York ». Et je trouvais que ce « Doctor » et son amie blonde étaient trop mignons ensemble (oui, oui, j’étais une néophyte). Puis en rentrant chez moi ce même jour, j’ai *censuré* la saison 1. Pour la première, je voyais Christopher Eccleston qui m’avait impressionnée par sa grande taille et ses expressions robotisées (pour de vrai) et Billie Piper qui avait vraiment une grande bouche par rapport au reste de son visage. Tout de suite, j’ai accroché à ce monde fantastique, à ces aventures hors de l’espace-temps. Ensuite, saison 2 et là, BOOM. David fucking Tennant. Je suppose que pour de nombreuses personnes, ce fut le coup de foudre immédiat. Je veux dire, qui n’en a pas eu, franchement ? Je ne veux pas être passéiste ou même réactionnaire, loin de moi cette idée, mais dans un monde utopique où le Docteur existerait, il aurait les traits de Tennant… sur le moment du moins.

Puis est arrivé Matt Smith. Matt Smith le renégat, l’imposteur, l’opportuniste, le substitut. Bon, il y a trop de négationnisme dans l’air, je vais me contenter de dire le dernier Docteur (en vérité, je ne l’ai pas détesté autant, mais mon souvenir est parasité par mon sentiment actuel). Je crois que le plus grand défaut que je puisse lui trouver c’est son jeune âge. C’est un bébé. Je ne retrouve pas cette intemporalité du Docteur. Enfin, bref, je ne l’aime pas. Mon instinct me dit qu’il n’est pas authentique… Cependant, j’ai quand même voulu lui donner une chance. Au cours des saisons, ce fut vraiment de pire en pire… alors que durant la 6e je lui ai carrément offert le bénéfice du doute puisque la saison 5 était plutôt bonne à mes yeux (de très bons épisodes, vraiment, empreints d’une certaine douceur même). Mais c’était le début de la fin à partir de la saison 6. Pour être arrivée au point de songer à arrêter Doctor Who (qui fait partie de mes dix séries préférées, sachant que la moitié est composée de séries arrêtées/annulées) pendant la dernière saison, je peux vous dire à quel point je suis déçue… mais on ne peut pas vraiment vous quitter M. Moffat (ni le Docteur et encore moins Rory), quand on garde à l’esprit que vous êtes celui qui a réalisé quatre de mes cinq épisodes préférés de toute cette saga. Seulement, ce dernier épisode, ce dernier « The Angels Take Manhattan », ce « farewell to the Ponds », c’en est trop. J’en ai marre. Je vais me pendre et je vais laisser une lettre de protestation devant cette grotesque plaisanterie en signe de revendication.

J’en ai marre qu’Eleven soit toujours là à faire des simagrées à hurler le nom d’Amy partout en criant des « What’s happening? » et en gesticulant comme un primate. J’en ai jusque là de le voir égoïste et immature tout le temps à agir en gamin capricieux qui n’a pas été capable d’obtenir son jouet dans le bac à sable (oh et c’est pas comme ça que tu te feras des amis). J’en ai ras-le-bol de son côté je-sais-tout sans jamais écouter les autres car de toute façon il a toujours raison. J’en ai plein le dos de son arrogance et de son humour pas drôle auquel il est le seul à réagir. Voilà, le Docteur m’épuise (et en plus, il y aura encore une saison de plus avec lui). Je croyais qu’il était « a good man goes to war », pas « a conflicted man with blurred principles » bon sang ! La volonté de le rendre humain de par ses défauts est admirable, vraiment, mais c’est un SEIGNEUR DU TEMPS, pas un humain ! Je ne veux pas que le Docteur que je montrerai à mes enfants (enfin, ceux que j’aurais eu dans un monde parallèle) soit d’accord pour user de la violence et soit pessimiste comme pas deux ! Non, je veux un être pédagogue qui sera un modèle pour eux et la génération d’après.

Et Amy Pond. Quelle déchéance. La lente agonie vers l’inutilité. Où est la pétillante rouquine qui est apparue comme un souffle de fraîcheur dans la saison 5 ? Celle qui a pu remplacer Donna Noble sans qu’on puisse trop la regretter ? Pourquoi est-elle devenue cette Mlle Je-vous-méprise qui se prétend compagnon du Docteur ? Cette Regardez-moi-car-j’ai-la-classe qui est censée déborder d’amour pour son mari mais qui se fout de sa fille comme d’une guigne ? Pourquoi la « girl who waited » est-elle maintenant une « girl who stayed in stand-by » ? Voilà. Amy a perdu de son intérêt peu à peu. Pas que depuis cette saison 7, déjà vers la fin de la saison 6 elle semblait faire acte de présence pour remplir le quota féminin. La potiche de service en somme. (Et je ne signalerai pas au passage qu’on dirait que Karen Gillian a un peu gonflé du visage dans cette saison.)

Pauvre Rory Williams. Rory qui se retrouve un peu au milieu de ça en bon loser qu’il est. Impossible de le trouver antipathique… De toute façon, c’est toujours ceux en qui on en attend le moins qui nous surprennent le plus. Car il n’y a pas de déception possible avec eux. Introduit comme un personnage secondaire qui servait à solidifier celui d’Amy, il a d’abord réussi à gagner ses galons de compagnon. Puis finalement, la pire chose est arrivée, il a réussi à voler la vedette au Docteur. Comment est-ce concevable ? C’est le Docteur ! Le curateur de l’univers ! Un simple être humain, qui a attendu 2000 ans par amour, de par sa maladresse, son naturel gaffeur, a charmé un public auparavant fidèle au seul Docteur. Même si le jeune Arthur Darvill semble planer la moitié du temps, on lui pardonne, il a rendu tout son sens au mot attachant.

Toutefois, je ne conteste pas le talent de ces trois acteurs principaux. Ils sont doués sans aucun doute. Ils ont juste peut-être trop mis du leur…

Pour en revenir au dernier épisode, je n’ai pas aimé qu’il se passe aux Etats-Unis, je n’ai pas aimé les lunettes d’Amy, je n’ai pas aimé le titre de l’épisode car seuls les Daleks sont à Manhattan d’abord… (nan mais sérieux, un épisode avec des dinos passe encore, un autre au Far West why not, mais maintenant la STATUE DE LA LIBERTE en Ange ??!! Et c’est normal ?! Fucking pathetic! Vous avez vu les posters promos ? Mais au secours !). Qu’est-ce que j’ai aimé au final ? Ah oui, en fait, je crois que la seule scène authentique que j’ai trouvée, c’est celle sur le toit du Winter Quay avec les effets spéciaux hyper cheap (j’en ai ri, j’ai retrouvé l’aspect folklorique anglais de la série). Juste un petit up pour la toute dernière scène dans le TARDIS entre River et le Docteur. Ouais, juste celle-là.

Pourquoi le Docteur n’a à la bouche que le nom d’Amy ? Sa réaction m’a écœurée, il s’en fout de Rory alors ? Pauvre petit Docteur qui va finir tout seul… oui, ça a toujours été l’une de ses craintes, mais de là à ne plus vouloir protéger ses compagnons… (encore cette humanisation qui m’énerve, je suis désolée) Et ce ralenti à la noix lors de la chute de l’immeuble, seriously ?! Pourquoi River Song, pardon Professeur River Song (que j’ai adoré revoir car j’aime beaucoup ce personnage) ne sert strictement à rien dans cet épisode alors qu’elle est là ? Que fait-elle ici d’ailleurs ? On le saura probablement plus tard pour tromper les esprits. Pourquoi le Docteur est-il aussi défaitiste alors qu’il prône qu’il y a toujours une solution ?! Essayez de régler ça bon sang, non Rory n’est pas voué à mourir fatalement ! Mais sortez donc de cette obscurité bordel ! Sourire, ce n’est pas interdit, ça peut même aider. Ce n’est pas cool de ne pas sourire, vous savez ? Ah oui, l’un de mes autres reproches. J’ai vraiment l’impression que la série se veut plus « cool » qu’autre chose ces derniers temps.

Que je sois claire. Ce n’est pas tant la narration ou la réalisation que je critique, car en fait, je trouve que dans l’ensemble, l’épisode est très solide (tout comme les précédents), le coup du livre était bien pensé, les dialogues font toujours mouche, l’utilisation des Anges était la bienvenue (je n’ai aucun problème à voir « recycler » des espèces régulières de la franchise, surtout si elles sont adéquates), mais c’est le scénario global tout simplement. La direction générale que prend cette série m’est totalement incompréhensible. Je suis sûre que vous voyez le « bigger picture »… et quand ce plan sera dévoilé à nous, pauvres téléspectateurs, je serai probablement coi devant tant de génie (car tout prendra sens), mais ce que je vois là, et cela depuis deux saisons, c’est un show qui ne m’attire plus. J’ai l’impression de ne plus aimer l’essence de Doctor Who. Et je vous assure que ce sentiment craint à mort. Car même si la conclusion est excellente, ce goût amer me restera en bouche.

Donc en effet, c’est super triste de voir Rory et Amy partir (franchement, j’en ai pleuré à la fin), MAIS BORDEL QUELLE SORTIE DE MERDE. « Coucou, c’est super, on n’est pas morts en fait ! – Ziiiou disparus. » S’ils trouvent X raison de revenir après, si j’étais Rory, je vous botterai les fesses pour dire « hé mec, t’aurais pu me laisser dire une réplique d’adieu quand même ! ». Le pire départ de toute l’histoire des passagers du TARDIS. Sérieusement, même la mère de Rose a eu droit à une sortie plus digne. Et même leur passage en amoureux n’a pas touché ma corde sensible. Enfin, c’était poignant, mais euh… distant ? Tout l’amour qu’ils se portent ces deux-là a été une très belle histoire ces dernières saisons. Vraiment, un très bel épanouissement, pour finir sur « ça ». A la limite, j’aurais préféré une mort claire et nette. Sans rature, sans « et si ? », sans retour. Définitif. FIN (je crie beaucoup aujourd’hui car c’était vraiment la goutte d’eau qui m’a saoulée…). La boucle est bouclée. Mais non. La voix off d’Amy qui revient pour quelques lignes ridiculement niaises et on espère sincèrement que le Docteur ne l’écoutera pas…

L’épisode de Noël a intérêt à rattraper ce ratage monumental à mes yeux. Ceci est une supplication. Et s’il vous plaît, une régénération prochaine. Après la saison 8, pitié.

Je me rends bien compte que beaucoup ne partagent pas mon avis puisque Doctor Who gagne de plus en plus d’adeptes. Et c’est tant mieux car c’est une série qui le mérite plus que tout. Mais est-ce trop demander que de voir de la joie de vivre à l’écran parfois ? Et pas juste à la sortie du TARDIS (et encore, quand c’est le cas). J’ai envie d’être comme un nouveau-né qui s’extasie, à découvrir de nouveaux mondes et de nouvelles créatures, à voyager avec des étoiles plein les yeux en compagnie des passagers de la cabine téléphonique la plus connue de l’univers qui s’émerveillent en même temps. Je ne veux pas me dire chaque dimanche matin (car bon, désolée de ne pas vouloir regarder en live stream et d’attendre la web-dl le lendemain matin) en démarrant mon épisode « j’espère que l’épisode ne sera pas trop flippant. » Déjà, au changement de générique cette saison, je me suis inquiétée. Rien que la musique semblait plus oppressante (non pas qu’elle soit mauvaise, hein, M. Gold s’en sort toujours très bien, mais c’était juste sinistre). Et en cinq épisodes… il y a juste eu Dinosaurs On A Spaceship qui était drôle et regardable pour des enfants à mon humble avis. Je ne vais pas repartir dans l’éternel débat du tourbillon d’assombrissement que connaît la série, mais il y a une part de vérité. Je ne veux pas que la série mûrisse ou que sais-je encore. Je veux que ce soit du divertissement familial ><.

Sincèrement vôtre,

Une spectatrice qui s’est toujours crue adepte de Doctor Who avant que les derniers épisodes remettent sa foi en cause.