Des films en vrac

Petite sélection de films vus dans le mois. De ceux dont j'avais parlés dans la première ronde des BA à d'autres que je rattrape ou que je découvre :').

Robot and Frank : Pas du tout été déçue. Quand j’ai vu que le film ne durait « que » 1h35, j’ai approuvé silencieusement. On n’a pas besoin qu’un film dure 2h15 et qu’on se fasse chier 20 minutes au bas mot devant. Bref. J’en ai pleuré. Scénaristiquement parlant, il y a eu des surprises, et c’est rare dans les films américains de nos jours, donc c’était super bien. Trèèès belle histoire, j’aime beaucoup la thématique du robot (faut toujours que je vois Eva, le film avec Daniel Brühl ><) avec les réflexions habituelles de l’âme, de l’humanité, de l’égalité… C’est plus ou moins ce à quoi je m’attendais, mais en mieux. Frank Langella est excellent (et c’est vrai que dans toutes les histoires avec une personne atteinte d’Alzheimer ce n’est pas toujours facile de conclure), Liv Tyler s’est amochie (mais j’ai beaucoup aimé son personnage et le côté « non violent » de sa résistance contre les robots, il y a toujours un mouvement comme ça) c’est plus possible ><, et ça fait bizarre de voir Susan Sarandon (la meilleure surprise du film :’) « normale » après avoir l’avoir vue dans The Big C ^^, et un petit James Marsden qui ne fait plus grand-chose en ce moment. Le concept de « l’expérience de bibliothèque » m’a tuée. On risque vraiment de s’approcher de ça quand… le livre sera mort. Punaise, c’est triste. Enfin, c’est une belle histoire de vie, dans un monde futuriste et plutôt réaliste. Disons que les gadgets qu’on voit (même s’il y en a peu) existent déjà en soi, donc il ne manque plus qu’ils soient banalisés.

Damsels in Distress : Très déçue. Je m’attendais à plus d’humour, finalement ça retombe un peu à plat. Une réalisation très girly, des lumières douces, des travellings lents. Beaucoup de parlotes philosophiques ou du moins pseudo spirituelles… C’est un débat sans fin, en fait. Et quand aucune réponse n’est proposée, ça m’insupporte. Même la petite apparition d’Aubrey Plaza ne relève pas le niveau général. J’en attendais plus, Greta Gerwig a été sous-exploitée ><. Puis la nouvelle arrivée, Analeigh Tipton me sortait pas les yeux oO, déjà que je ne la supportais pas dans Crazy Stupid Love (oui, oui, c’est la petite énamourée de Steve Carrell). D’habitude, même quand les comédies sont centrées autour de la romance uniquement et des éternelles interrogations sur les relations, j’aime bien généralement, mais là, c’était pas vraiment original. Je pense que c’est parce que les acteurs n’étaient pas assez beaux x’D *mode superficielle*.

Take This Waltz : Ça faisait longtemps que je voulais le voir :’). J’admets, très beau film. Michelle Williams a vraiment fait son bout de chemin depuis Dawson’s Creek, hein ^^. « Video killed the radio star… » (8) (très belle bande-son d’ailleurs, mais c’est souvent le cas pour les films indés ^^) c’est hyper triste. Son perso m’est très antipathique en fait, même si je comprends ses hésitations et son désir d’avancer/de changer. On suit juste son voyage durant une courte période de sa vie. On se sent totalement spectateur sans jamais être « dans » le film. Mais ça ne m’a pas dérangée. Je suis totalement du côté du perso de Seth Rogen sur ce coup là. L’amour, ça se travaille, c’est aussi de la simplicité. Lui aussi il a fait du chemin depuis ses rôles comiques à l’humour gras (même si dans 50/50 il était encore meilleur). Enfin bref, c’est une belle histoire avec des personnages hyper attachants. Même Luke Kirby qui est désagréable d’habitude réussit quelque part à gagner des fidèles.

Killer Joe : Trop chelou x’D. Vraiment. Mais une chose est sûre, ce film supprime une bonne partie de la filmographie (merdique) de Matthew McConaughey car il était « différent ». Franchement. C’était juste incroyablement malsain avec la bonne dose de glauque et de violence. Enfin, c’était quand même très violent en fait x’D. Je me suis bien cachée les yeux une ou deux fois… Mais on a quand même envie de les rouvrir tellement c’est improbable (et en même temps, j’imagine que ça arrive tous les jours dans la rue). Et chapeau bas à la petite Juno Temple ! Je me souviens encore d’elle dans St Trinian’s (je parle souvent de ce film quand même x’D) avec ses cheveux rebelles ^^. Que des films indés cette petite, elle est fraîche, son rôle était aussi sexuellement développé que celui de Kaboom, mais avec une innocence différente. Elle va sûrement tomber dans le côté sombre d’Hollywood un jour. En revanche, je suis très déçue par Emile Hirsch en ce moment… Depuis Harvey Milk, j’ai l’impression qu’il fait toujours le même genre de rôle, le genre qui parle beaucoup mais qui ne sait pas trop quoi faire. En tout cas, que le film plaise ou pas, il ne laisse pas indifférent !

Savages : Oliver Stone, huh. Ben franchement, j’en sais rien. C’est sûr que c’est un meilleur film que ce qu’on voit en ce moment dans le genre, mais c’est trop de provoc pour moi. Autant le sang, le sexe et la violence ne m’ont pas tant dérangée, mais quand c’était de la surenchère, si, et surtout quand c’était trop facile (nan mais un plan à trois, pfff). Puis y avait des plans en noir et blanc figés, c’est totalement ringard (en fait, c’est peut-être le mot que j’utiliserais pour résumer tout le film, ringard), tout comme les jeux de lumière derrière les persos. On n’est pas dans une pub d’assurance encore une fois *sort*. L’histoire de drogue est un peu bancale mais se résout plutôt bien, donc c’est sympa à ce niveau là. Mais les « jeunes » de ce cast… *se pend* Déjà, le mieux parmi tout le casting, c’est sans aucun doute Benicio Del Toro, qui arrive autant à faire les bad guys que les gentils, ce qui est rare, il était excellent. Salma Hayek n’est pas loin derrière. Mais le trio amoureux là… Taylor Kitsch, j’ai rien contre lui au contraire, je suis même contente qu’il s’en sorte dans sa vie post FNL, mais stop, stop de faire ton Tim Riggins avec ton air ténébreux de beau gosse et tes sourires en coin. Quand il se lâchera vraiment, ptete qu’enfin il sera intéressant. Bon Aaron Johnson (ou faut-il dire Taylor-Johnson maintenant :’p ?), il a toujours une démarche bizarre et il a toujours l’air terrifié et trop stone, j’attends de le voir dans un rôle « normal ». Blake Lively pour finir… mis à part le fait qu’elle se tape deux beaux mecs… même si son jeu n’est pas terrible, elle a le corps adéquat pour jouer la bimbo de service quoi –‘. Cette jeune fille était tellement bien dans Pippa Lee :'(, c’est possible de la retrouver un rôle comme ça ? Et c’est quoi cette affiche qui ressemble à Babel ?! Plus aucune originalité, pfff.

Premium Rush : JGL <‘3 avant Looper. C’était divertissant. Un petit film d’action assez prévisible, mais les cascades sont bien foutues, puis voir un film sur le vélo ça ne court pas les rues. Ça nous fait découvrir un business inconnu. L’ambiance de camaraderie était bien sympa. Puis niveau réalisation, c’était très dynamique la façon de présenter les « situations » d’accident aussi, enfin la vision de la route du perso de JGL. La narration à l’envers est un choix, peut-être qu’ils ont tout expliqué un peu trop rapidement, ils auraient pu garder plus le suspens, mais ce n’est pas dérangeant car au moins on comprend ce qui se passe. On a le droit à un joli tour de New York également, alors pourquoi pas ^^. JGL était bien, Michael Shannon était flippant comme d’habitude, petit bémol, Jamie Chung qui joue une Asiate cliché au possible (avec une scène finale encore PLUS cliché si c’est possible). C’est pas extra, mais ça passe.

Voisins du troisième type (The Watch en VO) : Pour finir, un film que je déconseille à tous. Ohlala. Terrible. Ben Stiller s’entête à faire des comédies, mais ce n’est pas drôle. Après l’échec du Casse de Central Park… J’avais un peu plus d’espoir pour ce film car il y avait Jonah Hill (qui a perdu au moins 50 kilos depuis Superbad). Mais non. C’est pas drôle. C’est vulgaire, c’est gras, c’est très beauf. Ça m’énerve. J’avais du temps à tuer et il n’y avait que ce film à mon horaire (car je m’étais trompée d’une heure pour The We And The I que je n’aurais pas vu du coup –‘). Leur bromance n’est pas drôle, leur extraterrestre n’est pas drôle, le début est trop lent, le coup des voisins se voyait à des kilomètres… Ahlala. Et la petite touche exotique anglaise… ne fait pas anglais. Désespérant :'(. Et c’est une honte que de foutre à un moment When we’re strange des Doors à un moment. Franchement, une HONTE.

Monsieur Lazhar : Je l’avais oublié ! Magnifique petit film de vie :’). Même avec l’accent québécois, on s’y fait (même si j’ai eu l’impression de moins comprendre qu’avec un film anglais *sort*). Big up pour les deux gamins principaux (toute la classe en fait), ils sont géniaux, ils font authentiques, ils sont super mignons *_*. C’est drôle, tragique, touchant. Ça change tout simplement. Ce n’est pas tant un film sur la violence à l’école qui n’est qu’un prétexte (même si c’est un vrai débat de société) pour toucher l’intégration sociale et l’approche de la mort à tout âge. Et sur ce dernier point justement, ils ont fait des merveilles. L’acteur principal joue en toute subtilité, j’apprécie de voir des gens bons dans ce monde ^^. Il en manque. Et surtout des profs qui ont une vraie vocation et qui ne sont pas là juste pour profiter des avantages sociaux mais pour dispenser un vrai savoir et léguer quelque chose. C’est utopique ? Ce qui me fait penser que les jeunes profs des ZEP qui sont totalement blasés, je trouve ça d’une tristesse… c’est vraiment mal foutu.

Les nouveautés de la rentrée – Partie Ouane

J’ai bien la flemme de faire un post pour toutes les nouveautés (surtout, que je ne continuerai pas la plupart voire toutes sauf deux), alors je fais un post commun pour toutes celles que j’ai vues. C’est en gros ce que vous pouvez lire sur BS avec des remarques plus personnelles ^^’. Un second billet suivra en octobre pour celles qui n’ont pas encore été diffusées :’).

Last Resort (ABC): L’histoire se passe principalement dans un sous-marin. Oui, vraiment. Des termes techniques peu connus, des faits intéressants (par exemple, les femmes Marines ne sont autorisées à servir à bord que depuis 2010 et le passage de l’équateur), un complot. Ce premier épisode n’explique pas grand-chose mais nous plonge bien (jeu de mots gratuit) dans le bain. Toutefois, le foisonnement de personnages rend difficile de suivre la série. Qui est le lieutenant, capitaine, taulier ? Qui sont ces gens qu’on nous montre sur l’île ? Pas besoin de dire que je me suis sentie un peu bête en visionnant l’épi. Et plein d’autres questions que la suite permettra sûrement de répondre. La plupart des gens n’y connaissant rien en sous-marin, il est difficile de savoir si la série est réaliste ou pas. Ce qui est sûr, c’est que si elle continue à avoir plusieurs intrigues parallèles avec ses 50 personnages, elle va finir avortée à la The Event. Mais ce premier épisode intrigue quand même. La série est de Shaw Ryan, créateur de The Shield, donc bien habitué au genre. Après, ce sera des épisodes clôturés, ce qui ne me plaît pas vraiment, et je m’incline devant ce foisonnement de persos. Par curiosité, je regarderai le deuxième épisode (et par appréciation pour Dichen Lachman ^^’), mais ce sera tout…

Revolution (NBC) : Les quelques mots « par le créateur de Lost« , « créé par J.J. Abrams » suffisent généralement à mettre la puce à l’oreille (et pas toujours d’une bonne manière)… Revolution sera-t-elle le nouveau Flashforward ? Une promotion plus qu’étendue pour finir avec une saison de 22 épisodes ? Qu’on aime ou qu’on aime pas Abrams (bon, moi, je ne l’aime pas vraiment, je trouve qu’il abandonne bien vite ses séries et qu’il en profite juste pour créditer sa filmographie ‘-‘, la bonne époque de Felicity est loin derrière…), il faut reconnaître une chose, il n’a pas peur de voir les choses en grand (et les studios n’ont pas peur d’investir). Si on pouvait résumer ce premier épisode, il est divertissant à la manière d’un network, mais rempli d’incohérences et d’absurdités. Les effets spéciaux sont un peu (euphémisme) cheap, et le casting… d’une héroïne qui pourrait profiter de quelques cours de charisme (face à un miroir, comme dans les Sims) à un père (il était très bien dans The Good Wife soit dit en passant) sous-exploité, il semble réunir des visages secondaires du monde de la science-fiction fantasy pour jouer sur la corde « fan » (le type de The Cape, avec le papa de Toilettes…) . Ce mélange de médiévalo-fantasy pourra en attirer plus d’un car le paysage télévisuel actuel est très pauvre dans le genre… Je regarderai tant qu’Elizabeth Mitchell (elle a trop vieilli et elle est trop botoxée :’O, pourtant V ne date que d’il y a trois ans !) sera présente. Ou bien j’attendrai que la saison se finisse et je me ferai un marathon…

The New Normal (NBC) : Ryan Murphy est à la tête du projet, il aime mettre son homosexualité en avant (le côté marketing marche bien en tout cas, j’ai hâte de voir The Normal Heart). Il serait ironique de dire que The New Normal est rempli de clichés, le personnage principal est lui-même un cliché ambulant. Ellen Barkin en mère psychotique et traditionnelle est de plus en plus refaite, et s’il y a un protagoniste qui sauve un peu la série de par sa normalité, c’est Justin Bartha (le futur marié de Very Bad Trip). Encore une fois, un enfant précoce se retrouve au générique d’une série (elle fait un peu penser au rôle d’Abigail Breslin dans Little Miss Sunshine avec les mêmes mimiques, pour ceux qui ont vu le film). Un couple gay se prépare à la tâche ardue qu’est la parentalité en prenant connaissance avec la mère de leur futur enfant. Non seulement il y aura la phase pré-natale, mais si la série est reconduite, la phase post-natale avec l’éducation de l’enfant sûrement. En tout cas, la série ne m’a pas parlé ‘-‘.

Partners (CBS) : A première vue, quand on voit le casting, on se dit que cela peut être attractif (sur les quatre persos principaux, j’aurais regardé leur série par curiosité de toute façon). Ensuite, on lit le synopsis et on prend peur. Enfin, on visionne le pilot et aïe (en oubliant le fait qu’une sitcom en multi-caméra, c’est totalement has been). L’oppression des rires préenregistrés, la sensation des jeux forcés, la non-alchimie des acteurs… Certes, le casting était attrayant, mais de les voir ensemble, quelque chose bloque. Et ce n’est pas simplement la différence de taille entre David Krumholtz et Sophia Bush ! En tout cas, être gay semble être très à la mode dans cette rentrée, ou du moins, c’est le nouveau critère de sélection pour devenir une série. Je crois que plus de la majorité des nouvelles série ont un perso homo x’D. C’est juste que j’ai l’impression que c’est du vu et revu, et c’est franchement dommage… Même si ce n’est que 20 minutes, je ne vais pas continuer.

The Mindy Project (FOX) : Si on oublie la petite voix fluette de l’héroïne qui peut être irritante, cette sitcom a un vrai potentiel (même si je n’aime pas le titre… franchement, vous avez pas pu trouver mieux ?!). Encore faut-il que l’humour de Mindy Kalling vous parle. Si ce n’est pas le sien, peut-être que Chris Messina pourra vous convaincre. Les mésaventures d’une jeune fille romantique narrées sur un ton cynique est monnaie courante de nos jours, on pourrait croire que Bridget Jones s’est réincarnée dans toutes ces jeunes femmes blasées. Le second degré peut quand même être lourd parfois, surtout s’il y a trop de parlote. Car il y en a vraiment beaucoup… Le style à la première personne ne touche pas tout le monde aussi, surtout quand la narratrice est aussi « Mindy »… J’aimerais bien voir le deuxième épisode pour me faire un avis définitif (oui, je sais, c’est pas après deux épis qu’on peut se faire une idée, mais globalement, quand on n’a pas assez de temps, si x’).

Ben and Kate (FOX) : Deux têtes d’affiche totalement inconnues (plus ou moins) qui arrivent à faire rire, ce qui n’est plus si évident de nos jours… Un petit moment émotionnel dans ces 20 minutes d’humour, c’était assez sympa. Je pense que ça peut plaire à un large public, mais il faut surtout accrocher à la relation entre le frère et la sœur dès le départ (d’ailleurs, ça manquait ça, depuis The New Adventures of Old Christine ^^). Petit plus pour la gamine qui n’en fait pas trop, qui n’est pas non plus trop mise en avant mais qui est quand même adorable ainsi qu’à la petite touche anglaise apportée par Lucy Punch. J’ai vu que pas mal de gens avaient bien aimé, je reste neutre pour le moment… On dirait qu’avoir un gamin un peu malin fait aussi partie des nouveaux critères de sélection (bon, même si j’avoue que la petite, je l’avais déjà trouvée super mature dans Nouveau Départ, We Bought A Zoo en VO)…

Vegas (NBC) : Chaque année, un thème prépondérant ressort des nouvelles séries, cette année, on dirait que c’est le western et la mafia, ou en gros, les séries d’époque. Vive les revival \o/. Je suis vraiment intriguée par ce premier épisode. Le mélange des genres est fascinant, et puis le casting vaut le coup d’œil, de Dennis Quaid (encore un acteur qui passe au petit écran), à Jason O’Mara (le papa de Terra Nova, on aurait pu s’en passer…), en passant par Carie-Anne Moss (une revenante, la Trinity de Matrix !), sans oublier Michael Chiklis (No Ordinary Family). Ils ont un accent chelou bien texan x’D. Ce premier épisode, je ne dis pas non, car j’ai beaucoup aimé l’ambiance. A suivre, donc. Même si j’ai peur que ce soit un chouilla trop sérieux pour moi ^^’.

The Mob Doctor (FOX) : Comment mettre au goût du jour la mafia et la médecine ? On est loin des Sopranos (en matière de mafia) et on est loin également de Combat Hospital (pour l’aspect urgentiste). Honnêtement, il est difficile de ne pas penser que la réunion des deux thèmes principaux est un tantinet ridicule… Parfois, il ne faut pas trop « oser »… Beaucoup de regards en coin, de pauses lourdes de sens, de la tragédie pas toujours sensible… Des opérations incroyables couplées à une affaire fédérale. Cela me paraît beaucoup à absorber, mieux aurait peut-être fallu choisir une approche unique, soit médicale, soit procédurale. En plus, l’héroïne, sur une échelle de « Oubliable » à « Whaou », tire vraiment vers le « Débarrassez-moi d’elle »… *à bas les blondes, surtout les fausses* C’est ça d’avoir un cast insipide ‘-‘.

Animal Practice (NBC) : Justin Kirk n’aura pas été au chômage très longtemps. Ce qui est sûr, c’est qu’il est l’élément central de cette nouvelle comédie. Peut-être que plus tard, les autres personnages qui ne semblent être présents pour le moment que pour lui donner le beau rôle, auront une meilleure storyline. L’histoire est assez originale, même si ce nouvel intérêt pour les singes intelligents semble assez incompréhensible (enfin, selon moi). Malheureusement, le côté cynique du héros n’est pas original du tout, du moins, il ne l’est plus. C’est un mix entre House et son ancien personnage d’Andy j’ai l’impression. Il faut voir ce que cela donne plus tard… Après, j’aime bien le casting secondaire (hormis l’histoire d’amour qui se profile), donc ça peut être drôle, et peut-être que Tyler Labine sortira enfin de sa malédiction. Mais vu l’audience de l’épisode 2, ça n’augure rien de bon.

The Neighbors (ABC) : Le plot était WTF ? Le trailer n’expliquait rien de plus. Ou au contraire, il était trop explicite ? Des extraterrestres dans un quartier résidentiel, une famille d’humains qui débarque… Il est difficile de dire si c’est un coup de génie ou du ridicule condensé. En tout cas, c’est assez curieux. Je ne saurais même pas dire si j’ai aimé… Mais on est face à un OVNI pareil (c’est le cas de le dire huhu), il faut se faire sa propre opinion :’). Et encore une fois, le ridicule ne tue pas. Puis je sais pas, c’est peut-être notre monde, mais j’aimerais bien qu’il y ait des extraterrestres parmi nous, juste comme eux, qu’on apprenne à se connaître et tout x’D.

Guys With Kids (NBC) : Les hommes au foyer, ça existe bel et bien. Mais est-ce qu’on a envie de le savoir ? Pas sûr du tout… Le premier épisode manque cruellement d’humour, tout nous est présenté avec un « voilà, riez. » mais on n’en a pas toujours envie… La déception est d’autant plus grande quand on sait que Jimmy Fallon est lié au projet (enfin, ma déception du moins, car je l’aime bien ce petit). La bromance ne fonctionne pas vraiment (les trois papas ne sont pas drôles ‘-‘, puis les voir porter en kangourou leurs gamins… pfff), même si ça fait plaisir de revoir Jesse Bradford sur les écrans. C’est sans doute le pilot que j’ai le moins aimé malgré la présence d’Erinn Hayes

Au final, pas de drama pour reprendre le flambeau de Desperate Housewives, ni pour remplacer House :’/. Beaucoup de formats 20 minutes en revanche, à croire que les gens ont plus besoin de rire parce que le monde est en crise *sort*. En annulation, je vois bien Guys With Kids x’D. On verra bien, mais NBC a vraiment une masse de nouveautés, alors ça va trancher fort…

« The Big C » – Saison 3

Hum. Déception. Un petit retour sur cette saison 3 de l'une des surprises d'il y a trois ans. (Rien que les affiches promo ne me plaisaient pas.)

La saison 1 était « WHAOU », la saison 2 était « WOOHOO », la saison 3 est « Ah… ». Ce n’est pas tant que les personnages soient moins intéressants, au contraire, ils le sont de plus en plus avec leurs particularités et ils se sont surtout trouvés, c’est plutôt l’ambiance générale de cette saison qui a dégringolé. Je n’ai pas senti la pesanteur du cancer. Je n’ai pas trouvé la situation aussi drôle qu’avant, les personnages précédents me manquent et j’arrive à peine à me souvenir des noms des nouveaux… Todd me manque (même si Reid Scott a trouvé un bon rôle dans Veep, je voulais qu’il reste dans The Big C :'(), Lee aussi (Hugh Dancy… tu n’es jamais mieux qu’en malade), et Joy n’arrive pas à la hauteur des précédents (même si j’aime beaucoup Susan Sarandon) pendant que les guests comme Victor Garber (sous-exploité à mort), Mamie Gummer (inintéressante…) ou encore Brian d’Arcy James (si je l’avais vu avant autre que dans Smash, son personnage aurait pu me paraître sympathique), Lee Tergesen (ça ne pouvait pas aller plus loin ?!) ne sont que de passage exprès. Peut-être que seule Allison Janney arrive à faire de l’humour avec ses trois pauvres répliques et son rire.

Déjà, la relation entre Cathy et Paul me saoule. Elle se veut pseudo « normale » avec un mari « banal » qui glande toute la journée pendant que la femme se saoule (car oui, elle est alcoolique, reconnaissons-le) tout en faisant les courses. Eh bien, trop de normalité tue la normalité. Heureusement qu’Andrea, oups Abubao, est là pour mettre un peu d’ambiance. Car si on devait compter sur Adam et sa révélation divine… Sean fait sa vie de son côté, comme d’habitude (c’était marrant de voir sa créativité avec le téléphone rose). Toute la saison a reflété un sentiment de lassitude… Du moins, c’est ce que j’ai ressenti. Je ne sais pas si c’est une lassitude par rapport au sujet (j’espère qu’ils ne vont pas faire à la United Stated of Tara pour le coup, car j’avais vraiment trouvé la dernière saison sans intérêt et bâclée) ou juste une baisse de régime des scénaristes. Attention, je ne dis pas que c’est pourri, hein ! Loin de là. J’ai quand même bien ri parfois, c’est juste qu’il n’y avait pas la fraîcheur des deux saisons précédentes ni le même attachement aux personnages, ainsi que cette tragico-comédie qui faisait la force de The Big C. Je me suis juste retrouvée devant une dramédie. Bref, le fil rouge ne m’a pas vraiment plu cette saison.

Ma plus grosse déception réside dans le personnage de Cathy. Son comportement a toujours été un peu extatique car elle en voulait toujours plus, et elle appréciait de faire tout ce qu’elle n’avait pas pu faire. Mais dans cette saison 3, elle a l’air en dépression alors que médicalement, c’est certainement la meilleure saison pour elle. Donc elle stagne en quelque sorte. Paradoxalement volontaire ? J’en sais rien, mais ce n’est pas toujours agréable à regarder. A l’inverse de Paul, que je ne l’ai jamais trouvé aussi drôle qu’en apprenti gourou. Son personnage a enfin une existence propre qui n’a rien à voir avec Cathy. Un peu d’indépendance, ça fait du bien. Avec cette « near death experience », au début je le trouvais très saoulant, mais peu à peu, il vole la vedette à Cathy. Car au final, on s’aperçoit ce n’est pas tant de l’attention qu’il recherche (même s’il y a une bonne part), c’est la reconnaissance de soi tout simplement. Il veut prouver au monde (tout comme sa femme), qu’il existe aussi. Peut-être que son approche est maladroite et qu’il blesse des gens en le faisant, mais j’ai été touchée. Je rebondis avec l’histoire de l’adoption, je trouve que c’est vraiment égoïste. Cathy dit qu’elle veut adopter non pas pour prouver qu’elle va survivre, même si l’instant d’après elle réplique que si, mais en fait, tout tourne autour d’elle. Alors qu’au début son égoïsme reflétait de l’altruisme (sa liaison, Lee, etc.), là, je n’arrive pas à voir de la bonté dans l’acte. Puis le « petit » hic de l’adoption aussi… Et le délire d’Adam avec son groupe de soutien chrétien, je n’ai pas trop adhéré, la rébellion chez les jeunes c’est vraiment du tout au n’importe quoi. J’ai bien ri avec l’implication d’Andrea dans son club, en revanche. C’était poussé à l’extrême, mais il y a une part de moi qui est d’accord avec l’idée générale ^^. Et enfin, toute l’histoire de Sean m’a bien fait rire. Du début jusqu’à la fin. Je crois que je n’ai jamais rencontré un personnage comme lui.

La saison 4 sera officiellement la dernière, j’espère que la qualité reviendra au rendez-vous. On ne sait pas encore grand-chose sur les futurs guests (il y en aura, c’est sûr x’), ni sur l’identité du futur mort haha. Mine de rien, j’aimerais bien que Cathy meure à la fin, la boucle sera bouclée comme ça… Mais pas du cancer, non, à cause d’un accident à la noix. Ce sera plus ironique. Et je veux que le series finale fasse chialer à mort. Voilà, ça c’est dit :’D.

« I’m not even calling it the #Emmys anymore. I wanna win the #Amy. » – Retta

Bon, voilà. Les résultats. Je n’ai pas le courage de réécrire ces noms qui ont gagné donc je vous renvoie sur la liste de Serieslive.com (plus claire que celle d’Allo). Si on en croit mes pronostics, je n’ai eu que trois bonnes réponses x’D. Je vais dire que je ne suis pas vraiment une médium. Encore une fois, Amy Poehler n’a pas gagné son Emmy… Et je suis tristesse :'(. Pour commencer, l’ouverture était géniale (même s’il n’y avait pas de chanson ><), toutes ces actrices en peignoir, mention pour le défonçage de porte de Kathy Bates et le coup de boule de Christina Hendricks ^^.

Et je mets des photos totalement HS de mon paragraphe, car je voulais juste dire que le couple Hamm/Westfeldt est trop chou :’).

C’est le début des plaintes ‘-‘. Franchement, j’aime beaucoup Homeland. Vraiment. J’ai été intriguée, bluffée, prise par la série (même si je ne l’ai pas regardée hebdomadairement mais en marathon). Mais ça m’insupporte que des séries qui sont présentes depuis des années se fasse doubler par une nouvelle arrivée. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est surestimée, car elle est vraiment très bonne, mais juste… trop c’est trop. Une saison et c’est la fête ? Moi, je dis « lol » *sort*. Puis le triplé gagnant meilleur drame, actrice/acteur principaux… Autant pour Temple Grandin, Claire Danes (qui remercie son hubby, son « baby daddy » Hugh Dancy qui était adorable x’) avait amplement mérité son Emmy, mais là, je ne sais pas… C’est pas un talent que d’avoir un regard affolé/fou tout le temps ! Bon, il est vrai qu’elle n’était pas mauvaise du tout, mais comparé à des vétérans nommés à côté (oui, y compris toi Julianna Margulies avec ta robe héritée de ta grand-mère)… Je ne suis pas d’accord x’D. Pareil pour Damian Lewis. Avoir l’air constipé (©Terme approuvé par Retta :’D) pendant plus de 10 heures n’en fait pas un bon acteur digne d’un Emmy. De toute façon, dans cette catégorie, c’est Hugh Laurie qui a gagné pour moi *soupire*. Objectivité bonjour :’D. Oh et Downton Abbey (Michelle Dockery était vraiment très élégante à la soirée :’) qui repart quasi bredouille par rapport à sa rafle de l’an passé… c’est dommage.

Pourquoi Connie Britton ? Cette coiffure et ce botox ?! (Et bon, nul besoin de mentionner Hayden Panetierre qui a l’air très « coincée »…)

J’ai arrêté l’émission après l’annonce de Lewis il me semble, donc en découvrant les résultats pour les mini-séries ce matin, je suis agréablement surprise :’). Game Change était vraiment super (même si la robe de Julianne Moore pour la cérémonie l’était beaucoup moins, il faut croire que le jaune est la couleur de cet automne… ; oh et j’ai beaucoup aimé la nouvelle couleur/coupe de Sarah Paulson), mais c’est juste que mini-série VS téléfilm, je trouve que c’est un peu injuste (oui, oui, ça l’est toujours). De toute façon, cette distinction est très légère, en quoi 6 épisodes d’une heure peuvent être comparés à un téléfilm de deux heures ? Du coup, si Luther et Sherlock ont perdu, ce n’est pas vraiment de leur faute ^^’. Et très grosse déception pour Martin Freeman (et la coiffure de Cumberbatch était bizarre, il avait pris un coup de soleil ?) ><. En y repensant, c’est vraiment très américain comme histoire Game Change (heureusement que Hemingway and Gellhorn n’a rien remporté, sinon, j’aurais riz jaune), et je me demande l’âge des votants des membres de l’académie :’O. Mis à part ça, c’est surtout la victoire de Kevin Costner qui m’a fait titiller. Hatfields and McCoys était certainement bien fait, mais de là à ce que l’un des interprètes principaux remporte un Emmy…

Toute seule :'(.

Dans les catégories comiques, je suis tellement désemparée devant les résultats que… enfin bref. Je suis déçue. Le discours d’acceptation de Julia Louis-Dreyfus (je crois que je préférais encore The New Adventures of Old Christine que Veep ><, je sais pas pourquoi je n’ai pas accroché ni à Veep, ni à Girls cette année) était véridique quelque part, « Isn’t it a shame that Amy Poehler didn’t win? » Ben si, totalement. Retta (Donna de Parks and Recreation) qui est l’une des personnalités préférées des sériephiles sur Twitter (trouvable à @unforettable), disait justement « I’m not even calling it the #Emmys anymore. I wanna win the #Amy. » et elle na carrément pas tort ! Je trouve que ça remet en cause le système de vote (les volontaires votent pour les catégories après avoir vu l’épisode/saison concerné… ils ne peuvent pas toujours être dans l’ambiance d’une série avec une saison :’O), ou c’est juste de la mauvaise foi. Mais quand je vois ma TL Twitter (ou les commentaires en général), les catégories comiques sont toujours les plus floues. Qu’il n’y ait pas de nominations pour Community ou Parks, c’est déjà une erreur monumentale, mais qu’en plus qu’Amy Poehler ne remporte pas dans sa catégorie… c’est innommable. Ce qui me tue le plus je crois, c’est de voir tous les artistes reconnaître son talent, mais les votants ne le font pas ><. Juste le moment où Aziz Ansari a remis son Emmy à Louie C.K. était sympa :’). Mais Jon Cryer quoi… c’est du foutage de gueule ‘-‘. Peut-être que dans les premières saison de Mon Oncle Charlie, c’était probable, mais là, simagrée sur simagrée, il surjoue trop ><.

Vous croyez qu’il peut rester comme ça ? En tout cas, ça a bien marché sur Twitter…

Dans un monde parfait, j’aurais Amy Poehler, Parks, Nick Offerman comme gagnants dans les catégories comiques, Modern Family comme grand perdant, Community dans les nominés, je créerai une catégorie du meilleur torse nu dont l’unique participant serait Matt Bomer dans divers épisodes, bannirai le jaune des tenues officielles, interdirai la venue aux gamins, retirerai le Daily Show et The Amazing Race des nominés pour que les autres aient une chance, ouvrirai une catégorie pour les séries fantastiques (huhu)… L’an prochain, j’aimerais bien que ce soit encore un comédien qui présente, si possible qui sache chanter pour avoir droit à un super opening musical :’D. Bref, je suis assez insatisfaite de ces résultats, peut-être qu’un jour ça changera même si j’en doute :’).

(P.S. : Je n’ai pas aimé Jimmy Kimmel, sérieusement, le mémorandum… et puis j’ai un problème avec son strabisme)
(P.P.S. : Merci à la shout et à Twitter d’avoir diverti cette soirée en même temps ^^, de toute façon tous les goûts sont dans la nature, et je serais bien damnée si quelqu’un avait les mêmes que moi x’D.)

Previously on « Children’s Hospital »…

Saison 4, épisode 7. British Hospital. Spoilers !!

Oh my. Je ne m’y attendais pas du tout à cet épisode. Children’s Hospital est une série que je suis depuis deux ans seulement et jamais je ne cherche des scoops dessus (ou me renseigne tout court). De toute façon, je ne suis pas certaines que de nombreux détails filtrent à l’avance… Bref, quand j’ai vu ce dernier épi, je pense que j’ai pleuré de rire. Littéralement. Petit retour sur cette série qui commence à faire son petit bout de chemin. En lisant la trame au début, j’avais pris ça comme une parodie des séries médicales (ce que c’est effectivement) mais à la spoof, comme les films dans le genre de Spartatouille (Meet the Spartans en VO) ou Superhero Movie etc. Or, ces parodies absurdes et vulgaires ne me plaisent vraiment pas. Je n’y vois aucun intérêt et je ne saisis absolument pas l’humour qui est loin d’être un tantinet subtil. Mais en regardant Children’s Hospital, j’ai vu bien plus que ça. Au final, il y a une part de spoof (notamment dans l’aspect absurde), mais le format 12 minutes de live action et les acteurs permettent de réinventer le genre. C’est vraiment dommage que la série soit aussi peu méconnue, elle me fait un peu penser à Portlandia qui ne fait pas vraiment parler d’elle. Donc Children’s Hospital, de quoi ça parle ?

C’est une série (duh!) qui en est à sa 4e saison aujourd’hui, diffusée sur la chaîne Adult Swim actuellement. Le créateur, Rob Corddry (récemment vu dans Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare, Seeking A Friend For The End Of The Wolrd en VO), est un ancien du Daily Show et il joue lui-même l’un des médecins principaux. A la base, il s’agissait d’une websérie dans un format d’environ 6 minutes (si si, avec le générique et tout x’) qui parodiait les grosses séries médicales du moment, à savoir House, Grey’s Anatomy, Scrubs et même Urgences avec des références plus qu’évidentes à certains moments. Les guest-stars réguliers par la suite ont fait le point fort de la série, par exemple Nick Offerman (le mari de Megan Mullaly dont le personnage est le Chief de l’hôpital) ou encore Jon Hamm qui ont rendu plusieurs fois visites aux plateaux. Lors de la saison 2, pour sa transition de websérie à série télévisée, la troupe s’est agrandie de deux comédiens réguliers et a doublé sa longueur pour mieux coller à un format télé.

Si leur petit « previously on Children’s Hospital » est présent dans chaque épisode, ils sont en réalité totalement imaginaires. En fait, il n’y a aucune continuité réelle d’une semaine sur l’autre, et leur rappel n’a jamais existé dans un épisode précédent. Il permet seulement de planter un décor pour ce qui va suivre. Chaque personnage va suivre ses envies, et les épisodes sont distincts les uns des autres sans fil rouge apparent. On pourrait les qualifier de sketchs. Donc en fait, c’est toujours une magistrale surprise en démarrant un nouvel épi. Plusieurs composantes font que la série est un OVNI (dans le sens positif) du paysage télévisuel actuel.

  • La surprise : Je ne pense pas m’avancer en disant que dans chaque épisode de Children’s Hospital, il y a un élément de surprise. Il peut consister en un guest ou tout simplement dans le thème (que ce soit un retour dans les années 70 ou un tournage en noir et blanc etc.). Pour cet épisode de cette semaine, les deux allaient de pair. Tous les éléments étaient réunis pour faire un bon épisode.
  • Les répliques : Les scénaristes sont vraiment malins. Les persos débitent des phrases parfois sans queue ni tête, mais dans un contexte qui fait que c’est drôle. Même la voix off du Chief semble adéquate. Il y a une bonne part d’improvisation également, et ça se sent dans la fluidité des réparties.
  • Le cas médical : Mais où vont-ils les chercher x’D ? C’est de plus en plus improbable et jamais le même, mais c’est toujours intrigant. Dans des dramas sérieux, on se surprend à trouver leur cas médical ennuyeux parfois, voire même ridicule (vous vous rappelez les patients de Off The Map ?!), mais ici, les patients ont beau être atteint de maladies improbables, le ridicule ne les tue pas.
  • La satyre : Il ne faut pas oublier le but originel de la série, se moquer des séries médicales sérieuses. Et franchement, on y retrouve bien le compte, l’exacerbation des clichés est à son comble, que ce soit sur les relations inter-médecins impossibles, ou avec certains patients, ou encore leur façon d’en traiter d’autres…

Leur vrai plus selon moi, c’est qu’ils ne se prennent pas au sérieux. Leur objectif premier est de faire rire, et en voyant le résultat, on peut se dire qu’ils doivent bien s’amuser sur le plateau. Le casting est mouvant, dans le sens où le noyau fixe (à savoir Lake Bell, Erinn Hayes, Ken Marino, Rob Huebel, Malin Akerman, Henry Winkler) peut avoir des absents dans certains épisodes sans que cela dérange la dynamique du groupe. Parfois, on ne sait même pas pourquoi ils ne sont plus là ou au contraire, pourquoi ils sont présents, mais c’est tellement absurde comme situation que c’est peu important. Chacun de ces acteurs dispose d’une fibre comique assez flagrante. Ils connaissent leur boulot et en tirent le meilleur. Aucune timidité ne les empêche de se ridiculiser, et c’est leur naturel qui plait. S’il y avait un cœur à cette série, ils le formeraient ensemble :’). Dans les personnages, je ne saurais même pas dire qui je préfère tellement chacun est illuminé dans son genre. Mais je dois avouer que le docteur Blake (Corddry) et Valerie (Akerman) sont encore plus bizarres et drôles à mes yeux. De plus en plus d’acteurs connus viennent faire un tour sur la série, ce qui prouve encore une fois la qualité du show et ravissent les fans !

Pour finir, ce dernier épisode. British Hospital. J’en ri(z) encore ! Tout l’hôpital a été délocalisé en Grande-Bretagne, tous les personnages se sont vus remplacés par des homologues britanniques (enfin, pas dans les acteurs). L’épisode s’ouvre sur la voix off de Frances Fisher au poste de Headmistress (oui, ils ont vraiment tout anglicisé :’p) au lieu de Mullaly qui annonce le « previously ». Et là, bam. Dominic Monaghan (Lost), suivi d’un médecin-mime à la place du médecin-clown, d’une réplique de Lauren Cohan (The Walking Dead), et le meilleur pour la fin… Jaime Murray (HG, reviens dans Warehouse 13) ! Et voilà les quelques premières secondes de l’épisode. Le burlesque de Children’s Hospital mélangé avec des blagues à l’anglaise (par exemple, forcément, le mime se doit d’être un Français) et ses clichés. Encore un thème bien choisi que voilà !

Pronostics des Emmy Awards 2012

C’est demain soir en direct sur Série Club (ou sur un live feed que vous dénicherez et que vous ferez partager, mais je déconseille celui de E! x’D) présenté par Jimmy Kimmel, il est donc temps de faire quelques pronostics pour deviner à qui ces petites statuettes vont aller. Dans plusieurs catégories, mon cœur et ma raison balancent, mais le but du jeu étant d’avoir le plus de bonnes réponses possibles, les pronostics tenteront d’être stratégiques…

Meilleure série dramatique

Boardwalk Empire
Breaking Bad
Downton Abbey
Game of Thrones
Homeland
Mad Men
C’est nouveau, c’est beau, pour moi, Homeland a toutes ces chances de gagner, surtout avec les critiques qu’elle a méritées. Ah les séries du câble qui raflent tout :’D. Ça me fait plus que plaisir.

Meilleure actrice principale dans une série dramatique

Kathy BatesHarry’s Law
Glenn CloseDamages
Claire Danes Homeland
Michelle DockeryDownton Abbey
Julianna MarguliesThe Good Wife
Elisabeth MossMad Men
C’est la dernière saison de Damages *bruit de bris de cœur* (et Rose Byrne ne fait pas partie des nommées des actrices secondaires ><), l’an dernier avec le retard de la saison la série n’existait pas pour être éligible. Je parie sur Glenn Close et son 3e Emmy plutôt que Claire Danes (qui a fait un boulot incroyable, je le reconnais aisément, mais trop nouvelle peut-être…).

Meilleur acteur principal dans une série dramatique

Hugh BonnevilleDownton Abbey
Steve BuscemiBoardwalk Empire
Bryan CranstonBreaking Bad
Michael C. HallDexter
Jon HammMad Men
Damian LewisHomeland
Je n’ai toujours pas suivi la série, mais je suppose Bryan Cranston gagnant quand même, à moins d’un terrible coup du sort qui fasse privilégier Damian Lewis (mais il est roux, il ne peut pas gagner :’O) et la nouveauté qu’est Homeland. Ils peuvent peut-être faire le couplé gagnant… L’année prochaine, ce sera sûrement Michael C. Hall pour la dernière saison de Dexter.

Meilleur second rôle féminin dans une série dramatique

Christine BaranskiThe Good Wife
Joanne FroggattDownton Abbey
Anne GunnBreaking Bad
Christina HendricksMad Men
Archie PanjabiThe Good Wife
Maggie SmithDownton Abbey
Énormes chances que ce soit la matriarche de Downton Abbey, l’invincible Maggie Smith, même si j’aurais aimé que Christina Hendricks ou Christine Baranski remporte quelque chose…

Meilleur second rôle masculin dans une série dramatique

Jim CarterDownton Abbey
Brendan CoyleDownton Abbey
Peter DinklageGame of Thrones
Giancarlo EspositoBreaking Bad
Jared HarrisMad Men
Aaron PaulBreaking Bad
Je suis persuadée que cette année, Dinklage ne remportera rien. Et je crois que je n’aie pas envie qu’il remporte une statuette. Donc va pour la série britannique la plus exportée du moment et son Gates en la personne de Brendan Coyle :’). Les deux autres de Breaking Bad sont loin d’être mauvais, mais j’ai comme l’impression qu’ils ne présentent pas assez bien…

Meilleure comédie

30 Rock
Curb Your Enthusiasm
Girls
Modern Family
The Big Bang Theory
Veep
Pas de risque, deux années d’affilée, sûrement une troisième pour Modern Family, l’une des comédies les plus surestimées à mes yeux… Si c’est Girls ou Veep qui remporte alors que Parks and Rec n’est même pas nominée, je crie au scandale ! Pas que ce soit spécialement mauvais (même si je n’ai accroché ni à l’une ni à l’autre), mais ce sont des arrivistes !

Meilleure actrice principale dans une comédie

Zooey DeschanelNew Girl
Lena DunhamGirls
Edie FalcoNurse Jackie
Tina Fey30 Rock
Julia Louis-DreyfusVeep
Melissa McCarthyMike & Molly
Amy PoehlerParks and Recreation
J’aurais bien aimé (rêvé) qu’Amy Poehler remporte cette catégorie, mais comme chaque année ce ne sera pas le cas, donc je vais donner sa chance à la nouvelle arrivée de New Girl qui m’a vraiment saoulée avec ces simagrées à la longue. C’est sûr que Jess est Zooey Deschanel. Après, il y a un engouement fou autour de Lena Dunham que je préfère 100 fois comme scénariste plutôt qu’actrice…

Meilleur acteur principal dans une comédie

Alec Baldwin30 Rock
Louis C.K.Louie
Don CheadleHouse of Lies
Jon CryerTwo and a Half Men
Larry David Curb Your Enthusiasm
Jim ParsonsThe Big Bang Theory
J’hésite beaucoup là… Je vais dire Alec Baldwin parce que… j’ai envie. En fait, je ne vois pas de grand favori dans cette catégorie. Je suis en retard partout y compris dans la dernière saison de TBBT, donc ça se trouve, Jim Parsons pourrait faire un retour inopiné. En vrai, je sais que de nombreux sériephiles aimeraient que Louis C.K. ait son travail reconnu, mais je crois que ce n’est pas trop le délire des Emmy…

Meilleur second rôle féminin dans une comédie

Mayim BialikThe Big Bang Theory
Julie BowenModern Family
Kathryn JoostenDesperate Housewives
Sofia VergaraModern Family
Merritt Wever Nurse Jackie
Kristen WiigSaturday Night Live
Déjà, j’ai été ravie que Mayim Bialik ait été nominée car elle a vraiment fait un job super ces dernières saisons sur TBBT. Ensuite, si Kathryn Joosten remporte la catégorie à titre posthume, c’est trop du politiquement correct et du foutage de gueule. Je vais rester avec Modern Family, et pour que ce ne soit pas toujours Sofia Vergara qui soit sous les projecteurs, je vote pour Julie Bowen même si ma préférence va bien entendu à Kristen Wiig ^^.

Meilleur second rôle masculin dans une comédie

Ty BurrellModern Family
Max GreenfieldNew Girl
Bill HaderSaturday Night Live
Ed O’NeillModern Family
Eric StonestreetModern Family
Jesse Tyler FergusonModern Family
Non mais franchement, quatre nommés appartement à la Modern Family… J’aime bien Ty Burrell, alors j’espère qu’il coiffera les autres au poteau. Mais quand même, pas de Nick Offerman ou de la tripotée d’acteurs de Community… Ils ne vont pas me faire croire qu’ils sont moins bons. Cette catégorie devrait se renouveler !

Meilleure mini-série

American Horror Story
Game Change
Hatfields & McCoys
Hemingway & Gellhorn
Luther
Sherlock
Je pense et j’espère que Luther a toutes ses chances. Vraiment. Surtout que je n’ai pas eu le temps de voir la dernière saison encore x’). J’ai beaucoup aimé Game Change aussi, mais entre un téléfilm et une vraie mini-série, la seconde a plus de temps pour développer ses idées. Pour les autres nommés… je ne comprends pas comment Hemingway & Gellhorn peut se retrouver là alors que les critiques étaient catastrophiques (et avouons-le, le téléfilm n’était pas grandiose) oO.

Meilleure actrice principale dans une mini-série

Connie BrittonAmerican Horror Story
Ashley JuddMissing
Nicole Kidman Hemingway & Gellhorn
Julianne MooreGame Change
Emma ThompsonUpstairs Downstairs
Je la vois bien gagner, Connie Britton. Surtout, avant de s’embarquer dans le navire fêlé qu’est Nashville. Si Julianne Moore est l’heureuse gagnante, cela ne me déplairait pas non plus, elle était bluffante en Sarah Palin. Et la nomination d’Emma Thompson me fait penser qu’Upstairs Downstairs a vraiment été oubliée cette année, même son annulation n’a pas fait de remous… Pourtant elle était bien sympa, avec la participation d’Alex Kingston en plus !

Meilleur acteur principal dans une mini-série

Kevin CostnerHatfields & McCoys
Benedict CumberbatchSherlock
Idris ElbaLuther
Woody HarrelsonGame Change
Clive Owen Hemingway & Gellhorn
Bill PaxtonHatfields & McCoys
Cumby a tellement de fans que sa popularité va jouer en sa faveur. Mais talonné de près par son compatriote de Luther. Les autres acteurs, j’ai l’impression qu’ils ont été nominés car c’était des grands noms du cinéma plus que par leur rôle en question. Même s’il faut avouer que Hatfields & McCoys était vraiment chouette.

Meilleure émission de variétés, comique ou musicale
The Colbert Report
The Daily Show
Jimmy Kimmel Live!
Late Night with Jimmy Fallon
Real Time with Bill Maher
Saturday Night Live
Je me suis surprise avec une appréciation réelle de Jimmy Fallon et de la troupe comique du SNL, mais The Daily Show avec Jon Stewart est fidèle depuis des années à cette catégorie, donc bon…
Concernant les Creative Arts Primetime Emmy Awards dont les résultats ont été annoncés la semaine dernière, juste pour citer quelques gagnants, on a pu voir le casting de Homeland récompensé ainsi que celui de Game Change et Girls dans respectivement les séries dramatiques, mini-séries et comédies. Dans la catégorie des guests-stars, Kathy Bates a remporté l’Emmy dans une comédie pour le rôle de Charlie Harper de Mon oncle Charlie (Two And A Half Man en VO), là où Charlie Sheen ne l’a jamais remporté (« And isn’t it ironic… don’t you think? »). Du côté masculin, c’est Jimmy Fallon qui a été le vainqueur pour avoir présenté le Saturday Night Live. Pour finir sur une touche musicale, la chanson It’s not just for gays anymore de l’ouverture des Tony Awards chantée par Neil Patrick Harris (NPH) a raflé l’Emmy de la meilleure chanson originale…

« You believe in your own legend. » – Lawless.

Y a des films comme ça, parfois, qui ne font pas particulièrement de l'œil à la BA mais qui intriguent un peu quand même, et qu'on va voir par curiosité. Sortie le 17 septembre 2012. Interdit aux moins de 12 ans. Spoilers présents.

De loin, on dirait l’affiche des « Infiltrés ». Le film joue en tout cas sur le casting, car quasi tous les noms sont marqués. Shia LaBeouf au premier plan donne une bonne idée de l’importance de son rôle, il sera le narrateur. Globalement, l’affiche est assez sobre et sombre, et ils ont mis Jessica Chastain pour une touche de féminité dans ce monde « sans loi »…

Le dernier film qui se passait un peu au far west que j’ai dû voir (car je ne compte pas le dernier épisode de Doctor Who) était certainement Cowboy & Aliens, autant dire que j’ai préféré oublier. Et le dernier film de gangsters était Public Ennemies, autant dire que j’attends Gangster Squad avec impatience. Au départ, je n’étais franchement pas emballée par Des hommes sans loi (Lawless en VO) sachant que je ne supporte pas Shia LaBeouf (sous aucune couture). Mais le reste du casting a effacé mes doutes… enfin, Tom Hardy seul, les aurait effacés :’D. Le réalisateur, John Hillcoat, n’est pas vraiment resté gravé dans ma mémoire, il y a juste La Route (The Road en VO) qui est sorti du lot dans ses films. Puis Nick Cave à l’écriture (enfin, aménagement du scénario) valait certainement le détour. Basé sur le roman The Wettest County in the World écrit par Matt Bondurant, l’histoire se veut biographique, du moins tirée de faits divers réels. La famille Bondurant a donc véritablement existé, et malgré des pans flous de leur vie, leur descendant a tenté de raconter leurs vies trépidantes en comblant les vides à son bon vouloir. L’action prend place durant la Prohibition, cette période de l’histoire américaine où l’alcool était interdit et quand certainement, ils n’en ont jamais bu autant. Loin du luxe de Boardwalk Empire, Lawless nous plonge dans la campagne, là où l’alcool se fabrique chez les durs des durs. Avec la participation de Nick Cave, il faut l’avouer, la BO est vraiment agréable et se marie bien avec le film.

Premier problème : la voix off. Personnellement, je trouve que l’utilisation d’une voix off est assez risquée dans un film, j’ai toujours l’impression qu’elle est malvenue car elle prend les spectateurs pour des idiots. En plus, quand c’est la voix de Shia LaBeouf qui raconte, ça n’arrange pas les choses. Cette voix off n’a pas fait exception, le son résonnait comme une récitation scolaire, on aurait très bien pu s’en passer. Après, il faut être un peu plus indulgent, il y a le parallèle avec le livre qui peut être fait, et donc un peu comme La couleur des sentiments (The Help en VO), l’un des protagonistes va narrer l’histoire pour donner une dimension plus humaine à l’œuvre. La première scène en flashback est donc là pour que le petit gagne un peu d’empathie, et résonne alors la voix off du petit qui a grandi. Son personnage est vraiment antipathique… Cette arrogance donne envie de le claquer, le monsieur qui se croit tout permis. Mais la solidarité fraternelle est un gros avantage, c’est l’amour vache, mais ils tiennent profondément les uns aux autres. La bonne surprise est venue de Dane Dehaan, le personnage principal de Chronicle. Il était super touchant et pas seulement parce qu’il était handicapé x’). Du côté des méchants, Guy Pearce assez méconnaissable avec ses cheveux et ses sourcils rasés, mais étrangement parfait dans ce rôle de sociopathe…

Après, on est confrontés au paysage aride, à la difficulté de la vie et surtout à l’époque. Oui, la violence fait partie de leur quotidien, oui il y a toujours une victime qui cherche à redorer son blason, et oui il y a toujours quelqu’un qui va en souffrir. Si cette période ne nous est plus si inconnue que ça avec l’ampleur qu’a pris Boardwalk Empire, la Prohibition garde un aspect mystique. Ces fusillades en pleine rue, ces mafieux aux egos surdimensionnés, ces sheriffs corrompus… n’est-ce pas ultra romancé pour être vrai ? Historiquement, les frères Bondurant auraient eu affaire à Al Capone dans le temps. Ici, c’est Floyd Banner, joué par un Gary Oldman qui semble prendre bien du plaisir. A cela, y ajouter l’honneur et la loyauté qui ne sont pas toujours là où on les attend… De l’intrigue sur pattes. Ce qui m’a le plus plu dans ce film, c’est l’humour insoupçonné. Car oui, c’est bien drôle par moment, et pourtant j’ose penser que ce n’était pas le but. Certaines scènes tiraient sur le gore, mais vu le contexte, ces giclées d’hémoglobine paraissaient logiques (et l’avertissement moins de 12 ans est mérité).

Reste enfin la romance. Le premier, deux parties qui ont déjà été brisées, l’un survivant à la mort, l’autre à la violation de son corps. Leur approche est presque plus romantique et plus néophyte que le couple plus jeune. Et c’est mignon. Maggie (Chastain) prend vraiment les choses en mains. Un grand gaillard comme Forrest (Hardy) qui ne sait pas s’y prendre avec une femme, et de l’autre côté un petit arriviste comme Jack (LaBeouf) qui prend son courage à deux mains pour faire la cour à la blondinette (Warsikowska). C’est le monde à l’envers. Les adultes responsables sont plus timides que les jeunes amourachés. Même si la romance de Jack et Bertha sonne le glas des Bondurant, leurs scènes permettent au film de respirer un peu quand l’atmosphère est trop chargée de danger :’).

J’ai vraiment été bonnement surprise par l’ensemble, je pensais que leur accent allait me frustrer, et qu’en plus l’aspect violent du film allait me dégoûter (je suis une chochotte à ce niveau là, moins de 12 ans, je prends déjà des précautions), mais au final c’était une histoire bien solide à laquelle on s’intéresse. Les fortes personnalités des personnages y sont sans doute pour quelque chose. Et puis le style est assez épuré, la réalisation est claire et on ne s’embrouille pas l’esprit. J’ai bien apprécié :’).

« People insult me all the time! » – Lena Headey.

Je regardais St Trinian's l'autre soir, et puis comme elle apparaît furtivement dans un rôle totalement décalé à ce qu'on peut voir actuellement dans Game of Thrones, j'ai eu envie de faire un post sur l'actrice Lena Headey.

« I’m actually pretty shy, it’s almost painful sometimes. »

La première fois que j’ai vu un film avec elle devait être Merlin. Tout à fait, le téléfilm de 1998 avec Sam Neill dans le rôle titre, et elle jouait Guenièvre… C’est hyper has-been et je l’avais trouvée sans intérêt et moche x’D. En même temps, c’était sûrement une énième rediffusion sur M6 pendant les vacances de Noël vers le début des années 2000, donc je pardonne facilement ce « truc ». Quelques années plus tard, j’ai eu l’occasion de voir Les Frères Grimm (Brothers Grimm en VO) et je l’avais trouvée super coolie parce qu’elle faisait du tir à l’arc. Terry Gilliam, le réalisateur, la tiendra en partie responsable  par la suite de l’échec au box-office de par sa non-notoriété notamment. Pour moi, Les Frères Grimm était en fait le film-test pré L’Imaginarium du Docteur Parnassus (The Imaginarium of Doctor Parnassus en VO). On retrouve déjà des effets visuels colorés et très fréquents, privilégiés au détriment d’une histoire solide. Puis avec du recul, le film n’était pas fait pour être top. Ce n’était pas la mode des mondes fantastiques, Heath Ledger ne traversait pas une bonne passe (même s’il était toujours vivant *sort très loin*), et Matt Damon… ben lui, il était bien x’D. En même temps, il est tellement passe-partout qu’il est crédible dans tous les rôles.

« Don’t forget me. »

Imagine Me & You a été le revirement à 360°. Ou plutôt, la révélation. Opposée à Piper Perabo que j’avais détestée (car trop indécise, et ça m’est resté vu que j’ai toujours du mal avec Covert Affairs), Lena Headey était un souffle de fraîcheur (et j’ai bien aimé ces tatouages, elle en a un tas :’). Sûrement le côté anglais, ai-je d’abord pensé. Mais avec du recul, je pense juste que son personnage de Luce était fait pour être apprécié du public. Belle comédie romantique qui lui a permis de gagner une large fanbase gay. Aujourd’hui encore, je suis persuadée que le film est sorti à cette période pour surfer sur la vague Brokeback Mountain qui avait médiatisé les romances homosexuelles même si les deux long-métrages sont à des lieues l’un de l’autre. En tout cas, l’actrice m’a intriguée, du coup, je me suis intéressée à sa filmographie et comme c’était en 2007, j’avais enchaîné avec 300. Déception du film. Depuis 300, Gerard Butler (et le genre d’adaptation de roman graphique en général) est sur ma liste de « si cet acteur joue dedans, il faut que je prenne des pincettes. » On peut appeler ça un a priori ou de la prudence x’). Headey jouait un personnage fort, ça la changeait vraiment, elle était passable. Mais la déstructuration du film était trop pour moi…

« Smart is sexy. »

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai cette fâcheuse habitude de me faire toute la filmo d’un acteur dès que je l’aime bien. Du coup, en patientant pour la série Terminator: The Sarah Connor Chronicles qui était prévue en 2008, j’ai regardé plusieurs de ses films. Dans le lot, Fausses Rumeurs (Gossip en VO) a été l’un de mes favoris. James Marsden, Joshua Jackson, Kate Hudson, Norman Reedus et Lena Headey composaient le groupe principal de jeunes étudiants, dont la dernière grosse rumeur avait mis le feu au campus et avait créé une sale affaire un peu dérangeante. C’est un urban teen movie quoi… En fait tant d’hypocrisie, de mensonges, et de sentiments pas très corrects dans ce film font plaisir à voir :’D. Ce jeu de manipulation/perversion est exquis à observer et elle excellait en la matière. Pour le film, elle avait perdu son accent anglais, ce qui était assez étrange… Dans un tout autre style, The Parole Officer avec Steve Coogan, était l’exemple parfait du film anglais dans les moindres détails. De la maladresse, de l’humour, de la classe, de l’originalité avec de l’ordinaire. Dans un genre plus sérieux, le drame Les Vestiges du Jour (Remains of the Day en VO, une adaptation du roman d’Ishiguro qui est très bon) où elle n’a pas un rôle très important, mais le film est assez poignant. Et enfin… ZE best film, où même si elle n’apparaît que furtivement, son perso coincé est totalement super, St Trinian’s. Disons-le d’emblée, c’est un teen movie. Mais certainement le meilleur teen movie que j’ai vu de toute ma vie avec tous les clichés et tout ce qui fait marrer. Je ne vais pas m’étaler dessus, j’en ferais certainement un billet, mais je voulais juste dire que c’est totalement déjanté, second degré, pas du tout sérieux et que clairement, Gemma Arterton et Russell Brand ont brillé dedans.

« Know your exits. »

Pour T:SCC, entre le sujet de SF, elle, et Summer Glau (Firefly power <‘3), les raisons étaient suffisantes pour vouloir regarder (Thomas Dekker m’avait bien déçue… les anti-héros, non merci). Mais j’ai trouvé la série très moyenne. Autant le début était sympa, autant il y a eu une vraie perte de vitesse dans la seconde partie de la saison 1, et le début de la saison 2 n’a pas vraiment arrangé les choses en accueillant de nouveaux personnages comme Brian Austin Green (encore, Shirley Manson était originale).  J’avais été enfin intriguée par les derniers épisodes de la saison 2 et son cliffhanger, mais on ne saura jamais la suite. Il est vrai que les voyages temporels sont toujours synonymes de se brûler les ailes (du moins, même si ce n’est pas un synonyme, ça rime), surtout avec la partie canon de Terminator à la base avec laquelle il faut jongler, mais il ne faut pas être un puriste et voir la série comme une adaptation libre (un peu comme Legend of the Seeker quoi…). Sarah Connor est tellement un personnage emblématique qu’il me semble difficile de remplacer Linda Hamilton dans le rôle. Toutefois, c’est plutôt bien passé, et la mother off all destiny s’en est plutôt bien tirée avec son côté badass. Grâce à ce rôle, elle a acquis une fanbase de geeks, toujours appréciable à avoir dans son camp plutôt que dans le camp adverse.

« I should wear the armor and you the gown. »

Le dernier rôle de sa vie et pas des moindres, Lady Cersei Lannister (dont la coiffure ressemble un peu à celle de Guenièvre d’ailleurs x’) va, je l’espère, la faire connaître à un public encore plus divers. On peut détester Cersei, adorer la détester ou l’adorer tout court, je doute qu’elle laisse indifférent :’). De toute façon, dans cette saga, je n’aime pas les Stark, et les Lannister restent les personnages les plus intéressants à mes yeux même si elle n’en était pas une. Cersei et Jaime sont deux grands incompris ! Game of Thrones était attendue un peu de tous les côtés, par les sériephiles, par les amateurs de fantasy, par les littéraires… Et je ne vais pas m’étendre sur la série mais simplement dire que Headey a visiblement trouvé son antithèses dans le personnage de Cersei. L’actrice semble au contraire délurée avec une touche de style rock’n roll. Et dire qu’elle souffre de dépressions chroniques ponctuelles :’O. On l’imagine pas toujours comme ça. Comme elle le dit si bien sur le ton de la plaisanterie, les spectateurs/fans ont tendance à faire des amalgames entre elle et son perso et ne la traitent pas respectueusement du tout (elle l’a répété dans plusieurs interviews, notamment chez Jimmy Kimmel ou même dans le photoshoot pour Rolling Stones). Ils vont même jusqu’à l’insulter ! Je pense que pour tous ceux qui l’ont vu dans des films/séries avant de la découvrir dans GoT, c’est difficile de ne pas l’apprécier :’). Tant mieux dans un sens, au moins elle est crédible dans son rôle. Au lieu de jouer les héroïnes au fardeau lourd comme le monde, elle interprète les méchants, et Dieu sait que les méchants sont toujours plus admirés.

Il ne faut pas non plus oublier sa petite escale par White Collar (titré visiblement FBI : Flic et Escroc au Québec x’D, je ne sais pas ce qui est le pire avec notre FBI : Agents très spéciaux) où elle jouait une hackeuse professionnelle qui faisait tourner la tête de Mozzie dans un épisode très chouette. Et prochainement, elle sera à l’affiche de Dredd (l’adaptation du comic Judge Dredd), où le rôle titre est tenu par Karl Urban, aux côtés d’Olivia Thirlby notamment. Headey jouera les vilains, si on en croit la BA, ça peut être fun (et étrangement, le film est assez bien noté par les reviews américaines)… mais n’attendez rien de l’histoire. J’espère juste que ce sera meilleur que Total Recall

People like us… or not? – Film

Disponible en DVDrip, 720p, 1080p, date de sortie cinéma inconnue (jamais ?) en France. Billet contenant certainement des spoilers...

Quelques mots sur l’affiche : couleurs douces et chaudes, elle me fait un peu penser à celle de « Never Let Me Go » (version UK) mélangée à « Like Crazy ». J’ai été tout de suite touchée et intéressée (enfin, j’avais reconnu Banks). Bon, dans une autre optique, on pourrait également dire qu’elle fait pub pour assurance vie avec leurs sourires Colgate, mais on va faire semblant de ne pas l’avoir vu. En tout cas, ça annonce d’emblée le genre, un bon petit drame sentimental. La proximité de Chris Pine avec Elizabeth Banks sans pour autant l’enlacer pose directement l’ambiguïté de leur relation. Police nette et neutre, pour appuyer le titre. Ce sont des gens comme tout le monde… ou pas.

Synopsis Allociné : Un homme retourne chez lui après la mort inexpliquée de son père. Il découvre alors un secret familial et commence un voyage introspectif.

Pour gonfler un peu le synop’ d’Allo, je préciserai juste que le héros découvre en fait sa demi-sœur cachée, qu’il va tenter de connaître tout en gardant son anonymat… S’ensuit alors la découverte de la définition de la véritable famille…

Qu’est-ce qui m’a donné envie à la base ? Comme je suis une pure groupie, je m’intéresse d’abord aux acteurs/réalisateurs avant de me pencher sur l’histoire. En l’occurrence, Elizabeth Banks et Olivia Wilde sont deux raisons suffisantes à mes yeux pour voir un film x’D. Banks a réussi à casser récemment son image de « bonne poire » rigolote pour jouer dans des films sérieux (je pense par exemple à Man On A Ledge ou encore The Next Three Days) et c’est vraiment agréable de la voir dans le rôle d’une femme « normale ». Je ne dis pas, elle est aussi douée en comédie bien entendu, ses apparitions dans 30 Rock sont toujours les bienvenues ! De même pour Wilde, elle tente peu à peu de quitter son rôle de bimbo abonnée aux blockbusters pour des films plus indépendants ou comiques (qui malheureusement ne la mettent pas toujours en valeur), mais comme elle écope souvent des seconds rôles, elle n’arrive pas encore à affirmer sa crédibilité. Sûrement un jour… j’espère.

Oh le joli film qui veut faire pleurer. Je suis très bon public dès qu’il s’agit de drame ou de comédie, donc on peut dire que c’est une jolie dramédie. Le tout premier du genre pour le duo Roberto Orci/Alex Kurtzman qui sont plus connus pour les scénarios de Star Trek, The Island ou encore la série Hercule ou même Fringe. Qu’est-ce qui a bien pu passé par leurs têtes pour changer si radicalement de genre ? C’est en tout cas une belle façon de plonger dans le bain. En fait, ils ont adapté une histoire vraie, d’où le sentiment de réalisme (dans une certaine mesure, car l’histoire reste incongrue). Pour l’anecdote, c’est un mixte d’une histoire qui est réellement arriver à Kurtzman, mélangé à celle d’une amie d’Orci. Comme quoi, ce sont les types lambdas qui sont surpris par des circonstances pas banales. Kurtzman se charge également de réaliser le film. Bon, ça a été un gros flop au box-office américain lors de sa sortie, puisque pour un budget de 16 millions, le film n’a engrangé que 12 millions de dollars… C’est bien dommage, surtout que les critiques n’étaient pas si désastreuses en plus (on va dire mitigées, mais c’est toujours le cas pour les drames, et en plus, c’est produit par Disney). Les gens ont dû préférer d’autres films… Du coup, pour une sortie française, je pense qu’on peut se brosser. Après, ce n’est pas forcément un film qu’on va forcément voir au ciné, mais plutôt en VOD tranquillement chez soi, donc j’ai de l’espoir pour sa vie post grand écran.


D’accord, c’est cliché. C’est l’éternel secret familial de la double vie du père qui en plus a délaissé son gamin alors qu’il n’était que dans l’enfance (bon, on a dit une partie d’histoire vraie x’). Eh oui, la rancœur est tenace chez Sam Harper (Chris Pine et sa tête à claques, vous l’avez compris, je ne le porte pas sur mon cœur) qui se voit dès le début du film, sur le point d’être viré de son entreprise. Cette première scène justement, elle est bien pratique pour expliquer la suite et sa réaction vis-à-vis de l’argent qu’il pourrait obtenir. En gros, Sam est un beau-parleur au bon cœur, avec une belle copine Hannah (une Olivia Wilde plus « normale » que d’habitude, mise au troisième plan) afin de rendre leur couple glamour, avec une enfance difficile renforcé par un syndrome d’abandon. Tout ce qu’il y a de plus cliché pour le moment. Ah oui, il est sujet au mensonge facile également. C’est après que ça devient intéressant. Première scène dramatique après l’annonce du décès de son père puis avec les retrouvailles avec sa mère Lilian (Michelle Pfeiffer qui a incroyablement vieilli oO) et une claque bien méritée. Puis enfin, on comprend le lien entre Sam et Frankie (Elizabeth Banks) et le film commence enfin (car bon, le début est un peu lent pour tout mettre en place).

Il y a quelques scènes qui tirent sur le pathos, notamment celles avec Michelle Pfeiffer, mais elle réussit à insuffler tellement d’émotion qu’on lui pardonne. Globalement, le drame familial est assez convenu, là où c’est original, c’est au niveau des dialogues. Les répliques cinglantes d’un gamin de 11 ans (Michael Hall D’Addario) qu’il sort avec un naturel déconcertant font mouche fréquemment, et on se surprend à esquisser un sourire de connivence. Même si en regardant les choses en face, lui n’est carrément pas réaliste x’D. Mis à part ça, il faut aussi préciser que le côté « quête de la reconnaissance paternelle même posthume » est un peu ringard, mais ce qui ne l’est pas, c’est la relation entre Sam et Frankie. Banks est excellente dans le rôle, le doute s’insinue dans l’esprit, on l’apprécie, on la soutient, on éprouve de l’empathie face à sa situation (et elle fait pleurer) tandis que Pine est assez monotone (plus je vois des films avec lui, plus je trouve que ses yeux sont étranges et non plus beaux…). Donc voilà, c’est un peu cruche par moment, digne des histoires à l’eau de rose purement américaines où on devine le début dès les premières secondes, mais cela n’empêche pas d’avoir envie de regarder le film, rien que pour voir ce qui va se passer :’). Par exemple, j’ai appris que du sodium dans l’eau créait une explosion x’D.

Avec ça et des cameos de Jon Favreau et Mark Duplass, People Like Us devient un film qui n’a pas du tout marché mais que je conseille de regarder si vous avez du temps ou envie qu’on vous raconte une belle histoire. L’important n’est pas de se prendre la tête en disant que de toute manière c’est limite incestueux ce que Sam fait, mais simplement accepter que c’est un type un peu paumé qui voudrait bien agir dans sa vie :’). Je ne pense pas qu’on puisse le décrire comme mielleux, mais juste prévisible. Ça ne dégouline pas d’amour quoi.

« You must go on… » [Pilot & Episode 2]

Sur ces deux seuls épisodes.

Synopsis Allociné : Irrévérencieux mais néanmoins charmant commentateur sportif, Ryan King tente de surmonter tant bien que mal sa peine après le décès de son épouse. Son patron l’oblige à intégrer un groupe de soutien. Guère habitué à travailler en équipe, celui-ci, plus troublé que jamais, va devoir se surpasser et sortir de sa zone de confort. Trouvera-t-il une aide inattendue auprès des autres membres de la thérapie de groupe ?

Go On, c’est déjà un titre qui inaugure bien ce qu’on va voir. Une continuité en quelque sorte. Si Mr. Sunshine n’avait pas annoncé le comeback tant espéré de Matthew Perry, peut-être que cette nouvelle sitcom le fera. Ce n’est plus ABC qui est derrière le projet cette fois-ci, mais NBC. Déjà, au niveau des audiences, la série profite du lead-in de The Voice, et a réussi à attirer plus de 9 millions de téléspectateurs pour son deuxième épisode (bon, le premier ne comptait pas vraiment, il avait été diffusé en plein JO…). Pari gagné pour Perry, sa vie de veuf en a intéressé plus d’un. Et je pense que j’ai relativement bien accroché. J’ai toujours trouvé qu’associer un personnage avec un sport rendait une série immédiatement moins attrayante. Donc quelque part, Go On était déjà mal parti… Au début, quand j’ai vu le plot de la série, j’ai soupiré en pensant « Chandler se lance encore dans le sport, ça va faire un flop comme Mr. Sunshine, et ça ne va pas être drôle. » Car bon, Mr. Sunshine avait quand même un cast super sympa (Allison Janney d’A la maison blanche, Andrea Anders de Better off Ted etc.), Go On se récupère quelques visages connus mais pas tant que ça… Puis finalement, j’ai été assez satisfaite.

  • Matthew Perry : Ryan King est commentateur sportif… L’avantage, c’est qu’il n’assiste pas à tous les matchs, ni ne pratique, mais le désavantage, c’est qu’il y a la moitié des références que je ne comprends pas, car elles sont axées sur le sport. Le bon point, c’est qu’il n’est plus aussi caricatural que dans Friends, tout simplement parce qu’il a évolué avec la télé. Mais le hic, c’est qu’on dirait qu’il vient d’une autre époque quand même. Dans ses vêtements, dans ses gestes, dans ses mimiques, dans son humour. Même si son personnage est à des lieues de Chandler Bing, il n’est pas assez loin encore pour le différencier complètement. Et en faisant une pâle copie, jamais il ne pourra égaler son (pseudo) humour. Parfois, je me demande si c’est par sa faute si Studio 60 on Sunset Strip n’a pas marché. Je n’ai pas vu la série, mais il me semble tellement… inadéquat pour un rôle sérieux. Après, je ne doute pas de la qualité de la série en elle-même :’).
  • Laura Benanti : Je dois être l’une des seules personnes à avoir apprécié The Playboy Club (et à mes yeux, la série a été injustement décriée, mais bon…), mais voilà, je l’aimais bien en Carol-Lynne. Et que dire, je l’aimais bien dans Eli Stone également, même si ce n’était qu’un personnage récurrent. Bref, elle est plutôt agréable à regarder sur un écran, elle peut jouer un personnage antipathique comme sympathique, une délurée comme une personne posée. Elle apporte une touche de normalité dans Go On. Enfin, c’est vite dit, car bien que Lauren Schneider soit l’un des protagonistes les plus censés, elle est également celle qui en dit le moins… J’espère que son rôle prendra de l’ampleur par la suite et j’espère également qu’il n’y aura pas une romance rapide avec Ryan (même si l’alchimie est bien là)…
  • John Cho : Un revenant. Mais que fait-il ici ? On a la vague impression qu’il a débarqué au sein du casting sans savoir exactement quoi faire. Franchement, il est assez inutile pour le moment. Le duo comique formé avec Perry n’a pas vraiment de potentiel pour le moment, du coup, ça rend le job de commentateur beaucoup moins intéressant. Peut-être quand la série se concentrera sur cet aspect là, son personnage paraîtra plus drôle, mais c’est pas encore gagné. Son phrasé est toujours inhabituel et il joue toujours avec ses expressions faciales (et ces pauses malvenues en plein milieu de ses répliques), mais il manque complètement d’humour.
  • Allison Miller : Pfff. Mais elle. Ohlala. Comme si elle n’en avait pas assez fait en jouant à presque 30 ans, une ado lisse (de… je ne sais pas, 16 ans ?) dans Terra Nova, où elle ne possédait pas une once de crédibilité, le public a droit cette fois-ci à sa version adulte, Carrie, l’assistante qui veut bien faire et qui est un un peu nunuche. Au moins elle se retrouve majeure avec le droit de consommer de l’alcool après le boulot, mais son jeu reste faux comme son nez *sort*.
  • Le reste de la bande du groupe de soutien : Ils ont des emmerdes, ils ne sont pas particulièrement bâtis avec des airs de mannequins, ils sont influençables et font bêtise sur bêtise… Chacun a sa particularité et je trouve ça attachant. Je suppose qu’au fur et à mesure, chacun va se retrouver au devant de la scène. Dans l’épisode 2, c’était Sonia (Sarah Baker actuellement dans Moi, député), le prochain, certainement quelqu’un d’autre etc. Ils se compensent entre eux et se partagent équitablement les lumières pour le moment, donc il n’y a pas encore de lourdeur à ce niveau là. Toutefois, certains sortent déjà du lot à mes yeux, Annie (Julie White) par exemple, avec sa psychorigidité, elle a su (même avec peu de répliques) de par sa présence en imposer, ou encore Owen (Tyler James Williams), le petit avec l’histoire triste et émouvante qui semble être le gentil du groupe. La diversité est vraiment un critère clé de la réussite. Il faut que la dynamique du groupe fonctionne, et quand la machine commencera à être bien huilée, le spectateur trouvera son compte et s’attachera encore plus à ces petits marginaux. Je reste curieuse pour la suite, comment le groupe changera, avec des nouveaux ou si certains « guériront ».

En soi, il s’agit encore d’une comédie qui se veut cynique vu le fondement : le décès de sa femme. Le souci, c’est que pour le moment on n’a le droit qu’à un style de comique de la part de Perry, le second degré saupoudré d’humour noir. Pour garder la face, il fuit ses problèmes (ah, les mécanismes de défense !), mais au fond, on le sait, il s’agit juste d’un pauvre homme qui a perdu un être cher et qui a besoin d’être réconforté. Il n’y a pas de rires préenregistrés, bien que parfois, il aurait fallu expliquer quand rire… Il faut avouer que de nos jours, le cynisme est très apprécié. Ce trait de caractère semble donner de la spiritualité au personnage. J’ignore si c’est mon antipathie envers Perry qui parle (et même son passage express dans The Good Wife ne saurait me faire l’apprécier même si j’avoue qu’il était plutôt bon dedans) ou mon indifférence face à Chandler Bing, mais quoi qu’il en soit, j’ai l’impression de me retrouver devant un personnage has-been quand je vois Ryan. Mais c’est totalement différent quand c’est son cercle qui apparait. J’ai bien souri et même ri une fois quand les membres du groupe de soutien sont ensemble. Il y a une vraie complicité qui fait plaisir à voir. Et puis c’est bien qu’il n’y ait pas de blagues graveleuses et que l’humour soit plutôt soft.

Au final, un leader un peu faiblard, secouru par des personnages secondaires plus efficaces (en même temps, depuis quand les héros sont les plus intéressants d’une série ‘-‘ ?). La séparation nette entre groupe de soutien et boulot est nécessaire et logique, mais ne passe pas très bien à l’écran. Du coup, on se retrouve avec deux premiers épisodes assez déséquilibrés. J’ai trouvé le pilot un peu facile encore une fois, mais l’introduction des membres du groupe était assez comique. Puis la série reste sympathique à regarder avec de bons sentiments, un petit moment de divertissement sans grandes étincelles. Pour le moment, 13 épisodes ont été commandés, mais une saison complète arrivera certainement. Enfin bref, on verra bien par la suite :’). La série est diffusée sur NBC tous les mardis soirs après The Voice.

(P.S : parlant de NBC, Parks and Recreation reprend dans trois jours :’D !)